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"White rabbit" (Jefferson Airplane)
29 février 2008
Où il sera question foutraque du lapin blanc, de Vodka Absolut et de médecines douces
Mes 30 millions d'amies, je vais vous causer (un) lapin aujourd'hui. Si vous n'élevez pas des chèvres dans les montagnes caucasiennes, il ne vous a pas échappé, cet hiver, que le poil était à la mode. Précision, le poil de bête, et non de gambette. La fourrure, quoi, le vison voyageur, la veste en yack, la pelisse de ragondin, le faux-col en astracan, et de Metz à Concarneau, les modeuses averties se risquaient dans toutes sortes de cou(p)s fourrés. Pas moi. Impossible. Contre ma (belle) nature, même si je concède bêtement deux minuscules exceptions à cette aversion :

Ma parure anti-froid, cache-oreilles de Russkofe Absolut Maje et mitaines coordonnées
Ma deuxième exception, elle était indiscutable. Indiscutée. Un matin de février, un lapin blanc dans une vitrine m'a incité à pénétrer son véritable pays des merveilles, à savoir la boutique Médecine Douce. Rue de Marseille, fallait que j'entre, non?

Je n'ai aucune indication biographique à vous fournir sur cette créatrice, mea-culpa, je ne peux que vous confirmer qu'elle dessine et réalise des créas d'une finesse incroyable, originales (c'est pas chez elle que vous verrez du macaron ou du message what da fuck en police georgia 12), cet hiver à base de flocons, de petits singes malicieux, et de ... pompons de lapin. Blanc, noir. Mais quand on vous propose cette joliesse à 34 euros, vous changez votre fusil d'épaule deux secondes. Une fois devant une glace, on oublie même toutes ses belles résolutions ("je ne mangerai plus de veau depuis que j'ai vu les grands yeux doux de Petit Billy au salon de l'agriculture") : il n'y a vraiment pas de quoi en faire un civet.

Oui, c'est encore du tee-shirt blanc mou, avec Marcia qui Baila dessus (30 euros sur Ebay, Maje)
MAIS, pour toutes les irréductibles SPAsmophiles parmi vous, Médecine Douce a trouvé la parade dans sa collection printemps-été 2008. Jugez-en plutôt :

Un truc en plumes, plumes de zoiseaux, de z'animaux, comme Zizi Top Jeanmaire (éponyme) ? La femme de plume que je suis plussoie aussi.
03:10 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
"Birthday" (Blur)
27 février 2008
Ou vous ne verrez plus cette journée pareil après, et Gaspard Ulliel peut-être aussi, d'ailleurs
Ce matin, 58e matin du calendrier grégorien, vous vous êtes levée - en retard -, vous avez avalé votre thé Mariage Frères - trop chaud -et croqué votre Krissproll - pas de la marque Krisspoll -, et vous ne vous êtes pas dit, que le 27 février...
- 1594, Henri IV dit "Poul' Pot" était couronné à la cathédrale Notre Dame de Chartres.
- 1900, les travaillistes britanniques se disaient : "tiens, si on créait a party (of tea) ? "
- 1940, on découvrait le carbone 14 (allez faire une vanne là-dessus)
- 1982, votre blogueuse adorée ici présente naissait dans la plus belle ville du Sud et affichait une surcharge pondérale de 4 kilos tous ronds
-1991, Koweït City était libérée
- 2002, le mari de Lolo Ferrari était mis en examen
Donc, vous ne vous êtes pas dit que ce 27 février 1982 était tout bonnement historique, et c'est mal. Ne pas me sortir que vous venez de payer votre tiers provisionnel et que la liquette H&M à 19,90 euros est en rupture de stock dans tous les H&M, nous sommes toutes logées à cette même enseigne (suédoise). De deux choses l'une, et un tien vaut mieux que deux tu l'auras, il y a bien deux, trois petites choses pour vous faire pardonner :

Trouver ça, dans ma boîte aux lettres, après qu'une gigantesque chaîne de solidarité soit partie du Poitou pour rejoindre la Nièvre, et rallier Paris, l'Est de Paris, le rue S******, ma boîte aux lettres, mon bras.

