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15 janvier 2008

"The limit to your love" (Feist)

Ou comment les non-Parisiennes vont encore m'en vouloir mais bon, tous mes voeux les plus cordiaux

Puisqu'aujourd'hui, il faut vivre ou survivre, pour reprendre la philosophe de nos cours de récré Star Club Nadiya,  j'ai décidé de continuer à vivre dangereusement.  Depuis un mois (et ma découverte de la fripe), vous le savez. Depuis hier (mon escamotage d'orteil enbotté), vous le mesurez. Donc samedi, en grande baroudeuse qui met du 40 alors qu'elle chausse du 41, j'ai délaissé mon traditionnel Haut-Marais (cage). Direction, Pigalle, Abbesses, risky business.

Monter une petite rue ensoleillée. Trottoir droit. Devanture flashy. Derrière cette porte, normalement, le keffieh que s'arracheraient toutes celles qui, comme moi, n'en ont pas, dixit Cyrille. Ici, certaines se demandent comment j'ai pu passer à côté de cette tendance lourde de la saison et je réponds que "ce n'est ni le lieu, ni le moment, et que ce n'est sûrement pas le JDD qui va fixer la date de mon mariage". Cinq minutes plus tard, là-bas comme ici, il n'était plus question de keffieh, déjà par des ultramodèles arraché. Il était juste question de découvrir une charmante boutique dont bientôt, vous aussi passerez la porte. Trottoir droit, devanture flashy, allez c'est parti.

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Chouette, y'a du bleu sur les portants. Y'a surtout du DDikate, du Virginie Castaway, et de l'Eros by Erotokritos, qui est suffisamment difficile à trouver pour qu'on se réjouisse deux secondes en choeur et en chypriote, tiens.

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En matière de sacs, vous ne serez pas déçues, puisque les baguettes Matières à réflexion (ah, la belle bleue...) se disputent l'espace avec les plus maousse de Virginie Castaway, encore.

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Chouette, y'a des accessoires (Charlotte Sometime) et du bijou aussi. Les pendentifs Bambi et tout plein de délicates merveilles à pampilles, du Eva Gozlan, bref, de la verroterie de premier choix.

Puis, y'a les vendeuses. Mag & Val, Val & Mag. A qui, en cette période de peopolisation excessive, j'ai délicatement laissé l'anonymat. M'enfin, elles ont du goût, elles ont du temps pour vous conseiller et vous conter fleurette, par exemple, sur cette délicieuse créatrice grecque qui monte et que même Sofia Kokosolaki, elle en fera toute une feta bientôt. La prochaine fois, retenez son nom pour moi.

Ah, j'oubliais : outre les soldes, elles ont un portant braderie avec qui il faudra rapidement faire amie-amie.

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Vous n'y trouverez plus ce fuschissime top Erotokritos, enlevé par mes soins pour le mettre en lieu sûr et aimant (ma penderie), mais il y reste du sacrément beau linge.
Moralité de l'histoire : quand y'en a marre du Marais, aux Abbesses raboule tes fesses.

Séries Limitées, 20 rue Houdon, 75018 Paris, tél : 01 42 55 40 85

04 décembre 2007

"The sound of your name" (Charles Aznavour)

Ou comment on se rend compte que Micheline Dax, finalement, est une grande dame courageuse

*EDIT : les liens fonctionnent, yipee*

Vanessa Bruno n'aurait sans doute jamais fait carrière si elle s'était appelée Micheline Martichou. C'est terrible, mais c'est comme ça. Le destin ne tient pas à grand chose, une grand-mère autoritaire à qui il faut absolument faire plaisir, un pari entre potes un soir de Cinzano Party, et un être même pas né (Gudule, Micheline, Schlomo) paie les pots (de vin) cassés. Résumons nous, car j'en ai perdu la moitié au Cinzano : Isabel Marant, ça le fait plus que Monique Ranou. L'une vend des merveilles de robes, l'autre du jambon même pas star. CQFD.

