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24 octobre 2008

"The lovers are losing" (Keane)

Où chouette, un concours philosophique

Quand on était jeunes et belles, on écoutait de la musique sur des K7 dans notre lecteur Sony gris, avec le petit micro attaché, et y'avait un type dedans, un type moustachu qu'on se disait qu'on l'épouserait jamais plus tard, un type qui professait et ça avait l'air vrai, que quand on aime une fois, on aime pour toujours. Francis Cabrel, ne me demandez pas pourquoi, avait l'air de dire toujours vrai, sur l'encre des yeux, sur les taureaux qui patientent dans la chambre noire, un peu moins je l'accorde sur la cabane au fond du jardin. Mais sur l'amour inconditionnel, le philosophe des ondes était sans pareil, et j'en convenais encore, il y a peu, en regardant mon gilet Comptoir des cotonniers élimé. Elimé et moi, qui l'adule toujours autant, malgré ces mailles qui partent de partout.

012.JPG

Gilet Comptoir, top Vanessa Bruno, jupe Gat Rimon et sac Erotokritos

Les jours raccourcissent, les gorges s'enflamment, et les feuilles mortes me rappellent à son beau souvenir. Je ne verrai pas cette manche qui se déboîte, ni ce bouton qui se dépareillera, je ne verrai pas, comme le petit Ecureuil n'a pas vu 600 millions d'euros quitter son nid. (Ca habite dans quoi, un écureuil?) Ah si j'étais riche, digigigigigido, chantait Catherine Ringer et reprend Galliane la bouche en c(h)oeur, j'aurais acheté ledit gilet en 2 exemplaires, histoire de. Histoire d'ose', toujours.

Il en va de même pour ce jean Used, celui qui me fait la silhouette de Gisele Bundchen mais qui du grand bleu vire au petit gris. Plus loin, de cette robe Isabel Marant, que je laisse flotter sans frotter dans son bain de peur de la fâner. De ces bottes imperméabilisées qui ne voient l'extérieur qu'en cas de grand soleil, soit à Paris une fois par mois. Bref, de toutes ces pièces qui me sont chères, des êtres, mes avoirs, et dont j'ai peur que l'âge, le temps, les gens, la guerre et l'apocalypse me privent un jour. Irremplaçables.

Vous et moi, c'est pareil. Alors, parce que j'aime bien lire vos histoires, parlez-moi de cette pièce que vous protégez comme le numéro perso de Julien Doré. Qui, quoi, où, comment, en commentaires évidemment. Un concours de belles histoires, bien Kleenex ou bien Florence Foresti, on prend tout ici jusqu'à lundi soir.

- La numéro 1 remportera : une eau de toilette Ange ou Démon de Givenchy + un carton avec 20% de réduction sur la nouvelle collection Brontibay
- La numéro 2 : un rouge à lèvre Clarins
- La numéro 3 : un tee-shirt H&M trop cool trop rock'n'roll

J'ai pris mes lunettes, mon paquet de cookies, un ou deux mouchoirs, mon encyclopédie de la mode. Dites, dites. Je piaffe.

01:06 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)

Commentaires

moi je participe pas au concours mais quand j'ai vu le titre de ton post Keaaaaane: lovers are losing, ben je n'ai pu m'empecher de sortir de mon silence !!!!cela dit la chanson pas la meilleure du nouvel album .... bref je suis pas objective car je suis fan depuis leurs debuts mais ce dernier album prend un bon tournant avec des sonorités plus eighties et moins geignardes... bref du rock mou, comme le disent oasis mais moi je les adore mes rockeurs mous...bon ben cest carrement hors sujet mais ma pièce qui m'est chere en ce moment , c'est mon album de keane...Tiiimmmm! Tommmm! Riiiiiichard!

Écrit par : tokyobanhbao | 24 octobre 2008

très jolie histoire ce matin, c'est "nostalgie du vendredi"! je reviens plus tard après avoir réfléchi. :-)

Écrit par : diane | 24 octobre 2008

euh, le pyjama en pilou que je porte la maintenant tout d'suite??! bon je vais y réfléchir alors..

Écrit par : Baraginie | 24 octobre 2008

arf, galliane... aucun vêtement n'a d'importance pour moi au fond. je les use avant qu'ils ne s'effilochent. je garde juste un pull, kaki et vieux, parce qu'il était à mon papa. et qu'il me manque encore, trois ans plus tard... :(

Écrit par : ava | 24 octobre 2008

arf, galliane... aucun vêtement n'a d'importance pour moi au fond. je les use avant qu'ils ne s'effilochent. je garde juste un pull, kaki et vieux, parce qu'il était à mon papa. et qu'il me manque encore, trois ans plus tard... :(

Écrit par : ava | 24 octobre 2008

Tu me tentes petite Galliane...

