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"Cotton wool" (LAMB)

09 avril 2008

Où il sera question d'éternel retour, et d'un Italien qui sait parler avec ses mains mais pas que
Après les Ch'tis, la boule à facettes. Après le bouclier fiscal, les retraites. Après la pluie, le beau temps. Neige fondue enchaînée, la météo mode est au plus mal.  Et ça continue, encore et encore, le même ciel, cotonneux, le même thermomètre, trop frileux, les mêmes vêtements, cafardeux. En avril, ne te découvre pas d'un fil, l'adage dit. L'adage dit, et moi, j'obéis, le fil devient vite maille, de maille, il se fait gilet, ne perdez pas le fil, et le gilet, il ne quitte plus mes épaules. Accessoire indispensable de cette mi-saison, ceinturé, ou non. Compagnon obligatoire de nos light liquettes et white tee-shirts, le gilet j'y laisse mes économies, ces derniers temps. Comme on ne peut pas encore porter la robe fleurie Luella cardiganée de bleu marine sous peine d'attraper une Rolling ANGI(n)E ...
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Photo Madame Figaro  

... on ("on" de majesté) porte sur slim, sur flare, le nez à l'air, le long gilet loose pour faire passer le blues :

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Tunique Et Vous vieille collection, ceinture vintage, gilet Maje, sac H&M Hommes

... ou le costume trois trous confectionné par une autre Fée de la couture en qui je crois un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, j'ai dit beaucoup ?

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Gilet "Célinette" par L'Atelier d'Une Fée, soit Chrystèle Jean, porté sur blouse et flare
Photo réalisée grâce au pied grâcieusement offert par Célinette

Mais plutôt que de disséquer ce que j'ai, laissez-moi plutôt évoquer ce que je n'ai pas. Encore. "Un tu l'auras vaut mieux que deux tiens", voire "Soleil en août, pâté en croute", puisqu'on proverbe à tout va.  Donc, quand on parle de gilet, de belle maille, de doute il n'y a pas, le roi s'appelle Collina. Roberto Collina. Une institution, le monsieur, presque 60 ans à faire mousser le point dans son usine de Bologne. Et regardez-moi comment ses tricots rajeuniraient dangereusement Grand-Mère, qui en oublierait presque de faire son bon café :

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Photos Elodie Chapuis pour Roberto Collina

La bonne nouvelle, ce n'est évidemment pas que l'essaim de glace se profile à grand froid. Non, c'est que le Bazar Parisien distribue en France ces indispensables de garde-robe, certes pas donnés, mais Roberto, c'est un peu la haute-couture de la maille. Comme le Speedy qu'on a acheté avec notre première paye, en quelque sorte (sauf moi, j'avoue, j'aurais plutôt investi dans du Balenciaga si j'avais pas tout bu épargné).

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En promo ici, l'autre , et un ceinturé enfin

Roberto, un Italien qui sait parler aux femmes. Alors que Bling Bling et Drelin Drelin, stock options et Alain Madelin, un peu de douceur dans ce monde brut. Maille, sweet love.

"Hollywood" (Madonna)

07 avril 2008

Où il faut enlever les talons, les paillettes, et reprendre la vie comme avant 

Edit : et dire que la demoiselle dont je vous parle aujourd'hui m'annonce qu'elle sera distribuée chez Colette, l'hiver prochain...

