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"Where the girls are" (The Gossip)

11 octobre 2007

Elle s'appelle Anna et elle est activement recherchée par le Tout Paris. Les lookées du booty l'ont déjà adoptée, la grande gigue qui vous parle se tâte encore et s'est visiblement fait griller. Tout de même, je vais faire les présentations :

Anna, (qui est sold out comme fille, je précise pour les pressées qui voudraient la rencontrer rapidement)

Annag_rarddarel

Les filles,  

filles_bahies

On ravale sa langue, on n'est pas à Ploucland ici mais chez Gérard Darel, le meilleur ami de nos mamans (n'est ce pas, Marie, la reine des Sue Ellen parties où j'ai pu découvrir les pétillantes - à l'image de mes coupettes pas champomesques -  Belette et Balivernes fin de cette parenthèse bien trop longue à votre goût mais je fais ce que je veux na), qui signe LE jean large de l'hiver (140 euros), rien que ça, la classe le Gégé de nos mémés. Alors, Anna, vous la trouvez comment?
Et tant qu'on y est, oui vous êtes drôlement belles sur cette photo. C'est fou ce que le virtuel vous arrange, tiens.

Et vous, votre jean large, il sort d'où?

PS : promis, au nom d'Anna, j'investis dans la bête si quelqune adorable lectrice trouve ces fameuses babies Repetto pour mettre avec ...
PS2 : La low boot et le jean large, le mariage impossible?

PS3 : promis, j'arrête avec les PS sinon Violette elle va gueuler, et je m'excuse pour ce post so short.
PS 4 : quelqu'un veut un Candy'up?
 

00:00 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (44)

"Maman a tort" (Mylène Farmer)

03 octobre 2007

Ou comment il est question tout de go de ma mère, Sandro, Robocop et la 4e Dim'ension

Une journée avec ma mère, beaucoup ne s'en relèverait pas. La 7e compagnie, nenni, de la gnognotte à côté. Apocalypse now puissance 10, Super Mom, avec la charge des hélicoptères et tout le tintouin, voilà, vous y êtes. Aussi, quand ma Man' chérie m'a demandé, avec son plus beau sourire du dimanche : "Tu m'emmènes à la vente Sandro chez NGR?", j'ai d'abord blêmi. Dégluti. Souri. Réfléchi. Puis mes yeux ont échoué sur la parure Dim Osmose que je venais de recevoir pour un test. Commandée en gris souris métal. Robocop ne la porterait pas, pour faire imagé.

osmose

Moi, comme j'aime le gris plus que Gaspard Ulliel (cet aveu me coûte, Gaspard, si tu m'lis, c'est que pour la frime), j'ai bêtement pas pensé au deuxième effet Kiss Cool Osmose acier : la déroute de ma vie conjugale. Mais pour escorter ma mère, je me suis dit qu'une armure confortable ne serait pas de trop. Et que pour un test, la journée était idéale.
Donc mon armure parure Osmose sur le buste / les fesses, j'enfile ma tenue casual pour affronter les Marie-Peggy du XVIe accros à l'espace NGR (parce que pour y aller le jour de l'ouverture, faut tout de même aimer ça) : top Bel Air, short Ba&sh pour Monoprix, collants et foulard H&M, bottes résistantes et Marantes.

tenuedeguerre

Ma mère : ensemble Cop copine, veste, surveste, imperméable.
...
C'est vrai, après tout, ils ne connaissent pas le chauffage central dans le XVIe.

Dans le métro, munies de notre Paris Boum Boum pour patienter
Elle, Station Richelieu Drouot : "C'est encore loin?", Station Miromesnil : "C'est encore loin?"
Station La Muette : "C'est encore loin?"
Moi, dans mon for (beau) intérieur: "Mais c'est un 38, ce shorty? C'est pas possible, je suis saucissonnée comme une mortadelle. J'ai grossi qu'on dirait bien...  Ou y zont truqué mon ensemble, chez Dim? Qu'est ce que je fais, je bude?
Robocop 0 - Ma mère 1

Arrivée chez NGR
Une foultitude de donzelles déjà trop bien habillées pour avoir besoin de Sandro se pressent autour des portants bourrés à craquer. De la robette, du paletot, du lainage pailleté et du Narciso Rodriguez for her dans l'air, ma mère piaffe, c'est un peu Noël. Une femme de quarante cinq ans essaie ses trouvailles en soutif et string en plein milieu de l'espace. Ma mère pouffe, c'est un peu comme chez Patrick Sébastien le samedi soir. Moi, j'entasse machinalement dans mon grand sachet plastique des pièces dont je sais pertinemment que je ne les prendrais pas.
Robocop 1 - Ma Mère : 1

Le choix
J'ai opté au final pour une blouse lavallière et deux robes (le soutif est invisible, la bonne nouvelle de la journée) dont il ne restait plus qu'un exemplaire. Les filles autour, trop belles pour que je les aide : "oh, vous l'avez prise où?" Moi, mon plus beau rictus de Miss Pétasse 2007, élue à la Bourboule : "C'était la dernière, désolée". J'vais pas être sympa, je ne rentre plus dans mon 38. Ma mère, qui ne vit décidément pas dans la même Dim'ension, choisit, elle, une robe violette (sic!) et un top à noeudnoeud. Je me dis que finalement, c'était pas si mal quand Angie me parlait de ses sacs Dreyfuss achetés aux soldes presse.