Hier, j'ai découvert une créatrice au doux patronyme : Charlotte Sometime*. Ses pièces, disponibles chez Matières à réflexion notamment, sont à son image : délicates (Sometime) et malicieuses (Charlotte).
  Peu de photos disponibles, malheureusement (Charlotte, faudrait sometime and very soon penser à actualiser ton internet website, if you see what I pense?)

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Mitaines disponibles chez Matière à réflexion,
tricotées main en laine d'agneau non roulée sous les aisselles, 35 euros

Mais comme pour toute vérité scientifique, il existe le contre-exemple parfait, que je livre ici, aussi sûre de moi qu'Helmut Newton-John. Au détour de la rue de Lappe, une visite chez La Penderie, une boutique "cosy-girly" à coloniser aussi tôt que possible, quelques modèles m'appellent sur leurs portants cintribillés. La marque? Touch Luxe*. Un nom qui ne m'évoque rien, sinon le mariage assez foireux entre Armor Lux et Tutti Tutti Touch me (The Rocky Horror Picture Show, dis-moi que tu suis, Frieda), voire Touch me, Touch me, I wanna feel your body (Samantha Fox, dis-moi que tu suis, Marie Sue), bref, un patronyme aussi glamour qu'un brushing sur Christine Boutin.
Mais, à y regarder de plus près...

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Des robes courtes, comme La Fée les aime, de la maille tricotée, de couleur, entrelacée, très Erotokritos (et je suis difficile en la matière), de la fantaisie : une jolie collection, qui mérite qu'on ne s'arrête pas à l'étiquette. To put it in a nutshell, Monique Ranou, Mamie Nova et Corinne Charby, si vous vous lancez dans les frusques, j'irai voir avant de faire ma grande snob. Promis, juré, blogué.

* Liste des points de vente sur leurs site Internet

PS : demain, de la vente presse ou y'a déjà crise de foi?

22 octobre 2007

"High and low" (A-HA)

Où il est beaucoup question de "genre" parce que je n'arrive pas à caser "à la bien"

Enfin, j'les ai. Genre. Genre je faisais la fille qui ne s'intéressait pas au sujet, tout simplement parce que je n'avais pas trouvé chaussure à mon pied. Il n'aura pas échappé aux plus assidues d'entre vous - allez, on s'aligne et je distribue les bons points, Melle E toi t'es une régulière et tu sens bon t'as la grosse image - qu'il est un sujet de cette fashion saison non évoqué jusqu'à présent sur mon post-it (comme it bag, sauf que t'enlèves le bag et tu lis mon post) : la low boot. Genre. Parce que sujet maintes fois abordé, porté, disséqué, diviné par la plupart d'entre vous. Totalement larguée et légèrement débootée, je me suis juré alors, la main sur mon dernier Okapi, que je ne vous entretiendrais jamais de la low boot.

...
Donc, les filles. Vous connaissez la botte basse? Paraît qu'c'est vachement trendy c'te saison. Au détour d'une virée dans mon cher haut de Marais, rue de Saintonge, je me suis rallié à sa cause. J'étais tranquille, j'étais peinarde, j'entrais chez Pretty Box* continuer mon exploration de la fripe chic. Et vas-y que je bade ce blouson noir cuir était beau, cuir sentait bon  le bison chaud (90 euros), ces pochettes vintage absolument mazette, ces bottes si carotte (j'avais le choix avec pleurote, allez chercher une rime en "ote", gourgandines).

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Donc là, j'vais la faire courte, on n'est pas chez Camille ici, pas de thèse antithèse synthèse mon bon Blaise. L'équation se résumera à : un grand bac fourre-tout à 45 euros + un modèle taupe à talons moyens + un essayage rapide et concluant et personne pour me retenir = une grande fille contente avec ses bottes basses.

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Alors, oui, c'est de la low boot, oui, j'arrive 52 ans après le débarquement et oui, c'est du gris.  On en parle plus?

Si, en fait, on en parle ? Comment qu'elles sont, les vôtres?

*46, rue de Saintonge, 75003 Paris