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05 mai 2008

"Everybody's gotta learn sometime" (Beck)

Où j'ai 26 ans et je radote, mais c'est pour la bonne cause

Somewhere over the rainbow, dans un pays de maille douce et de petits canards, Charlotte Sometime officie avec ses doigts de fée. Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de la demoiselle sans la connaître, il y a quelque temps, vous vous souvenez bien sûr, les posts passent sur vous comme le temps sur le visage de Catherine Deneuve. Ils laissent des traces. Trêve de grande Catherine, revenons à la petite Charlotte qui, du haut de ses 26 ans, se taille une jolie place parmi les jeunes créateurs qui montent. "Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours", professait le sage poète d'Astafort.  Pour toujours, j'aime Sometime.

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Silhouette printemps-été
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L'hiver, elle tricote des pulls et des mitaines en passe de devenir mythiques aux bras des Parisiennes. Même qu'elle annonce déjà plein de couleurs pour les prochains frimas, mais vous vous en fichez sûrement, vous voulez voir du léger. Jamais aux fraises, Charlotte a tout prévu avec une série limitée de blouses, robettes, gilets pour bien passer l'été :

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Oui, c'est frais et poétique. Le site Shoppingparismode ne s'y est pas trompé, en sélectionnant sa collection printemps-été aux côtés d'April, May, Ba&sh et autres Swildens. Et pour les plus petits budgets, Charlotte solde ses anciennes créations, parmi lesquelles cette blouse Liberty parfaitement dans l'air du temps, sur le site Ohipa :

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 Avec le mot de passe "Galliane", 5 euros de réduction sur votre commande dès 50 euros d'achat.

Mais je vais arrêter ici et là. Assez de fleurs et de flonflons pour la demoiselle, qui en sera gênée, je la connais. Les photos de ses créas parlent mieux d'elle que mes ritournelles. Alors, comme pour les autres, je lui souhaite plein de belles collections, encore, au pays de la maille douce et des petits canards. Charlotte Sometime. Charlotte Forever.

 www.charlottesometime.com

07 avril 2008

"Hollywood" (Madonna)

Où il faut enlever les talons, les paillettes, et reprendre la vie comme avant 

Edit : et dire que la demoiselle dont je vous parle aujourd'hui m'annonce qu'elle sera distribuée chez Colette, l'hiver prochain...

Ne cherchez pas Claire Pain au pays du "sautoir macaron", comme moi, elle en a fait une indigestion. Pourtant, la jeune dame crée des bijoux, a du succès, toujours pas de pétrole mais bien des idées. Cette créatrice de l'Est parisien m'avait broché un coin cet hiver avec ses épinglettes sous forme de cailloux. Elle m'a définitivement scotchée il y a peu, en m'avouant avoir baptisé sa toute première collection "Tea time with Camilla Parker-Bowles". Je clape. En citant Bernhard Willhelm, KTZ ou Tsumori Chisato parmi ses influences. Je bisse. Claire Pain, j'écris donc ton nom avec un grand sourire au coin des lèvres et des grosses lunettes vintage plein la tête (Cutler & Gross, soyons mêmes folles et secrétaires perverses, la mode veut ça). Les mêmes qu'elle glisse cet été, malicieusement, dans sa nouvelle collection. Vestiges, sans doute, de ses virées à Portobello Market et Spitterfield, à peine affranchie de ses études de style, quand le London Calling prit le dessus sur la pile de factures à régler. Première collection, été 2006. Depuis, Claire Pain crée, va et vient, entre univers polaires et familiers bestiaires.

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Breakfast at Tiffany's, collection printemps-été 2008, authentiques lunettes vintage

La collection de cet été, "Everybody comes to Hollywood", nous emmène au volant de la Porsche Spyder de James Dean, laissez-moi rêver laissez-moi. Il y a perdu la vie, moi j'y perds simplement la tête. Icônes perdues en médaillon, noeuds moirés de pin-up désincarnées, pimp my ride.

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Cet hiver, c'était ambiance résolument polaire et électrique. Ses diamants strassés bruts auraient réchauffé n'importe quelle robe de laine.

