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26 octobre 2007

"Electrical blue" (The Cranberries)

Ou comment il est question à la fois de talent, de nullité, et de Rachida Dati

Y'a pas que l'gris dans ma vie, n'en déplaise à certaines. Depuis vendredi dernier, y'a le bleu électrique. Le bleu dur, le bleu vif (auquel la photo ne rend absolument pas hommage, je vous assure, il est renversant d'éclat). Un bleu de travail pour mes journées at work signé par la talentueuse Vanina Escoubet, créatrice de la jolie marque Please don't. Même que la ravissante Flora, à qui l'on doit les merveilles siglées Eple & Melk, elle voulait la même. Bref, de fille en aiguille, j'ai craqué. Cousue de fil bleu, c't'histoire.

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Tout ça pas pour que vous me disiez qu'on voit rien sur ma photo, je le sais déjà. Alors, on regarde les deux suivantes, et on imagine : les couleurs, vraiment travaillées, les coupes, les détails (un liseré argent sur ma blouse qui l'électrise encore plus).

Tout ça pour vous annoncer que Please Don't ouvre sa première boutique le lundi 5 novembre (et non plus le 29/10) au 11, rue de Picardie (75003), à partir de 18H00. Et une jeune créatrice qui lance sa boutique, c'est un peu comme quand Rachida Dati vire personne de son cabinet. C'est rare, et c'est beau. Alors, on se donne la main et on fait une belle ronde, les filles. Please, do.

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23 octobre 2007

"Avril en octobre" (Autour de Lucie)

Ou comment j'me suis faite bâcher en beauté et en public par un gars qui met des chaussettes blanches même qu'il en met qu'une parfois

L'gars, il a rien compris. Mais alors, rien. Il n'a pas vu que j'avais fait une bonne affaire. Que j'avais acquis une pièce phare de cette saison signée des blanches mains de Diane Goldstein, ex-diplômée de la St Martin School, ex-madame Paul & Joe, actuelle créatrice de la jolie marque April, May*.
L'gars, il confondrait un babybel et un saint-nectaire. Il connaît visiblement pas ça, ni ça, encore moins ça. Mais l'gars, c'est aussi mon Brun.

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Car moi, j'n'ai pas 205 euros à mettre dans une tunique et quand un modèle dégriffé à 58 euros se présente sur Ebay, je clique, j'adopte, je porte. Toute fière de ma trouvaille printanière, je m'exhibe en soirée devant mon Brun et associés. Sa réaction : "Oh, on dirait une Népalaise ! C'est quoi ce catafalque? Tu reviens de Katmandou?" Regards amusés autour, ma tunique est scrutée jusqu'au moindre de ses fils. Moi, la frange assassine et l'amour-propre blessé, je fusille mes censeurs du regard avant de battre en retraite. Tout bas, "p'tain, c'est April May, merde", mais personne ne me comprend dans cette fichue soirée. "P'tain, y'a que moi qui sait, merde". Même pas question que je me change. Flash back spatio-temporel : "Mais Cecilia, vous avez toujours été rebelle?" (question à deux bubbeul gommes de Valérie T. à feue Madame S. dans le Elle de samedi) Moi : Oui Valérie, une vraie rebelle. Au lieu de divorcer, j'ai simplement budé.

*Disponible sur www.shoppingparismode.fr, d'où sont extraites ces photos, et www.lebazarparisien.com, et www.poopoopidoo.fr, voilà. J'peux avoir un bon d'achat, maintenant?

Et vous ? Votre Brun comprend-il vos errances modesques? Le souvenir d'un affichage mémorable?

01 octobre 2007

"You got me" (The Roots featuring Erikah Badu)

Ou comment je devais acheter une table basse et je repars avec des fringues mais après tout j'ai pas à préciser ça

Le diable s'habille en sweater pourpre Prada, ou c'est tout comme. J'le sais, j'l'ai rencontré. Quand je suis entrée dans son antre, une boutique Comptoir des Cotonniers du Marais, il ne m'a laissé aucune chance. Je n'allais rien acheter, juste montrer à ma mère comment elle pouvait accessoiriser l'écharpe que nous venions de lui offrir. L'histoire devait s'arrêter là, un ptit tour et puis s'en va, mais il m'avait vue et c'était déjà trop tard. Il, soit LE VENDEUR IRRESISTIBLE ("the irresistible seller" for my always beloved engliche speaking readers, Daria swwety and Kelly rashy). Celui qui a le flair pour détecter les fragiles de la carte bleue. Les fashionistas abouties. Les qui-ont-besoin-d'amour. Celui qu'on ne veut surtout pas croiser en milieu du mois. Et franchement, toutes résolues que vous soyiez face à lui, je n'aurais pas donné cher de votre porte-monnaie Hello Kitty.

D'abord, marre des potiches copies carbone de chez Maje-Sandro-Zadig et Bruno, vive les vendeurs hommes dans nos boutiques chéries. Le diable du jour ? La Rupert Everett attitude malgré la mèche blond vénitien, le pantalon coupé comme il faut, et l'oeil vif. L'oeil qui me voit décrocher de son portant le fameux gilet sold-out manches ballon (à propos, les bottes motard sont aussi sold out, les filles), le qu'on-peut-plus-trouver-qu'en-taille-3, en tailles 1 et 2. "Une pro", s'est-il dit (là, j'extrapole et me flatte au passage). Je passe la taille 1, je bade, je me mire et soupire et là, hop, la sentence : "Ce n'est pas votre taille. Il se porte ample, sinon il perd tout son effet". Quoi, une taille 2, moi? Sa mèche vire du vénitien au pisseux d'un seul coup.
3 minutes plus tard, la même, juste du plomb dans l'aile et enfin de l'allure dans le miroir

Oui, une taille 2, moi, définitivement. "Mais vous êtes vernies, on en a reçu trois hier, quelle chance vous avez." Et moi j'y crois.

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Il s'y connaît drôlement bien, le bougre. Et le voilà qui se lance : "Mais il vous faut un foulard pour l'habiller, justement, on vient d'en recevoir qui se marient parfaitement avec ce modèle". Ni une ni deux, d'une main leste et sûre, il me noue parfaitement autour du cou une merveille "qui détone grâce à son formidable bleu klein". Un homme qui sait nouer le keffieh, j'ai envie de lui demander d'être mon meilleur ami. Un homme qui parle du bleu klein comme d'autres dissertent sur le dernier Pro Evolution Soccer 6, je tombe amoureuse. Vous : "Ton Brun lui plairait plus que toi, nigaude" (Bande de jalouses).
Je continue quand même. Ces merveilles sur le dos, je me sens prise au piège. De tous les côtés, je cherche une vendeuse qui pourra me libérer de son emprise mais non, je suis à sa merci. "J'ai un pantalon dans les mastic pour mettre dessous..." La phrase qu'il ne fallait pas que tu tues toute la magie, mec. Le réveil. Le douloureux réveil. Il est trop tard pour le gilet et le keffieh, ils sont déjà virtuellement dans ma penderie, totalement sold out depuis longtemps, elle. Docilement, je me dirige vers la caisse, dégaine la CB comme hypnotisée, règle une somme dépassant les *** euros (censored). Il me dit que je vais être belle et je n'attendais que ça. "Bon, la semaine prochaine, vous venez essayer la jupe assortie". Je souris bêtement, mon paquet sous le bras. Je franchis la porte, le cherche du regard. Une autre fille, une autre pièce, un autre discours. Il m'a déjà oubliée.

ensemblegiletseul

foulard

silhouette

Gilet et étole Comptoir des Cotonniers, top Vanessa Bruno Athé, jean Used, bottes Zara