12 mai 2008
"Toffee pop" (Damian Rice)
Où j'ai l'impression d'avoir attrapé la Janis
Mes jours, à l'heure actuelle, l'heure d'été, sont plus beaux que vos nuits. Mes jours sont fauves, jamais je ne m'ennuit. Mes jours sont fauves, diablement chauds, mes jours sont folk, totalement boho.
L'autre jour, je flânais, nez au vent, Xavier Darcos venait d'annoncer qu'il brisait le droit de grèves des profs et on fêtait en même temps les 40 ans de mai 68, je me disais qu'on vivait en plein paradoxe, et puis j'ai vu ça :

Un gilet en peau Ba&sh de couleur parfaite, de coupe parfaite, qui vivait tout seul. Il allait rester seul, aussi, vu son prix (350 euros, où est passé l'esprix 68, vraiment ?) Mais il y a plein d'autres façons de vivre camel, bonbons et chocolats. Une broche tout cuir signée Diane, un sac aux coutures dorées Matières à réflexion, sur une robe moutarde Marant, et me voilà dans le vent :
Et l'an prochain, on fêtera les 40 ans de Woodstock, alors j'ai pris un peu d'avance, vous permettez :
La taille est haute, la bouche joyeuse, la fille se réjouit. Avec ce pantalon aussi sexy qu'un jambon, ses fesses dans le métro ne materont pas les garçons.
01:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : ba&sh, matières à réflexion, chie mihara, isabel marant
07 mai 2008
"She'll hang the baskets" (Cake)
Où je risque de vous "lacet" vite fée
Que c'est compliqué, une fille, gnagnagni gnagnagna, tu veux ou tu veux pas, verts ou violets, les rideaux du garde-manger ? En ce moment, par exemple : je ne pense que chaussures, et je n'achète que des sacs. Enfin, j'achète des sacs et un peu des chaussures, mais pas celles auxquelles je pense depuis des semaines. Celles auxquelles je pense depuis des semaines se sont depuis, évidemment, envolées comme par magie des boutiques. Des petites ailes leurs ont poussé, j'ai l'impression, mais vu comme elles sont gracieuses, cela ne m'étonne guère, et les vendeuses se bornent à m'opposer un "rupture de stock" beaucoup moins poétique quand j'avance ma tête contrite. Des chaussures anges, ça existe, mais les vendeuses anges, on le saurait depuis longtemps.
Celles auxquelles je pense depuis des semaines, j'aimerais savoir dessiner pour vous les remettre en situation. J'aimerais également être une Facehunter digne de ce nom pour avoir eu le cran et le talent de les immortaliser. Une scène. Ligne 8. Un couple. Lui, cheveux longs et long tee-shirt Marc Jacobs, bottes en cuir, mystique et planant. Elle, petite chose aux longs cheveux raides noirs, japonaise poudrée romantique et étherée, dans son trench beige clair aux manches retroussées. Un jean très clair dignement reboulé. Les baskets Ash poudrées aux pieds. Pour les avoir vu de près, je confirme : satinés, ses lacets sont des fées.

La fille de mon dernier métro, donc, vous ne la verrez pas. Mais ces chaussures, élégantes et fines comme pas deux, vous devez les voir aux pieds des gens les plus chics de la capitale et ailleurs. La basket chic. Si Jane Birkin l' avait connue, au temps de sa frange et de ses non-seins apparents, elle l'aurait portée, et chantée même, à la place des Dessous Chics que lui avaient imposés le Beau Serge. Au lycée, les cools l'auraient eue depuis longtemps aux pieds, et négligée même. Taché, son satin. Je ne suis plus au lycée, je mets des chaussures propres mais je cherche depuis des mois LA basket. L'autre fois, Christina Sfez, miss D.Dikate, en avait une paire qu'elle portait fort joliment, la Nike Dunk, l'inénarrable Nike Dunk :