Écrit par : sarah | 24 octobre 2008

Ok je réfléchis !

Écrit par : Marieand | 24 octobre 2008

Moi ce sont les chaussures, je les mets dans leurs boîtes avec le petit papier de soie, j'adore avoir le sentiment du devoir bien fait le dimanche après un cirage complet de chaque paire, mais SURTOUT je rajoute environ 50 euros à chaque achat car je me fais embobiner par les vendeuses pour avoir tous les produits adaptés.

Là, les dernières ce sont des richelieu, en veau gris clair, et quand la nana me dit " vous avez de quoi les imperméabiliser, parce qu'elles sont trèèèès fragiles", j'ai répondu aussi sec "nan c'est bon j'ai!" et là elle réplique "ouiiiii mais le lait hydratant spécial cuir clair vous l'avez???" "euuuh oui non oui non, bon ok banco"!
Et je vous parle pas des semelles...je claques un fric fou dans les semelles...
Mon cordonnier habite en face de chez moi, il se marre bien çui-là!

Écrit par : Pauline | 24 octobre 2008

Réfléchissez, réfléchissez.. Et les trois nanas que je sélectionne, je vous demanderai une photo de votre pièce fétiche si possible. Ben oui, je suis comme ça.

Écrit par : galliane | 24 octobre 2008

Pauline, je te comprends, je me mords la langue pour ne pas tomber dans leur paneau moi aussi.. ;-) Parce que j'y tiens beaucoup beaucoup, et même si elles sont crevées, j'arrive pas à les jeter !

Écrit par : galliane | 24 octobre 2008

alors là, désolée mais je passe mon tour... je crois que je n'ai pas un seul vêtement ou accessoire qui traverse les années accompagné de mon amûûûûûr...
Tant pis... :(

Écrit par : benetie | 24 octobre 2008

Ben moi, Galliane, j'ai une paire de babies à talons Miu Miu achetées en l'an 2000. Une paire de babies à talon assymétrique, qui part dans le mauvais sens, bordeaux et bleu ciel. Avec une bride à strach. Indescriptibles tellement elles sont loufoques.
Je les ai achetées à San Sébastien, à l'époque où on comptait encore en francs et en pesetas. Je les ai achetées alors que j'étais étudiante, et que leur prix représentait bien une année d'économie sur mon budget, et que je n'avais jamais acheté un truc aussi cher. Je les ai achetées parce qu'elles étaient pile à ma taille et qu'elles le sont toujours d'ailleurs. Je les ai achetées alors que je ne mettais que des baskets Adidas et New Blance et que ça n'allait avec rien dans ma garde robe. Je les ai achetées alors que je venais de finir mon deuxième traitement contre un cancer, comme un baroud d'honneur à la con, comme pour célébrer mon intégrité physique retrouvée.
8 ans plus tard, elles sont toujours là(et moi aussi) un peu plus vieilles (et moi aussi), un peu décolorées par endroit (euh...). Bien alignées comme deux petits soldats sages, papier de soie à l'intérieur, boite spéciale en tissus pour les protéger. Je ne les emmène en ballade que quand l'occasion est exceptionnelle ... ;-)

Écrit par : Clémentine | 24 octobre 2008

j'avais un machin chance, je sais même plus ce que c'est. quelle infidèle je fais. j'y réfléchis, mais normalement, ça devrait venir tout de suite.

Écrit par : Ema ou La bienveillante | 24 octobre 2008

Moi mes fétiches à moi ce sont mes gazelles d'Adidas. Elles me rappellent ma période Hartley Coeur à vif et mon amoureux de l'époque (pas Drazic, le mien le vrai le 1er). Rachetées depuis, mais toujours dans le même coloris : noir.

