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20 juillet 2007

"What a girl wants" (Christina Aguilera)

Parce que non, je ne suis pas fille à mettre plus de 500 euros dans un sac (Paddington, Muse, Birkin et autres Speedy, vous ne serez jamais miens), parce que c'est trop, parce que c'est une moitié de salaire pour certains.

Galliane, samedi 14 juillet, dans "Non, non, on ne m'aura pas"
Une balade estivale un samedi après-midi de juillet, dans les petites rues sombres du Haut Marais, jolis immeubles, jolies courettes, il y fait frais, il y fait beau dans toutes ces vitrines que je m'interdis de franchir. Sauf
ici. Entre des portants qui fleurent bon le Epple & Melk ou le Just don't, des dizaines de sacs faits maison par une créatrice très inspirée, qui recycle vos vestes en cuir, celles des autres, pour en faire des merveilles que vous ne verrez pas au bras de votre voisine de terrasse. Hanka (son petit nom, assez Viking) était entreposé là, soldé. Le maxi bag gris, l'intemporel, l'été-hiver, celui que je cherche depuis un an et demi sans le trouver. 300 euros. Bigre. Je le scrute, je l'essaie, posé - reposé, je le dévore des yeux sous l'oeil du créateur de la ligne homme, amusé. Oui, c'est évident, il est fait pour moi (le sac, coquines, pas le môssieur, j'ai un Brun qui m'a délivré un permis amoureux je vous rappelle). Mais en fin de soldes, et à ce prix-là, j'hésite encore. On m'annonce 50 euros de ristourne. Aïe. Le mal est fait. Je salue, et dis que je reviendrai, réfléchirai. Deux pas plus loin, c'était tout réfléchi, et mon plan de bataille tenait en 4 lettres : EBAY.

La même, une semaine après, "Oui, oui, on m'a eue... mais qu'à moitié".
Mon compte en en banque affiche 350 euros supplémentaires grâce à mes ventes acharnées sur l'ami enchèresque. Entre temps, Cyrille (le gentil associé), indirectement grâce à
Nizzagirl, a mis Hanka (surnommé depuis le "maxi-bag-qui-ne va-qu'aux-grandes") à l'abri de tout regard mal intentionné. Je franchis la porte aujourd'hui, et je le vois, au loin.

Comme vous le voyez, vous, maintenant :

sacentiersacgros

besace_hanka

(Photo Matières à réflexion)

J'ai eu ce que je voulais sans dépenser un centime. Et j'ai même croisé Audrey Tautou, rue des Filles du Calvaire, juste après ma BA (bonne affaire) de la journée. Sans Birkin, sans Muse, sans Speedy, mais un sac "Shopi" au bras. Je crois qu'on pourrait s'entendre. 

Matières à réflexion, 19 rue de Poitou, 75003 paris / www.matieresareflexion.com

11 juillet 2007

"Skull and bones" (Cypress Hill)

Donc, je disais ... Que j'avais énormément cogité, retourné la question dans tous les sens (fraise ou tête de mort ? tête de mort ou fraise ? tête de fraise ou mort ? Bijoux ou Sophie ? 105 euros, 75 euros ou la tête à Toto? ), écouté les sages (oui, c'est vous, ça frappe pas l'esprit à première vue étant donné ce que vous faites endurer à votre CB, mais bon) et donc, je m'étais décidée... à aller voir la chose de plus près. Shine (rue de Poitou) ne proposant que des sautoirs en métal et pas du tout le modèle punkybien, je m'étais résolue à ENFIN découvrir le petit royaume de Fig Venom.

On bave toute l'année, hors soldes de presse, sur ses pièces au prix tout doux, celles qu'en bonnes bécasses on a laissé filer et dont on se rappelle, aigries, quand on voit une Lolita Pille bis les porter sous notre nez au café Charbon. Après une prise de contact virtuelle et une négociation éventuelle sur le prix de ladite tête de mort avec Madame Fig Venom, me voilà partie, le trench et la frange Goyastyle au vent, à Courbevoie. On ne vous l'avait sans doute pas dit, mais c'est LE spot mode de l'année, Courbevoie. Sortir Pont de Levallois ligne 3, et apprécier ses immeubles outranciers, son bar-tabac camel pouah, ses rues à caniches, sa boutique "Ginette ma mode".