Même principe, mais c'est si vous trouvez pas le sac, une robe Marant, Etoile, pas compliquée à vivre

Ca, évidemment, c'est si y'a plus ma taille dans la robe du dessus, promis je vais pas buder
Sinon, il y a un grand moyen de fêter ici mes fucking 26 années (oui, la carte 12-25 s'arrête ce jour, de même que la carte Mod'Pass, j'anticipe, et oui c'est quoi le meilleur anti-rides bla bla), et qui me ferait autant plaisir : que chaque personne qui passe aujourd'hui voir la grande fille modèle lui laisse un comment. C'est tout bête, vous cliquez sur "Envoyer", en bas. One, two, twenty-six, four, tell me that you love me more.
04:20 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (226) | Envoyer cette note
"Doctor, Doctor" (The Who)
25 février 2008
Ou "La main tendue", célèbre rubrique du cultissime Femme Actuelle, revue (chère à Violette) et corrigée, façon "kif kif demain"
La CNIL n'est pas encore au courant, Christine Ockrent et France Monde non plus, mais ça ne saurait tarder. Le dossier du jour : lesgrandesfillesmodeles@gmail.com. De quoi on s'mail ici, franchement, vous pourriez pas deviner. Des courriels pour aller à une soirée de Saint Valentin entre Faceboucs à lunettes, d'autres pour parler d'un lisseur de cheveux révolutionnaire dont moi et ma pelade serions les ambassadrices rêvées, et puis il y a ça :
"Slu Galiane, tu soré pas ou trouv dé bottes d'été gri pas cher? Tx, té tro bel." (Nous ne garantissons pas l'exactitude de la dernière phrase, toute déviance par rapport à des propos réellement tenus ne serait que pure évidence).
En jeune femme lettrée et pis solaire, je me mets en quête d'aider cette fille perdue, cheveux gras, sur le long chemin de la mode. Illico texto.
D'abord, de koitesse en retourne-t-il exactement? Cette jeune bitch égarée maîtrise parfaitement l'idée qu'il faut porter des bottes cet été sinon rien, mais ne sait pas conjuguer le verbe savoir à la 2e personne du singulier au conditionnel. Une seule explication : elle achète Glamour, mais elle ne regarde que les photos. Diagnostic établi.
Donc, la botte d'été. Schématisons le problème : elle va avec tout. Votre legging que vous refusez d'abandonner, votre jupe taille haute qui vous colle au bourrelet, votre slim qui fait de la résistance, votre robe courte qu'elle rallonge immédiatement. Elle est comme l'eau, claire comme l'eau vive (Guy B., éponyme), sinon c'est une botte d'hiver. Pratique, elle vous évite aussi de vous manucurer l'orteil avec le Blue Satin qui est pas satin mais noir, à ce qu'il paraît. Je balance pas, je renseigne.
Voilà pour la théorie, passons à la pratique.

Le modèle D Co Copenhagen, la grande classe. On regarde juste, on achète pas. Il est trop foncé, et cher.

Le modèle Comptoir des Cotonniers printemps-été 2008. Pas très printanier avec son gris foncé, et puis trop facile.
Chez Jonak aussi, y'a de la botte des foins, grise, pour 129 euros. Et enfin, il y a Nadja. Surréaliste de beauté, André Breton ne l'aurait pas reniée, d'ailleurs. Son père? André, je viens de vous le dire. Son prix? 89 euros.

