Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 décembre 2008

"Another way to die" (Jack White & Alicia Keys)

Où il faut bien pendre quelque chose à son cou, même si on a de petites jambes

Donc il fait froid dehors, les cheveux se crêpent, les doigts se crispent sur les Ipod stickerisés, les lèvres se fendillent et les sourires se glacent, les marrons aussi, il fait froid dehors. Donc, il y avait aussi une écharpe, un faux-col qui allait révolutionner notre vie et réchauffer nos épaules, mais tellement demandé qu'on ne pourrait pas l'acquérir. C'était chez Kookai qu'on nous avait dit ça, comme on m'a dit chez Monoprix que passé le 1er décembre, on ne vend plus de calendrier de l'Avent. Dans cette terre bleue pressée comme une orange, il n'y a pas de place pour les filles lunaires. My moon, my man, regardez ce que qui s'est pendu à mon cou d'un coup d'un seul.

005.JPG
Faux-col Kookai, manteau Maje, sac Momo de Jérôme Dreyfuss
004.JPG

Sans doute la seule pièce valable de la collection automne-hiver de Kookai. Un mois et demi qu'elle truste mes épaules, mon nez, mes cheveux en cas de typhon francilien Janine et autre René. Autant épuisée que moi à la sortie de mon ascenseur. Galliane Goron reprend du service. Tremble, fashion planet, tremble.

01:37 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (31)

07 novembre 2008

"Everyday I love you less and less" (Kaiser Chiefs)

Où ici, c'est mieux que "Les Infiltrés" au pays de Closer

Tantôt, j'ai fait du shopping avec Valérie Damidot. Précision grammaticale, avant que je me paye un droit de réponse avec accusé de réception : tantôt, j'ai fait du shopping derrière Valérie Damidot. Et son mari, qui ressemble vachement à Gérard Depardieu si je peux me permettre. Bien sûr que je peux me permettre, Valérie Damidot je l'adore, c'est ma cop's du week-end, elle me met en joie avec ses abat-jours en fausse fourrure carmin et sa combinette bleu Klein. On aura beau dire que c'est criard, m'as-tu-vu, ikeachier ou sans âme, ce que la dame D&Co propose, j'y peux rien, je l'aime.

Donc. La véritable info est que Valérie Damidot a acheté une écharpe chez Sandro. Je répète, Valérie Damidot a acheté une écharpe chez Sandro.

La véritable question que tout le monde est en droit de se poser ici est : qu'est ce que Galliane fout chez Sandro, cette ligne Sentier si chère et si peu innovante? Je sais, j'ai péché. Moi et ma cohorte légendaire de jeunes créateurs qui ne sont distribués qu'en Ouzbékistan, on ramène moins notre snobisme. Mais on garde le front haut et la mèche "budeuse" : il y a des jours où on va chez nos pires ennemis. Cet été, par exemple, j'ai acheté un tee-shirt Tie&Dye chez Zadig & Voltaire, marque que je boycotte depuis des années. Un tee-shirt, c'est tout. En ce début novembre, trois mois après les méfaits, je décide de faire mon coming-out. Pour ma Sandroserie, il m'aura fallu moins de temps. Regardez ce que j'ai acheté, allez-y, je demande absolument l'absolution :

006.JPG

Chemise bûcheron Sandro grise sur foulard Eple & Melk

Voilà, c'est fini, confessé, on n'en parle plus. La couleur de l'écharpe de Valérie Damidot ? Je n'en sais fichtre rien, la dive vendeuse ayant  dégainé le papier soie plus vite que mes yeux leur regard, et aussitôt appelé sa subalterne pour "remettre l'écharpe de Valérie en rayon". J'aurais dû attendre, gros bonnet de la mode que je suis, espionne aux gants de velours, pour livrer cette info de première main : quelle couleur, l'écharpe de la présentatrice de M6. Je suis sortie de la boutique, j'ai marché. Rue Vieille du Temple. Attablé, un visage familier. Je pile. Encore une star. Chercher son nom, vite. Pas le nom, mais qu'importe : c'est le méchant dans "Les Vacances de l'Amour". Je ne sais pas ce qui est pire, la chemise Sandro ou reconnaître le gars qui faisait du mal à Hélène, Laly et toutes leurs petites amies. Prière de ne pas m'écharper pour cette confession intime. Sinon, j'appelle le numéro surtaxé de M6 et je vous envoie Valérie. Et croyez-moi, ce ne sera pas en gris, mais bien en bleu des mers du Sud qu'elle repeindra votre T3 avec balconnet dans le Marais.

