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21 mai 2009

"Elle panique" (Olivia Ruiz)

Où on va pas s'en faire tout un festival

Allez savoir pourquoi, par ces glamour jours de mai, à voir défiler de longues Cannes sous des robes froufroutantes sur tapis rouge, je me prends à rêver de tee-shirts informes et bariolés. Comme une envie de raclette en plein bronzing au Grau du Roy, comme un enfant aux yeux de lumière qui voit passer au loin des oiseaux (Marie Myriam, L'Oiseau et L'Enfant). (Non, je n'ai pas regardé l'Eurovision récemment). (Oui, je sais que Patricia Kaas a terminé 8e, même que sa femme de chambre en pleurait le lendemain matin. Si je peux vous apprendre de vraies choses, m'en voilà ravie). Bref, le tee-shirt sérigraphié, j'ai plutôt tendance à l'empiler, à l'image des vendeuses de nos multimarques chéries sur leurs étals. Le fameux Kate de Swildens? Pfff, déjà dans ma penderie.

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Top Swildens, photo Monshowroom
Le Jane de Burfitt, ça aussi, j'ai porté. Le Doubichou encensé par Olivia Ruiz, la comparse de Goran Bregovic (Camille, Edith, mes petites balkaniques, cette référence est pour vous), j'espère bientôt. Et le Wolf at my Door, j'adore. La nouvelle griffe du tee-shirt mou avec du joli dessin naïf dessus que le baveux petit neveu Joseph pourrait en être l'auteur s'il s'appliquait un peu, le gros vilain.
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Photo Wolf at my door / Marque vendue chez Matières à réflexion (Marais)
Mes finances ne me permettent pas encore d'adopter toutes ces merveilles. Surtout que sur l'oreiller à ma gauche, on bougonnera dans sa barbe de trois jours "que c'est pas très glamour, ces housses". Housses, mes hauts ? Par ces modèles entichée, j'ai paré au plus pressé, et à la moins fortunée. 19 euros ce modèle Avant-Première pour attendre l'été.
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Tee-shirt Avant Première, sac Malababa, sandales Schu
Evidemment, ce n'est pas avec ça que moi et mon sourire Sanogyl allons taper dans l'oeil de Gilles Jacob pour qu'il nous invite, l'année prochaine, sur son tapis croulant, que j'y rejoigne Kate, Jane, Olivia, mes stars de tee-shirts. Qu'importe : Cannes, c'est surfait, il y a même Johnny Hallyday qui y va. Non. La raclette au Grau du Roy, vous avez essayé?

00:04 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (30)

13 mai 2009

"I touch myself" (Blondie)

Où vous allez me tirer votre chapeau bien bas

Pour ne pas attraper un coup d'soleil, voire un coup d'amour un coup d'je t'aime (Richard Cocciante, 1979), il m'était venu à l'esprit de me procurer, tantôt, un joli chapeau. L'histoire commence comme une fable, oyez oyez mesdames, et elle continue comme telle, évidemment, puisqu'elle se complique. A force de feuilleter de la presse féminine pour aérogares, j'avais cru déceler mon bonheur avec cette jolie sélection qui mixait du borsalino Maje, du Paul & Joe mais surtout, du Valentine Gauthier tout de cuir pomponné :

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Sélection Biba

Il me fallait, aussi, trouver mon bonheur pour arrêter d'emprunter le modèle H&M de l'Amoureux, un sacrément gros bonnet en matière de chapeaux. Alors, en passant par ma boutique Comptoir des Cotonniers du coin, je suis tombée en pamoison devant Dhriti :

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Photos Comptoir des Cotonniers

Aussitôt vu, aussitôt essayé. Enfin, essayé... Je me suis vite rendue à l'évidence : destroy et d'étroit, le Panama. Impossible de l'enfoncer sur ma tignasse brune, et que je tire à droite, et que je rabats devant, et que la vendeuse s'inquiète discrètement derrière son comptoir "Elle va me le déformer, cette gourdasse". Non sans déception, et tant pis pour l'Amoureux, j'ai dû le reposer hors de ma vue, turlututu (chapeau pointu). Alors, certaines me l'ont fait remarquer sur le dernier post, et je m'incline, telle Valérie Damidot devant un abat-jour Ikea : c'est vrai, les filles. J'ai franchement la grosse tête.

04 mai 2009

"Last of the English roses" (Pete Doherty)

Où je mets une veste à presque Mary-Kate Olsen

Le moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la grenadine, c'est ... (Coupée dans mon élan. Par honnêteté intellectuelle, je vais dire la vérité vraie) le jour de son mariage. (OK, je reprends, puisque ce n'est pas le propos et, qu'accessoirement, je n'ai pas de Mauboussin ultime à l'annulaire gauche). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la vanille, ça n'est pas le jour où elle découvre, sur sa feuille de paie, une augmentation à trois décimales. Ca n'est pas non plus le jour où elle apprend que Luke, qui l'a larguée par SMS six mois avant, se fait planter par une blondie écervelée. Non (suspense hitchcockien). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une vraie fille, c'est quand une autre vraie fille fonce sur elle dans un rayon et lui demande : "La veste que vous essayez, là, vous l'avez trouvée où?"

Et, cerise confite sur la fille déconfite, c'est quand l'enquêtrice est plus lookée que Mary-Kate Olsen sortie acheter son pain. Qu'elle ne porte pas un tee-shirt léopard et des sabots, en quelque sorte. (Mince, l'imprimé léopard est fashion). (Ca reste moche). Face à cette dive brebiche égarée, pas de sourire sur mon visage, non. La jouer habituée. Condescendante. Mais humaine. Pointer du doigt, l'index précisons, la direction du portant où il ne reste plus qu'une taille L dans laquelle l'infortunée ne rentrera jamais son 36. La suivre, tout de même, pour bien vérifier que cette retardataire du blazer se mord les lèvres en maudissant cette petite étiquette taille. Le moment ultime d'un samedi soir sur la terre, chez Zara, avec cette veste-là.

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Blazer Zara sur tee-shirt Zara

Petite précision : cette veste, réalisée en molleton sweat, représente tout ce qui a toujours manqué à la collection Athé de Vanessa Bruno (cette marque est un peu à ma penderie ce que le rayon pâtes d'Unico est à votre placard. Mon essentiel, dirait le grand philisophe allemand Emmanuel Moire). Ah, j'oubliais : il en reste en couleur noire, taille XS, au Zara Montparnasse. Promis, je ne vous les montre pas du doigt. Restons sweat & polies.

PS : c'est pas tout ça, ça se porte avec quoi d'autre, ce machin-là?

00:30 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : zara, athé, vanessa bruno