Écrit par : Ju | 24 octobre 2008

Bonjour Galliane, une lectrice inconnue qui va (enfin) mettre son premier commentaire...
Alors ma nouvelle (et pour le moment irremplacée) prunelle-de-mes-yeux, c'est mon sac, un sac Longchamp en cuir gris clair, le modèle 4X4 inspiré du Légende mais bien moins cher, un sac sur lequel j'ai bavé plusieurs moi de suite, un sac pour lequel toute ma famille c'est cotisée pour me l'offrir (dont moi), mon premier VRAI sac....
Parsque des sacs, oulala, du haut de mes 17ans, j'en ai déjà une floppée, des vintages, des cheums à la race, des très très sympas mais en pur plastoc, des funkys, des petits,enfin, beaucoup quoi, mais de "vrai", ça non.
Et puis il y a eu lui. C'était un samedi, à Paris, j'étais arrivée un peu par hasard, je fuyais la grisaille de ma ville de banlieue, je me perdais au milieu des rayons du Printemps, je respirait le parfum de toutes ces dames chics (et malopolies), quand BIM! ce cuir. Gris. A trois chiffres. ARGL
Je l'essaye. Je me sens belle.
La vendeuse, adorable, répond à toutes mes questions. Toujours en souriant.
Ce sac me donne l'assurance que je n'ai pas. Ce sac gomme mes défaults comme par magie. J'ai l'impression qu'il gomme mes rondeurs, on ne me regarde plus, on le regarde lui. Enfin, tout ça, c'était dans ma tête, parsque j'étais pas prète de l'avoir ce sac. J'ai batailler 2 mois sans relâche, luttant avec mes parents, plaidant sa cause, pour le voir enfin arriver le 11 septembre, dans sa belle boîte vert bouteille. Il sent bon.
Et voilà, il est toujours dans sa belle boîte vert bouteille, parsque hier il a plus, aujourd'hui aussi et demain apparement. Mais je m'en fiche, il est mien, il est là, il va toujours avec tout dans mon miroir et même si je le repose souvent au vue du temps, au moins quelqu'un m'attend quelque part.
Bon, un sac c'est déjà un début non?

Écrit par : Isa | 24 octobre 2008

Moi c'est une paire de bottes que je chéris et tente de faire résister aux agressions dues à mon propre usage intensif depuis environ 2 ans. Oui ça ne fait pas longtemps, mais ce sont des bottes qui ont appartenu à ma maman. Elle les portait quand elle avait mon âge, mais qu'elle avait déjà un enfant terrible qui n'acceptait de mettre qu'une seule couleur, le fushia, et qu'elle avait payé "je ne sais plus vraiment combien, mais cher pour l'époque"! Une forme eighties comme j'aime (bout arrondi et pointu en même temps, talon presque bobine mais pas vraiment) et comme je ne trouve pas à des prix abordables dans le neuf. Un beau cuir noir adouci par le temps, un revers en haut de la botte, elles vont avec tout, tout tout , elles donnent du style à une tenue simple, elles savent se faire discrètes avec une tenue plus forte, elles ont été la première paire qui me donnait une assurance fashion quand j'ai commencé les stages dans le luxe/les cosmétiques à Paris, ont battu le pavé Berlinois où tu es so trendy et cool si tu es vintage... au départ je les ai portées telles qu'elles, et comme les talons en plastique blanc avaient perdu leur couleur noire, je les avais crayonnés soigneusement au marqueur pour que les bottes soient "comme neuves". Bon, le marqueur n'était pas si indélébile que ça et je devais les rafistoler tous les 3 jours (l'intoxication aux solvants je ne t'explique pas!!). Quand je les ai emmenées pour la 1ère fois chez le coordonnier, il m'a dit que la semelle était pratiquement inexistante entre leur utilisation eighties et maintenant... elles ont été ressemelées, retalonnées 2 fois déjà, et j'en prends grand soin: cirage teintant et cirage transparent tous les mois.Vacances d'été au sec et à l'abri de la lumière dans une boîte avec du bourrage papier au bout et des armatures pour tenir la tige!!)
Mais le cuir commence à fendiller! Alors la mort dans l'âme, j'ai acheté une autre paire vintage à Hambourg pour cet hiver (qui sont tout de même super et que je vais tenter de conserver pour ma fille quand j'en aurai une ;-)), et je ne les utilise plus que trèèèèès occasionnellement. Et même si du coup cela arrive moins souvent, j'adore toujours autant quand on me dit que mes bottes sont super et qu'on voudrait bien trouver les mêmes. Là je dis: pas possible, je suis trop chanceuse, c'est un modèle épuisé, il était à ma maman!

