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"L'Excessive" (Carla Bruni)

31 décembre 2006

Modestement parlant ("Fashionably speaking" pour mes on-the-other-side-of-the-Atlantic readers, for you Mary-Kate, for you Gwyneth), je doute donc je suis. C'est comme ça. La la la la la. A toutes celles qui, donc, pestent présentement devant leurs écrans car je ne leur ai toujours pas présenté mon blouson en cuir alors qu'elles en cherchent un pour moins de 250 euros (cherchez une faute de goût chez Lou Doillon, voyez un peu le challenge), je leur réponds qu'il y avait une bonne raison. J'ai douté. J'ai douté de mon zonblou tout neuf, et c'est de votre faute (même toi, MH, c'est ton anniversaire et alors, un lien pour la peine), j'ai douté car vous avez toutes dégainé des perfecto couture tout courts, des brassières en cuir dont je n'avais pas envie. Je préfère Easy Rider au catalogue Maje, je veux du long et du épais pour abriter mes pulls loose grosse maille et ma frêle carcasse quand il ne fera plus 20° dehors. Bientôt, donc. Demain.

Et quand je pense à aujourd'hui, je n'ai pas forcément plus envie de parler cuir, parce que fi des tendances, outre mon trench Comptoir acier/iron (for you, Kirsten) qu'on m'enterrera sûrement avec, je ressortirai sans doute comme hier ma veste militaire Cotonnesque désormais si bien patinée, kaki grisé, mais surtout au plastron froncé froncé froncé.

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Vous allez dire que je recule pour mieux sauter. Très bien, vous l'aurez voulu. Mais je vous préviens : quoi que vous en disiez, mon blouson, je le garde. Il est long, il est épais, il est Johnny Halliday.

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Blouson Mango, coll. 2007 129 euros, genuine leather

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Vous noterez, outre cet assemblage expérimental parce que je suis pas sortie et que j'avais pas petit-déjeuné,  que mon Brun n'a pas fait la vaisselle

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Oui, des bottes Zarantes, et alors? Elles copineront vachement bien avec leurs cousines fauve.

Vous ne le savez sans doute pas, mais cela fait trois fois que je retape ce billet, merci la fiabilité exceptionnelle d'Internet Explorer. Me dites pas merci, y'a longtemps que ça se fait plus. Mais au moins, vous pourriez remarquer que j'ai bien mis mon keffieh pour une fois? Vous seriez bien urbaines.

"My Sweet Lord" (The Beatles)

30 décembre 2006

Ou comment j'invente le post épaisseur triple

La rentrée m'inspire. La rentrée me rend nostalgique. Je passe sur mes virées totalement hallucinées dans les rayons papeterie (le dernier taille-crayon malin comme Maped, le classeur Chipie avec le chien bleu et pas vert, et des cartouches violettes, oui man', ça me sert pour souligner les sous-titres en histoire-géo). Je passe sur l'excitation de la 1re journée et de la nouvelle classe, le nouveau blond longue mèche frontale du fond qu'était pas là l'an dernier miam-il-a-pas-d'amis. Je préfère m'attarder aujourd'hui sur l'achat du jogging pour les cours de sport, vous savez, le truc qui vous faisait pester le matin parce que vous alliez ressembler à Véronique sans Davina  pendant 8h? Sachez donc que j'ai toujours évité le molleton infâme pour lui préférer le Tactel Nike ou Adidas (cultalacon de la marque) pour faire comme ces messieurs caillera de récré.

Dix ans après, pif paf pouf, voilà mirouf (...), la grande fille modèle ne jure PLUS que par le molleton. My sweat love me semble éternel et inextinguible, tel Vanessa et Johnny, tels Grosminet et son Titi, mes moltonels et moi, on se quittera plus. Il ne vous avait pas échappé (ou alors vous revenez d'un séjour au Troudukuistan) que les sweat XXL, robes sweat, vestes longues sweat étaient revenues au goût du jour. Devant cette profusion, je jubile, et j'ai même tendance à les collectionner :

molletons
En haut, deux créations La fée, en bas à gauche de l'Athé Vanessa Bruno, du Ddikate et encore du Vanessa
Ddikate quoi? Aller voir ici http://www.dedikate.com/, car que serait un post sans un jeune créateur à essayer absolument pour qu'il prospère et continue de nous enchanter le corps ? (n'est ce pas, Marie Sue?)

