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"Le madras" (Michel Sardou)

23 avril 2008

Où je réhabilite peut-être Michel Sardou, avec ce post "en chantant" (enchantant)

Haut les mains, haut les mains, haut les mains, bas les masques, confession intime : si je Bat for Lashes ou Goldfrappe aujourd'hui à tout va, c'est parce que j'ai su, assez rapidement, dépasser l'habitus musical bâti par mon paternel. Autant lâcher les chevaux, avant que vous ne lâchiez les chiens, et le dire une fois pour toutes : j'ai été élevée avec Michel Sardou. Silence attristé. Tasses de café qui se renversent sur le clavier. Quand vous appreniez votre première table de multiplication, je récitais à tout va que si les Ricains n'étaient pas là, nous serions tous en Germanie. Vous dansiez la farandole ? Moi, j'faisais la java, le samedi à Broadway, et ça swinguait un peu comme à Meudon. J'en passe, et pas forcément des meilleures, pour rassurer l'auditoire ébaubi : j'en suis sortie, du père Michel. Mais, de temps en temps, une réminiscence, un moment inopportun, jugez-en plutôt, pourquoi en appeler à ce cher SentbonlaFrance pour évoquer la collection Madras made by Jean Touitou & Jessica Ogden for APC ? Parce que dans sa ritournelle de tout jeune premier, Michel nous enjoignait ainsi :

"Portez du madras et les cheveux longs
Aimez les Beatles et même Ursula
Ayez l'air de filles en étant des garçons
Et vous serez dans le vent "

Sans nul doute ne savons-nous pas qui est cette fichue Ursula, peu importe, Michel avait raison, Michel une fois dans sa vie. On l'a dit, on zappe et on mate donc la collection Madras qui est disponible en boutique et sur Internet à prix vraiment raisonnables :

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Chemisette, 60 euros
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Maillot de bain, 40 euros
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Une robette fleurie, cherchez l'intrus, sûrement pas son prix : 70 euros

En cette triste fin de mois, fi de mes qualités d'Ecureuil vantées par toute ma famille, je suis complètement sur le carreau. Alors, je dispose, je compose, avec mes acquis, et les trouvailles pas chères envoyées par la dive et toujours aussi fashion Bérangère :

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Top Vanessa Bruno, blazer vintage, jupe Gat Rimon, bottes Isabel Marant merci Béran'.
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Chemisier D.Dikate, existe aussi en vert
La bonne nouvelle : un site de vente en ligne à partir de juin.

Haut les mains, haut les mains, haut les mains (Ottawan, éponyme), notez l'effet d'attaque, en miroir l'effet de chute. You can ring my belt : la boucle est définitivement bouclée.

"Some other spring" (Marianne Faithfull)

21 avril 2008

Où encore une bonne adresse mode testée et approuvée, mais c'est pas à côté

Marnie était sûrement une chic fille, sûrement, je ne l'ai pas connue. Je n'ai jamais compris pourquoi Alfred Hitchcock avait décrété qu'elle n'aurait pas droit au printemps, c'est bien un homme, pas de printemps, pourquoi pas d'eau potable tant qu'on y est. Pour Marnie, c'est déjà trop tard, mais pour Marni, son homologue haute-couture, il y aura du printemps. Il sera vert d'eau, il sera bleu, il sera cher, et on regarde juste :

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Photos site officiel de Marni, collection printemps-été 2008

Mais il n'est pas forcément besoin de payer l'ISF sur dix générations et deux mariages consanguins pour pouvoir s'habiller en Marni. La solution : le dépôt-vente haute-couture. Marnifique, de la veste, de la blouse du chemisier, de printemps, d'été. Et du Prairies de Paris aussi, du sac, de la ballerine, du gilet joli, tout ce que vous voulez. Laissez-moi aujourd'hui être l'hirondelle qui fera votre printemps, viens, j'vous emmène, au pays du vent au pays des (fashion) fées (France Gall featuring M.E.). Direction rive gauche, direction la petite rue Villedo, J'y troque.

