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24 septembre 2012

"That thing" (Lauryn Hill)

Où je me la joue comme Kate (avec le concept de mannequin en moins)

Mais si, regardez bien ? Dans la moue ? Dans la pose nonchalante et le bras émacié ? Dans le minois de chat ? Non, toujours pas ? Bon, tant pis. J'ai failli dans ma quête de la Kate. Pourtant, c'est bien le manteau boyfriend que Kate Moss a dessiné et joliment porté pour Mango que je vous montre aujourd'hui. Une photo postée sur Twitter par Jane, avec un prix aussi, clignotant car tellement inhabituel pour une pièce pareille (*39,99 euros*), m'a poussée vers cette enseigne que je ne fréquente plus depuis des lustres. Et je ne le regrette pas : je vous le montre aujourd'hui, mais je l'ai porté hier, et je le porterai demain. Simple et évident, parce qu'il va avec tout, en fait. Bon, je n'ai pas tenté avec une robe / jupe, car j'ai encore des scrupules à sortir les collants (le retour de la voix intérieure : "Nonnn malheureuse ! Pas avant le 1er octobre, les collants"). Avec le slim, c'est l'entente parfaite. Merci Kate : ton boyfriend coat, il a la côte. 

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19 septembre 2012

"Cherry lips" (Garbage)

Où je prends mes quartiers d'automne

Allez-y, on s'extasie. On applaudit, on pousse des cris d'orfraie, on se rue sur Internet pour savoir où on peut se procurer dare-dare la merveille (je parle de la veste, l'HDMV ne m'a pas encore mise en vente avec frais de ports gratuits sur Ebay). Non, parce que vu ce que j'ai lutté pour la trouver et où j'ai dû mettre les pieds pour la débusquer en ma taille hors nomenclature, ça vaut bien ça. Ca vaut bien un commentaire extatique, un RT sur Twitter, un "j'aime" sur Instagram, un "poke" sur Facebook. D'autant plus que c'est l'effet que provoque habituellement la moindre pièce Isabel Marant portée sur la blogosphère. Je le sais, je crie aussi, je jalouse, je "like", je "hate", je "bitche". Elle est forte, la baronne de Charonne, pour provoquer ces glapissements envieux. Elle a sa recette : proposer peu de pièces, dans très peu d'endroits, histoire de créer le manque. Et le manque, ça se comble, dans la collection d'après, dans un autre modèle, dans une chaîne consumériste infinie. Je sais de quoi je parle : Monty, je m'en étais fait toute une montagne, et je suis allée l'acheter sur une île. 

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17 septembre 2012

"Down the road" (C2C)

Où je ne risque pas de vous lâcher les baskets 

Des centaines, qu'écris-je, des milliers de filles croisées dans la rue, avec leur démarche claudicante mais néanmoins altière, ne m'ont pas fait changer d'avis. Des dizaines de fashionistas d'Isabel Marant de la tête aux pieds équipées n'ont pas fait poindre chez moi le moindre doute. Pieds au plancher, la Galliane, et fidèle à ses sneakers ras des paquerettes (dans deux mois, ce sera ras la moquette, mais laissez-moi encore croire qu'il y a des fleurs au sol et du soleil au ciel). Maintenant, qui a interdit d'aller piocher, dans la grande famille des sneakers de ville, parmi les modèles les moins évidents ? Les plus orthopédiques ? Certainement pas moi. Histoire de ne pas me fondre totalement dans le bitume, et de compenser à ma façon, j'ai quand même été chercher vers l'orthopédique. Vous me connaissez : dès que j'ai l'opportunité d'animer un peu l'open-space en remarques super éclairées ("ah, tu pars en randonnée?"), je me pose là. J'assume. Pas question de me mettre dans mes petits souliers. 

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