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"The lovers are losing" (Keane)

24 octobre 2008

Où chouette, un concours philosophique

Quand on était jeunes et belles, on écoutait de la musique sur des K7 dans notre lecteur Sony gris, avec le petit micro attaché, et y'avait un type dedans, un type moustachu qu'on se disait qu'on l'épouserait jamais plus tard, un type qui professait et ça avait l'air vrai, que quand on aime une fois, on aime pour toujours. Francis Cabrel, ne me demandez pas pourquoi, avait l'air de dire toujours vrai, sur l'encre des yeux, sur les taureaux qui patientent dans la chambre noire, un peu moins je l'accorde sur la cabane au fond du jardin. Mais sur l'amour inconditionnel, le philosophe des ondes était sans pareil, et j'en convenais encore, il y a peu, en regardant mon gilet Comptoir des cotonniers élimé. Elimé et moi, qui l'adule toujours autant, malgré ces mailles qui partent de partout.

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Gilet Comptoir, top Vanessa Bruno, jupe Gat Rimon et sac Erotokritos

Les jours raccourcissent, les gorges s'enflamment, et les feuilles mortes me rappellent à son beau souvenir. Je ne verrai pas cette manche qui se déboîte, ni ce bouton qui se dépareillera, je ne verrai pas, comme le petit Ecureuil n'a pas vu 600 millions d'euros quitter son nid. (Ca habite dans quoi, un écureuil?) Ah si j'étais riche, digigigigigido, chantait Catherine Ringer et reprend Galliane la bouche en c(h)oeur, j'aurais acheté ledit gilet en 2 exemplaires, histoire de. Histoire d'ose', toujours.

Il en va de même pour ce jean Used, celui qui me fait la silhouette de Gisele Bundchen mais qui du grand bleu vire au petit gris. Plus loin, de cette robe Isabel Marant, que je laisse flotter sans frotter dans son bain de peur de la fâner. De ces bottes imperméabilisées qui ne voient l'extérieur qu'en cas de grand soleil, soit à Paris une fois par mois. Bref, de toutes ces pièces qui me sont chères, des êtres, mes avoirs, et dont j'ai peur que l'âge, le temps, les gens, la guerre et l'apocalypse me privent un jour. Irremplaçables.

Vous et moi, c'est pareil. Alors, parce que j'aime bien lire vos histoires, parlez-moi de cette pièce que vous protégez comme le numéro perso de Julien Doré. Qui, quoi, où, comment, en commentaires évidemment. Un concours de belles histoires, bien Kleenex ou bien Florence Foresti, on prend tout ici jusqu'à lundi soir.

- La numéro 1 remportera : une eau de toilette Ange ou Démon de Givenchy + un carton avec 20% de réduction sur la nouvelle collection Brontibay
- La numéro 2 : un rouge à lèvre Clarins
- La numéro 3 : un tee-shirt H&M trop cool trop rock'n'roll

J'ai pris mes lunettes, mon paquet de cookies, un ou deux mouchoirs, mon encyclopédie de la mode. Dites, dites. Je piaffe.

01:06 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)

"My kinda girl" (Keziah Jones)

22 octobre 2008

Où on revient aux fondamentaux, avec un soupçon de pipole pour faire bonne figure

Les perdants sont magnifiques, et ma perdante du jour encore plus. Lucky loser, Flore Mouren a raté d'un blond cheveu la consécration lors du concours de l'Atelier de la mode. Chez moi, elle est gagnante sur toute sa ligne. Elle gagne à ce que je vous reparle d'elle, de cette chouette collection automne-hiver 2009 d'Eple & Melk qu'il va falloir vous ruer dessus de toute urgence d'ailleurs.

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Beautiful loser, Flore, qui maintenant a les cheveux aussi blonds que Scarlett Johansson, tellement que ça déboussole les serveurs qui en oublient de lui amener son noisette, qui en oublient le lait avec le noisette, et la pauvre fille célibataire à côté se dit "y'a pas de justice". Le serveur n'était pas aussi extra que ça, je vous assure, donc la fille à côté - moi, pour celles qui n'auraient pas compris - s'en est remise. Post-it sur mon frigo  : penser à demander du blond et non plus du cannelle pour ma prochaine couleur. Méchée mais pas méchante, la fille d'à côté s'est nettement moins remise de la joliesse de la collec' hiver de la jolie Blondie. Sélection non-exhaustive et revendiquée subjective :
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Evidemment, quand j'aurais épousé Stavros Niarchos et que j'habiterai dans le Lub', j'investirai en masse dans cette garde-robe idéale. En attendant, je fais par petite touche. Non, le foulard léopard ne passera pas par moi cet hiver, car je préfère avoir la tête dans les "nuages" (les motifs de ce céleste foulard) :
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Foulard Kosuth Eple & Melk gris, existe en kaki, porté sur robe Isabel Marant
Disponible ici