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Collection automne-hiver 2007-2008

Et pourquoi je vous parle de ses vieilles collections, franchement, si on ne peut plus les trouver à Paris comme à Grigny ? Parce que vous avez tout faux. On peut les trouver. Ici. A prix soldés (30 euros en moyenne). Avec frais de port GRATUITS. Et la collection été aussi, ben voyons. Paris speaking to London Calling : Claire Pain, ma mie, tu as décidément tout compris.

31 mars 2008

"Only a Northern" (The Beatles)

En ce jour de presqu'avril, donc presque beau et léger, alors que les mésanges se remettent à zinzinuler et le pied à tenter de voir plus loin que la chaussette en laine sous escarpin bridée, tout va à vau-l'eau (de pluie, de l'eau de là-haut, Véronique S., Rien que de l'eau). Puisque dans l'air du temps, c'est bien l'hiver et non le printemps, nous pourrions disserter au choix sur le retour en force de la chapka, des collants laineux funky flashy, de nos envies de gilets en grosse laine (OK, mes envies), et de la consommation de fuel des ménages qui grève un peu plus le pouvoir d'achat. Mais dans cette thématique hivernale, je préfère l'exotiquement peu banal. Donc, j'ai pris mes meilleurs yeux, mais aussi ma plus fidèle souris, pour vous emmener au pays du froid. Enfin, devrais-je dire aux pays du froid, puisque depuis le Who's Next, je brûle de vous parler de Norgmark. Norgmark ou, comme son nom ne l'indique pas, le mariage entre deux créatrices, et on se prend la main, et on se prend la main, une Danoise au féminin, une Norvégienne au masculin. Attention, j'embouche ma plus belle corne de brume Viking et j'annonce : il y a eu Viktor & Rolf, Sonia & Nathalie, Dolce & Gabbana, Karl & son ego, il y a désormais Therese Torgesen et Rebekka C. Nielsen.

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Collection printemps-été 2008, photo Marcus Ragnvid
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Deux ou trois choses que je sais de ce divin duo : une association née en 2006 pour le concours Golden Fur Pin, une réussite, l'envie de voir plus loin. Puis des collections, Mamamia, qui témoignent d'une grande place laissée à l'imaginaire et d'un réel souci du détail, qui renvoient une impression de puissance et de féminité à la fois, qui déchirent tout, en somme. Si je peux gagner la double nationalité "grande et belle blonde au teint laiteux" en débitant mon fana bla bla, ce sera toujours ça de pris. Il n'y a pas de petit profit, comme disait Christian Blanc.

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Le petit plus qui me les rend sympathiques, ces deux beautés froides, outre leur invention du pantalon "godet" : leur travail du cuir, en vestes comme en accessoires.

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C'est là que j'assène le coup de grâce, et qu'on ne pourra pas me taxer de rouler ma bosse pour Christine Lagarde (relance insidieuse de la consommation des ménages) : Norgmark n'est pour l'instant distribué qu'au Danemark et en Norvège. Les mines se ferment, les doigts se recroquevillent sur la souris qui cherche rageusement le petit carré rouge pour fermer la fenêtre mais je dis halte-là. Stop, in the name of Mode. Dans la famille "on est Krisprolls, on stimorolle notre bosse et on est balèzes", il faut aussi compter avec les D. Co Copenhagen, dont vous avez déjà forcément entendu parler. Ayant presque détrôné la Marant dans son propre pays, ils sont à mes yeux les rois de la botte plate, cuir, nubuck, daim, couleurs en veux-tu en voilà, et prix corrects tu proposeras.

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Tout ceci, et plus encore, disponible sur Rushcollection
Et parce que c'est octobre en avril, froid pour la saison, le cadeau du jour : un super modèle soldé chez Abaka
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L'histoire pourrait être sans fin car des talents venus du froid, j'en ai une liste aussi longue que la robe que tout le monde voudrait qu'on porte cet été, sauf nous, c'est bête. Suffit pour aujourd'hui, réchauffez-vous le coeur avec ces trouvailles comme je le fais, et quittons-nous sur ce slogan complètement ringard : "Shoppez danois". Grut*.

* C'est lundi pour tout le monde, même pour moi, faut pas croire.