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"Carla" (Eddy Mitchell)

31 janvier 2008

Ou vite fait, bien fait, mon quart d'heure cire-pompes

Le samedi, on va faire ses courses au Prisu, on sort Barnabé, Flore et Joseph, on se marie, aussi. Et c'est pas parce qu'on est le premier président yoggeur de l'histoire, ou mannequin-chanteuse-écrivaine-compositrice-actrice-photographe, qu'on n'a pas le droit de respecter cette tradition.
Il y a une semaine, la grande Carla et le petit Nicolas se disaient "Oui - Si", elle en Hermès, lui en ce qu'il veut, et scellaient d'une belle ring leur amour bling-bling.

Quoi de mieux qu'un cadeau à la mariée qui aime tout ce qui brille, pour fêter sa première semaine à l'Elysée ?

045048

Ballerines compensées H&M, 24,90 euros

Voilà Carla, me remercie pas on fait la même pointure. Si tu pouvais juste voir deux,trois petites choses avec ton époux au sujet de ma feuille d'impôts. Non, parce que c'est quelqu'un qui m'a dit, que ...

"Red Lipstick" (Arno)

Ou comment on ne m'y reprendra plus, à jouer la Gwen Stefani du XXe

A force de voir nos stars chéries (Victoria Beckham, Katie Holmes... OK, Pénélopé et Nicole) arborer des manteaux tons sur tons sur les tapis rouges, à force de voir l'équipe de France taquiner  du ballon en maillot de corps écarlate, à faire pâlir tous les marquis de Sade, à faire rougir les putains de la rade (Michel S., "Je vais t'aimer"), j'ai commencé à développer une petit rougeole printanière. Rien de bien grave, mais l'envie d'une pointe de rouge dans mon océan bleu actuel, quoi de plus naturel.

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Robe Isabel Marant, sac Erotokritos, pendentif New Look

OK, il y avait déjà tout ce qu'il fallait pour me soigner dans ma penderie. Mais titillée par les cherry lips d'Alix ou de Jeune Demoiselle, je me suis dit que ma façade aussi, j'allais la repeindre en rouge. Les lèvres, j'entends. Red Lipstick, ma révolution porte ton nom, moi la "nude girl" de l'Est parisien. Gwen S.,  Chloé S., à vos plantés de bâtons, la femme fatale arrive avec ses sautoirs Bambi.

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A gauche, la situation purement fantasmée par Galliane et son outil de dessin
A droite, la dure réalité du miroir

Parce qu'on n'est pas dans les pages beauté de Bien dans ma Vie, je vous passe les détails de la première application de ce truc qui est sensé vous glamouriser à mort. Allez non, je ne vous passerai pas que ce machin sur les lèvres crée un joli ensemble bien harmonieux avec les boutons que vous essayez d'oublier et qui se sentent tout de suite en confiance. Le rouge à lèvres ne pardonne rien, c'est Gilda qui toise le monde et ses détracteurs, c'est Danton sur l'échafaud face à la foule, c'est vous- m'avez-bien-vu-vous-ne-m'oublierez-pas. Rouge terreur.

Y'en a un qu'est pas près de m'oublier, en tout cas, c'est mon Brun quand il m'a vue débarquer rougie du bout des lèvres. Marmonnant, "surtout, garder un air dégagé, mais quoi je suis comme tous les jours, hop, je n'ai pas vu que tu avais remarqué quelque chose je range mes affaires voilà. "
- "Qu'est ce que t'as fait à tes lèvres?"
- "Ah? Oh, j'essaie le rouge à lèvres, je trouve que ça te crée une personnalité en un rien de temps, ça rend mystérieuse..." (pas eu le temps de finir ma théorie de la sensualité selon Jean-Charles Bourjois).
- "Ah, j'aime pas. Ca te donne dix ans de plus. Tu fais vieille."

Bleu + rouge, ni une ni deux, mon Brun y a tout de suite vu ultraviolet. Moi, j'ai abdiqué. Red carpette.