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Oui, la devanture de la boutique est coordonnée à la veste Marni, c'est un comble. Là n'est pas le plus important. J'y troque, c'est la bonne petite adresse qu'on ne donne pas à ses copines, sauf quand on est bête comme moi, élevée dans ce fameux esprit "Let the sunshine in". Vendeuses de boutiques de luxe, habitantes de la rue Saint-Honoré, stars inondées de cadeaux Bompard et Zadig, viennent s'y délester de leurs jolies choses, souvent peu après les défilés. Donc, comme il y a du Burberry, du Comme des Garçons, du Repetto, du Chloé en excellent état, ne vous attendez pas à des prix sacrifiés. Disons, sacrément diminués, et c'est déjà pas mal.

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Oh, une pochette Abaco poudrée, neuve, étiquetée à 50 euros
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Oh, un tee-shirt en soie Givenchy, sûrement top sous ma veste noire, mais j'ai plus un rond
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Du Prairies de Paris, du Marc Jacobs, du tout ce qu'il faut en excellentissime état

Un seul bémol : le prix du portant Comptoir des Cotonniers, nettement usurpé. Le reste, surtout les nirvanezques pièces Prairies de Paris, vaut pas mal le coup. Ma grande soeur pourrait témoigner, elle qui est repartie un sac en cuir gris au bras pour 38 euros. Moi demandez-vous, moi sans rien réponds-je, le bagage mince mais le coeur léger. Car dégagée du regard inquisiteur et peu amène des vendeuses de boutiques de luxe, j'ai pu tâter du YSL, enfiler du Miu Miu, compenser en Prada, rêver en Stella. Allez porter du Givenchy, même quelques heures, et sortez-en indemnes. J'ai ouvert la boîte de Pandior, je cherche désespérement à la refermer.

J'y troque, 7 rue Villedo, 75001 Paris, métro Palais Royal

"Forbidden love" (Madonna)

18 avril 2008

Où je me demande si j'ai encore mes tee-shirts Pimkie grunge Tie & Dye. Y'a moyen d'en faire une étole, croyez-vous?

Au fronton de mes dix fashion commandements, merci maman, merci papa, deux interdits que je respecte à la lettre depuis quelques années : No logo (Naomi Klein en force, Louis V. dans ta face) & No tie and dye. Ces préalables posés, on peut discuter, on n'est pas au service d'ordre des JO de Pékin : ah bon de l'imprimé zèbre, vous êtes sûres pour les Dunk reggae, si je porte du colling ? Mais le printemps-été 2008 se profile, les bourgeons s'ouvrent, les trenchs se déboutonnent, les sourires se délient et les orteils se libèrent. Autrement dit, open up open up your mind, uptown Gal', un peu d'ouverture d'esprit que diantre, sors de ta caverne platonicienne, la vérité absolue n'existe pas, vive le relativisme à la Protagoras. "L'homme est la mesure de toute chose", disait ce dernier, et la femme encore plus. Tie and Dye? Si Christian Lacroix ose, hmmmpf, faut voir :

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Photo Madame Figaro
Ah bon, Matthew Williamson en a fait aussi, et c'est joli?
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Photo Matthew Williamson
La robe Diane von Fürstenberg était ici la semaine passée, elle est sur le dos de Camille dans le dernier Elle. Veinarde? Dans le dernier Glamour, aussi. Obsession?
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Photo Patrick Swirc
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Photo Ba&sh
Mais on ne piétine pas toutes ses certitudes d'un simple coup d'oeil printanier. Live and let dye, j'aurais pu continuer encore des années. Sauf en passant devant chez l'ami Marc J., près d'Opéra. Toujours très convaincant quand je lui fais mon sourire "j'ai pas d'argent, t'as quoi pour 15 euros ?" J'aurais presque pu repartir avec de l'imprimé zèbre, mais me voilà avec du logo ET du délavé. Trop fort, Marky Marc, le roi du special item :
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Sac cabas Marc Jacobs, 12 euros
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Gilet Surface to Air, marinière Gap, foulard H&M, jean Zara
On ne se refait pas complètement, Marc Jacobs ou Jacadi. Le Tie and Dye pour moi, vous l'aurez compris, ne sera jamais essentiel. Il restera accessoire.