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13 octobre 2008

"I'll kill her" (Soko)

Où il sera question d'Afghanistan, d'Espagnols, mais rien de bien guerrier rassurez-vous

J’ai posé un gros lapin à la tendance lourde de cette rentrée. Vous me voyez arriver, avec mes gros sabots (fourrés), vous avez compris. Le gilet en fausse fourrure. On le voit de partout. Maje, Swildens, Sandro, Zara, tout le monde s’y est mis, avec plus ou moins de bonheur. J’en ai vu des longs, des courts, des marron et des blancs, mais rien n’y a fait. Stop à la moumoute d'épaules. Pourtant, Dieu sait que j’aime les gilets. J’en mets à toutes les sauces, même. Alors, parce que si ça se trouve, et c’est sûrement le cas, je parle à des filles qui en ont un dans leur penderie et qui vont plus venir ici et je vais perdre du lectorat, mon amour-propre, ma maison, mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, oh oh, je vais m’abstenir de dire que c’est moche. Hein. Trop bonne. Parce que j’aime bien me la raconter, en trois parties, trois sous-parties, surtout, je vais vous montrer la seule concession que j’ai accordé à ce must-have : le gilet à peau laineuse et capuche fourreuse. Une espèce hivernale rare, repérée il y a un mois dans les Zara de la capitale, et totalement éteinte depuis. En beige, en gris. Si vous avez un beige L en votre possession, mailez-moi. Wanted.

 

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Robe Isabel Marant, gilet Zara

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Et parce que le Beau existe intrinsèquement, c’est pas moi c’est Platon qui l’a dit, je me sens obligée de vous mettre sur le chemin de la Lumière. Le beau, c'est pas les affreuses sous-peaux de lévriers afghans qu'on dirait que Pollux * est passé à la tondeuse de Pépé le moqueur. Le beau, c’est les gilets de Laurence Heller. La spécialiste du gros veston afghan - le vrai qui pue garanti 0% polyester -une rédactrice de mode qui a rudement bien fait d'arrêter de nous causer régimes et slim bleachés. Dès qu'on regarde ailleurs, regarde-moi ce qu'on y trouve :

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Gilet Laurence Heller, photo Shoppingparismode

Gilets dispos également au Bon Marché et au Printemps Haussmann

L’Afghanistan, ça me parle depuis que j’ai pondu un mémoire de science politique sur la condition de la femme pachtou depuis 1959*². Dans ce pavé indigeste, j’y parlais surtout tchadri, pas gilet top mode. Que voulez-vous, à une autre époque j’étais intelligente, je pensais que l’amour c’était vachement bien, et j'anonnais à mes parents ébaubis que je représenterai un jour la France aux Nations Unies. Illusions perdues depuis. Y’a rien à dire, aujourd’hui, je suis de mauvais poil.

* Le chien du manège enchanté, ignares.

J'vous jure c'est vrai

12 juin 2008

"Supernatural superserious" (REM)

Où je reviens à mes premières amours, le jeune créateur

En cherchant un titre à cette note, j'ai évidemment pensé à "Marine", de Diam's, mais non, c'était pas le bon titre, pas la bonne chanteuse (elle chante, Diam's?), pas le bon titre pour la bonne fille dont je vais causer aujourd'hui. Cette fille est brune, elle rigole, elle sourit, elle est sérieuse, elle se prend pas la tête, elle sert du thé dans de grands verres en céramique, elle re-rit, elle est vraiment nature, elle re-sourit, elle bidouille des bijoux. Voilà, on y arrive, j'arrête de vous parler de la fille, je vous parle maintenant de la créatrice. Marine de Diesbach. Age : euh, on dit âge? Disons, une belle trentaine. Profession : hier attachée de presse dans la mode, aujourd'hui bijoutière. Ca me plaît, bijoutière, parce qu'il y a le côté artisan, et depuis que j'ai vu tous les petits pots, pinces, et autres instruments de torture dans son atelier, je me dis qu'elle aurait pu être forgeronne, ferronnière, bref, elle a ce qu'il faut dans les mains, et aussi dans la tête.  