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05:30 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (43)

"Five ways to end it" (The Long Blondes*)

Où j'ai vraiment eu du mal à choisir et je me dis finalement que le Top 50, y'a que ça de vrai

Flash Back. Vous ne vous en souvenez peut-être pas mais en 2007, Britney Spears s'est rasé la tête, Dominique Strauss-Kahn est allé FMIster et vous vous êtes demandé chaque matin comment on mettait le jean large sans ressembler à Constance-Marie, la militante étudiante qui en "a marre de cette société mercantiliste putain".

Moi, je me souviens. Et je me souviens aussi qu'une certaine Fée m'a demandé il y a trois semaines, sous forme de tag, quelles avaient été mes 5 pièces mode de l'année 2007. D'abord, j'ai virevolté des pupilles en voyant le chiffre 5. Zyva, taggueuse, t'as qu'à me demander de choisir entre mon père et ma mère. Puis, j'ai contrebattu des cils. Elle aurait pu être sympa et me demander cinq sacs, au moins, je maîtrise un minimum la question depuis mon doctorat en stratégies d'enchères sur Ebay. Enfin, j'ai dodeliné de la boîte crânienne, en exhumant mes archives photos de ma chambre noire ou mon disque dur, pour les intimes. Après tout, mon cher Rob dans High Fidelity (Nick Hornby, un de mes livres / films cultes) y arrive bien,  essayons de faire illusion :

Ce sac Matières à Réflexion

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Magnifique modèle, jolie rencontre, qui a ouvert la porte à d'autres jolies rencontres

Ces low-boots Mellow Yellow

melloface

Rock, qui se marient à tout, qui ont pas coûté un bras mais plutôt un demi-coude

Ce caban bleu Et Vous

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Indémodable, et bleu

Ce blouson en cuir Mango

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Mon Johnny Hallyday, comme je l'ai vite affectueusement surnommé

Ma robe cow-boy Isabel Marant

Vogue

Qu'a fait la couv' de Vogue, j'vous jure

Cinq, chez moi, ça ne fait pas un chiffre rond, et comme Les Grandes Filles Mode'lles, c'est aussi hype que le festival de Cannes, on y décerne aussi des prix spéciaux du jury parce que la grande famille de la mode, bla bla fa fa fa.

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Grand prix du jury bloguesque, vu le nombre de commentaires : le Billy XXL de Jérôme Dreyfuss

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Prix du jury : cette silhouette hiver Swildens que je me verrais bien porter ce printemps, en fait

Voilà, 2007 ça a ressemblé à ça dans ma penderie. Demain, on repasse en 2008 ou je n'achète plus de sacs de ma vie.

* C'est ici que ça s'écoute, les Long Blondes

"Ana" (The Pixies)

29 janvier 2008

Où je dis à la Porte de Versailles qu'elle arrête de se demander Who's Next ? parce que j'ai trouvé

On croyait depuis la paëlla et le chorizo, depuis Pénélopé et Pédro, que l'Espagne n'avait plus rien livré de beau. On avait tort, et diablement même. Le démenti tient en 8 lettres, et en une bubble-gummeuse sonorité : Malababa. Ni Carambar ni Malabar, mais Caramba, Malababa, cada dia se la traga mi corazon, une ligne de bijouterie et de maroquinerie lancée en 2000 par Ana Carasco .

Ana et ses jolies choses tenaient stand au salon Who's Next ? cette année. Puisque certaines d'entre vous m'avaient demandé plus de précisions sur cette ligne, souvent quotée dans Elle (à tort, voir plus bas), je me suis sacrifiée pour aller la rencontrer. Facile de la repérer : le corner Malababa, c'est un peu comme un stand Gucci au premier matin des soldes. Petit et bondé. Au milieu, une jeune femme, un sourire à la seconde et un gilet funky dont le port, les jours de blues, devrait être rendu obligatoire : Ana, aussi vitaminée et bubble-gum que ses créations. Un véritable bonbon, qui pourrait se la péter un minimum parce que ses créas sont vendues chez Barney's à Haineouaillecie (NYC), mais non, l'Ana n'a pas le melon (jeu de mot, hop hop hop).

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Ana Carrasco, qui porte d'ailleurs une robe Eple & Melk automne-hiver 2007 avec un ravissant tee-shirt que je sais pas d'où il sort, bracelets en cuir et sautoir de sa collection Malababa.

