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19 mars 2008

"Enjoy the ride" (Morcheeba)

Ou une semaine sans jeune créateur, ce serait un peu comme ma vie actuellement sans Russell Banks : inenvisageable 
Elle dit être souvent perchée sur la Lune, y voir des étoiles, et que ça l'inspire, grandement. Madame rêve, d'apesanteur, des heures des heures, de voltige à plusieurs (Alain Bashung, éponyme). Madame voyage, Inde, Japon, des heures hindoues dont elle revient des idées plein la tête et le crayon qui la démange. Karine Jean, retenez ce nom, notez-le sur un bout d'agenda, ou une ligne de chèque, parce que la demoiselle a tout de la grande dame. Ses créations, elle les conçoit dans un univers "poétique, dans le choix des matières et des couleurs ; sobre mais toujours un peu scintillant ; aérien, dans des coupes qui restent légères ; un tout petit peu espiègle". Si elle n'a pas compris à quoi rêvent les jeunes filles, et les autres, je rends ma collection de sacs et je vais voir Bienvenue chez les Ch'tis.  
Assez parlé, finalement, il est temps d'admirer. Ce col n'est-il pas de haut vol?
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Trench Ana, automne-hiver 2006-2007 
Collection printemps-été 2008 
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  La sublime veste bleue existe aussi en version longue.
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Robe djellaba qu'il faut voir en vrai pour apprécier le relief
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 Oui, c'est sûrement la robe longue de mon été et du vôtre  
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Silhouette Karine Jean agrémentée d'un sac Matières à Réflexion
Photo Cyrille   
Elle sait également tâter du cuir pour créer les accessoires s'accordant parfaitement avec sa ligne de vêtements :
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Point trop n'en faut, je sens la modeuse bouillir littéralement derrière son écran. Se ficher pas mal, et c'est dommage, que cette créatrice ait commencé à designer il ya trois ans, qu'elle soit déjà vendue au Japon et qu'elle aime bien le motif étoilé. Non, la modeuse derrière son écran, qui a déjà parcouru dix blogs ce matin, lu Elle en long en large et surtout en travers (de la gorge), elle veut savoir où aller admirer in situ les affaires de Madame Jean. De l'autre côté de l'écran, la blogueuse. Certes, elle a du ménage en retard, du shopping en retard, de l'amour en retard et de la Nouvelle Star dans le tiroir, mais elle n'a pas oublié de se renseigner avant de balancer sa petite bombe modesque à la face du monde :  

 PARIS :
- SIMONE : 1, rue Saint Simon dans le 7ème à Paris (métro rue du Bac)
- MATIERES A REFLEXION que vous connaissez bien...
- NAIAH (uniquement pour cette saison) : 18, rue Ferdinand Duval dans le 3ème (métro Saint Paul)
- BIS MORGEN (Boutique Accessoires uniquement) : 17, rue des Quatre Vents dans le 6ème (métro Oden)

LYON
- BULLE DE PRUNE 5, rue de Chavanne.

Mais aussi, aux ventes Bouches à oreilles (28, 29, 30 mars), et Les Filles en Aiguille (28 avril au 4 mai). 


Voilà, le monde, Karine Jean, Karine Jean, le monde. J'ai fait les présentations. J'espère que vous allez bien vous entendre. Pour vous, je l'ai quand même décrochée de sa Lune.  

10 mars 2008

"Deutsche Grammophon" (Vincent Delerm)

Où il faut prendre une carte Escapades et surtout, son Harraps sous le bras

D'Allemagne, où j'écoutais la pluie en vacances, d'Allemagne, où j'entendais le rock ("Hast du etwas Zeit für mich... Dann singe ich ein Lied für dich") en silence, d'Allemagne, je vais vous causer aujourd'hui. Si vous le voulez bien, nous passerons sur ces souvenirs de voyages scolaires entre germanistes première langue, à visiter de froides cathédrales baroques rococo des Gummi Bär plein les poches et "psst tu sortirais avec Michael, toi, s'il était pas Delphine"? Nous passerons également sur notre conversion à la Birkenstock à fleurs alors que nous étions les premières à rire du pli de la chaussette tribandite (Ah die das!) sous sandale et sur mollet rougi du vacancier teuton qui parle fort. Au nom de l'amitié franco-allemande, il est désormais verboten de réduire la mode d'outre-Rhin à cette vision de la Beurk attitude. Vous me lisez, vous savez qu'à l'Est il y a du nouveau, Esther Perbandt, dont je vous avais déjà parlé, comment ça oubliée, une piqûre de rappel, vite :

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Photo Esther Perbandt

Et pour agrémenter ses tenues, pas besoin d'aller chercher chez nous ce qu'on pourrait trouver là-bas. Question bimbeloterie, l'Allemand a de l'idée. A commencer par Ina Seifart, qui vide sa pharmacie ou sa boîte à outils pour en faire des pièces de joaillerie sobres, rigoureuses, classe, qui a dit allemandes ?