Ne cherchez pas Claire Pain au pays du "sautoir macaron", comme moi, elle en a fait une indigestion. Pourtant, la jeune dame crée des bijoux, a du succès, toujours pas de pétrole mais bien des idées. Cette créatrice de l'Est parisien m'avait broché un coin cet hiver avec ses épinglettes sous forme de cailloux. Elle m'a définitivement scotchée il y a peu, en m'avouant avoir baptisé sa toute première collection "Tea time with Camilla Parker-Bowles". Je clape. En citant Bernhard Willhelm, KTZ ou Tsumori Chisato parmi ses influences. Je bisse. Claire Pain, j'écris donc ton nom avec un grand sourire au coin des lèvres et des grosses lunettes vintage plein la tête (Cutler & Gross, soyons mêmes folles et secrétaires perverses, la mode veut ça). Les mêmes qu'elle glisse cet été, malicieusement, dans sa nouvelle collection. Vestiges, sans doute, de ses virées à Portobello Market et Spitterfield, à peine affranchie de ses études de style, quand le London Calling prit le dessus sur la pile de factures à régler. Première collection, été 2006. Depuis, Claire Pain crée, va et vient, entre univers polaires et familiers bestiaires.

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Breakfast at Tiffany's, collection printemps-été 2008, authentiques lunettes vintage

La collection de cet été, "Everybody comes to Hollywood", nous emmène au volant de la Porsche Spyder de James Dean, laissez-moi rêver laissez-moi. Il y a perdu la vie, moi j'y perds simplement la tête. Icônes perdues en médaillon, noeuds moirés de pin-up désincarnées, pimp my ride.

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Cet hiver, c'était ambiance résolument polaire et électrique. Ses diamants strassés bruts auraient réchauffé n'importe quelle robe de laine.

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Collection automne-hiver 2007-2008

Et pourquoi je vous parle de ses vieilles collections, franchement, si on ne peut plus les trouver à Paris comme à Grigny ? Parce que vous avez tout faux. On peut les trouver. Ici. A prix soldés (30 euros en moyenne). Avec frais de port GRATUITS. Et la collection été aussi, ben voyons. Paris speaking to London Calling : Claire Pain, ma mie, tu as décidément tout compris.

"Fashion" (David Bowie)

05 avril 2008

Il serait indécent de se plaindre en Givenchy. Il serait indécent de ne pas s'aimer en Givenchy. Alors, pour celles qui n'ont pas lu le papier de Madame Figaro chez Géraldine ou Alix, qui n'ont pas entrevu les tenues de Punky ou Garance, avec qui j'ai eu le chance de partager cette belle expérience, voici quelques instants volés de cette séance-photo. Robes de rêve, chaussures de princesse, maquillage de stars et des étoiles dans le regard.

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Cette dernière photo, signée Alix merci ! 

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Dix ou douze choses que j'ai retenu de cette journée bien particulière :

1) Nicolas Ghesquière n'est plus mon ami. Alors comme ça, on peut pas emprunter tes robes, Nic', si tu sais pas si on est des gros tas ?
2) On ne demande pas à sourire sur une séance-photo. On n'est pas des marrantes, les blogueuses. Ca se saurait (pouët).
3) Garance est une fille en or, et elle sait pourquoi.
4) On ne se fait pas retoucher en cours de séance sans voir le rendu (le poulpe).
5) Quand le photographe veut tirer le mieux de ses modèles, il met les Rolling Stones et ça détend drôlement l'atmosphère. "Rudy, Rudy, Rudy, Rudy", ah ah ah... (Détournement maîtrisé en ut mineur de Kaiser Chiefs).
6) Ah bon, vous voulez vraiment me faire "la tête d'Amy Winehouse", vous êtes sûre, madame la maquilleuse?
7) C'est quand qu'on mange?
8) Avec 17 cm de talons, je passe difficilement les portes.
9) La pince à linge, la meilleure amie des stylistes sur les shooting. Vous auriez vu le dos des filles, de vrais fil d'étendage.
10) C'est quand la prochaine ?

Mille mercis à Peggy Frey de m'avoir incluse dans cette sacrée sélection. Et je termine par le sacro-saint "Bienvenue aux lectrices de Madame Figaro". Je parlais de Diane von Fürstenberg encore hier, vous ne pouviez pas mieux tomber.

Rédaction : Peggy Frey. Stylisme : Agnès Boy (merci, madame, pour ta patience). Photographe : Rudy Waks.