Je sonne donc chez Nelly, l'une des Figvenomiennes, et je tombe sur une charmante mère de famille, qui me montre aussitôt les portants où sont entreposés ses dernières acquisitions. Je rêvais d'une immense pièce où farfouiner (notez le néologisme digne d'André Breton) et je suis donc un peu déçue du voyage. MAIS, la tête de mort Les Bijoux de Sophie saumon tient toutes ses promesses photogéniques. Pour la féliciter, et parce que je ne suis pas venue à Courbevoie pour rien non plus, je lui offre comme compagnon de métro un joli top tunique boule Paul & Joe Sister. Après validation de monsieur Fig Venom ("Ah oui, ça va très bien vous aller" - me voilà 100% convaincue, Bernard), je chèque et je salue.

Ca vous a plu, mon histoire?

Ah ben merde, vous voulez voir les trouvailles, évidemment. Toutes les mêmes. Je vous préviens, celle qui dit que la tête de mort est altmodisch de chez modisch, je la bannis de mon univers.

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(Collier Les Bijoux de Sophie, 85 euros, blouse Lolita Lempicka pour Etam non repassée, photo Helmut Niouton-John)

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(Top Paul&Joe Sister gris et écru)

Demain, je suis censée vous donner le bon plan pour trouver les blouses balibullesques ou les compensées carolinedaylites, alors attention à vos commentaires. Non mais ...

31 décembre 2006

"L'Excessive" (Carla Bruni)

Modestement parlant ("Fashionably speaking" pour mes on-the-other-side-of-the-Atlantic readers, for you Mary-Kate, for you Gwyneth), je doute donc je suis. C'est comme ça. La la la la la. A toutes celles qui, donc, pestent présentement devant leurs écrans car je ne leur ai toujours pas présenté mon blouson en cuir alors qu'elles en cherchent un pour moins de 250 euros (cherchez une faute de goût chez Lou Doillon, voyez un peu le challenge), je leur réponds qu'il y avait une bonne raison. J'ai douté. J'ai douté de mon zonblou tout neuf, et c'est de votre faute (même toi, MH, c'est ton anniversaire et alors, un lien pour la peine), j'ai douté car vous avez toutes dégainé des perfecto couture tout courts, des brassières en cuir dont je n'avais pas envie. Je préfère Easy Rider au catalogue Maje, je veux du long et du épais pour abriter mes pulls loose grosse maille et ma frêle carcasse quand il ne fera plus 20° dehors. Bientôt, donc. Demain.

Et quand je pense à aujourd'hui, je n'ai pas forcément plus envie de parler cuir, parce que fi des tendances, outre mon trench Comptoir acier/iron (for you, Kirsten) qu'on m'enterrera sûrement avec, je ressortirai sans doute comme hier ma veste militaire Cotonnesque désormais si bien patinée, kaki grisé, mais surtout au plastron froncé froncé froncé.

vestemilit

Vous allez dire que je recule pour mieux sauter. Très bien, vous l'aurez voulu. Mais je vous préviens : quoi que vous en disiez, mon blouson, je le garde. Il est long, il est épais, il est Johnny Halliday.

blousonkeffieh

Blouson Mango, coll. 2007 129 euros, genuine leather

blousonsilhouette
Vous noterez, outre cet assemblage expérimental parce que je suis pas sortie et que j'avais pas petit-déjeuné,  que mon Brun n'a pas fait la vaisselle

blouso___platboteszarrantes
Oui, des bottes Zarantes, et alors? Elles copineront vachement bien avec leurs cousines fauve.

Vous ne le savez sans doute pas, mais cela fait trois fois que je retape ce billet, merci la fiabilité exceptionnelle d'Internet Explorer. Me dites pas merci, y'a longtemps que ça se fait plus. Mais au moins, vous pourriez remarquer que j'ai bien mis mon keffieh pour une fois? Vous seriez bien urbaines.