Et comment vais-je justifier cette amour anti-glamour? Je dirais la loose chère à Punky, je dirais le girly cher à Betty, je dirais le décontracté cher à Stelladidas Mc Cartney. Un dernier pour la route, ma toute récente Athésition (Vanessa Bruno, encore, mi amore), manches ballon, molleton, bleu camion profond. A porter avec une chemise blanche pour un effet Charlotte forever :

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Un peu de douceur Moltonel dans un monde de jean bruts, vous pourriez me remercier.
Quoi? Mon fameux blouson cuir ? Bah, il vous salue bien bas.

Et vous, alors, du sweat ou "moi? jamais!"

"The end has no end" (The Strokes)

29 décembre 2006

Ou comment les histoires glamour finissent mal

Lui et moi, on ne s'aime plus. On ne se regarde plus. Erreur, en fait, je peux plus le voir, bêtement enfoui qu'il est dans un tiroir.
L'amour dure trois ans, professait mon Beigbeder abhorré, et ça m'électrise le clavier de le dire, le grand dadais avait raison. Gérard et moi, 36 mois, c'est fini. Mon premier gros investissement amoureux de stagiaire toute contente d'entrer dans la vie active. Je me suis trompée, le grand bluff des magazines, l'envie de faire une folie, d'une belle chose dans mes H&Meries estudiantines. Passe-partout. Pas assez rock'n'roll. Petit, atrocement petit pour la grande fille que je suis. Du "it" au "hate bag", il n'y a que deux boucles de différence, et là, elles sont cruellement bouclées.

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Trêve de l'oublier, maintenant, je le trompe. Par la pensée, le pire j'imagine, et Fiona Delîledelatentation est d'accord avec moi, même qu'elle l'a dit à à Ben, hier soir. Marie Sue, tu m'comprends, là.

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Photos Shopbop

Le prix de ce divinesque accessoire de mains Erotokritos est marqué 782 dollars. Me demandez pas la traduction en euros, d'abord, quand on aime on ne compte pas, et puis dans ces échelles de prix là, je n'arrive pas à convertir. Ca fait trop souffrir, et on souffre pas dans une relation (toujours Fiona à Ben).
Mais finissons en avec Gérard. Même si je n'ai plus envie de lui, l'éjecter de ma vie n'est pas facile. Imaginez, c'est comme si Domino n'adressait plus la parole à Isabel Marant, MH plaquait son Brontibay ou encore Punky B (*link* link* ;-) banissait de sa vie ses lunettes Lanvin.
Je quitte pas Patrick Topaloff, là. Je suis en train quitter Jude Law.

Alors, je fais quoi? Et pour celles qui n'ont pas d'avis, avez-vous déjà eu envie de bazarder un achat de prix alors que, raisonnablement, vous devriz le garder?

"Get rich or die tryin'" (50 Cent)

28 décembre 2006

Ou comment je poste vite fait parce que vous me manquez trop mais ma mère m'accapare et bientôt elle part

Rien à redire, je ne trouve plus les mots. Modèle parfait (babies à talon), hauteur parfaite (5,5 cm, c'est déjà beaucoup pour une grande fille comme moi), couleur parfaite (noir c'est noir), le fashion sans faute. 20/20, l'ABC d'APC.
Une seule annotation, en marge : "le prix laisse à désirer" (250 euros).

Je veux les mêmes.

En moins cher.

Donc ...

"Les FILLLLLLLLLLLES!"

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Ah, sinon, parce que j'en suis vachement fière et que je vais me la péter un peu, non mais : y'a une pièce merveilleuse de la Fée qui porte mon nom. Elle est pas belle, la blogosphère?

18:25 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (29)

"Words" (F.R. David)

Ou comment j'arrive à parler "le mode"

De la mode, je n'ai pas tous les mots. Pas encore. A l'Ouest, la Galliane. Déjà, ce que j'appelais une étole, main'nant, ça s'appelle un keffieh. Vu que je ne sais pas comment ça s'appelle, fallait pas s'attendre à ce que je sache comment ça se met (hein, Géraldine? Avec moi, c'est plutôt un foulard de cow-boy, la trouvaille de la rentrée 2007, contrairement à ton égérie de samedi ;). Sinon,  il y a aussi le désormais cultissime "faux-noir". Une interview de Juliette Swildens (bon, si vous connaissez pas Swildens, je vais vraiment m'énerver, déjà CSS y'avait un sérieux abus) qui racontait et patati que" j'aime les lignes pures" et patata que "je peux me prendre la tête des heures sur un faux-noir". "Faux-noir", l'expression clignote dans ma tête.  Lancé par les magazines, banalisé dans nos contrées web par l'incontournable Punky, ce vocable signifie dans mon Grand Robert (on est chez la grande fille modèle, et chez elle tout est bi-aïe-ji, faut s'y faire) "gris foncé".  Tout ce que j'ai retenu, c'est que main'nant, arrivez pas chez votre cousine Isabel M. en demandant la marinière grise, vous aurez l'air carrément à côté de la blouse.