Écrit par : Perbandt Girl | 24 octobre 2008

Bon heureusement que c'est anonyme!! phew!
Alors moi, et même pas j'ai honte, j'ai un vieux soutif blanc de chez Calvin Klein acheté il y a 2 ans. Je le porte pratiquement tout le temps, tellement il est confortable. Je le porte aussi bien quand je flemmarde chez moi que lorsque je suis habillée super in. Il n'est plus tout blanc, plus tout frais, pas très glamour, mais je l'adore. Chuuuuuut!!
Bizz

Écrit par : Peanut | 24 octobre 2008

J'ai gardé les vestes vintages de mon père en cuir des 70's, en peau aussi, ainsi qu'une veste à carreaux qui fait très zazou et un peu Denisot: je les porte depuis le lycée comme des secondes peaux: des basiques vraiment intemporels que je fais nettoyer à sec au pressing: ça a une valeur sentimentale au départ, mais en plus ces basiques de bonne confection patinés au fil des années ont un potentiel fashionable indéniable. Voilà impossible de les quitter depuis mon époque punk même si maintenant exit les Doc Martens 18 trous et les jupes écossaises qui ont été remplacées tout simplement par un Corléone, un t shirt PP et des talons vertigineux.

Et puis mon perf' offert pour l'obtention de mon brevet: une pièce culte de mon dressing qui n'attend pas forcément que la mode revienne pour sortir de nuit!

Écrit par : celestinette | 24 octobre 2008

Elle est en soie.
De couleur prune.
Avec des fleurs noires imprimées en ombres chinoises.
Dans le bas, un volant de mousseline.
Imprimé de fleurs dorées.
En ombres chinoises elles aussi.
Je l'ai portée.
Je ne la porte plus.
Je l'ai déménagée.
Re-déménagée.
Toutes ces dernières années.
Jamais je ne pourrai m'en séparer.
Mais pourrai-je un jour la reporter ?
Je me souviens encore du parfum de la boutique où je l'avais achetée.
Elle est signée Dries Van Noten
Elle était ma première vraie jolie pièce.
Elle demeurera à ce titre la plus belle.
De mon petit musée personnel.

Écrit par : frieda l'écuyère | 24 octobre 2008

Salut belle brune, premier commentaire pour un concours, oui je suis une fille intéressée !
C'est marrant la vie parfois.
J'ai pleins d'armoires . Chacune d'entre elles a un rôle bien défini : été, hiver, automne quand il fait froid, printemps quand c'est déjà carrément la canicule, normalement chaque pièce à sa place sauf une, la seule qui prend un malin plaisir à se ballader de cintre en cintre, du tiroir d'en haut à la malle d'en bas. Elle n'est même pas à moi cette robe en plus, elle est à ma mère et au départ je la trouvais méga moche. Le temps a passé et un soir anéanti face au vide intersidéral de ma penderie, je me faufile dans celle de ma môman , je tombe sur elle, une ceinture, des talons noir, un sac besace, j'étais trop belle. En plus elle sentait bon, et ce soir là j'ai rencontré celui qui a été avec moi un ptit bout de temps. L'odeur est passée ainsi que celui qui m'accompagnait mais elle, elle est restée. Toujours en soie, toujours rayée blanche et rouge, les boutons de nacre, le col chemise, ouverte et sexy, fermée et pas frigide pour un sou ! Moi je m'en contrecarre qu'elle soit un peu grande et peut-être carrément out parce que dedans on est tellement bien ! On peut se goinfrer de flan noix de coco, jamais un bourrelet n'apparait, elle est ma meilleure thérapie aux matins mine de chien . Donc ôde à toi ma robe :
Celle dans laquelle ma mère a dansé
Celle dans laquelle je t'ai carrément dragué
Celle dans laquelle j'ai pu gonflé discret
Celle dans laquelle je suis moi même
Et big up à galliane pr son blog que je suis depuis fort longtemps, ta plume, ton style, c de la boulette !

Écrit par : marion | 25 octobre 2008

c'est un joli pull en cachemire Zadig. Mais le cachemire vraiment léger et très très doux. Encolure bateau, aigle strassé dans le dos. Le pull idéal, à mettre avec tout, chaud et tellement confortable. Je le reprise au fil gris pas très bien, il est près à revenir à l'état de pelote de laine. Je ne peux le remplacer, ils n'en font plus des tous simples, c'est surpiqué, avec des fils, prêt du corps, maille serrée et j'en passe.
Je pensais que je l'aimerais parce que c'était un Zadig et non, c'était parce qu'il était parfait.

Écrit par : Ema ou La bienveillante | 25 octobre 2008

C'est con mais évidemment... ce sera ma robe de mariée. Le seul jour où je me suis sentie une jolie poupée, admirée en tant que femme mais respectée, transformée en princesse. Pour tout ce que cette robe représente de cette journée, tous ces petits bonheurs et ces marques d'affection des proches qu'on oublie trop souvent de montrer dans la vie de tous les jours. Mon mariage, je le voulais intime, avec une robe de mon créateur préféré, Max Azria. Cette robe est très classique, j'ai toujours dit que je la couperais en bustier, mais je n'ose sauter le pas, comme si elle était sacrée (d'ailleurs j'ai mis des mois avant de la donner au pressing).
Très sympa cette idée de concours, même si je te raconte mon histoire, je ne souhaite pas y participer, mais ça me plaît de pouvoir lire les histoires de toutes.
Bises !