Peut-être était ce foulard, qu'elle portait beau, et non sa platinité insolente, qui a ébloui le serveur. Si c'est le cas, à moi tous les maîtres (d'hôtel) du monde. Je ne lui ai pas demandé si ce tissu avait quelques vertus aphrodisiaques, parce qu'on n'a pas vraiment parlé phéromones, elle et moi. On a parlé pois, compromission, ateliers, cuirs et dépendance, on a ragoté et on en a oublié de saluer Carole Bouquet qui négligemment est devant nous passée. Deux créatures célestes, la tête définitivement dans les nuages. Pas dans les étoiles.

Une vente privée Eple & Melk, c'est rare et ça vaut donc le déplacement : vendredi et samedi, 11h - 20h, dimanche 14h-20h, à l'espace Hippy Chic, 11 rue Chapon 75003 Paris. Des pièces des anciennes collections, et quelques-unes de la nouvelle, pour les plus pressées.

"Sometimes you can't make it on your own" (U2)

20 octobre 2008

Où ça fait du bien d'être seule à avoir raison ou à habiter dans le XVe, c'est selon

Permettez que je grille aujourd'hui. Pas de clope, je suis trop intelligente, pas de feu, je suis trop fauchée pour m'autoriser une voiture dans Paris, pas de pain, parce que j'ai pas la gueule d'un Moulinex avec ramasse-miettes. Non, aujourd'hui, je grille la politesse. Prem's, que j'ose. D'habitude, je suis toujours la dernière sur le mustave. Vous savez, cette pièce que vous trouvez dans les pages shopping de Elle, puis celles de Glamour, puis sur cette gourgandine aux lèvres glossées rue des Rosiers. Parce que je ne lis pas ces magazines quand ils sortent, je prends le wagon en marche, dans le meilleur des cas. Souvent, je le rate (le wagon). (Un exemple, vous voulez, plutôt que mes métaphores qui ne vous font pas préférer le train, apparemment). (Je m'exécute). Le keffieh Marant donc, il est passé par ici, il n'est pas passé par moi, ou ces fichues saperlipopettes ballerines à brides montantes Chloé, ou le pantalon carotte, ou le foulard léopard (dans ce dernier cas très précis, je le confesse sur le dernier album de Cold War Kids, c'était délibéré de ma part.) Bref, le Prem's, SNCFranchement jamais.

Il en est encore ainsi de la désormais culte chemise à carreaux Sandro. Oui, et je vous l'annonce pour l'avoir vue de mes yeux ce samedi, elle existe maintenant en gris et elle bucheronne la modeuse encore plus. Mais le prix est resté le même, on n'est pas chez Bambi au pays de Pocahontas mais dans le Sentier (lumineux, sur ce coup-là) :

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Chemise Sandro, 170 euros

Donc, dans la famille "toute la France et le royaume d'Andorre l'aura bientôt sur le dos", cf le site internet de la marque, la liquette Comptoir des Cotonniers. Courte, sobre, mais qui est déjà indisponible sur l'e-shop :

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Logiquement, vu que je ne suis pas une flèche, cette pièce n'aurait jamais dû atterrir dans ma penderie. Mais habitant dans le très familial XVe arrondissement, où la plupart des individus de sexe féminin se précipitent davantage chez Okaïdi ohblada et autre Petit Bateau, le Comptoir des Cotonniers affiche toujours complet. Même en cette période de "déferlante fashion bûcheron canadien, moins la barbe". C'est comme cela que ce samedi, outre une grasse matinée, un ménage longtemps envisagé et planifié avant d'être considéré comme aussi urgent que le départ de Laurence Ferrari du 20h, j'en suis venue à me poser cette question hautement philosophique : avec ou sans ceinture ?

 

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Franchement, ne prenez pas le peine de me dire si oui ou non, c'est le ticket gagnant. On n'en est plus là, vous et moi. Pas de chichi, pas de première ni de seconde, rien que de la classe. Que ceux qui m'aiment prennent le (même) train.