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Ces jolies choses sont distribuées chez Matières à réflexion à Paris, mais sachez tout de même que l'Allemand a un pouvoir d'achat plus élevé que son voisin et que donc, il peut mettre le prix dans de la deutsche marque. Compter 150 euros le sautoir, pour faire klar.

Ma seconde cousine germaine du jour s'appelle Sabrina, "girls, girls, girls", elle est encore plus inspirée selon moi et donc tout aussi chère. On trouve ses délicatesses chez Olga, Franck et Fils ou chez Colette, c'est dire si elle est select. On retiendra surtout qu'elle est romantico-rock, qu'elle veut du cuir, de la fleur, et qu'elle sait parfaitement mettre en scène ses créations, comme vous pourrez le voir sur les photos qui suivent. Attention, gros coup de coeur, même que votre chouchoute Eple & Melk elle collaborerait avec Pimkie pour garnir son coffret à bijoux chez Madame Sabrina Dehoff :

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Donc là, théoriquement, si j'ai bien fait mon travail, vous avez déjà parlé à votre cher et tendre ce ce petit week-end en amoureux que vous aviez planifié, et pourquoi pas la Ruhr, finalement, chéri. Déjà, sachez que ce billet n'a nullement été sponsorisé par le Ministère du tourisme allemand, qu'il ne faut pas abuser du Gummi Bar car le deux-pièces nous devrons bientôt honorer, et enfin, que je ne me rappelle plus comment on dit "soldes" en allemand. Neuf ans de "Das Telefon laütet, Dieter!" pour ça. Faut dire, Mickaël, euh Mi-ch-a-el, il me branchait wunderbarement plus que Dieter.

29 février 2008

"White rabbit" (Jefferson Airplane)

 Où il sera question foutraque du lapin blanc, de Vodka Absolut et de médecines douces

Mes 30 millions d'amies, je vais vous causer (un) lapin aujourd'hui. Si vous n'élevez pas des chèvres dans les montagnes caucasiennes, il ne vous a pas échappé, cet hiver, que le poil était à la mode. Précision, le poil de bête, et non de gambette. La fourrure, quoi, le vison voyageur, la veste en yack, la pelisse de ragondin, le faux-col en astracan, et de Metz à Concarneau, les modeuses averties se risquaient dans toutes sortes de cou(p)s fourrés. Pas moi. Impossible. Contre ma (belle) nature, même si je concède bêtement deux minuscules exceptions à cette aversion :

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Ma parure anti-froid, cache-oreilles de Russkofe Absolut Maje et mitaines coordonnées

Ma deuxième exception, elle était indiscutable. Indiscutée. Un matin de février, un lapin blanc dans une vitrine m'a incité à pénétrer son véritable pays des merveilles, à savoir la boutique Médecine Douce. Rue de Marseille, fallait que j'entre, non?

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Boutique Médecine Douce, 10 rue de Marseille, Paris

Je n'ai aucune indication biographique à vous fournir sur cette créatrice, mea-culpa, je ne peux que vous confirmer qu'elle dessine et réalise des créas d'une finesse incroyable, originales (c'est pas chez elle que vous verrez du macaron ou du message what da fuck en police georgia 12), cet hiver à base de flocons, de petits singes malicieux, et de ... pompons de lapin. Blanc, noir. Mais quand on vous propose cette joliesse à 34 euros, vous changez votre fusil d'épaule deux secondes. Une fois devant une glace, on oublie même toutes ses belles résolutions ("je ne mangerai plus de veau depuis que j'ai vu les grands yeux doux de Petit Billy au salon de l'agriculture") : il n'y a vraiment pas de quoi en faire un civet.

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Oui, c'est encore du tee-shirt blanc mou, avec Marcia qui Baila dessus (30 euros sur Ebay, Maje)

MAIS, pour toutes les irréductibles SPAsmophiles parmi vous, Médecine Douce a trouvé la parade dans sa collection printemps-été 2008. Jugez-en plutôt :

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Disponible sur Rushcollection (photo Rushcollection)

Un truc en plumes, plumes de zoiseaux, de z'animaux, comme Zizi Top Jeanmaire (éponyme) ? La femme de plume que je suis plussoie aussi.