Donc, Ana me confie avoir arrêté ses études de pharmacie pour se consacrer à sa passion, la confection de bijoux et le travail du cuir. Merci sa famille et merci ses amis, qui n'arrêtaient pas de l'encourager en ce sens, parce que sinon, on aurait jamais porté ces merveilles :

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Les fameux sautoirs en cuir, chaîne ancienne, dans les coloris automne-hiver 2008-2009

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Le sautoir bleu, présenté dans votre presse préférée comme étant distribué par Maje, mais pas du tout, gracieusement offert par la Fée Flore que je remercierai jamais assez

Donc, là, je le sens bien, vous trépignez. Vous torturez votre pauvre souris de vos doigts mal manucurés, et vous vous dîtes : "Nous aussi, on veut du Malababa, où c'est qu'on en trouve?" Et là, telle Evelyne Dhéliat qui répète qu'il y a du soleil sur la France et que le reste n'a plus d'importance, je dis que certains modèles de la collection été seront disponibles chez Manoush et chez Zico. Et je prédis qu'un autre gros distributeur mais tant que c'est pas finalisé, je ne dédis rien, devrait proposer les Malabeauties cet hiver. En attendant, parce que c'était vous, parce que c'est toujours moi, deux bons plans :

Les soldes Shopbop (je crois que ce sautoir est à 25 euros au lieu de 100...) :

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Ou... La collection actuelle chez Youheshe

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Ou ... quelques-uns de ses sacs soldés chez LunaBoston

La collection automne-hiver 2008 regorge de merveilles, que j'espère vous montrer bientôt dès que j'aurai reçu les photos. Faudra attendre, parce que c'est pas la Redoute ici, on balance pas les fringues d'hiver en plein mois d'août. Vous avez très bien vécu sans Malababa jusqu'ici, soyez fortes, un Twix à la pause de 10h et ça passera tout seul. Ah, malembouchée que je suis, j'oubliais : Malababa, en espagnol, ça veut rien dire, cherchez pas. En français, et sur ce blog, ça veut dire "l'une-de-mes-plus-belles-découvertes-de-l'année-2008". Oui, tout ça en huit petites lettres couleur bubble-gum.

06:15 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (50)

"High Down" (Helluvah*)

28 janvier 2008

Où j'ai pas le syndrome du corn-flake, mais où je comprends mieux Josiane Balasko

Et des States elles sont arrivées, en un coup de vent et de sonnette. Moi, un sourire au facteur dans mon foireux pyjama Hello Kitty, un coeur qui bat la chabadabade. Elles, un grand carton, une grande boîte dans un grand carton, deux exquisités dans une grande boîte. Aubergine et 41. Isabelles comme pas possible.

bottesmarantaubergine

Bottes Isabel Marant aubergine

Après? Après, on les regarde. On les passe même pas. On  les laisse en évidence pour les éventuels passants éventuellement pas de passage. Ma classique mode de fonctionnement. Selon Martha Freud Junior Junior, cela porte un nom : le syndrome "Trop belles pour moi". "Tu les mets tes bottes, elles traînent par terre et je m'embronche !" (Le Brun). Moi, selon l'heure, l'humeur, et l'âge du capitaine, je brode. C'est un peu court jeune homme, on pourrait dire bien des choses, en somme. Pratique : "Peux pas, il pleut " ; esthétique : "Ca va pas avec ma robe, putaing !" ; caustique : "Quelles bottes?" ; synallagmatique "Gfgdsdfdfzf...." .

Ce syndrome me prend aussi pour certains sacs et autres manteaux. Martha Freud Junior Junior a séché sur le sujet, mais selon une étude du Cevipouffe, il y aurait deux facteurs déterminants :
- Un instinct de conservation surdéveloppé. Chez moi, pas de grêle, pas de boue, donc le sac en python se sait en sécurité. (voir "Petites notes sur l'instinct de conservation", par le Docteur Charles Fiessinger).
- Un rapport à son image tout à fait sain. Certains jours, avec ma gueule de métèque pas tonique, j'mérite pas ma blouse bleue Please Don't, ni mon sautoir Corpus Christi. Je mérite le pyjama Hello Kitty du facteur.
(Voir Image -sans Emile pour les puristes -, "Les démons de Minuit").