PS : une tunique Isabel Marant toute aussi culte ici ...

"Cold blue steel and sweet fire" (Joni Mitchell)

15 octobre 2008

Où on va se serrer tout près, se tenir bien chaud, bref on va sortir couvert(e)s

Quand la bise serait venue, je m'étais promis d'en parler. J'avais noté ces quelques lettres sur un papier blanc, j'avais gardé en tête quelques formes, la douceur d'une maille, et puis ce sourire. Warmi. Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas tartiné deux pages de compliments dégoulinants sur un jeune créateur, au moins trois mois, on pensait porter encore de la spartiate et se friser les cheveux sous le soleil de Saint-Rémy de Provence en ce temps-là, on riait, il faisait chaud. C'était bien. Ca va être mieux, tout de suite, vous allez voir, malgré ce 15°C entre deux moche et ce téléphone qui ne sonne pas, ce boss qui hurle et cette casserole qui déborde. Grâce à elle.

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Collection automne-hiver 2008-2009, capeline Paulina, photos Cécilia Jauniau

Sylvia Sanchez, la dame qui vous réchauffe le coeur là tout de suite, a tout compris : elle dit dessiner des objets plus que des vêtements. Donc, un bonnet, un cache-coeur, une simple paire de mitaines sur nous deviennent oeuvres d'art. Numérotées. Limitées à 300 exemplaires. Je sais pas vous, ça me fait direct chaud au coeur. Je me sens importante, avec le n°288 sur le dos, c'est fou.

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Et donc vous avez vu, je n'en tartinerais pas deux pages. Parce que vous avez compris sans 26 oxymores ni 30 rhododendrons (ne me demandez pas pourquoi, mais j'avais envie de caser ce mot-là) que Warmi propose du bandeau à la jupe en passant par le gilet, donc forcément, il y aura une pièce, que dis-je un objet, fait pour vous, en Colombie par ailleurs (voilà, grâce à moi on reparle de Colombie sans mentionner Sainte Ingrid, qu'elle a pas eu le Nobel de la Paix d'ailleurs, c'est-y-pas-malheureux mes bonnes dames?) .

Parce que si j'en parle plus, ça va énerver les non-Parisiennes, car il n'y a que deux points de vente en France, et évidemment dans la capitale : Gas by Marie (44 rue Etienne Marcel, 8 avenue George V) et la très jolie boutique dont je vous avais déjà causé, Esprit Vinyle (57 rue Saintonge).

Parce que la fille de la photo, ce sera moi dans 10 ans, je me le promets. Même grâce, même rouge qui se posera là, même "it's oh so quiet I'm so sweet" attitude. D'ailleurs, sans le faire exprès, j'écoutais Peter Bjorn & John en rédigeant ce billet, "Young Folks". Vous savez, vous savez forcément arrêtez de faire vos têtes de linote, l'ancien générique de la météo du Grand Journal. Ces sifflets d'oiseau, là. Je m'en vais là-dessus, l'ambiance me plaît, des oiseaux posés sur de la maille qui m'aille. Mais promis, je ne reviens pas dans 10 ans.

PS : un sac Erotokritos culte sur La Solderie.

"I'll kill her" (Soko)

13 octobre 2008

Où il sera question d'Afghanistan, d'Espagnols, mais rien de bien guerrier rassurez-vous

J’ai posé un gros lapin à la tendance lourde de cette rentrée. Vous me voyez arriver, avec mes gros sabots (fourrés), vous avez compris. Le gilet en fausse fourrure. On le voit de partout. Maje, Swildens, Sandro, Zara, tout le monde s’y est mis, avec plus ou moins de bonheur. J’en ai vu des longs, des courts, des marron et des blancs, mais rien n’y a fait. Stop à la moumoute d'épaules. Pourtant, Dieu sait que j’aime les gilets. J’en mets à toutes les sauces, même. Alors, parce que si ça se trouve, et c’est sûrement le cas, je parle à des filles qui en ont un dans leur penderie et qui vont plus venir ici et je vais perdre du lectorat, mon amour-propre, ma maison, mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, oh oh, je vais m’abstenir de dire que c’est moche. Hein. Trop bonne. Parce que j’aime bien me la raconter, en trois parties, trois sous-parties, surtout, je vais vous montrer la seule concession que j’ai accordé à ce must-have : le gilet à peau laineuse et capuche fourreuse. Une espèce hivernale rare, repérée il y a un mois dans les Zara de la capitale, et totalement éteinte depuis. En beige, en gris. Si vous avez un beige L en votre possession, mailez-moi. Wanted.