Nadja prise à revers

Nadja prise au débotté

Nadja pend ses jambes à mon cou, et le chat Vanessa Bruno (gris, sans plis, ne fait pas caca, bref aseptisé)
n'en croit pas ses yeux : du gris souris !
Ce gris sourit parfaitement à la vie, aux arbres qui bourgeonnent et aux adolescentes en fleur. Autant dire que je me suis sentie carrément concernée, moi qui vais fêter tout bientôt mes 26 printemps.
PS : 100% "Quotons" pour finir, Bénétie (vendredi) : "Mais pourquoi tu as laissé l'étiquette sur tes camélites, Gal? " Examiné (les low-boots). Ecouté (Ava). Ramené (Zara). Tu as donc la réponse et le prénom de ma nouvelle camarade de je juste au-dessus.
04:20 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (61) | Envoyer cette note
"Le pire et le meilleur" (FFF)
22 février 2008
Ou comment les jolies choses ne seraient rien sans leurs meilleures amies, les fautes de goût
Depuis 2002, un certain "Xaviere", sa copine Martine, les cours à la "fuck" et les lancinants No Alarms and No Surprises, on sait à peu près toutes ce qu'est une auberge espagnole. On aurait aimé y vivre même, avec le Duris si possible, dans la chambre Duris tant qu'à faire. On n'a pas fait. Mais tout ce qui a un minimum le sens des castagnettes et la couleur paëlla, aujourd'hui, on aime. Et en entrant chez Zara, l'autre jour, j'eus la très nette impression d'avoir pénétré une auberge espagnole typique, où le pire côtoyait le meilleur dans une joyeuse humeur. Vous en voulez la preuve?

Comment ça, ce sont juste des bottes camel ? Soit vous avez trempé vos tartines de camembert dans du château Petrus ce matin, soit je ne m'appelle plus Gisele Bündchen. Alors vous collez votre naseau à l'écran, et vous verrez de quoi il retourne :

Ca y est, les synapses se sont correctement enclenchées? Des bottes trouées au bout, des bottes gruyères, sont-ce même encore des bottes, faudrait voir, et sur l'étiquette, 129 euros. Mes yeux plus vraiment en face des trous, et la désagréable impression d'avoir tout le mauvais goût du monde à mes pieds.
Note de milieu de page : Notez que telle James Nachtwey, je me balade avec mon appareil-photo désormais. Même quand je vais chez le boucher, c'est fou un blog, on se prend pour un grand reporter des fois.
Mais plus loin, plus loin c'était déjà mieux. Je passe sur les jolis trenchs parce que c'est mon obsession du moment (le trench camel de base, à porter avec du blanc mou dessous, c'est bête comme chou - et non trou) et parce que ça passionne moins les filles que l'horoscope du Parisien, et je remarque du camel, encore. Halte-là. Après le pire, le meilleur, enfin. Mes soeurs camelites (rouquines, chez Bashung), que je les baptise urbi et orbi : courtes, molles, confortables, 59 euros pour les intimes, dont Lilie, qui les a adoptées depuis longtemps.

Mais quel était le message de ce post, au fond ? Herméneutiquement parlant, j'aurais pu invoquer Martin Heidegger et le Dasein de ces chaussures, voire le Discours sur l'origine des inégalités de Jean-Jacques Rousseau dit "Gold Man". Mais tout le monde pourrait le faire, comme vanter "le dernier téléphone portable qu'on nous a envoyé la pub par email en nous promettant un agenda si on le glissait entre deux tuniques". Alors, thèse-antithèse-foutaise, je vais me contenter d'en tirer une leçon : Galliane, tu arrêtes d'essayer tout ce qui est de couleur camel autour de toi, sinon tu risques de ressembler à un Quality Street géant. Et ouais. Remarque, ça me rabattrait un peu le Klapisch.
* Pour financer mes nouvelles camelites, c'est ici que ça se passe. Marant, Bruno, Maje et la fine fleur de la fringue y sont déjà, et rien que pour deux petits jours.
04:25 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note
"Emily" (Les Têtes raides)
21 février 2008
Ou les pages jaunes des jeunes créateurs by Galliane, tome 6
Il est un petit espace dans Paris où de jolis personnages se baladent en toute liberté, aux murs, sur les vêtements, sur les bougies entre les bijoux. Tout droits sortis de sa féconde imagination à elle, là. Elle, elle s'appelle Emilie, elle est forcément jolie, et si vous me croyez pas, un petit tour rue Charlot* vous en convaincra. Derrière sa frange, mademoiselle Casiez officie en boutique, et qui mieux qu'elle pourra vous parler de son univers étrange, graphique, ludicorock, déjà encensé par notre chère Marie.
Illustration Emilie Casiez
Noir sur blanc, c'était écrit qu'on se rencontre, moi et mes envies de tee-shirts blancs à toutes les sauces, elle et son talentueux pinceau noir. Elle le laisse traîner de partout, sur des sweats aux couleurs poudrées, sur des robes bustier en soie, et même bientôt sur des sacs Matières à Réflexion, à ce qu'elle m'a dit. Elle est folle, de me l'avoir dit. Elle aura ma perte, et celle de ma primogéniture, même pas en route, déjà en banqueroute.



