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"Ana" (The Pixies)

29 janvier 2008

Où je dis à la Porte de Versailles qu'elle arrête de se demander Who's Next ? parce que j'ai trouvé

On croyait depuis la paëlla et le chorizo, depuis Pénélopé et Pédro, que l'Espagne n'avait plus rien livré de beau. On avait tort, et diablement même. Le démenti tient en 8 lettres, et en une bubble-gummeuse sonorité : Malababa. Ni Carambar ni Malabar, mais Caramba, Malababa, cada dia se la traga mi corazon, une ligne de bijouterie et de maroquinerie lancée en 2000 par Ana Carasco .

Ana et ses jolies choses tenaient stand au salon Who's Next ? cette année. Puisque certaines d'entre vous m'avaient demandé plus de précisions sur cette ligne, souvent quotée dans Elle (à tort, voir plus bas), je me suis sacrifiée pour aller la rencontrer. Facile de la repérer : le corner Malababa, c'est un peu comme un stand Gucci au premier matin des soldes. Petit et bondé. Au milieu, une jeune femme, un sourire à la seconde et un gilet funky dont le port, les jours de blues, devrait être rendu obligatoire : Ana, aussi vitaminée et bubble-gum que ses créations. Un véritable bonbon, qui pourrait se la péter un minimum parce que ses créas sont vendues chez Barney's à Haineouaillecie (NYC), mais non, l'Ana n'a pas le melon (jeu de mot, hop hop hop).

malababalook

Ana Carrasco, qui porte d'ailleurs une robe Eple & Melk automne-hiver 2007 avec un ravissant tee-shirt que je sais pas d'où il sort, bracelets en cuir et sautoir de sa collection Malababa.

Donc, Ana me confie avoir arrêté ses études de pharmacie pour se consacrer à sa passion, la confection de bijoux et le travail du cuir. Merci sa famille et merci ses amis, qui n'arrêtaient pas de l'encourager en ce sens, parce que sinon, on aurait jamais porté ces merveilles :

malababanouveauxcoloris

Les fameux sautoirs en cuir, chaîne ancienne, dans les coloris automne-hiver 2008-2009

malablue

Le sautoir bleu, présenté dans votre presse préférée comme étant distribué par Maje, mais pas du tout, gracieusement offert par la Fée Flore que je remercierai jamais assez

Donc, là, je le sens bien, vous trépignez. Vous torturez votre pauvre souris de vos doigts mal manucurés, et vous vous dîtes : "Nous aussi, on veut du Malababa, où c'est qu'on en trouve?" Et là, telle Evelyne Dhéliat qui répète qu'il y a du soleil sur la France et que le reste n'a plus d'importance, je dis que certains modèles de la collection été seront disponibles chez Manoush et chez Zico. Et je prédis qu'un autre gros distributeur mais tant que c'est pas finalisé, je ne dédis rien, devrait proposer les Malabeauties cet hiver. En attendant, parce que c'était vous, parce que c'est toujours moi, deux bons plans :

Les soldes Shopbop (je crois que ce sautoir est à 25 euros au lieu de 100...) :

malabagmalarose

Ou... La collection actuelle chez Youheshe

sacmala

Ou ... quelques-uns de ses sacs soldés chez LunaBoston

La collection automne-hiver 2008 regorge de merveilles, que j'espère vous montrer bientôt dès que j'aurai reçu les photos. Faudra attendre, parce que c'est pas la Redoute ici, on balance pas les fringues d'hiver en plein mois d'août. Vous avez très bien vécu sans Malababa jusqu'ici, soyez fortes, un Twix à la pause de 10h et ça passera tout seul. Ah, malembouchée que je suis, j'oubliais : Malababa, en espagnol, ça veut rien dire, cherchez pas. En français, et sur ce blog, ça veut dire "l'une-de-mes-plus-belles-découvertes-de-l'année-2008". Oui, tout ça en huit petites lettres couleur bubble-gum.

06:15 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (50)

"High Down" (Helluvah*)

28 janvier 2008

Où j'ai pas le syndrome du corn-flake, mais où je comprends mieux Josiane Balasko

Et des States elles sont arrivées, en un coup de vent et de sonnette. Moi, un sourire au facteur dans mon foireux pyjama Hello Kitty, un coeur qui bat la chabadabade. Elles, un grand carton, une grande boîte dans un grand carton, deux exquisités dans une grande boîte. Aubergine et 41. Isabelles comme pas possible.

bottesmarantaubergine

Bottes Isabel Marant aubergine

Après? Après, on les regarde. On les passe même pas. On  les laisse en évidence pour les éventuels passants éventuellement pas de passage. Ma classique mode de fonctionnement. Selon Martha Freud Junior Junior, cela porte un nom : le syndrome "Trop belles pour moi". "Tu les mets tes bottes, elles traînent par terre et je m'embronche !" (Le Brun). Moi, selon l'heure, l'humeur, et l'âge du capitaine, je brode. C'est un peu court jeune homme, on pourrait dire bien des choses, en somme. Pratique : "Peux pas, il pleut " ; esthétique : "Ca va pas avec ma robe, putaing !" ; caustique : "Quelles bottes?" ; synallagmatique "Gfgdsdfdfzf...." .

