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07 avril 2015

"Bubble gum" (Brigitte Bardot)

Où je suis toujours aussi dure à cuir

Allez, j'allume le feu. Je ne vois pas franchement danser la flamme dans vos yeux, vu que le retour de week-end chocolaté et comateux s'avère sans doute difficile, mais je donne le ton. Tout feu, tout flamme, mon nouveau sac camel, pas un feu de paille non, un feu follet. Tout ce que j'aime, et tout ce qui crée l'étincelle dans mon regard quand je pousse la porte d'une boutique : du cuir bullé. Epais et plein d'aspérités. Ce nouveau-né signé Petite Mendigote est baptisé Empreinte, et il devrait laisser une sacrée trace dans mes futures tenues. 

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24 mars 2015

"Nice people" (Devendra Banhart)

Où je rends à Jérôme ce qui est à Jacques 

J'ai quitté Edouard, c'était en décembre, un jour froid et gris, un jour parfait pour une rupture. J'ai quitté Edouard sans crier gare, même si je l'aimais encore, tellement beau, tellement bordeaux. Le problème avec lui, c'est qu'il était ouvert à tout : à la rue, aux regards, aux curieux, aux aventureux. Le garçon faisait bonne impression, mais son bouton ne tenait guère la pression. Un petit souci technique de fabrication, m'a t-on assuré dans sa maison-mère. Pas du genre à abandonner ses rejetons, le père, Jérôme Dreyfuss, a repris Edouard sous son aile et m'a proposé de choisir en compensation un nouveau petit ami parmi ses autres enfants chéris. Pas eu besoin de trop tergiverser, le coup de foudre instantané, il était grand, il était beau, il sentait bon le vieux bordeaux : c'était Jacques, le petit nouveau. En deux coups de cuiller à peau, l'affaire était dans le sac. 

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La morale de cette histoire, c'est que certaines marques, qui ont pourtant pignon sur rue et tapis rouge dans la presse, savent encore se comporter avec leurs clientes. Un petit email de ma part et très vite, une réponse, une oreille, une solution. De quoi vite oublier ma déception, surtout que le petit frère Jacques m'a fait oublier son aîné. Mais que les adeptes d'Edouard soient rassurées : sur cette collection printemps-été, le défaut a été corrigé. Le voilà redevenu un fils de bonne famille. 

10 mars 2015

"Golden brown" (The Stranglers)

Où je tire le marron du feu 

J'ai dû me tromper sur le calendrier. Ca me prend les jours fériés, quand Romy glape dehors. (Vertige de l'humour, hommage à Bashung). Un look d'automne qui sent le marron chaud, quand l'été pointe le bout de son nez. Anachronique. Pas franchement météo-logique, mon histoire. Mais bon, vu les occasions que j'ai de me faire tirer le selfie (une fois 10 minutes par semaine quand le Brun est de bonne humeur, donc quand la lune est en Bélier et que les poules ont les dents qui les démangent), je n'ai pas vraiment le luxe de jeter une séance à la corbeille. A vrai dire, je n'en ai guère envie non plus, tant j'aime les pièces que je porte aujourd'hui : une tenue signée Eple & Melk, créatrice avec qui je vous harcèle depuis près de six ans (mais quand on aime, on ne compte pas), et qui vient de sortir une délicieuse collection printemps-été ; une besace Césaire Paris, en beau cuir taupe, petit sac modèle. 

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En fait, cela m'a offert l'occasion de reporter une couleur que j'ai longtemps chérie au temps de mes années étudiantes, où j'assortissais un col roulé fine côtes à de l'ombre à paupières brun foncé. Ton sur ton, marron sur marron. Depuis, je me suis grisée dans le bordeaux, oubliant ces amours adolescentes. Qu'importe le temps dehors, d'ailleurs, je suis ravie de revenir à ma couleur naturelle. Ravie de porter le marron, même glacée. 

 

01:45 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (1)