Écrit par : Jigeen | 25 octobre 2008

Ah! Petite Galliane ! Aucun commentaire sur le casse-tête intellophilosophomodesque que je subis depuis vendredi. Et je te livre intimement LA pièce dont JAMAIS au grand NEVER je m'en débarrasserai.
Longue, fluide, douce, confortable, travaillée, non-conventionnelle, aussi sobre que Björk, plus subtile que Vic Beckam, plus ample que Jean Aniston, aussi lumineuse que Victoria April. Tu l'as compris, elle n'est ni blanche, ni noire, ni grise... Avec elle, j'ai le sentiment de pouvoir courir seins au vent, pieds foulant l'herbe humide du Larsac, des fleurs dans les cheveux, bras ouvert au grand Tout ! Bon ça c'est juste quand je pense à elle ! En vrai, je suis bien obligée de la marier à autre chose que ma peau. Motarde usée, ballerines, derbies, elle n'est point difficile, Les colliers ça tu en rajoutes tant que tu en veux, ceinture, ceinturon, haut noir, rouge, beige, vert, blouson en cuir, bref tout lui sied... Je ne la porte pas énormément car, madame se remarque...
Et point final, elle s'accorde à merveille à mes boucles. (Et oui, pour une fois) mes cheveux et elle, c'est l'Amour.
La photo parlera d'elle et tu découvriras qui elle est...
Becs Gallinette.

Écrit par : sarah | 25 octobre 2008

Je me régale les filles, vraiment ! Jigeen, dommage, on aurait rêvé de voir ta robe de mariée.. ;-)

Écrit par : galliane | 25 octobre 2008

Contente de te voir reprendre la plume aussi régulièrement, tu ne peux même pas imaginer le coup de peps que cela met dans mes lectures (de + en + rares de la blogo : oui je sais, je prophétise, mais je crois que c'est le début de la fin...).

EVENTIDE, MA robe Maître ès Paradoxe
Vision extatique : col officier fait cou princier que pressent
Des nœuds marine équivoques
Sous chevelure indomptée ;
Des Boutons d’argent sagement alignés
Pour poignets attachés ;
Une Taille froncée
Pour courbe déviée ou délicate ?
Cache-cache sur genoux cagneux,
Bras de géante drapée dans des manches ballons
J'aime la chaîner avec BLISS LAU et ARABIAN Marron pour casser sa fausse sobriété
J'aime la pacser avec MàR, parce que marine et noir sur yeux fumés gris c'est une longue histoire d'amour,
J'aime l'érotiser avec Gris l'Erotokritos/ versus 123 pour la power attitude
J'aime quand on me donne 22 ans dedans, à mon âge, ça commence à compter.

Écrit par : agatepierredelune | 25 octobre 2008

j'abandonne, car dans ma penderie, chacune des pièce que j'ai est ma préférée, impossible de me séparer de l'une ou de l'autre, pas de favoris et je ne vais pas faire la liste, je déclare forfait!

Écrit par : diane | 26 octobre 2008

Ta question me permet de me poser cette question existentielle: quelle est la pièce la plus chère à mon petit coeur?
Pas bcp d'hésitation...Plus bcp de temps pour courir les boutiques, plus trop d'envie (pourtant quand je vois ce que tu portes, l'envie revient, mais le temps, je ne l'ai tjs pas!)...
Pas d'hésitation donc car je ne m'achète plus que des truc bateau, rapidos à porter sans se casser la tête.
En même temps, en étant maman dans une jolie petite campagne, le peu d'effort que je fais porte ses fruits (Attention, je n'ai pas dit que j'allais chercher mes enfants en jogging! tenue simple, mais efficace)
Grâce à elles! Elles...?
Mes bottes, sans marques achetées dans l'ancien temple de la chaussure: Roman sur Isère, pendant mes études.
Alors croyez-moi ou pas, elles ont 13 ans, je les porte tous les hivers, et aucune rayures, aucun morceau de cuir décollé, aucune semelle rabougrie, les talons inusés, c'est à n'y rien comprendre.
Elles sont hautes (sous le genou), marron naturel, petit talon carré de 4 cm, bout légérement arrondi. Hyper classe, hyper simple, hyper solide...Pour 300 Frs.
Elles vont avec tout, elles rendent mes petits genoux sexy, elles rendent mes tenues plus hype. Elles me sauvent à tous les coups.
Comment ont-elles résistées au temps, pourquoi ne sont-elles pas passées de mode, de quelle marque sont-elles?
Tous ces mystères ne me les font que plus aimer.
Merci pour ton blog Galliane, grâce à toi, et à quelques autres, je réussi à avoir un semblant d'allure, et ça, même si en soit ce n'est pas vraiment vital, c'est juste futilement important