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Marine de Diesbach m'a acheté un top Isabel Marant sur Ebay, et comme la nature est bien faite, et comme le monde est petit, je me suis aussitôt proposée de lui remettre en mains propres dans son atelier. Le temps de papoter dix minutes, qu'elle me raconte qu'elle crée depuis cinq ans environ, et qu'elle a la chance d'être distribuée dans les boutiques Maje. Forcément, ça aide. C'est un peu comme si Vogue reprenait chaque mois une de mes chroniques, vous voyez ? Non, vous voyez pas, personne ne voit, même Carine R. ne voit pas. Encore. Mais Carine R. serait bien inspirée de glisser quelques perles Marine dans ses shootings mode. Genre ça :

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Preview de la collection automne-hiver 2008-2009

Marine a un soudeur très sympathique, une emailleuse je vous en parle même pas (enfin si, encore une expression toute faite), et puis elle sait dénicher le truc qui fera mouche au tour de votre cou, comme ces têtes originales de vieux poupons. Il fallait la voir, aussi, avec ses petites billes en verre chipées à sa copine décoratrice de mariage. Elle savait pas encore quoi en faire, Marine, elle allait voir. Sur sa collection printemps-été 2009, elle pensait, elle pensait. Alors, parce que je suis une véritable perle, et polie comme pas deux, je l'ai laissée dans ses bulles.

Marine de Diesbach est disponible ici :   - Boutiques Maje - Matières à réflexion (Paris) - Franck & Fils (Paris) - Titre (Marseille) - Un temps d'avril (Nice) - Maison de mode (Lille) - Pêle-Mêle (Strasbourg) - Héroïnes (Paris, rue des Rosiers) - June & Jim (Paris, rue de Rochechouart) - http://www.monshowroom.com/

05 mai 2008

"Everybody's gotta learn sometime" (Beck)

Où j'ai 26 ans et je radote, mais c'est pour la bonne cause

Somewhere over the rainbow, dans un pays de maille douce et de petits canards, Charlotte Sometime officie avec ses doigts de fée. Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de la demoiselle sans la connaître, il y a quelque temps, vous vous souvenez bien sûr, les posts passent sur vous comme le temps sur le visage de Catherine Deneuve. Ils laissent des traces. Trêve de grande Catherine, revenons à la petite Charlotte qui, du haut de ses 26 ans, se taille une jolie place parmi les jeunes créateurs qui montent. "Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours", professait le sage poète d'Astafort.  Pour toujours, j'aime Sometime.

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Silhouette printemps-été
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L'hiver, elle tricote des pulls et des mitaines en passe de devenir mythiques aux bras des Parisiennes. Même qu'elle annonce déjà plein de couleurs pour les prochains frimas, mais vous vous en fichez sûrement, vous voulez voir du léger. Jamais aux fraises, Charlotte a tout prévu avec une série limitée de blouses, robettes, gilets pour bien passer l'été :

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Oui, c'est frais et poétique. Le site Shoppingparismode ne s'y est pas trompé, en sélectionnant sa collection printemps-été aux côtés d'April, May, Ba&sh et autres Swildens. Et pour les plus petits budgets, Charlotte solde ses anciennes créations, parmi lesquelles cette blouse Liberty parfaitement dans l'air du temps, sur le site Ohipa :

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 Avec le mot de passe "Galliane", 5 euros de réduction sur votre commande dès 50 euros d'achat.

Mais je vais arrêter ici et là. Assez de fleurs et de flonflons pour la demoiselle, qui en sera gênée, je la connais. Les photos de ses créas parlent mieux d'elle que mes ritournelles. Alors, comme pour les autres, je lui souhaite plein de belles collections, encore, au pays de la maille douce et des petits canards. Charlotte Sometime. Charlotte Forever.

 www.charlottesometime.com