Et vous? Avez-vous parfois craqué pour une marque chez laquelle vous vous étiez juré de ne plus aller?

00:22 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (23)

20 octobre 2008

"Sometimes you can't make it on your own" (U2)

Où ça fait du bien d'être seule à avoir raison ou à habiter dans le XVe, c'est selon

Permettez que je grille aujourd'hui. Pas de clope, je suis trop intelligente, pas de feu, je suis trop fauchée pour m'autoriser une voiture dans Paris, pas de pain, parce que j'ai pas la gueule d'un Moulinex avec ramasse-miettes. Non, aujourd'hui, je grille la politesse. Prem's, que j'ose. D'habitude, je suis toujours la dernière sur le mustave. Vous savez, cette pièce que vous trouvez dans les pages shopping de Elle, puis celles de Glamour, puis sur cette gourgandine aux lèvres glossées rue des Rosiers. Parce que je ne lis pas ces magazines quand ils sortent, je prends le wagon en marche, dans le meilleur des cas. Souvent, je le rate (le wagon). (Un exemple, vous voulez, plutôt que mes métaphores qui ne vous font pas préférer le train, apparemment). (Je m'exécute). Le keffieh Marant donc, il est passé par ici, il n'est pas passé par moi, ou ces fichues saperlipopettes ballerines à brides montantes Chloé, ou le pantalon carotte, ou le foulard léopard (dans ce dernier cas très précis, je le confesse sur le dernier album de Cold War Kids, c'était délibéré de ma part.) Bref, le Prem's, SNCFranchement jamais.

Il en est encore ainsi de la désormais culte chemise à carreaux Sandro. Oui, et je vous l'annonce pour l'avoir vue de mes yeux ce samedi, elle existe maintenant en gris et elle bucheronne la modeuse encore plus. Mais le prix est resté le même, on n'est pas chez Bambi au pays de Pocahontas mais dans le Sentier (lumineux, sur ce coup-là) :

chemisesandro1.jpg
Chemise Sandro, 170 euros

Donc, dans la famille "toute la France et le royaume d'Andorre l'aura bientôt sur le dos", cf le site internet de la marque, la liquette Comptoir des Cotonniers. Courte, sobre, mais qui est déjà indisponible sur l'e-shop :

tuniquecomptoir.jpg

tuniquecomptoir2.jpg

 

Logiquement, vu que je ne suis pas une flèche, cette pièce n'aurait jamais dû atterrir dans ma penderie. Mais habitant dans le très familial XVe arrondissement, où la plupart des individus de sexe féminin se précipitent davantage chez Okaïdi ohblada et autre Petit Bateau, le Comptoir des Cotonniers affiche toujours complet. Même en cette période de "déferlante fashion bûcheron canadien, moins la barbe". C'est comme cela que ce samedi, outre une grasse matinée, un ménage longtemps envisagé et planifié avant d'être considéré comme aussi urgent que le départ de Laurence Ferrari du 20h, j'en suis venue à me poser cette question hautement philosophique : avec ou sans ceinture ?

 

008.JPG

014.JPG

Franchement, ne prenez pas le peine de me dire si oui ou non, c'est le ticket gagnant. On n'en est plus là, vous et moi. Pas de chichi, pas de première ni de seconde, rien que de la classe. Que ceux qui m'aiment prennent le (même) train.

PS : une tunique Isabel Marant toute aussi culte ici ...