Tout cela, c'est bien marrant et souvent joli, mais cela ne peut plus durer. Faut que je me soigne, car la mode chez soi, sur son tapis, ça n'a jamais fait rêver les foules. Ni Gaspard Ulliel (qui opère un retour très remarqué, faudrait voir à lui créer une rubrique pour 2008. Yurkievich ta face, Ulliel en force. Concept.) Bérangère la fameuse, nouvelle propriétaire de mes ex - Marant fauve, est bien dans ses bottes, alors pourquoi pas moi ?

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A gauche, Bérangère et son mini-model Magellan, avec les Marant fauve
A droite, Galliane et sa main dans la poche brevetée à l'INPI, avec les Marant violine aubergine

Soit, le grand saut j'allais accomplir. "Trop belles pour moi", d'accord, mais pas pour le Beau Monde. Les Marant, j'ai finalement baptisé ... lors du Salon du Prêt-à-Porter.

* Pour celles qui aiment le bon rock, les morceaux du EP de cette grande demoiselle, c'est ici.

06:36 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (47)

"On High Heels" (Motley Crue)

24 janvier 2008

Ou essai sur le port du talon, même petit, par une fille bien dans ses baskets

8h. La France se lève.
9h. Le reste de la France se lève.
10h. Galliane se lève.
10h15. Galliane se lève vraiment, y'a Beverly Hills à la télé.
11h. Il est temps quand même de travailler. Ordi allumé. Document word ouvert. Fenêtres de blogs divers ouvertes.
11h30. Il est temps de commencer à travailler. Emails à des attachées de presse, demandes photos, rédaction de brèves à intérêt variable sur le dernier frigidaire qui sert aussi un expresso.
11h31. Comment ça, un sac Vanessa Bruno bleu klein sur Ebay? Galliane fait ce qu'il faut pour régler cette histoire.
12h00. Galliane réfléchit à acheter une fontaine Culligan et un distributeur de Twix, comme ça, elle aussi aurait droit aux pauses. Elle regarde son jean large, un vieux Zara élimé qu'elle aurait pu porter à Woodstock car elle y serait allée, si elle avait été née, franchement.
13h20. Pause-déjeuner. Rien de vraiment affriolant à raconter sur le sujet, à part que j'ai l'impression que Jack va retomber amoureux de Phyllis (Les Feux de l'Amour).
14h20. On se prépare, on va au 2e travail (pigiste cumularde). On a toujours son jean élimé et on a la flemme de l'enlever, et on peut pas porter ça avec des ballerines, alors... alors... On sort ses petits talons, troqués à la penderie de sa mère contre le chèque habituel des étrennes.

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Salomés talons hauts (4 cm, tout de même) Chie Mihara, jean Zara 6 ans d'âge

15h. Galliane déconseille de marcher sur les bouches d'égout en talons par temps de pluie. Son jean n'en est que plus élimé, et il avait rien demandé.
15h15. Elle déconseille également le port du jean large trop long par temps de pluie, à moins de vouloir aider les services de la voirie à déblayer les trottoirs.
15h18. Tiens, avec des talons, on peut pas dévaler les escaliers à toute vitesse pour choper le métro. Les talons mettent en retard. Le code du travail devrait le prévoir. En parler à Nicolas S. Carla. B. quand on la croisera à Shopi.
16h03. Et on marche aussi moins vite. Trois minutes de retard. Sourire "Dati, le contrat de confiance", pour faire comprendre que ça se reproduira plus.
17h10. Je suis plus grande que mes collègues de boulot masculins qui, visiblement, ne goûtent pas tellement le derrière féminin dans le jean large. Noter cela dans la colonne "points positifs".
20h. Au moins, la réputation de Chie Mihara n'est pas usurpée : ses chaussures = des pantoufles à prix pas de pantoufles. Galliane les garde aux pieds, du coup.
00h30. Retour à la maison. On ôte le jean, on s'apprête à retirer ses chaussures not so made for walking, on réfléchit deux minutes, quand un Brun surgit et dit "Roooww, c'est beau, ça fait d'encore plus belles jambes, les talons, t'en mets jamais". On pense plus trottoir, ni voirie et encore moins Nicolas S. On pense à dormir en talons hauts, après tout, les Chie Mihara ce sont des pantoufles.

