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"Smells like teen spirit" (Nirvana)

28 septembre 2009

Où je vais faire beaucoup de bruit autour d'une certaine odeur, n'en déplaise à Jacques Chirac

Entre filles, entre femmes, entre greluches, entre poulettes, entre donzelles, on le sait bien, rien ne vaut le bouche-à-oreille. Quand je vous ai dit qu'il ne fallait pas succomber au boyfriend jean, qu'il fallait fondre pour les créas d'Eple & Melk ou arrêter de faire les soldes le jour de leur ouverture parce que c'était has-been, vous m'avez écoutée, et vous avez eu raison (toujours brosser la lectrice dans le sens du poil). Cette-fois-ci, vous pouvez encore vous en remettre à tata Galliane les yeux fermés. Car dans son entourage proche (celui de l'HDMV, en toute franchise), il y a une nana qui a eu du nez en se lançant dans l'aventure Crazy Libellule and the Poppies. Celles qui ne sont pas encore tombées dessus chez Sephora, laissez-moi vous mettre au parfum. Celles dont le vapo Guerlain pschitte dans leur sac Vanessa Bruno , laissez-moi vous sauver la vie en vous conseillant ce petit objet glorieusement glamour : le parfum en stick.

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1) C'est joli (On dirait du rouge à lèvres, donc idéal pour toutes celles qui, comme moi, n'en mettent pas - du rouge à lèvres - mais trouvent ça joli quand même -c'est pas exclu. Cf. le packaging du make-up "Paul & Joe". Un ersatz, en somme.) Psychanalytiquement déterminant.

2) C'est pratique. Quand votre voisin de gauche pue la transpiration dès 9h27 du matin, et que celui de droite a ramené un Filet'O Fish' pour sa pause de midi, ce petit batônnet fait diversion. Socialement dépannant.

3) C'est varié. Il existe cinq collections, et à moins d'être plus difficile qu'un Sudoku force 26, chacune trouvera forcément sa fragrance, son packaging, son bonheur, son moi profond. Stylistiquement valorisant.

4) C'est écologique. Sans parabènes, sans colorant, sans alcool. Après ça, vous ne culpabiliserez plus si vous laissez votre télé en veille le temps de faire cuire votre crêpe aux noix de Saint Jacques Picard. Politiquement impliquant.

1,2,3,4, one, two, three, four, i'll tell you that I love you more. Si vous ne me croyez pas, à vous de jouer, mesdames, mesdemoiselles et mesdames : en commentaires, racontez-moi une expérience marquante de votre vie liée au parfum. Les trois d'entre vous qui m'emporteront dans leur sillage recevront un Crazy Stick, la 1re avec un porte Crazy Stick en prime. Pour toutes les autres, conquises mais pas conquérantes, la découverte se passera ici. Je ne sais pas vous, mais moi je la sens bien, cette jolie petite histoire.

"Chupee" (Cocoon)

21 septembre 2009

Où il n'est jamais trop tard pour tendre la main à un ami qui vous veut du bien

Nos chemins s'étaient séparés, l'hiver dernier, une collection trop flashy, importable, une grande déception, perdues mes illusions. Comme on se retrouve, un matin de septembre, mon créateur chypriote et moi. Erotokritos, de retour en grâce, avec ses inspirations automne-hiver 2009-2010 toujours plus géométriques, sobres, manches ballonnées ou gigotées, ses motifs symétriquement si beaux. Avec moi, il avait perdu une bataille, mais la reconquête n'était pas exclue. Je ne l'aimais guère hier ? La guerrière que je suis signe sa reddition totale et se prépare à saler l'addition :

 

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Collection Eros by Erotokritos, automne-hiver 2009-2010

 

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Il vaut mieux que j'arrête là, mais croyez-moi, l'ensemble est cohérent et convaincant. Dernière ligne à cet armistylistique : sa collaboration automnale avec le chausseur André, honorable bien que sans originalité débordante.
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Bref, vous l'aurez compris : Erotokritos et moi, c'est reparti. Enterrée, la hache de guerre entre le Chypriote et l'Italo-Grecque. D'autant plus que j'ai découvert que mon adversaire s'était lui-aussi mis à bloguer. Une sensibilité commune qui nous rapproche encore (quoiqu'un code promo sur son e-shop, ça aiderait aussi, entre nous, à fortifier ce rapprochement diplomatique), et qui me pousse à parapher notre raffiné et non tarifé traité de paix. "Cyprus, deux points. Chypre, deux points".