"Bouhhh, bouhh", je sens venir les vitupérations des filles macaron. Mais je jure sur Madame Figaro qu'on peut être élégante, classe, et canon (allons-y gaiement) avec une telle paire de shoes aux pieds. Un jour, quand vous serez devenues gentilles, je vous montrerai. Il existe un ersatz de la Nike Dunk, plus fine, chez Mellow Yellow :

Pourquoi pas, je vous demande, pourquoi pas. Mais en me baladant dans les rues de mon cher haut Marais, qu'ai-je vu, en vitrine de Galerie Simone ? Une nouvelle créatrice de shoes, dingue, une Danoise qui plus est, et peu chère (50 euros les sandales). Lise Lindvig, mademoiselle a notamment créé ça. De loin, derrière un mur, dans le brouillard, ça ressemble vaguement à LA basket chic, non?

Mais elle sait aussi faire ça, ça, ça et encore ça :


Lise Lindvig designe et produit depuis à peine deux ans, qu'elle continue, parce que je la veux déjà à mes pieds. Qu'est ce que ce sera quand elle sera riche et que ses ankle boots seront portées par la front star de la nouvelle série qui fera pleurer les filles et soupirer les garçons, je ne vous le demande pas. Je ne vous demande pas non plus comment j'en suis arrivée à vous parler de nu-pieds fins comme du papier OCB alors qu'à la base, il était question d'une fille qui voulait juste être belle et bien dans ses baskets. Pour la peine, je vais aller me prendre les Ash et les Lise Lindvig, et ce sera de votre faute, et je ne trouve pas de chute à ce post, mince... Mince ... Chuutt ... (S'en va sur la pointe des pieds)
Sondage amical : entre la ASH, la Mellow Yellow, la Nike, je prends quoi ?
PS : Lise Lindvig est disponible chez : June & Jim, 69 rue de Rochechouart, 75009 Paris ; Galerie Simone, 124 rue Vieille du Temple, 75003 Paris et surtout les très sympas Séries Limitees by Mag et Val, 20 Rue Houdon, 75018 Paris.
01:20 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note | Tags : ash, mellow yellow, sneaker, lise lindvig
05 mai 2008
"Everybody's gotta learn sometime" (Beck)
Où j'ai 26 ans et je radote, mais c'est pour la bonne cause
Somewhere over the rainbow, dans un pays de maille douce et de petits canards, Charlotte Sometime officie avec ses doigts de fée. Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de la demoiselle sans la connaître, il y a quelque temps, vous vous souvenez bien sûr, les posts passent sur vous comme le temps sur le visage de Catherine Deneuve. Ils laissent des traces. Trêve de grande Catherine, revenons à la petite Charlotte qui, du haut de ses 26 ans, se taille une jolie place parmi les jeunes créateurs qui montent. "Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours", professait le sage poète d'Astafort. Pour toujours, j'aime Sometime.
L'hiver, elle tricote des pulls et des mitaines en passe de devenir mythiques aux bras des Parisiennes. Même qu'elle annonce déjà plein de couleurs pour les prochains frimas, mais vous vous en fichez sûrement, vous voulez voir du léger. Jamais aux fraises, Charlotte a tout prévu avec une série limitée de blouses, robettes, gilets pour bien passer l'été :
Oui, c'est frais et poétique. Le site Shoppingparismode ne s'y est pas trompé, en sélectionnant sa collection printemps-été aux côtés d'April, May, Ba&sh et autres Swildens. Et pour les plus petits budgets, Charlotte solde ses anciennes créations, parmi lesquelles cette blouse Liberty parfaitement dans l'air du temps, sur le site Ohipa :

Mais je vais arrêter ici et là. Assez de fleurs et de flonflons pour la demoiselle, qui en sera gênée, je la connais. Les photos de ses créas parlent mieux d'elle que mes ritournelles. Alors, comme pour les autres, je lui souhaite plein de belles collections, encore, au pays de la maille douce et des petits canards. Charlotte Sometime. Charlotte Forever.
01:20 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : charlotte sometime, blouse, babydoll



