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"Blue Christmas" (Elvis Presley)

30 décembre 2008

Où je termine l'année en bottée

Le Père Noël est une femme, il a de longs cheveux châtains épais, il a les dents du bonheur, il a une garde-robe à faire pâlir le père Fouettard, il habite Marseille. Il est ma soeur. En un paquet cartonné de, disons, 35 cm sur 20 cm, il a réussi, un 25 décembre, à mettre fin à la (ma) crise. Les bottes Blondie Sessun. Bleu marine. Navy Blue, pour les j'me la pète, et les stars internationales qui posent leurs yeux deci, delà. Les Blondie, qui one day, or another, devaient être miennes, je n'en parlerai plus ici. Haut les mains, haut les coeurs, la prise de tête est finie, elles sont à mes pieds.

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Une bonne chose de fête, me direz-vous, direz-vous à la Mère Noël, et à l'autre Soeur Noël d'ailleurs. Alleluia, en ces heures divines, l'enfant que je suis restée est comblée (et rentre dans du 40, un miracle n'arrive jamais seul, il arrive par paire. De bottes. Ah ah). Du coup, j'ai vu la vie en bleu, et au pied du sapin, alors que Guitar Hero vrombissait sous les riffs de Jesus & Mary Chain, je me suis tenue à carreau :

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Tunique Avant-Première, gilet Les Prairies de Paris, ceinture School Rag

C'est pas tout ça, que je me demande, songeuse, mon colt à la ceinture, mes bottes empiétées, ma tête têtue, mon oeil brouillé. Mais maintenant, de quoi on va parler ?

Et vous ? Le cadeau de Noël fashion ultime que vous avez trouvé au pied du sapin cette année ?

00:02 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : sessun, blondie

"Happy Christmas, War is over" (John Lennon)

21 décembre 2008

Où je rassure tout le monde, et même le système solaire, et même les clientes des ventes presse Vanessa Bruno

En ces heures de fête, où le saumon Labeyrie frétille dans le freezer et la belle-mère appelle pour demander quel parfum, la bûche, je n'aurais pas le temps de poster. Juste le temps de vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année, pleines d'éclats de rire, de bêtisiers présentés par Nathalie Vincent ou Laurent Mariotte, de guirlandes électriques qui s'emmêlent et de chapons trop cuits. Je ne parle pas du chandail corail offert par la cousine Agathe, le corail ce sera trendy dans deux saisons (revoir le chapitre 8 de votre cours de probabilités, 1re). 

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Et je reviens tout bientôt, pleine de bon sentiments dégoulinants, de minijupes vraiment mini, de maxi bons plans vraiment maxi, de bottes Blondie Sessun si le père Noël existe vraiment, en 2009 ou même avant. Pour être franche, ça me foutrait les boules que vous m'enguirlandiez encore, les filles.


PS : Je sais pas si vous savez, mais dans environ deux nanosecondes, vous allez (savoir), le site de Glamour propose d'élire ses blogs préférés parmi une short-list. Un peu plus démocratique que d'autres classements. Difficile de choisir, je vous l'avoue, entre les excellentes Géraldine, Punky, Alix ... Et Garance, pour qui j'ai voté, je n'en ferai pas un secret ;-)

01:18 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (15)

"I'll kill her" (Soko)

15 décembre 2008

Où la jeune génération d'actrices françaises, mes fesses

Elle était plantée, là, deux trois pièces sous le bras. Un peu poupée perdue, les joues rosies, les jambes inexistantes dans un slim taille 32, de vieilles bottes marron boueuses aux pieds, icône grise sur le parquet brun, et la foule qui l'entoure, et les piaillements de la féminitude ambiante. La blonde C******* P. avait choisi d'affronter les soldes presse Vanessa Bruno le jour de l'ouverture, comme les autres dindes qui se trouvaient là, comme moi. Comme moi, qui poireautait sagement pour payer dans la file prévue à cet effet. C******* P. était tout au bout au bout au bout, et moi tout au début, début, début, début. Nos regards se sont croisés, j't'ai reconnu, que je lui disais mentalement, même que hier soir, t'étais sous l'eau à lutter contre Harry Potter sur TF1. J'aimerais bien être à ta place, qu'elle m'a répondu de son regard plus si éthéré, parce que j'en ai pour une bonne heure d'attente avant de payer.

La poupée perdue, d'un coup, s'est animée. Est allée trouver la vendeuse, murmurer "Vous savez, je suis C******* P.,  je suis en tournage, je n'ai pas le temps de faire la queue pour payer". Et c'est comme ça que la poupée psychédélique a grillé la politesse à une batterie de dindes, dont des femmes enceintes, des femmes qui bossent à 14h00, des femmes qui n'ont pas combattu Harry Potter sous l'eau.