 

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Robe Isabel Marant, gilet Zara

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Et parce que le Beau existe intrinsèquement, c’est pas moi c’est Platon qui l’a dit, je me sens obligée de vous mettre sur le chemin de la Lumière. Le beau, c'est pas les affreuses sous-peaux de lévriers afghans qu'on dirait que Pollux * est passé à la tondeuse de Pépé le moqueur. Le beau, c’est les gilets de Laurence Heller. La spécialiste du gros veston afghan - le vrai qui pue garanti 0% polyester -une rédactrice de mode qui a rudement bien fait d'arrêter de nous causer régimes et slim bleachés. Dès qu'on regarde ailleurs, regarde-moi ce qu'on y trouve :

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Gilet Laurence Heller, photo Shoppingparismode

Gilets dispos également au Bon Marché et au Printemps Haussmann

L’Afghanistan, ça me parle depuis que j’ai pondu un mémoire de science politique sur la condition de la femme pachtou depuis 1959*². Dans ce pavé indigeste, j’y parlais surtout tchadri, pas gilet top mode. Que voulez-vous, à une autre époque j’étais intelligente, je pensais que l’amour c’était vachement bien, et j'anonnais à mes parents ébaubis que je représenterai un jour la France aux Nations Unies. Illusions perdues depuis. Y’a rien à dire, aujourd’hui, je suis de mauvais poil.

* Le chien du manège enchanté, ignares.

J'vous jure c'est vrai

"Something is not right with me" (Cold War Kids)

10 octobre 2008

Où je reprends le blog à cloche-pieds

En un mois, il s'en est passé des choses, des jolies et des moins, et moi et moi et moi. Le monde a trouvé le moyen de se payer une crise financière, Nicolas et Carla de se payer une séance photo avec Annie Leibovitz, et moi une double paire de bottes. Entre trois cartons, trois semaines pour monter une étagère Ikea (véridique, mon ouvrier afghan recruté sur petite annonce peut en témoigner et sa perceuse aussi), trois hectolitres d'oranges pressées Monoprix, j'ai eu le temps de me rendre compte qu'il existait une perfection de bottes en cette rentrée.

Et cette découverte ne s'est pas faite sans larmes, car j'ai aussi enfin assumé, sous l'oeil d'une vendeuse, que les santiags n'étaient pas faites pour mon 41. Imaginez le choc, une métaphore vite, comme si comme si... Comme si on vous disait que vous étiez interdite de mascara à vie. Le classique, l'indémodable. La santiag', ce Graal que toutes les rockeuses mettent par dessus jogging pour le pain aller chercher. Cet état de grâce m'est définitivement prohibé, "sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille". En passant par Baudelaire avec mes sanglots, Lou Doillon, tu m'expliqueras comment tu fais, ou comment tu t'en fous de tes panards de five kilometers long. Prête-moi de ta nonchalance, Birkin'girl, five seconds, please. Alors, rue des Canettes, le coeur dans les talons, je pensais que plus rien (Isabel Marant exceptée, mais on ne parle pas de Dieu ici) ne me botterait. Jusqu'à trois vitrines plus loin. Coeur d'artichaussée, Galliane :

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Modèle Egardy taupe, Mellow Yellow


Puis en y regardant de plus près, franchement, j'ai vu double :
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Modèle Egardy, daim noir


Elles existent aussi en beige clair.
Je n'ai pas pu compter jusqu'à trois, et ma CB non plus.
Tout ça pour vous montrer qu'en un mois, la Bourse peut s'arrêter de tourner, les banques s'arrêter de prêter, mais votre Galliane, elle n'a pas changé.

Parce que ce blog n'a pas vocation à devenir un espace de vente, j'ai préféré ouvrir une annexe spécialement dédiée à mon vidage de dressing permanent : La solderie. Et comme c'est le thème du jour, deux paires de bottes en vente, dont une Isabel Marant en daim beige ... C'est ici !

00:02 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : mellow yellow

"Back for good" (Take That)

09 octobre 2008

Je reviens.

Demain.

Non, ce ne sera pas dans le 20h de Laurence Ferrari, ne cherchez pas.

Ne cherchez pas, mais soyez-là.

00:26 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (13)