06:40 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (58)

"New Soul" (Yaël Naïm)

22 janvier 2008

Ou comment, alors que certains partent bling blinger sur les pistes de Val Thorens, je proclame l'été ici hic et nunc

Le genre de fille qu'on adorerait détester s'appelle Flore et je l'ai rencontrée. Elle a de longs cheveux soyeux. Elle a des yeux clairs en amande, une tenue qu'elle semble née avec sur le dos tellement tout va sans avoir l'air d'avoir été réfléchi. Avec elle, l'habit fait la fée. Ca fait déjà beaucoup, mais avec Flore ce n'est pas assez. Elle a décidé d'avoir du talent et elle le gère plutôt bien, puisqu'elle a sorti une ligne de vêtements que personnellement, j'arrêterais de manger pour me la payer in extenso. Même les tailles XS. Et Flore a du goût, tellement de goût qu'elle n'a pas baptisé sa griffe "Petite Machin Chose" ou "Fashion Trendy Fabrique", elle l'a nommée EPLE & MELK. Evanescent, scandinave, aérien, tout ce que vous voulez, et vous aurez raison, car cela colle parfaitement à ce que Flore a pour vous rêvé.

Collection EPLE & MELK printemps - été 2008

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1) Comment définirais-tu tes envies et tes inspirations pour ta collection été?
La collection s'intitule "Fragment". J'avais à la base envie de réfléchir sur le travail de deux artistes contemporains, Anne et Patrick Poirier, qui s'intéressent justement au fragment et à l'antiquité. D'ou une palette ivoire, grège, sable, bronze, des teintes éclaircies et des imprimés surannés, et des coupes qui détournent des fragments de cols, poches, etc ... Pour résumer, l'envie générale, c'était mêler un esprit frais, délicat (comme un joli été norvégien !) et détournements, déconstructions du vêtement.

 

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2) L'accessoire que tu conseillerais pour faire vivre tes tenues?
Alors je crois que ca s'impose : Un joli sautoir Malababa ;) * d'une couleur vive (bleu par exemple ...), pour égayer les pastels et les couleurs sobres de la collection ou alors un sautoir de Sabrina Dehoff un peu rock (un petit masque en forme de tête de chat ou de lapin en cuir doré ou noir) toujours pour casser le côté "pur et frais" de la collection. Et une pochette assortie. Un petit détail pour finir le look et de la cohérence, c'est parfait.

 

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Regardez ces effets de poches et ce jeu de matières...

3) Question mégalo : on te nomme à la tête d'une maison de couture célèbre, laquelle, pourquoi, et quelle sera ta première création (aïe, elle est dure celle-là)?
Allez, je crois que je choisis CHLOE. J'ai toujours aimé l'univers de la marque, féminine, rétro... Je suis assez fan de leurs chaussures donc je pense que ca serait ma première création ... Je n'ai pas le temps ni l'énergie pour me lancer dans la chaussure et j'aime le challenges, alors ca serait l'occasion parfaite ! Mais bon, EPLE & MELK pour l'instant me comble parfaitement, on va donc continuer !

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Elle aurait pu nous faire une fleur, Flore, se la péter un minimum histoire qu'on ragote ces créatrices pff toutes les mêmes. Mais même pas, elle est gentille comme pas deux. Le genre de fille qui vous file sans qu'on lui demande le plan de la mort pour avoir vos bottes Isabel Marant à -50%,  ou qui vous commande le sautoir de vos rêves* car elle a eu la délicatesse de copiner avec la créatrice qui l'a sorti. Elle est marseillaise aussi, Flore, c'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. Flore, elle est trop, alors forcément, un jour, elle sera trop connue et ça marchera trop pour elle. Je sais pas vous, encore, mais moi, je dois l'avouer : J'Adore Flore.