Bon, tout en maîtrisant le "faux-noir" comme Ségolène Royal maîtrisait le sous-marin nucléaire, je crois avoir géré la quête du "it -gilet" (oui, le sac de vos rêves, c'est un "it-bag", vous "itez" tout et vous parlez le mode).  C'est pas marqué sur l'étiquette, les imprimeurs sont pas totalement à la page, alors je me suis fié à mon blogoradar (le même que pour les bottes Zara). Et c'est chez Gap (là, vos cartes bleues respirent) que j'ai déniché cette joliesse extraite de la tout à fait réussie ligne réinventée par Pierre Hardy.

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(Blouse American Vintage, accessoirisée virtuellement de mon collier Les Bijoux de Sophie, il est 00h57, je suis au radar)

Mon gilet de bergère, 59 euros, existe en gris pâle, en beige et en... faux-noir. Enfin :
- Moi :
"Un M, en faux noir, il vous en reste? Y'en avait plus à Rivoli"
- Le vendeur (sans doute privé de pause-déjeuner, spolié par le grand capital) : "Ah, anthracite vous voulez dire?"
Le gilet est sans doute pas "faux-noir", mais moi, j'suis passée pour une vraie conne.

PS : hier, j'ai dépassé les 1 000 visiteurs, ouaip, comme une grande, et je sais que les liens de Géraldine et Punky y sont pour beaucoup, donc M*E*R*C*I.

"99 Luftballons" (Nena)

27 décembre 2006

Quand on aime, on ne compte pas. Et je ne suis pas fille à  faire mentir cet adage. Aussi, si vous veniez faire un tour dans mon dressing (ah, je vois des doigts qui se lèvent), vous y verriez beaucoup, beaucoup, beaucoup de manches ballon. Depuis la saison passée, je suis sur un nuage : dans la plupart des collec', de la manche ballon en veux-tu, en voilà , et avec de la fronce, et bouffante, et échancrée. J'essaie de savoir d'où me vient cette coquetterie, je repense aux robes à smocks de mon enfance sans doute, je me rêve princesse du bitume. Puis y'a l'explication de mon Brun, que je vous livre sine die : "Bah t'aimes le ballon rond, voilà".

...

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Haut Bel Air, Haut Isabel Marant

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Robe Bel Air, legging Vanessa Bruno, Sac Matière à réflexion

Voici un échantillon limité de mes ballonnements (je vous avais déjà montré les merveilles ballonnées de la Fée ici), sinon, on y est encore demain. J'vais donc faire mieux, et vous révéler l'objet de ma prochaine crise :

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Chemise Paul&Joe Sister

Et contrairement aux apparences, non, je n'aime pas le rugby.

"Old Times" (El Presidente!)

26 décembre 2006

Rien ne va plus dans mon si grand monde. Il y a peu, je vous narrais mon incursion dans les boutiques pour homme, et me voilà désormais avec un sac de monsieur au poignet. L'amour du risque ("Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires", comme ça c'est fait) chevillé au corps, j'ai poursuivi mon exploration de mes fashion interdits. Samedi, je me suis hasardée dans une boutique de fripes, et me voilà désormais avec un sac de mémé à l'épaule. Ma révolution porte un nom : Omaya*.

Les fripes et moi, on a toujours eu du mal. Première raison : mon hygiénisme primaire. On a beau me dire que ce tas de chiffons, là, aux puces de Clignancourt, bah il est propre, mon radar Super Croix se met en mode méfiance. Et quand j'envoie la main, c'est uniquement enveloppée de son gant Mapa fuschia. Seconde raison : mon impatience carabinée. J'ai beau (merci Alix, merci La Fée) me dire qu'il y a forcément une pépite parmi tous ces portants en rang lignés / ces bottes échevelées / ces sacoches empilées, j'ai la flemme de la trouver. Surtout quand je vois la pro du genre (la grande aux cheveux longs noisette, sourire Demi M. au vent, tunique flower sous sa veste militaire) exhiber devant le caissier le modèle ultime. Mon petit esprit inexpérimenté et moi, on ne lutte pas avec GI Jane.
Mais vous l'avez compris, depuis ma virée au H&M hommes, je ne crains plus personne en Harley-Davidson. Et c'est sur mon rutilant vélib' que j'ai rallié le susnommé Omaya, gros vendeur de sacs vintage sur le net et maillots de foot en touts genres.