Si les Corses ont déjà craqué, j'ai envie de dire qu'Emilie Casiez, c'est juste de la bombe. La Ms Dynamite du Haut Marais, et je vous ai vendu la mèche.
03:00 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : emilie casiez, adeline affre, matières à réflexion, tee-shirt blanc, rue charlot
"Size too small" (Sufjan Stevens)
19 février 2008
Ou si ça m'arrive, pourquoi pas vous
Hier, Michèle Alliot-Marie essayait de colmater ses fuites, hier Frank Cammas n'y est pas parvenu non plus, hier je suis rentrée dans un 36. Sans crier gare, ni Montparnasse d'ailleurs. Sans perte ni dégât corporel, une vraie expérience digne de Confessions Intimes. Ou "Vis Ma Vie de 38-40", pour les Flament Roses. Nonobstant ces considérations téléramiennes, situons plutôt l'événement : un portant dans une boutique lambda. Mettons, le toujours très bien fourni French Trotters, rue de Charonne. Une pièce qui vous plaît vraiment sur ce portant. Mettons, un tee-shirt Burfitt. Comme ça. A moitié prix. Numéroté. Y'en a que 500 à la surface du système solaire et le n°190 est là. En 36. Et alors? Et alors, vous y rentrez, dans le 36, malgré votre 38 autoproclamé et pleinement épanoui. Vous rentrez vos demi-seins une seconde, et s'ils veulent pas ressortir après c'est pas grave, je vous l'ai déjà enseigné. Vous faites comme si vous voyez pas qu'à la taille ça coince légèrement, vous dites la longueur est bonne, la carrure aussi, il y a du soleil sur la France et le reste n'a plus d'importance (Stone et Charden, éponyme).
Alors, puisque on est dans le 36 15 ma vie, aujourd'hui, j'avais initialement envie d'adresser un very special thanks à ces marques qui nous font croire deux minutes que le 36 est l'accomplissement de toute une vie et qui nous le donnent une fois, histoire de nous encourager : merci H&M, merci à toi Burfitt, merci Maje. Puis je me suis ravisée, après une journée passée dans mon XXSivement normal ticheurte. A l'intérieur, la même fille. Celle qui grignote ses bonbons au coca passé minuit donc il faut pas, celle qui suspend ses sacs sur la poignée de la fenêtre, celle qui se plaît à vanter la culture d'Eric Zemmour comme sa mysoginie à peu près revendiquée, celle qui hurle pour parler au vulgus pecum du RER quand elle a son casque de chantier sur les oreilles. Galliane, quoi, y'a pas 36 manières de le dire, une fille qui au fond se fout pas mal de l'étiquette.
04:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : Burfitt, Jane Birkin, Lovisa
"On dirait le Sud" (Nino Ferrer)
18 février 2008
Ou comment les cigales chantent et les fleurs lavandent en plein mois de février
Parce que je viens du Sud et par tous les chemins, j'y reviens (Michel S., éponyme), il fallait que je vous cause, un jour, un lundi au soleil si possible, de Chloé et Lola. Mes demoiselles d'Avignon, ou presque*. Une grande blonde, une petite brune, soit deux copines de fac passionnées de mode qui, à force de vendre ça et là du jupon ou de la pochette à leurs autres copines (c'est dire si elles sont sympas, une vraie chaîne de l'amitié), se sont lancées dans le grand bain (de soleil). Les Dilettantes, après trois collections "comme ça", sont officiellement nées en 2007.
Les présentations faites, il est temps de s'intéresser à leur vision de la mode. Qui, vous allez le voir, tranche un peu avec mes habitudes "coupe, détails et rock'n'roll". Les Dilettantes, elles misent tout sur le chic décontracté, romantique, sans artifice. Si j'osais, je dirais une influence Comptoir des Cotonniers. Si elles le prennent mal, j'irais voir deux fois de suite le nouveau film de Dany Boon.
Collection printemps été 2008
Photos Thibaut Martinez
04:15 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
"Jeu du foulard" (Coralie Clément)
15 février 2008
Ou comment je n'ai pas encore été contactée par l'UFC Que Choisir, mais ça ne saurait tarder
Il fallait que ça me reprenne. C'était obligé que ça me reprenne. Lundi, Joëlle Goron s'est à nouveau emparé de mon corps. Inopinément, rue Etienne Marcel, alors que je CSSais avec mon casque d'ingénieur du son sur les oreilles, Alala, alala (I'm so cool). Lieu de l'impact : la vitrine Et Vous, et moi, et moi, et moi qui m'excite devant un foulard bleu parfaitement noué. Heure : 17h18, j'dirais, vu l'inclinaison du soleil par rapport à la façade de la Poste.

