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"Fille à problèmes" (Alister)

29 janvier 2009

Où une grande chaîne de l'espoir, chaque mercredi, pour toi plus moi et tous ceux qui sont seuls (sauf Grégoire)

On ne naît pas Roland Barthes, on le devient. Je me disais ça, l'autre soir, le regard perdu à l'arrêt de bus, tandis que le petit Grégoire jetait cruellement la sucette de sa soeur Noémie dans le caniveau. Ne me demandez pas le rapport, il n'y en a pas, si ce n'est qu'on pourrait développer une petite mythologie en trois volumes sur la cruauté des enfants entre eux, ou la vacuité des émissions d'Arthur, tout dépend le temps dont on dispose. Moi, ici, je parle chiffons, pas le temps de se chiffonner l'esprit donc avec de la philosophie de Terminale. Soit. Mais il ne se passe pas une semaine sans qu'un objet de mode ne me prenne la tête, ne m'obture l'esprit, au point que je ne veuille lui consacrer une thèse, comme la DS, Greta Garbo ou le catch ont pu inspirer Roland. (Dix lignes passées ensemble, et nous voilà intimes. C'est OK, c'est Barthes, c'est in. Hum).

Et tant qu'à en parler en 20 pages, autant que cela serve à quelque chose. Par exemple, depuis un mois, il est une pièce que je cherche obstinément sans la trouver. En soldes, n'en parlons même pas, pleurons plutôt ensemble voulez-vous bien. La parka Comptoir des cotonniers, aussi originale qu'un single de la Star Academy, mais la parka Comptoir quand même. Présentations.

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Parka coll. hiver 2009, Comptoir des Cotonniers

Ma Georgia on my mind. Chaque semaine, ai-je donc décidé, tous les jeudis, je vous causerai donc d'un objet "mythique", que je n'ai pas trouvé, pas pu me payer, ou pas voulu, nanana. Mais derrière mon et bla et bla et bla, dans cet espace réservé aux commentaires, je veux que vous toutes fassiez pareil. En gros, en ce tempêtueux air du temps, qu'une chaîne de solidarité déploie ses mailles, et que chacune fasse le bonheur de l'autre avec cette paire de ballerines qu'elle ne met plus, ou ce pull en cachemire introuvable à Meudon mais bien disponible dans le magasin en bas de chez Lambdagirl, à Royans. Que tous les cris les SOS des modeuses en détresse trouvent refuge ici. C'est parti !

Cherche Parka Comptoir des Cotonniers, modèle 2009, taille 38 ou 40

"Oh my god" (Mark Ronson feat. Lily Allen)

26 janvier 2009

Où il faut quand même bien revenir un jour, même un lundi de janvier

De prendre le souffle nouveau, dirait Jean-Louis A., il est temps à nouveau. Inspire, expire, écrire. Mais avant d'écrire, j'ai bien lu. Consciencieusement, avec mes petites Prada du diable sur le nez, tous vos commentaires et vos emails. Que j'ai classés en deux catégories : d'abord, les "Fan de", délicieusement repulpants, les "quand c'est que tu reviens, dis?", "tu nous manques", "je n'ai pas d'amie comme toi..." Mieux qu'une session de Gossip Girl avec des Louboutin aux pieds et George qui nous amène un Nespresso. Et puis, la deuxième série, outrageusement marrante : les "Tu vends ta paire de bottes?", "Je trouve plus ta jupe sur le post du 16 juin, tu veux pas t'en séparer alors que c'est un cadeau de ta mère pour tes 25 ans et me la revendre?". Il fallait absolument que je revienne mettre les clothes au poing : quand je vends, mesdemoiselles, c'est ici que ça se passe. Point. Quoique devant le ton alangui d'une jeune fille égarée dans ma Prairie de Paris  j'ai consenti à lui céder une robette. Depuis, je me la figure sous verre, chez elle, au-dessus d'un autel dédié à ma grâce, ma générosité et mes photos sans tête.

Avant d'écrire, j'ai bien vu, aussi. A Barcelone, que les Espagnoles n'étaient pas très olé olé, avec leurs slims et leurs Converse étoilées aux pieds. A Paris, qu'Isabel Marant était bien chiche de solder la robe Goldorak, mon dessein très animé, à -30% à peine. Dans Voici, que Michelle Obama et ses robes sac allaient faire la couv' du Vogue. Dans les boutiques Kookai, que le tour de cou n'existait plus, que je le recherche en gris à prix d'amie, que non che n'ai pas chanché d'adresse (email) et que toute offre en ce sens sera accueillie avec grand sourire.

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Malababa, collection hiver 2008, ouverture de la boutique en ligne pour la collection été

On termine avec quoi, pour ces retrouvailles? Avec un snapshot de cette sublissime pochette Malababa que je n'ai vue sur aucun poignet barcelonais, c'est un comble. Un petit clin d'oeil à mon dernier week-end en amoureux, doublé d'un symbole : mon blog, en 2009, je vous le dis, ce sera in the pocket.

00:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : malababa

"This year's love" (David Gray)

05 janvier 2009

Où en 2009, tout sera neuf, et pas brouillé, et on en fera pas tout un plat, et on arrête la coque

L'an dernier, à la même époque, Carine R. me demandait une interview, je faisais la couv' de Vogue, je ne savais pas encore que le gilet en fausse fourrure allait fondre sur la France comme les minettes germanopratines et germanophones sur Tokyo Hotel. C'était le temps des fleurs, où l'on vivait sans peur, où chaque jour avait un goût de miel (Dalida, éponyme). Un CDI, une rupture, un enterrement plus tard, Tokyo Hotel n'a toujours pas droit de cité dans ma platine (Macy Gray, Sexomatic Venus Freak en ce moment même), la fourrure ne pousse toujours pas sur mes épaules, Carine R. ne m'appelle plus because I'm no longer influent, et je ne poste que les jours pairs avec du soleil. Entrez donc dans ma décadanse.

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Jupe honteusement courte Et Vous, top Vanessa Bruno, bottes qu'on voit pas et c'est dommage Maloles
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Que de charivari, tourneboulement, rififi à Paname. Je ne me rappelle plus ce que l'horoscope de Gala me prédisait, pour 2008, à moi, petit Poissons entraîné en eaux troubles. Entrez dans ma décandanse, plus tout à fait la même, Galliane, qui arrête les robes babydoll, le brownie en sachet, les pop songs de Zazie. Mais qui a regardé son planning, hier, et a vu que ses chefs l'avaient mise en week-end le 7 janvier. Jour d'ouverture des soldes. On ne change pas une fille qui gagne : 2009, Isabel, Sonia, Pierre, Marc, me voilà.

00:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (55) | Tags : et vous