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21 février 2008

"Emily" (Les Têtes raides)

Ou les pages jaunes des jeunes créateurs by Galliane, tome 6

Il est un petit espace dans Paris où de jolis personnages se baladent en toute liberté, aux murs, sur les vêtements, sur les bougies entre les bijoux. Tout droits sortis de sa féconde imagination à elle, là. Elle, elle s'appelle Emilie, elle est forcément jolie, et si vous me croyez pas, un petit tour rue Charlot* vous en convaincra. Derrière sa frange, mademoiselle Casiez officie en boutique, et qui mieux qu'elle pourra vous parler de son univers étrange, graphique, ludicorock, déjà encensé par notre chère Marie.

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Illustration Emilie Casiez

Noir sur blanc, c'était écrit qu'on se rencontre, moi et mes envies de tee-shirts blancs à toutes les sauces, elle et son talentueux pinceau noir. Elle le laisse traîner de partout, sur des sweats aux couleurs poudrées, sur des robes bustier en soie, et même bientôt sur des sacs Matières à Réflexion, à ce qu'elle m'a dit. Elle est folle, de me l'avoir dit. Elle aura ma perte, et celle de ma primogéniture, même pas en route, déjà en banqueroute.

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Emilie troque aussi son pinceau pour un crayon tout con, avec bonheur, pour styler ses collections de prêt-à-porter. Un coup d'oeil sur ses envies printemps-été 2008 vous fera comprendre pourquoi je suis en train de vous parler d'elle là, maintenant, alors qu'Atlantis atterrit et Guillaume Pépy. Imaginez ces jolies choses portées, cela va de soie.
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  Par respect pour vos familles et vos petits PEL, je ne ferai que mentionner les escarpins Annabel Winship, les bimbeloteries Claire Pain, Alice Hubert, Adeline Affre, Objet Trouvé disponibles aussi. Je ne donnerai pas non plus la liste des magasins qui ont déjà Casiez sur rue. Vous savez lire puisque vous êtes arrivées jusqu'ici, donc vous irez comme des grandes filles modèles voir sur le site internet de la demoiselle. Sachez seulement que même en Haute Corse, on trouve ces pièces. A Ghisonaccia, exactement, juste à côté de la charcuterie de Vitale.
Si les Corses ont déjà craqué, j'ai envie de dire qu'Emilie Casiez, c'est juste de la bombe. La Ms Dynamite du Haut Marais, et je vous ai vendu la mèche.
* Emilie Casiez, 57 rue Charlot, 75003 Paris

18 février 2008

"On dirait le Sud" (Nino Ferrer)

Ou comment les cigales chantent et les fleurs lavandent en plein mois de février

Parce que je viens du Sud et par tous les chemins, j'y reviens (Michel S., éponyme), il fallait que je vous cause, un jour, un lundi au soleil si possible, de Chloé et Lola. Mes demoiselles d'Avignon, ou presque*. Une grande blonde, une petite brune, soit deux copines de fac passionnées de mode qui, à force de vendre ça et là du jupon ou de la pochette à leurs autres copines (c'est dire si elles sont sympas, une vraie chaîne de l'amitié), se sont lancées dans le grand bain (de soleil). Les Dilettantes, après trois collections "comme ça", sont officiellement nées en 2007.

Les présentations faites, il est temps de s'intéresser à leur vision de la mode. Qui, vous allez le voir, tranche un peu avec mes habitudes "coupe, détails et rock'n'roll". Les Dilettantes, elles misent tout  sur le chic décontracté, romantique, sans artifice. Si j'osais, je dirais une influence Comptoir des Cotonniers. Si elles le prennent mal, j'irais voir deux fois de suite le nouveau film de Dany Boon.