Écrit par : plumette | 26 octobre 2008

A default de faire ma fille sage et bien elevée moi j ai deux pieces doudounes :))(et oui, je n ai pas pu choisir)
Ce sont toutes deux des pieces tres basiques qui n ont l air de rien mais que j aime plus que tout...
La premiere est un cashemire Z&V noir tout bete avec des petites pieces de cuir etoilé au niveau des coudes, je l ai acheté il y a de cela plus de quatre ans quand j etais encore au lycée et qu il m est arrivé de trainer pres du stock Z&V a coté de chez Mariage Freres ou je fais mes provisions de thé tous les ans. Etonnée de croiser un de mes createurs préférés devant lequel je bavais sans jamais rien acheté, je suis entrée et en est ressorti pleine de sueur froide...je venais de claquer 150e dans un pull tout bete mais qui des que je l enfilai me donnait l impression d etre cocooner. Je n ai jamais regretté ce jour la, depuis je le fait gonflé a l eau froide et le nettoie moi meme tout doucement avec du Mixa Bébé ( super technique pour le cashemire:)) ) avant de l etendre bien a plat pour le faire secher. Il passe inapercu mais on me fait souvent la remarque de sa douceur quand on le touche et moi bien sur grand sourir débile^^

Mon deuxieme doudou est une paire de bottes piquées a une de mes tantes loufoques qui a 100 000 chaussures...Celles ci elle les avait acheté a Rome, de la pure bonasserie de shoes italienne, un vrai regal. En cuir tout doux elles ne sont meme pas a ma taille (du 38 alors que je chausse un 36 :s )et deviennent de plus en plus effondrées au fur et a mesure des ans, mais je les bichonne chez mon cordonnier et les cire tous les mois...qu est ce qu on ne ferait pas pour ces petites préférées!!

Écrit par : aava | 26 octobre 2008

Bonjour.... bon ben moi j'ai deux pièces que je conserve envers et contre tout même si je ne les use pas souvent....surement pas nostalgie pour l'un et surtout par goût pour l'autre; à savoir un petit sac à main en cuir marron très très vieux qui appartenait à mon arrière grand mère... j'adore la façon dont il a vieilli, l'odeur, et surtout mon impossibilité à trouver la manière de le porter, je l'ai customisé avec un grigri fait maison... L'autre c'est une paire de chaussures vintage 70' marron en cuir gras avec des semelles compensées que j'ai acheté en espagne dans une petite boutique tenue par un couple de hippie complètement dingue de chaussures.... la vraie caverne d'Ali Baba....J' suis restée l'après-midi à essayer les 3/4 de ce qu'ils avaient....
A bientôt....

Écrit par : virgo | 26 octobre 2008

Elle est moi, on a 17 ans et les yeux d'une enfant quand on passe devant. La vitrine est le prétexte de tous nos détours avant de se rendre au lycée.
On a 17 ans et on envie ce délice qui s'achète par le portefeuille des mamans.
On passe devant mais l'on n'a pas d'argent.Les miettes d'économie y passeront.
Elle sent le cachemire d'antan et un jour qu'on est passé devant les billets froissés se sont alignés.
C'était ma première robe comptoir des cotonniers en cachemire.
Tellement usée aujourd'hui, elle est presque chiffon, et je me demande comment les 180 euros sont passés dans cette nouvelle collection. Le début de mes frasques non régulières mais le brin irrationnel...