Un peu plus tôt, dans la file d'attente, une certaine chanteuse qui compte 1,2,3,4 tell me that you love me more, blaguait, elle, avec des femmes fans, parlant même d'échanger un café, feistive. Moi, quand je suis arrivée à la caisse, j'avais un tout autre air en tête : "That bitch blonde girl, if I find her, I swear, I swear, I'll kill her." Même Voldemor, et même Harry Potter Winston, ils pourront rien pour elle. Comptez sur moi pour ne pas faire de poésie.

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Total look Vanessa Bruno : jupe boule bleue marine, sweat gris, legging ardoise

"Wednesday" (Jimmy Eat World)

10 décembre 2008

Où allô, allô, j'arrête de solliciter le Ministère des pleurs, et je me reprends en main de pieds en cape

Ca m'est tombé dessus comme ça, un soir d'hiver, Michel Drucker caressait Olga sur son canapé, la soupe Picard frémissait dans le micro-ondes, la météo annonçait des éclaircies sur Maubeuge et moi, je reniflais. Le coeur à rien. Il était temps que ça finisse. Mon premier chagrin de mode. Ma quête existencielle, mon Graal, mon étoile du Berger que comme les Rois Mages, en Galilée, je suivais des yeux des mois entiers. Ces fameuses bottines Sessun bleues, ces Blondie, qui m'avaient cruellement brisé l'Heart of Glass. Mon annonce Ebay n'ayant rien donné, mes appels sur le blog étant resté vains, le Ministère de l'Intérieur ayant refusé de lancer une alerte enlèvement pour m'aider, il fallait que je fasse mon deuil. Au nom d'Olga, de Blondie, du créateur de Picard et de ma santé mentale, j'ai décidé de cicatriser.

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Un chagrin de mode, ça marche comme un chagrin d'amour. Ma copine Sandra, très Docteur Love dans l'âme, m'avait conseillé, quand ma vie amoureuse s'essouflait, une tactique imparable : le rebound. En engliche dans le texte (oui, ma copine Sandra aime Alicia Keys et a des enceintes portatives Ipod dans sa salle de bain, elle boit également du Sunny Delight, elle peut donc faire office de gourou. I swear): "le mec sur qui tu rejettes ton attention après une déception pour qu'il te bouffe l'esprit et qu'il t'empêche de repenser à l'ancien". Moi, quand on me donne un bon conseil, je le mets à toutes les sauces. Et donc, à la mode de chez moi, ça veut dire "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Noël approchant, ow ow ow, une virée au Printemps, ow ow ow, et je me suis pris un "rebound dans my face" que j'ai pas compris pourquoi. Pas grand chose à voir avec l'ancien objet de mon affection, si ce n'est la couleur (le grand bleu), mais voilà, elles sont là, et elles m'occupent l'esprit.

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Bottes Solea, disponibles au Printemps ou chez Kurt Geiger
Vues en vrai, elle n'ont pas du tout cet aspect lutin de 7 lieues et demies qui pourrait vous rebuter. Non, elles sont bleues, et terriblement classe. Puis, leur nom, qui me parle, autant que Blondie a pu chanter doux à mon oreille : Solea, du titre d'un roman de l'excellent auteur de polar Jean-Claude Izzo. Maintenant, quand la soupe Picard frémit dans le micro-ondes, c'est à elles que je pense. Et à cette maxime de Sandra, revue et corrigée, "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Elles me bouffent pas que l'esprit, ces fichues bottes, Sandra. 280 euros, il y a marqué sous leur boisé talon. Elles veulent aussi me bouffer le compte en banque.

00:14 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : sessun, solea

"Another way to die" (Jack White & Alicia Keys)

05 décembre 2008

Où il faut bien pendre quelque chose à son cou, même si on a de petites jambes

Donc il fait froid dehors, les cheveux se crêpent, les doigts se crispent sur les Ipod stickerisés, les lèvres se fendillent et les sourires se glacent, les marrons aussi, il fait froid dehors. Donc, il y avait aussi une écharpe, un faux-col qui allait révolutionner notre vie et réchauffer nos épaules, mais tellement demandé qu'on ne pourrait pas l'acquérir. C'était chez Kookai qu'on nous avait dit ça, comme on m'a dit chez Monoprix que passé le 1er décembre, on ne vend plus de calendrier de l'Avent. Dans cette terre bleue pressée comme une orange, il n'y a pas de place pour les filles lunaires. My moon, my man, regardez ce que qui s'est pendu à mon cou d'un coup d'un seul.

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Faux-col Kookai, manteau Maje, sac Momo de Jérôme Dreyfuss
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Sans doute la seule pièce valable de la collection automne-hiver de Kookai. Un mois et demi qu'elle truste mes épaules, mon nez, mes cheveux en cas de typhon francilien Janine et autre René. Autant épuisée que moi à la sortie de mon ascenseur. Galliane Goron reprend du service. Tremble, fashion planet, tremble.

01:37 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (31)