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28 novembre 2011

"The first, the last, my everything" (Barry White)

Où l'assurance anti-maladie en devient sexy

En ces temps rugueux et incertains, en ces heures touffues où le bas de laine devient la valeur refuge de la modeuse qui se respecte, il est temps que je vous parle de ma couverture sociale. Entre elle et moi, c'est du 100%. Depuis que les températures ont baissé, elle joue parfaitement sa carte. Vitale. Essentielle. Universelle. Tant et si bien que je ne sors jamais sans elle, et tant pis si elle ne s'assortit qu'à moitié avec les autres éléments de ma tenue. Je ne sors jamais sans elle, j'irais bien me coucher avec elle, mais l'HDMV met tout de suite le ola et tire très vite ma couverture à lui.

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26 octobre 2011

"Cherry lips" (Garbage)

Où la gourmandise est un très vilain défaut

Cerise sur mon gâteau, cerise sur mon chapeau. Il y a la tentation des magazines, des blogs féminins, des vitrines dans la rue, des animatrices TV qui se mettent à trop bien se saper (heureusement, il nous reste la météo pour regarder la télé sans risque. Merci Evelyne, Florence, Catherine, continuez le tailleur coupé taille et la robe trois-trous, nos comptes bancaires vous remercient). Ca, c'est pour les filles normales, les bienheureuses, les pourquoi pas moi ? Pourquoi pas moi, car j'ai le défaut, très vilain, d'un des sept péchés capitaux : la gourmandise. Le cookie chocolat blanc, le foie gras sur du pain d'épice, le scone Starbuck's réchauffé. Une gourmande à l'amende, perpétuelle, surtout quand mon vice glisse vers la mode. Exemple : la framboise, je l'aime en fruit, en sorbet, en yaourt et ... en sacs. En chaussures. La framboise a un goût de péché, dont je récolte trop souvent les fruits, et voilà maintenant que je croque la pomme. La pomme d'amour, bien dorée, bien vernie, luisante, reluisante, trop séduisante. J'en viendrais à croquer mes pieds, si je pouvais. 

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Babies Naf Naf (collection actuelle, 29,90 euros)

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26 septembre 2011

"Summer wine" (Nancy Sinatra)

Où rien de sert de courir, il faut partir à point

Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

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Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters

Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

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(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)

Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.

PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.