Ce syndrome me prend aussi pour certains sacs et autres manteaux. Martha Freud Junior Junior a séché sur le sujet, mais selon une étude du Cevipouffe, il y aurait deux facteurs déterminants :
- Un instinct de conservation surdéveloppé. Chez moi, pas de grêle, pas de boue, donc le sac en python se sait en sécurité. (voir "Petites notes sur l'instinct de conservation", par le Docteur Charles Fiessinger).
- Un rapport à son image tout à fait sain. Certains jours, avec ma gueule de métèque pas tonique, j'mérite pas ma blouse bleue Please Don't, ni mon sautoir Corpus Christi. Je mérite le pyjama Hello Kitty du facteur.
(Voir Image -sans Emile pour les puristes -, "Les démons de Minuit").

Tout cela, c'est bien marrant et souvent joli, mais cela ne peut plus durer. Faut que je me soigne, car la mode chez soi, sur son tapis, ça n'a jamais fait rêver les foules. Ni Gaspard Ulliel (qui opère un retour très remarqué, faudrait voir à lui créer une rubrique pour 2008. Yurkievich ta face, Ulliel en force. Concept.) Bérangère la fameuse, nouvelle propriétaire de mes ex - Marant fauve, est bien dans ses bottes, alors pourquoi pas moi ?

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A gauche, Bérangère et son mini-model Magellan, avec les Marant fauve
A droite, Galliane et sa main dans la poche brevetée à l'INPI, avec les Marant violine aubergine

Soit, le grand saut j'allais accomplir. "Trop belles pour moi", d'accord, mais pas pour le Beau Monde. Les Marant, j'ai finalement baptisé ... lors du Salon du Prêt-à-Porter.

* Pour celles qui aiment le bon rock, les morceaux du EP de cette grande demoiselle, c'est ici.

06:36 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (47)

"On High Heels" (Motley Crue)

24 janvier 2008

Ou essai sur le port du talon, même petit, par une fille bien dans ses baskets

8h. La France se lève.
9h. Le reste de la France se lève.
10h. Galliane se lève.
10h15. Galliane se lève vraiment, y'a Beverly Hills à la télé.
11h. Il est temps quand même de travailler. Ordi allumé. Document word ouvert. Fenêtres de blogs divers ouvertes.
11h30. Il est temps de commencer à travailler. Emails à des attachées de presse, demandes photos, rédaction de brèves à intérêt variable sur le dernier frigidaire qui sert aussi un expresso.
11h31. Comment ça, un sac Vanessa Bruno bleu klein sur Ebay? Galliane fait ce qu'il faut pour régler cette histoire.
12h00. Galliane réfléchit à acheter une fontaine Culligan et un distributeur de Twix, comme ça, elle aussi aurait droit aux pauses. Elle regarde son jean large, un vieux Zara élimé qu'elle aurait pu porter à Woodstock car elle y serait allée, si elle avait été née, franchement.
13h20. Pause-déjeuner. Rien de vraiment affriolant à raconter sur le sujet, à part que j'ai l'impression que Jack va retomber amoureux de Phyllis (Les Feux de l'Amour).
14h20. On se prépare, on va au 2e travail (pigiste cumularde). On a toujours son jean élimé et on a la flemme de l'enlever, et on peut pas porter ça avec des ballerines, alors... alors... On sort ses petits talons, troqués à la penderie de sa mère contre le chèque habituel des étrennes.

Chiemihara1 jeanlarge2

Salomés talons hauts (4 cm, tout de même) Chie Mihara, jean Zara 6 ans d'âge

15h. Galliane déconseille de marcher sur les bouches d'égout en talons par temps de pluie. Son jean n'en est que plus élimé, et il avait rien demandé.
15h15. Elle déconseille également le port du jean large trop long par temps de pluie, à moins de vouloir aider les services de la voirie à déblayer les trottoirs.
15h18. Tiens, avec des talons, on peut pas dévaler les escaliers à toute vitesse pour choper le métro. Les talons mettent en retard. Le code du travail devrait le prévoir. En parler à Nicolas S. Carla. B. quand on la croisera à Shopi.
16h03. Et on marche aussi moins vite. Trois minutes de retard. Sourire "Dati, le contrat de confiance", pour faire comprendre que ça se reproduira plus.
17h10. Je suis plus grande que mes collègues de boulot masculins qui, visiblement, ne goûtent pas tellement le derrière féminin dans le jean large. Noter cela dans la colonne "points positifs".
20h. Au moins, la réputation de Chie Mihara n'est pas usurpée : ses chaussures = des pantoufles à prix pas de pantoufles. Galliane les garde aux pieds, du coup.
00h30. Retour à la maison. On ôte le jean, on s'apprête à retirer ses chaussures not so made for walking, on réfléchit deux minutes, quand un Brun surgit et dit "Roooww, c'est beau, ça fait d'encore plus belles jambes, les talons, t'en mets jamais". On pense plus trottoir, ni voirie et encore moins Nicolas S. On pense à dormir en talons hauts, après tout, les Chie Mihara ce sont des pantoufles.

06:40 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (58)