Photo Et Vous, collection printemps-été 2008
Karine a l'air si heureuse sur cette photo, wouhou c'est l'été, Jérémy a enfin arrêté les Chocopops et il ne lui prend plus sa crème de jour, bientôt une semaine de vacances à Etretat, la météo a promis un jour de soleil, et elle se sent bien avec son total look Et Vous. Et dire que son foulard a coûté comme son pantalon, soit ... 40 euros.
Je ne suis pas Karine, mon Brun préfère les Clusters et surtout, quand j'ai vu le prix de ces minces étoles (bleu, blanc, rose, pour celles qui), j'ai tourné talon et grommelé grognon. Autant me la découper dans la nappe de Tatie, mon écharpe-foulard.
Trois trottoirs plus loin, H&M des Halles, et tout à fait ce qu'il me faut. 7,90 euros, rayon homme, rayon femme.


Si j'étais bonne fille, mais ça se saurait, je vous donnerais céans un guide de "Comment je mets mon foulard sans me saucissonner façon Justin Bridou." Comment on l'entortille méthodiquement sur lui-même avant de... Et puis non, le freestyle, y'a que ça de vrai (avec les Clusters). Le foulard n'a rien d'un jeu d'enfant. Vraiment rien.
Jeu du foulard, doigt dans les jupes, dans la nuit noire, que c'est beau la ZUP, jeu de massacre...
www.myspace.com/coralieclement
04:15 Publié dans My Fucking coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
"My moon, my man" (Feist)
14 février 2008
Ou vous croyiez quand même pas que j'allais parler de mode un jour pareil
Il met du parfum vers 23h30, avant d'aller se coucher. Pour moi, qu'il dit. Il fait chaque jour la vaisselle avec son Dégraiss'Boy vert fluo. Il attend toujours que je sois rentrée du boulot, souvent à 1H15 du matin, pour s'endormir. Il entasse ses pièces de monnaie dans un bol que j'essaie de cacher le mieux possible mais qui réapparaît toujours dans notre salon. Il se lève chaque dimanche matin pour aller chercher le pain et mes chouquettes. Il achète toujours les nouveaux CD de mes artistes préférés qui deviennent les siens, "mais tu peux pas avoir tes propres goûts", j'hurle, il rit. Il ressemble un peu à Gaspard Ulliel, un peu à Adrian Brody, un peu à Ashton Kutcher, dans mes yeux, ceux de mes copines, et c'est déjà bien.
Le 1er février, il m'a emmenée là. Parce qu'il m'a dit que la Saint-Valentin, c'est de la merde et qu'on célèbre pas l'amour à une date fixe comme des cons.
Il m'a laissée prendre mon bain en premier, même. Et il a ri, aussi fort que moi, quand il a vu le portrait d'André (le mec trop hype qui graffe et sort avec Melle de Caunes) totalement à poil dans les toilettes de la chambre.
Il a aussi promis de me prendre en photo pour "mon con de blog". Alors, un peu de Valli pour mon funny Valentin, the more I see you, the more I want you, see how this feeling, just grows and grows... lalala la la... lalala... lalalaa