Points de vente :
Matières à Réflexion, 19 rue de Poitou, 75008 Paris
My Family, 11 rue Mayet, 75006 Paris
Colline, 20-22 rue des Abbesses, 75018 Paris
Intérieur Jour, 178 rue Paradis,  13006 Marseille
etc etc
 

A voir sur le blog de MàR, une vidéo consacrée aux créas EPLE&MELK.

PS : si vous êtes sages, une preview exclusive de la collection automne-hiver 2008 ?

"Hype" (Tegan & Sara, mes adorées)

21 janvier 2008

Ou comment je réussis un mix entre "La classe" sans Fabrice et "Corinna, Corinna", sans Whoopi Goldberg

Interro surprise du vendredi. Sortez les Reynolds et les copies doubles, une marge de six carreaux bien droite, le thème de la dissertation du jour : "Etre hype". Vous avez cinq minutes.

Moi, comme j'avais plus trop d'encre (j'ai tout teint en bleu, la semaine dernière, vous vous rappelez pas?), comme c'est un sujet que je ne maîtrise pas vraiment (je mange de la soupe instantanée Royco, je regarde Plus Belle la vie), sur ce coup-là, j'ai été obligée de copier sur ma copine Marie-Claire. Marie-Claire a dit, que (tu m'aimais encore, me l'a t-elle vraiment dit, que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors?) :

Etre hype, c'est ne pas avoir de nom. MC 1, Galliane 0
Etre hype, c'est être une gamine. Je suis dans la dernière année de ma carte 12-25, MC 2, Galliane 0.
Etre hype, c'est être overlookée. Je ne porte toujours pas de keffieh ni de jean large, MC 3, Galliane 0
Etre hype, c'est être créative. Je ne sais pas recoudre un bouton et je dessine très bien les triangles, MC 4, Galliane 0.
Etre hype, c'est avoir un sac Anna Corinna.

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Alors là, je dis stop, Marie-C, et je dis exemple pour étayer l'argument. Je dis si c'est ça être hype, je veux bien faire un petit effort.
Intermède narratif non subventionné :
Il y a quelques semaines, sûrement hypée happée par notre Vendredi 13 internationale (et australienne tout bientôt), j'avais conté mon désespoir de ne jamais posséder un tel sac. Hype, peut-être, hyper beau, sûrement. Même que Walinette me refroidissait bien en me parlant des frais de douane conséquents qui m'attendaient à l'arrivée avec un sac à 450 dollars. 450 dollars que je ne pouvais pas régler. Sans contrefaçon, je gardais ma raison.

Mais, sur Ebay ... sur Ebay ... Il y a des vendeurs compréhensifs, qui vendent ces merveilles à prix de meilleur ami, qui acceptent de mettre sur le formulaire de douane que cet objet ne vaut que 50 dollars et qu'il s'agit d'un cadeau, qui expédient le sac sous quatre jours. Ah, si les Ricains n'étaient pas là, vous seriez tous en Germanie, comme dirait le père Michel. Résultat?

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Sac Anna Corinna medium taupe

Conclusion : est ce qu'on est toujours hype quand on a eu son sac Anna Corinna, valeur 450 dollars, à 168 euros frais de port Chronopost ultra rapide compris ? Ca t'en bouche ton Reynolds, hein, Marie-Claire ?

Tegan and Sara en concert au Trabendo le 19 mars prochain

"Villages, villages" (Désire Lasse)

18 janvier 2008

Ou comment je décentralise mon propos pour fidéliser mon lectorat qui a forcément pleuré devant Bambi

On pourrait croire que, mais non. Que je ne parle que Parisienne, adresse parisienne, Parisienne qui va au concert à Paris et Parisienne qui s'achète un collier Bambi. Plus jeune, j'ai appris avec le sage poète Maxime L. F qu'on ne choisit pas ses parents, sa famille, qu'on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher. Toi lectrice, tu as appris à marcher où, d'abord? Gueugnon, Nantes, Nantua, sur un coin de paradis, tu marches pas tu voles ? A vrai dire, qu'importe. Ah, Paris, Paris que je te quitte, pour livrer un bon plan que même à Pontaut-Combault, il est valable.