Écrit par : Kheira | 26 octobre 2008

Il y a mon blouson en cuir camel-cadeau du bac que j'adore et n'ose le sortir que rarement tellement j'ai peur de l'abîmer...
Mais la "relique" que je n'ose plus sortir parce qu'elle commence à s'user et que j'aime particulièrement, c'est mon écharpe en laine grise. Oui, dis comme ça c'est vraiment banal et pour tout le monde c'est juste une écharpe en laine chenille gris anthracite. Mais c'est une pièce unique. Pour moi elle a toute une histoire. Parce que dans la famille il y avait des gens doués pour la couture et fabriquer des chapeaux qu'on n'a pas eu le temps de connaître. Que j'admire d'autant plus que j'ai deux mains gauches. Et ma mère m'a un jour tricoté, entre autres, un gilet en laine. Puis elle a fait l'écharpe assortie. Comme elle ne sait pas faire du crochet et les points qui y ressemble, elle a demandé à ma grand-mère de faire les franges de l'écharpe. J'ai donc l'impression d'avoir un peu de la famille avec moi à chaque fois que je la met et elle n'en est que plus douillette. Ma grand-mère n'est plus. Et j'ai vu il y a deux ans que les franges de l'écharpe commençaient à se détacher et à tomber. Si vous avez croisé une allumée ramasser religieusement des bouts de laine par terre, maintenant vous savez... Et des mailles commencent à s'écarter. Alors je laisse l'écharpe bien au chaud dans le tiroir, en ne la sortant que rarement. Je crois que ma mère se demande pourquoi je ne la met quasiment plus: je n'ai pas encore osé lui dire que j'avais peur qu'elle s'abîme...

Écrit par : marieth | 26 octobre 2008

pour le cote remenber
je ne suis pas trop portée sur les fringues mais beaucoup plus sur les odeurs
je trouve que chaque odeur va avec une période de ma vie
donc chaque odeur peut me prendre dans un état de désespoir intense ou joie suprême en fonction du souvenir....
mais je réfléchis oci pour les habits lol...

Écrit par : CHRIS | 27 octobre 2008

Mon objet fétiche dort au fond de mon armoire depuis mes 14 ans. C'est mon premier jean large Marthité & François Girbaud. J'ai saoulé ma mère pour l'avoir, lui expliquant à coup de larmes et d'arguments en quoi cet objet était indispensable à la jeune femme tendance que je devenais. Son prix de l'époque (exorbitant) me valait toujours la même réponse. Puis le ciel m'a tendu la main. Ma camarade de classe Marie-Albane est passée en quelques mois d'1m65 à 1m73. Son merveilleux jean Marthité & François Girbaud, ne lui allant plus elle me l'a cédé pour une somme modique.
Depuis je crois en Dieu !
... enfin celui de la mode :)

Écrit par : TheCélinette | 27 octobre 2008

5 ans que je t'observe, te plie, te déplie, t'essaye, t'adore et te déteste!!!
J'ai pourtant essayer de te porter, te donner, te preter, t'oublier.... Mais rien n'y fait!! Les années passent et tu gardes ta place!! Ma petite robe reebok, noir et jaune... Petit mix entre la robe des soeurs Williams à leur apogée et les t-shirts des plus grand rappeurs "west-coastiens", alors est-ce mon coté "B-boyette" ou simplement le fait que je t'ai acheté lors d'une virée shopping improvisée avec le Beau Smaïn ("Si tu me lis un jour j'étais fooooolllle amoureuse de toi!!!") alors que nous avions raté le train??? Je n'en sais rien!!! Mais ce qui est sûr, c'est que notre relation dure! Ma robe reebok et moi c'est "à la vie à la mort", m'aurait t'on jeté un sort ^^?? ....

Écrit par : Najède | 27 octobre 2008

Bon, le jury se retire pour délibérer... ;-)

Écrit par : galliane | 27 octobre 2008

Hypokhâgne. Début décembre. Je contemple mon "dressing", deux étagères dans ma chambre de 5m². Il est vide. Je contemple mon sac de linge sale. Il est plein.
Aller à la laverie ? Hors de question de passer une heure à regarder mes vêtements tourner jusqu'à en avoir la migraine.
Mais il faut tout de même s'habiller, diantre !
J'enfile le moins sale de mes tee-shirts sales. Mon jean tout doux. Je planque tout ça derrière mon manteau, et hop, je file sur le boul' Mich' à la recherche de quelque chose à me mettre sur le dos.
Ce pull vert canard sera mien.
Ce jour de décembre, je ne sais pas encore que ce pull tout bête est le début d'une grande histoire d'amour entre moi et le vert canard. Je ne sais pas encore que je le porterai des années plus tard en pensant à l'hypokhâgne avec nostalgie. Je ne sais pas encore que, même tout bouloché et devenu trop court (je me suis pourtant efforcée de ne plus prendre un centimètre, ça suffit comme ça !), je ne pourrai pas me résoudre à le jeter.

C'était la grande époque où j'achetais de nouveaux vêtements au lieu de faire une lessive...

Écrit par : Tour d'ivoire | 27 octobre 2008

je ne suis pas très vieilles fringues en général je les donne avant!
mais remarque ton gilet ira bien avec la mode des jeans troués!