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Et là, mon esprit coupé carré et bien net jubile : c'est propre, espacé, aéré, plein de casiers et de cartons. Pas de vêtements de filles (hormis des trenchs Burberry en excellent état que ma CB a ostensiblement ignorés), juste des sacs (et des pochettes) rangés par couleurs et des bottes par pointure. La fripe chic, quoi. Parfait pour une pseudo rebelle qui roule en Vélib' (je préfère devancer vos commentaires). Un bémol : c'est pas donné (le sac : 22 euros, contre 10 euros chez Freepstar par exemple), les bottes ne chaussent souvent pas comme prévu (Moi : "Non mais vraiment, vous êtes sûrs que c'est du 41 dans votre carton là?" , Lui : "Ah, mais ce sont souvent des modèles italiens, c'est sûrement pour ça", Mon pied, qui parle pas italien : "ouais, vas-y, dis que je fais du 42 tant que t'y es", mon pied parle mal et j'ai souvent mal au pied). Tant pis pour ces divines boots taupe, oublions ces platitudes bleu nuit, et repartons tout de même avec ça pour nos envies marine de cet hiver (car j'ai récemment adopté une veste marine, j'vous ai pas dit? J'vous dirais alors bientôt) :

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La couleur exacte se situe entre ces deux photos-là, place à votre imagination. Mais non, vous ne rêvez pas, y'a bien un espèce de macaron doré très messe-du-dimanche-matin tout à fait discutable sur la face avant. Je croyais pouvoir l'ôter mais il me semble plus résistant que prévu. Alors j'fais quoi, je l'attaque au marteau-piqueur ? J'veux bien ressembler à Simone Veil, mais bon ...
Comment ça, Christine Boutin?

* 55 rue du faubourg Saint-Martin, métro Strasbourg Saint Denis , oui je sais c'est Byzance, mais va pas croire que je vais aller sur mappy pour toi non plus.

00:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (39)

"Mon cabas au Canada" (Line Renaud)

25 décembre 2006

Ou comment je détourne salement un titre de chanson pour gagner du temps et parler plus vite de ma chère Vanessa B. (qui aime peut-être le Canada, mais faut lui demander)

Je vais vous entretenir rapidement aujourd'hui. Ce n'est pas que je vous aime plus, bien au contraire (dans mes bras), c'est que y'a ma mère qu'a débarqué et que c'est moi en pire, donc je gère, et que y'a pas 36 choses à raconter sur le sujet que j'ai choisi.
Il ne vous avait pas échappé que votre cabas Franprix /Tati / Monoprix en plastique dur (parce que les sacs plastique, on arrête ça pollue ouh pas bien) était devenu tendance, et pas que pour la virée corvée du samedi. Pas plus tard qu'hier, une gentille greluche se rue sur une autre chez l'ami souedish, la scène : "Oh mon dieu, où vous avez acheté votre cabas Bonne Maman" (un truc jaune informel avec de gros pots de confiture, véridique), l'autre, le plus beau jour de sa vie : "C'est un objet promotionnel, désolée, on les réserve au personnel". Cette saynète de vie commerciale est, ma foi, révélatrice : que la 2e greluche travaille chez Bonne Maman, certes, mais on s'en tamponne le bulbe rachidien, mais surtout qu'il vous faut un cabas. Il y en a de partout (Etam, Ash, Louison, etc..), il y aussi celui-ci pour les veryupperclass qui parcourent ce blog (genre, Sofia Coppola et Rosy Varte)

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Cabas Vuitton, photo Vogue

Tout cela pour en arriver au fin mot de l'histoire : même ma meilleure amie Vanessa Bruno s'y est mise. Avant, quand les gentils dinosaures couraient encore dans les vertes prairies de notre belle Gaule, elle avait créé ça : (que j'ai eu porté puis largement revendu)

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Aujourd'hui, alors qu'on peut rallier Paris et Marseille en 3h et que les Français ont élu le premier président bling bling de l'histoire, Vanessa elle a lancé ça :

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Cabas en cuir et lanières toile, existe en noir, anthracite et taupe, 190 euros

J'aimerais savoir, d'abord, avant d'éventuellement dégainer ma bluefriend : vous préférez quand les dinosaures gambadaient, ou quand c'est le président bling bling qui gambade, son Iphone dans le shorty? Ca pourrait m'aider, des fois.

EDIT : je n'envisage pas d'acheter un cabas paillettes, les filles, je voulais juste savoir si vous étiez plutôt ancienne ou nouvelle école concernant le cabas Vanessa B. Morale de l'histoire : ne pas rédiger de billet avec 2 grammes dans le sang, j'en deviens total sibylline !