Parce que dans le Massif Central, l'Ardèche, l'Albigeois, les Hauts-de-Seine et le Cotentin, on veut aussi du sautoir Bambi, on aime la pampille, et on n'a pas forcément envie de venir à Paris. On a ses raisons et on n'a pas tort. J'annonce donc ici céans que si tu ne vas pas à Bambi (le sautoir en forme de faon, je précise, je ne cautionne pas les agissements undereighteen de Mickael J.) , Bambi viendra à toi :

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35 euros, disponibles ici, dans la boutique online de la créatrice Chrystel Ortiz, alias Roulotte

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Et ce dont vous ne vous doutez pas, c'est que cette créatrice désormais installée à Biarritz, achète ses fournitures auprès d'artisans locaux de Turquie, Thaïlande, etc, soit une démarche équitable. Bon, du we are the world we are the children point trop n'en faut non plus, manquerait plus que je devienne gnangnan et que je mette des robes Liberty. Lundi, je redeviens rock, je parle qu'aux Parisiennes et je vous donne une leçon de hypitude qui pourrait changer vos vies, ou non, faut voir. Toute une histoire, comme dirait l'autre sage poète Delarue.

"Handbags and Gladrags" (The Stereophonics)

17 janvier 2008

Ou comment je propose une leçon inaugurale sur le porté de pochette en milieu urbain tempéré

Etait-ce le bon jour pour tomber le masque, ou plutôt, tomber la frange dans mon cas, l'histoire avec un petit h nous le dira. Les faits sont là, malgré tous mes artifilles pour les dissimuler : bien que Marant maniac' et Erotokritomane, bien que que de grand coeur et grande taille, je suis d'une classe  moyenne. Les plateaux Chloé, les manteaux en zibeline et la bague Mauboussin qui va avec, cela ne passe pas par moi. Autant dire que j'ai développé ma méthode pour analyser les pages mode de Elle : entre l'enfant de six ans devant les vitrines du BHV, et l'anthropologue exégète de Lévi-Strauss devant une tribu exotique.

Mais bien que je ramène ici souvent ma fraise, j'aime, de temps à autre, être bonne poire. Oui, Elle, oui Isa et oui toi la Femme actuelle, je veux bien me balader avec ma pochette de bal dans les rues de Paris. Mon Brun me propose une soirée au théâtre, je dis c'est dans la poche(tte), je vais enfin sortir cet objet du délire. Et répondre à toutes les questions d'internénettes pochétonnées par mon expérience. 

1) Comment ça se porte, ce machin?
Il y a plusieurs écoles de pensée en la matière. Les puristes, c'est à la main, genre négligé, "j'ai toute m'a vie dans 20 cm carrés en croco moldave mais je balise pas si ça tombe dans la bouche d'égoût". Les prudents, c'est sous l'aisselle, parce qu'ils ont prévu le déo (prudent, prévoyant, même courant philosophique) et qu'ils ont anticipé la bouche d'égoût / le caniveau, eux.

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2) C'est  pratique ?
Le sac le moins prise de tête du monde. Son avantage principal? Tu n'égareras rien quand tu le portes car tu ne mettras rien dedans. Remboursée par Maaf, la pochette. Mon portefeuille / porte-chéquier  ? Rentre pas, pas besoin, chéri paiera. Mes lunettes ? Pas grave, je dormirai au cinéma de toute façon j'aime pas Zhang Yimoudugenou. Il pleut, il grêle ? Et alors? J'ai dit que je sortais avec ma pochette, pas avec mon parapluie. J'te jure.

3) Bilan
Le sac le plus prise de tête du monde. Houspillée par mon Brun, pas très adepte de la philosophie made in Jalouse ("Non mais c'est pas vrai, tu veux vraiment te faire arracher tes affaires et tes papiers dans le métro, t'es conne ou c'est juste parce qu'on est un jour pair?"), j'ai capitulé.

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Ma pochette, en bandoulière, j'ai porté. Classe moyenne, certes, mais haute sécurité.

Et vous? Me dites pas que sortez le mardi matin avec votre pochette sous le bras ou je m'abonne à 20 ans?