"Around the bend" (The Asteroids Galaxy Tour)

13 septembre 2009

Où je revendique mon appartenance à la petite bourgeoisie qui boit du champagne et s'habille en ...

Il y a encore quelques mois, on m'aurait dit ce que je m'apprête à vous raconter, là, avec toute ma bonhommie habituelle, les pieds nus sur mon tapis Alinea prune écrasée du plus bel effet, je crois que j'aurais pouffé de rire. Sûre de moi, avec  la condescendance toute familière de grande fille d'1m80 aux cheveux longs. Verbalisation de la scène : "Pfff, ça pourrait jamais m'arriver", lâché d'une petite moue glacée et glossée. Quelques grammes de condescendance en moins et plus tard, il faut se rendre à l'évidence : ça m'est arrivé. J'ai changé. "Ah !" (Trouble de l'assistance). J'aime toujours autant les grands sacs en cuir et les bottes plates, les jupes toutes courtes et les décolletés lovamooriens Vanessa Bruno, mais j'ai 27 ans et j'habite Boulogne-Billancourt. Boulogne-Billancourt, depuis 13 jours exactement. C'est pas Neuilly, mais c'est pas loin. Me voilà donc à faire mes courses dans un Inno qui coûte deux fois plus cher que le Franprix deux rues plus loin, à zigzaguer entre une flopée de poussettes Mc Laren et de jeunes papas méchés longs. C'est déjà beaucoup, mais ce n'est pas assez. Attention, je lâche vite le vil aveu, comme Jean-Marie Bigard a lâché Claudia après 18 ans de vie commune (cf Voici, semaine du 7 au 13 septembre) : je kiffe Gérard Darel. A ce moment précis, je perds 10 degrés sur l'échelle de la hype et gagne du même coup 10 ans sur ma carte d'identité bloguesque. Circonstances atténuantes, mesdames les jurées : à Boulogne-Billancourt, il n'y a pas grand chose à se mettre sur le talon  du chéquier. Alors, un samedi après-midi de déroute, la flemme de prendre le métro, on fait avec ce qu'on a, c'est à dire avec Gérard et son meilleur pote Pablo.

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Bottes Pablo de Gérard Darel, disponibles sur Monshowroom

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Sac Flat Jack de Gérard Darel

Et je ne vous parle pas des petits robes tout à fait honorables que j'ai pu croiser sur certains portants. Parce que vous n'avez pas toutes la chance d'habiter cette charmante bourgade qu'est Boulogne-Billancourt, Gérard, qui se modernise grandement, a lancé son e-shop. Moi, ma mèche toujours parfaite "Canal +" et mes sacs biodégradables Monoprix, on préfère largement la véritable boutique. Bientôt, soyons folles, je ne jurerai plus que par les coupes audacieuses de Véronique Delachaux. Une chance pour moi : Véronique et Gérard cohabitent sur le même trottoir.

PS : et ça continue à déblayer sur mon vide-dressing, arrivée programmée de merveilles Sessun, Iro, ou Vanessa Bruno.