"I love rock'n'roll" (Joan Jett)

24 décembre 2006

Toute grande fille modèle que je sois, la frange bien droite et la tenue overréfléchie, je sais m'encanailler au premier riff de guitare. Et quand ceux qui tiennent ces guitares sont des Brésiliennes drôles, punky et lookées, là on ne me tient plus. Je préviens donc toute la population de Saint-Cloud : samedi, barricadez-vous, Cansei de ser sexy (CSS, traduction pour les non-portugophones qui parcourent ce blog, "J'en ai marre d'être sexy") débarque à Rock en Seine... et Galliane avec.

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Des rythmes sur lesquels on ne peut pas rester de marbre, et surtout, des paroles avec bitch toutes les deux phrases, "I went to the beach, the bitch was so hot she came to me and say : do you like the beach, bitch?" (Meeting Paris Hilton), "beach, beach oh ma beach" comme dirait Marie Sue (deux links en deux jours, c'est fou c'que t'aime, Kitty bitch). J'arrête là, si vous connaissez pas, il n'est plus temps de refaire votre éducation musicale.
Que serait un post sans un fashion dilemme? En vlà un, mes ptites ignares : une tenue de rockeuse fluo kawaï ascendant Avril Lavigne, j'ai pas sous la main. Et même si ma robe cowboy Isabel Marant est indéniablement rock'n'roll, je ne vais pas prendre le risque de la mettre en danger face à une ondée aoûtienne (89% de probabilité) / un renversage de bière Leader Price dans la transe générale (95%)/ un pogo malencontreux qui aurait raison d'une de mes manches (60%). Donc, je compose avec mes basiques, auquel je rajoute un keffieh Hache et Aime déniché le week-end dernier.

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A gauche : la grande fille modèle qui part travailler sous la pluie et donc ne jure plus que par le petit chignon haut sur le crâne pour éviter les frisottis (RP à mort)
A droite : ma tenue de samedi, tee-shirt Blondie Marc Jacobs, keffieh H&M, mon MH Brontibay, Converse tweed grises si pluie, Jelly Mouse MJ si temps joli.
Rien d'original, pas de camel qui irait si bien avec le gris OK, mais bon, je vais pogoter je le rappelle et il ne fait pas 25°.

Et s'il fait vraiment froid, un blouson en cuir. Comment ça, je vous l'ai pas encore montré?
J'suis vraiment trop une bitch.

"Le soldat rose" (M)

23 décembre 2006

Là, j'vais faire fort. Je me sens l'âme créative, audacieuse, limite soyons folle en ce matin - euh - en cette mi-journée. Sous vos yeux ébaubis (oui, ça existe), je vais inventer le post mode "2 en 1". C'est à dire que je règle deux questions tendance de cette rentrée en un temps, un mouvement, un coup de brosse à dent.

La première? La quête de l'éternel gilet, IN-DIS-PEN-SABLE par ce temps de merde, lâchons-nous un peu, y'a pas de raison que seule la météo parte en vrille. J'en suis venue à croire que les créateurs avaient passé un contrat avec elle pour qu'on achète leurs foutues collections déjà en magasins le 15 juin. Donc, le gilet, tout le monde cherche sa veste, de Marie Sue à Punky, en passant par celle qui l'a déjà trouvé, TokyoBibi.

La seconde, elle nous envahit, elle nous submerge, elle nous rend vertes et elle m'écoeure, je veux parler de la déferlante ROSE. Sur tous les blogs, dans tous les magazines, on y va de sa pinkerie avec plus ou moins de bonheur. Exemple?

millerosebalenciaga

A gauche, le moins inspiré : le sous-pull Marion Mille au Shopping Parisien
A droite, le plus inspiré : la veste Balenciaga (quoi j'obsesse? Nico!) chouchou de Bénétie.

Je ne suis pas un soldat Rose (et là, on chantonne sous la pluie, youpi). Dans ma penderie, il n'y aura donc pas de rose fuschia, il y aura du framboise écrasée (cf la veste Balenciaga, plutôt vieux rose). Même que j'avais anticipé la tendance en dénichant en mai une perle sur Ebay, un gilet justement (d'où le 2 en 1, y'en a qui suivent pas derrière), tout neuf tout beau tout constellé de pois or tout décolleté carré ample, dessiné par les Laetitiaivanesques Prairies de Paris.

giletroseprairies

Dessous, un petit bateau couleur crumble, c'estpasmoiqu'inventec'estmarquésurlecarton. Crumble et framboise écrasée étaient faits pour se rencontrer, non?

Et vous, le bon plan gilet, la touche de rose, ça ressemblera à quoi?