04:47 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note
"White tee-shirt" (Micky Green)
12 février 2008
Où je n'irai pas vous faire croire qu'on peut mettre le tee-shirt blanc sans soutif
Ma semaine du blanc, ça fait des mois qu'elle dure.
Même que, malgré mon intelligence arty ficelle, je n'ai toujours pas compris comment les tee-shirts blancs se dessinent tous seuls dans le clip de JUSTICE. Do the Di Hey En Ci i, OK, mais do comment le ticheurte, ça, ils vont pas m'aider.
Même que je pousse les radiateurs à fond au boulot pour pouvoir débarquer en teetee - gilet, et que les filles en pull mohair vont en cachette se remettre de l'Obao aux toilettes. Je pourrais, tout quitter, quitte à faire démodée (Michel D., Pour un flirt), pour un tee-shirt blanc. Mais pas n'importe lequel. Un tee-shirt blanc avec un joli dessin dessus (allitération en "s", pour les littéraires).
Alors, d'abord, mon rêve, ce serait un long tee-shirt blanc mou du cou imprimé d'une Garancerie . Mais les rêves, je les fais la nuit, et la nuit je mens, c'est bien connu. Et le jour, je repère. Y'a bien une créatrice qui dessine aussi bien que je danse le tamouré, c'est Lovisa Burfitt. Lovisa est rock, Souediche basée in Paris, et distribuée chez Colette. Mais Colette, elle habite à l'autre bout de Paname, et on est pas super keupines. Donc, Lovisa, à moins que tu aies besoin d'un modèle gratuit pour tes futures créas, je me contente de regarder tes oeuvres :
Ouais, toute ressemblance avec Jane B., la reine du loose, n'est pas purement fortuite
Copyright Lovisa Burfitt
Les créas de Lovisa Burfitt, ça ressemble aussi à un pantalon taille haute tout bonnement canon
Puis, j'ai mis mon nez dans les affaires d'une autre, Esther Perbandt qu'elle s'appelle. Une Berlinoise qui aime le white and black, et le tee-shirt blanc imprimé. Une grande amie, donc.
Photos Esther Perbandt. Disponible au 107 Rivoli (Paris)
Enfin, je suis revenue à la facilité. J'avoue. Mea-culpa, la grande Zoa avec ses grands jeunes créateurs est allée chercher dans la grande distribution son petit ticheurte long comme il faut, dessiné comme il faut, et que bientôt elle verra sur toutes les poitrines de Paris. Et elle vous le montre, pour la peine (qu'elle vous fait).



Tryptique façon Hans Holbein le Jeune, pour vous présenter le modèle "Bulle" de chez ... Maje
Oh di dou di dou di dou da, j'aime la tee-shirt sans accessoire, cheveux longs filasse et frange épaisse, yeux rimmelés et bouche nude. Jane B. sera d'accord avec moi. A porter avec soutif, mais sans seins, si possible.
04:56 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note



