"Je veux tout "(Ariane Mofatt)

07 septembre 2009

Où il sera question en vrac de votre note au brevet des collèges, d'Angelina Jolie et de Nicolas Sarkozy

Fille à défi, voilà ce je suis. Une fille qui se donne du fil à retordre, étoile filante au firmament amoureux, qui jamais ne se défile et fait fi de la difficulté. Un peu une Angelina Jolie française, en somme, les yeux bleus et six enfants adoptifs en moins. (C'est tout ce qui nous sépare, je ne vois vraiment rien d'autre). Oui, parce que la Jolie poupée, elle s'était promis de chiper Brad à Jennifer, et elle l'a fait, haut les mains, haut la main, et six bambins dans l'tambourin. J'aurais pu, honnêtement, mettre la barre aussi haut, et tenter d'agripper, du haut de mon mètre 80, Gaspard Ulliel à sa chérie du moment. Mais, honnêtement (la rhétorique Sarkozy s'empare de moi, au secours pardon), d'une j'ai ce qu'il faut à Boulogne-Billancourt (ma nouvelle maison, avec tous plein de gros coussins dedans), de deux je me suis trouvé un autre défi. Un vrai défille, devrais-je dire d'ailleurs, qui tient en deux points. Là, va falloir que je les montre ces deux points, avant de me faire tirer sur les "i".

Collection Comptoir des Cotonniers automne-hiver 2010

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La robe s'appelle Nougat, coûte 140 euros, et me met au tapis avec ses volants. Le blouson n'a pas de nom, coûte 360 euros, et représente ma seule concession potentielle à la tendance officier en cette rentrée. (Non, pas la veste H&M, j'veux du cuir, du gris, du classe). Donc, si vous avez eu votre brevet des collèges et vous avez lu jusqu'ici, vous avez compris que mon défi culmine à 500 euros. Le compte n'est vraiment pas bon, surtout en ces temps d'emménagement, d'où mon défille : m'offrir la tenue de mes rêves en revendant sur mon vide-dressing pour exactement le même montant. Défi lancé, céans, par une mauvaise fille qui file pourtant un joli coton.

"Cathy" (Alain Barrière)

02 septembre 2009

Où je n'aurai jamais cru parler de Cathy Guetta un jour sur ce blog

Alors, ci et là, on nous parle de la salomé à bout troué, de la marinière Sandro à sequins totalement sold out, de cette rentrée en flash black, et j'en suis ravie. Mais on passe honteusement sous silence, dans la plus grande impunité, l'information fashion qui nous fera oublier notre date de naissance et celle de l'HDMV : Cathy Guetta va relooker Titi. Je répète, allô Papa Tango Charlie : Cathy. Guetta. Relooker (car Cathy, She's got the look). Titi (ou Tweety, pour la communauté anglophone qui se presse sur cet espace chaque matin, oui, je pense à toi, international audience).

Car Titi va apparemment mal. Je m'en veux de ne pas avoir pressenti sa détresse ces dernières années, ingrate que je suis, on me cache tout on me dit rien. Le petit oiseau ne veut plus sortir?  Le Canari(t) visiblement jaune ? SuperNanny SuperCathy accourt à sa rescousse, entre ses activités ultra diversifiées de femme de - RP - organisatrice de soirée - maman trop cool - égérie de marque de décoloration capillaire.

Jusque-là, il faut bien le dire, et l'écrire, ce sujet ne méritait pas forcément de figurer ici, entre mes confessions de jeune femme (dé)rangée (10 cartons toujours dans la salon, merci) et la dernière paire de Chie Mihara poilue que je vous ai présentée la semaine dernière. C'est là qu'intervient l'unique intérêt de cette news : Claire Pain. Cette charmante créatrice de bijoux et accessoires de l'Est Parisien va relooker Titi avec Cathy. Enfin, la demoiselle a racheté la licence de la marque pour apposer sa propre lecture du personnage Warner Bros. Au  salon Première Classe 2010, porte de Versailles, tous les grosminets ne vont parler que de ça :

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Claire Pain, Capsule collection inspired by "Tweety by Cathy Guetta"

Funky, coloré, flash, très Gwen Stefani en somme. Et non dénué d'humour, immanquablement présent dans toutes les collections de la pimpante Claire Pain. Quant à moi, perchée dans mon nouvel appartement avec terrasse boulonnais, je peux désormais dormir tranquille, j'ai brisé l'omerta. Mais maintenant, j'oublie. Comme on dit, du côté des chastes gouttières italiennes : Basta Titi !