Collection printemps été 2008

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Photos Thibaut Martinez

<font size="3" face="georgia, times new roman, times, serif">Mais avec des filles du Sud, normal que les choses se Corsent un peu. Le pire restait à venir. Le pire, soit leur collection automne-hiver, selon moi 10 fois plus réussie, je retiens 4 et j'ajoute 65, que leurs créas estivales. J'ose, j'avance, je prouve :
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A ce stade-là de mon propos, mon lectorat se scinde en deux catégories : la première, celle des filles qui se grattent le chignon, interrogatives : "Mais ce serait pas Marlène de Top Model 2005 sur la photo?". 15, 25, 30 ans de culture générale et autre littérature ne se referont pas ici, ne se rattraperont pas céans. Pour ces donzelles-là, une tendresse particulière, et j'opine du chef en conseillant "Le Grand Frère", ce soir, en seconde partie de soirée sur TF1.
La seconde, celle des filles éplorées qui voudraient tellement en savoir plus sur Chloé et Lola, L.O, L.O.la, Chloé et Lola (et qui auront un air de Gainsbourg dans la tête aussitôt). Un petit tour sur Monshowroom leur donnera un aperçu général du rendu et des prix, et un coup d'oeil ici listera les nombreux points de vente hexagonaux. Pour les Parisiennes, il sera temps, du 11 au 16 mars prochains, d'aller chantonner une mélody nelson à l'oreille des principales intéressées au salon des Filles en Aiguilles, espace Beaurepaire. Normalement, elle devraient vous accueillir avec ce grand sourire qu'elles ont su me réserver au Who's Next. Voire avec l'accent, en bonnes filles 100% pur Sud.

11 février 2008

"Monday, Monday, Monday" (Tegan and Sara)

pix1pix1Où je propose de dépenser du frique pour bien commencer la semaine et relancer la consommation

Travail, ciel gris, le métro bondé avec ce type imperméable qui vous vole le strapontin alors que vous descendez à l'autre bout de la ligne. On est lundi et franchement, ça va comme un lundi. Sauf ici, me direz-vous. Ici, c'est vendredi, car de ma souris magique, j'y fait la pluie et le beau temps. L'air du week-end dans les cheveux et une envie de jolies choses et de jeunes créateurs. De leurs jeunes et jolies choses. Alors, maintenant, on saute une étape puisque deux d'entre eux, et pas des moindres, viennent à vous. Nicolas Ghesquière (ou Dieu, pour les plus conservateurs) sait que je ne recommande que quand j'aime. Que quand j'aime une fois, c'est pour toujours (Francis C., éponyme). Nicolas G. est un romantique, et le site de ventes Fruit Rouge*, assez fantastique, de mettre à l'honneur cette semaine...

V de Vinster, tout d'abord, pour Virginie de Vinster, une créatrice toulousaine qui monte (pas qu'à Paris, d'abord). Une ancienne de la presse féminine, qui a très bien fait de quitter son clavier pour le crayon à dessiner. Les très select Olga, Almost Famous ou Moss in Paris garnissent leurs portants de ses merveilles épurées, ethniques juste ce qu'il faut. Chez Fruit Rouge, ils ont choisi ça :

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Pull taupe manches ballons, 75 euros, Robe en soie, 95 euros

Et si vous hésitez encore, parce que c'est lundi et que vous êtes d'une humeur à regarder le 13h de Jean-Pierre Pernaut, je sors mon plus bel atout : la deuxième créatrice du jour, Virginie Castaway, dont Punky vous avait opportunément parlé. Elle aussi, 7 ans d'ISEM et un poste de chef de produit dans une grande société de prêt-à-porter française ne lui ont pas suffi. Elle a pris l'air, Virginie, un séjour en Australie où elle a dessiné sa première collection tout en Liberty retrouvée et voile de coton. "Cast Away" pour "naufragée" car de son propre aveu, ce voyage a constitué une "renaissance". Jugez-plutôt :

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A gauche, le top Birdy à 47 euros, à droite le pull Fancy à 64 euros

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A gauche, le top Kate à 25 euros,  à droite Top Novelle à 57 euros

Alors, on arrête de me dire qu'on a pas la boutique à côté de chez soi, qu'on a claqué chez Sandro ce week-end ou qu'on préfère la moutarde en grains. C'est lundi, c'est jeune créateur, c'est l'été avant l'heure. Virginies ² le méritent bien, et vous méritez mieux que Jean-Pierre Pernaut. Définitivement.

* pour un parrainage, cliquer ici.