blouselavalli_rerobe_Sandro

Robe en laine taille empire mastic et top lavallière Sandro, 90 euros les deux

Robocop 2 - Ma Mère : 1

A la caisse
Ma mère scrute ses trouvailles et ne pipe mot. Je paie mon dû. Ma mère, à son tour : "Regardez, j'ai un trou sur la robe et un autre sur la blouse..."
La caissière : "oh mais quel joli accent! D'où venez vous?
Ma mère : "de Marseille..." Et patati et patata, et Plus Belle La vie c'est génial, et il faut venir vivre dans le Sud c'est comme la série, non ça pue pas sur la Canebière.
La vendeuse, 5 min plus tard : "Bon, je vous enlève 20 euros sur chaque pièce".
Moi : "zbbllurrrp"
Je regarde mon sac, je pense aux cicactrices sur mes fesses saucissonnées, à cette heure perdue dans une enceinte suante à attendre que ma mère déniche enfin une pièce, à Roland qui n'est plus avec Mirta.
Robocop : 2 - Ma Mère : 1 000 000

Et vous, les journées shopping avec madame votre mère, ça se passe comment?

00:00 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)

"You got me" (The Roots featuring Erikah Badu)

01 octobre 2007

Ou comment je devais acheter une table basse et je repars avec des fringues mais après tout j'ai pas à préciser ça

Le diable s'habille en sweater pourpre Prada, ou c'est tout comme. J'le sais, j'l'ai rencontré. Quand je suis entrée dans son antre, une boutique Comptoir des Cotonniers du Marais, il ne m'a laissé aucune chance. Je n'allais rien acheter, juste montrer à ma mère comment elle pouvait accessoiriser l'écharpe que nous venions de lui offrir. L'histoire devait s'arrêter là, un ptit tour et puis s'en va, mais il m'avait vue et c'était déjà trop tard. Il, soit LE VENDEUR IRRESISTIBLE ("the irresistible seller" for my always beloved engliche speaking readers, Daria swwety and Kelly rashy). Celui qui a le flair pour détecter les fragiles de la carte bleue. Les fashionistas abouties. Les qui-ont-besoin-d'amour. Celui qu'on ne veut surtout pas croiser en milieu du mois. Et franchement, toutes résolues que vous soyiez face à lui, je n'aurais pas donné cher de votre porte-monnaie Hello Kitty.

D'abord, marre des potiches copies carbone de chez Maje-Sandro-Zadig et Bruno, vive les vendeurs hommes dans nos boutiques chéries. Le diable du jour ? La Rupert Everett attitude malgré la mèche blond vénitien, le pantalon coupé comme il faut, et l'oeil vif. L'oeil qui me voit décrocher de son portant le fameux gilet sold-out manches ballon (à propos, les bottes motard sont aussi sold out, les filles), le qu'on-peut-plus-trouver-qu'en-taille-3, en tailles 1 et 2. "Une pro", s'est-il dit (là, j'extrapole et me flatte au passage). Je passe la taille 1, je bade, je me mire et soupire et là, hop, la sentence : "Ce n'est pas votre taille. Il se porte ample, sinon il perd tout son effet". Quoi, une taille 2, moi? Sa mèche vire du vénitien au pisseux d'un seul coup.
3 minutes plus tard, la même, juste du plomb dans l'aile et enfin de l'allure dans le miroir

Oui, une taille 2, moi, définitivement. "Mais vous êtes vernies, on en a reçu trois hier, quelle chance vous avez." Et moi j'y crois.

giletcom

Il s'y connaît drôlement bien, le bougre. Et le voilà qui se lance : "Mais il vous faut un foulard pour l'habiller, justement, on vient d'en recevoir qui se marient parfaitement avec ce modèle". Ni une ni deux, d'une main leste et sûre, il me noue parfaitement autour du cou une merveille "qui détone grâce à son formidable bleu klein". Un homme qui sait nouer le keffieh, j'ai envie de lui demander d'être mon meilleur ami. Un homme qui parle du bleu klein comme d'autres dissertent sur le dernier Pro Evolution Soccer 6, je tombe amoureuse. Vous : "Ton Brun lui plairait plus que toi, nigaude" (Bande de jalouses).
Je continue quand même. Ces merveilles sur le dos, je me sens prise au piège. De tous les côtés, je cherche une vendeuse qui pourra me libérer de son emprise mais non, je suis à sa merci. "J'ai un pantalon dans les mastic pour mettre dessous..." La phrase qu'il ne fallait pas que tu tues toute la magie, mec. Le réveil. Le douloureux réveil. Il est trop tard pour le gilet et le keffieh, ils sont déjà virtuellement dans ma penderie, totalement sold out depuis longtemps, elle. Docilement, je me dirige vers la caisse, dégaine la CB comme hypnotisée, règle une somme dépassant les *** euros (censored). Il me dit que je vais être belle et je n'attendais que ça. "Bon, la semaine prochaine, vous venez essayer la jupe assortie". Je souris bêtement, mon paquet sous le bras. Je franchis la porte, le cherche du regard. Une autre fille, une autre pièce, un autre discours. Il m'a déjà oubliée.

ensemblegiletseul

foulard

silhouette

Gilet et étole Comptoir des Cotonniers, top Vanessa Bruno Athé, jean Used, bottes Zara