Écrit par : corienga | 28 octobre 2008

bon, c'est trop tard mais j'ai envie de parler de mes trucs à moi...lol

Noël dernier...enfin non... deux jours avant Noël, je reçois un énorme paquet de mon homme qui est tout aussi impatient quand il sagit d'ouvrir ses cadeaux que de les offrir. Je suis OBLIGEE d'ouvrir, malgré que je veuille attendre Noel.
Bon, c'est lui l'homme de la maison alors je m'execute :D

Et là, une paire de bottes! Du cuir noir , pas de talon, et surtout, des clous partout. Elles sont plus rock que n'importe quelle paire. Marithé et Francois Girbaud ont vraiment bien joué sur ce coup là!

Du coup je les sors très peu. Mais je les porte
beaucoup en intérieur.
Jusqu'à 2mois 1/2 plus tard où, chez ma mère, enceinte de 9 mois et croyant être protégée des trombes d'eau, je les justement perdues (les eaux)... sur mes bottes.

Du coup pendant que j'accouchais, ma mère s'est occupée de mes amours.

Alors tu vois, pour moi ces bottes c est non seulement un coup de coeur mais aussi pas mal de souvenirs :)

Écrit par : Emiiiiiii | 28 octobre 2008

Ca arrive.. je ne fais pas la morte, je suis juste hyper à la ramasse en ce moment...

Écrit par : galliane | 29 octobre 2008

le truc fou c'est quand on est fatigué, impossible d'écrire.
ça demande une telle énergie, d'être virevoltante...

Écrit par : Ema ou La bienveillante | 01 novembre 2008

J'enchaîne 8 jours de taf d'affilée, tu vois un peu le scénar'? J'avais la tête joliment ailleurs aussi..

Écrit par : galliane | 01 novembre 2008

Ah ! ça sent le namoureux...

Écrit par : sarah | 01 novembre 2008

C'était ma madeleine de Proust, lorsque je l'a portais j'étais transporté dans son univers. Un monde à part où tout était merveille et ivresse. Je lui avait volé sans vraiment savoir pourquoi, peut-être pour retrouver une odeur ou sa chaleur. Attiré son attention, lui qui était si souvent partit. Je me rapelle de sa moue sur son visage, quand il m'a retrouvé endormie dans sa chemise
Aujourd'hui, je met cette chemise pour me souvenir des bons moments que j'ai passé avec lui : mon père.

Voila ma chemise fétiche, que je retourne les manches pour la porter.

Écrit par : Charlotte | 01 novembre 2008

Sans vouloir me vanter, je crois être cette pièce rare dont vous parlez si bien, gente dame. Malheureusement, je ne crois pas que ma maîtresse aura la grande idée de venir jusqu'ici vous raconter notre histoire. Elle est si perturbée ces derniers temps qu'elle m'a oublié dans une poubelle la semaine dernière... Voyez-vous, elle voulait devenir autre. Pour cela, elle a jeté presque la totalité de sa garde-robe à la poubelle. Heureusement pour moi, monsieur est rentré et m'a sauvé in extremis d'un lent et pénible pourrissement dans une déchetterie de la ville. Depuis, ma maîtresse essaie de se rattraper mais je ne suis pas encore prêt à passer l'éponge. On ne me jette pas comme cela, moi !

Écrit par : Le vieux pull | 02 novembre 2008

Un vieux pull, deux fois plus vieux que moi.
Un col roulé en cachemire de mon papa. D'un gris indéfinissable, très doux, mais masculin quand même. Les manches presque trouées d'usure, il a bientôt 40 ans. Notre histoire d'amour a commencé lors de ma première leçon de poney, j'avais dix ans peut-être et pas de pull salissable. On m'a enfilé un pull des placards du haut, ceux des vieilles affaires qu'on ne met plus depuis trop longtemps, mais qu'on n'aime pas jeter -ce col roulé était déjà chéri. Le pull gris, les manches trois fois retroussées, m'a tenu chaud.
Et depuis, il est toujours là, accompagne tous mes hivers (et quelques soirées très fraîches, l'été, en Bretagne), est irremplaçable. On me reproche la couleur passée, la coupe sans forme, et surtout de le mettre aussi souvent -oui, je lui accorde quelques sorties : il couvre à merveille les petits tops et s'accorde avec toutes les robes pour aller danser. Je l'aime d'amour et suis heureuse de ne pas avoir assez grandi pour m'en séparer : il est plus fidèle qu'un garçon.
Il est précieusement rangé dans le placard du bas, celui des affaires que l'on porte toujours.

Écrit par : Camille | 02 novembre 2008