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24 mars 2008

"Comic Strip" (Serge Gainsbourg)

Shebam, pow, blop, wiz, pop'n'gum, caramel, bonbons et chocolat, ça va être la fête ici aujourd'hui. La fête, parce que c'est ce que cette fille-là m'inspire, mademoiselle Christina Sfez, avec ses baskets montantes trop cool encore mieux que des Pierre Hardy-jure, son slim sympathique, son hoodie manche ballon encapuché mirifique. Et ses cheveux blonds micky greeniens, la jeune créatrice énervante typique, heureusement qu'elle chante pas.

Assez parlé de son grand méchant look, pour se pencher sur sa collection de vêtements D.Dikate, découverte grâce à Marie. Evidemment qu'elle est styliste, la Christina, car si elle jouait de la cornemuse avec ses orteils, on ne serait pas en train d'en causer un lundi matin pluvieux, un temps idéal pour débattre entre amis sur la résurgence de la Françafrique autour d'un ramequin de Crackers Belin. Dans une petite semaine, le 31 mars, sa jolie griffe fêtera ses trois ans. Trois ans à mettre sur pied des collections "aux lignes simples, aux motifs et détails soignés pour une allure girly et so fresh." Elle dit, je ne démens pas, elle prouve, je montre :

Collection printemps-été 2008 

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Chemisier Amande copieusement manches ballonné et col claudiné
Et disponible en ligne ici !

Des lignes simples, urbaines, avec le sens du détail girly qui fait tout, qui fait beau, et qui ne demande qu'un sautoir N2 ou une paire de bottes vintage camel pour en casser l'harmonie trashy-comic.

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Et évidemment, la funny girl de la jeune création française colore le monde à coup d'imprimés madras et de tee-shirts vitaminés C.

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Si mes vêtements d'été étaient de sortie, vous remarqueriez immédiatement parmi eux un magnifique top émeraude Ddikate, décolleté échancré et encolure tissu anglais. A la place, regardez le ciel, regardez le thermomètre, et vous allez constater que Christina, elle sait aussi voir la vie en noir.

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Comme vous le voyez sur ces photos, Christina sait ne pas se prendre au sérieux. Et ici, on aime grandement ça, dédramatiser le keffieh et le fait que Dieu (Nicolas Ghesquière, toujours, ça a pas changé depuis les municipales) refuse que ses créations soient portées par d'autres personnes que des mannequins (je vais finir par ne plus croire en Dieu). OK, Christina Sfez a été distribuée au Lafayette VO, elle compte déjà une vingtaine de points de vente en France, au Japon, au Luxembourg, et elle aurait choisi Chanel si on l'avait propulsée, d'un coup de baguette magique, à la tête d'une grande maison. Mais avec elle, les mannequins se bouchent le nez, font des bulles, font pouet pouet, en baskets. Bref sa mode, c'est la fête. Comme un grand coup de soleil, un vent de folie, un arc-en-ciel bienvenu dans un lundi tout gris. On est gentilles, quand on admire on met la main devant sa bouche, et on dit merci.

Points de vente :

AIMECUBE : 7 rue de Vauvilliers, 75001 Paris ; DRESSING ROOM, 2 rue des Blancs Manteaux 75004 Paris ; OMIZ, 8 rue des Abbesses 75018 Paris ; SERIES LIMITEES, 20 rue Houdon 75018 Paris ; FRENCH TROTTERS, 30 rue de Charonne, 75011 Paris ; ARIDZA BROSS, 5 rue des Canettes, 75006 Paris ; END TO END, 3 rue de la Pie qui boit St Malo ; K.PRISS, 62 rue Ganterie, 76 000 Rouen ; ABAK'A, 6 rue de France 06 000 Nice ; MAMATORO, 35 rue Hoche 06400 Cannes ; L'ATELIER, 16 rue Pastoret (Cours Julien) 13 006 Marseille ; COREZONE, 8 rue Montgrand, 13 006 Marseille ; LOFT BOUTIK, 19 rue de la Madeleine, 30 000 Nîmes ; RICE AND BEANS, 18 rue Cujas 31 000 Toulouse ; DELITS DE LUXE, 2 rue Prof Demons 33 000 Bordeaux ; COREZONE, 22 rue Granet 13 100 Aix en Provence ; CATWALK SHOP, 8 rue de la Croix d'Or 34 000 Montpellier ; ULTIMATE MANOSQUE, Le Patio bvd Charles de Gaulle 04 100 Manosque ; ULTIMATE DIGNE, 50 rue de l'Hubac 04 000 Digne les Bains ; PIA PIA 286 Bd de la Côte d'Argent Le Moulleau 33120 Arcachon ; JESSY, 14 rue du Général de Gaulle 20137 Porto Vecchio.

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04 mars 2008

"Les Années Bazar" (Indochine)

Où il est 23h, je viens de rentrer de congés, j'ai les narines bouchées, et je vais quand même causer mode car je suis une VIB*

La modeuse n'est pas prêteuse, c'est là son moindre défaut. La vraie, s'entend, la pure et dure à cuir, celle qui sort en Chloé monté et en Wayfarer l'été. Moi, ex-fan des sixties et grande babydoll, molle du genou et du tee-shirt blanc, j'ai été élevée dans l'esprit "Tends la main à ton prochain, et Nicolas Ghesquière te le rendra bien". Comprendre, quand je découvre une nouvelle tanière, j'hurle aux loups, et ayant hurlé tout l'été, je me trouve parfois fort dépourvue, quand les stocks de ma tanière à la meute ont été vendus. Soit. Mais comme je ne m'appelle pas Galliane Gautier-Sauvagnac, et que les 1,5 millions d'euros d'indemnités ne transiteront pas sur ma chère CB, je peux laisser la meute prendre de l'avance. Et donc, aujourd'hui, je l'initie aux joies du dépôt-vente, et pas n'importe lequel, celui dont le nom a résonné en moi tel le dernier tube de David Guetta au Club 688 :

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Donc, ne pas se fier au sobriquet "Bonne Franquette" : ici, on est à Saint-Germain des Prés, soit le VIe arrondissement de Paris, on recense plus de Zadig & Voltaire que de bouchers au m², et en y croyant très fort, on peut humer dans l'air le fumet discret et aseptisé de la pâtisserie made in Le Bon Marché. Pour faire court : les Ginettes, c'est le haut niveau du dépôt-vente, mais cela tombe plutôt bien car pour le cheap, rien ne vaut le neuf. Pour le Dice Kayek, rien ne vaut Les Ginettes.

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Oui, ce sont bien des salomés camel Les Prairies de Paris dans la vitrine

Reprenons : chez les Ginettes, il y a tout ce que la rivegauchère a eu la flemme de mettre sur Ebay, parce qu'Aglaé la bonne n'y connaît rien en NTIC. La rivegauchère s'habille chez Isabel Marant, Yves Saint-Laurent, Sonia Rykiel, Maje, Vanessa Bruno and co, elle est soigneuse, propre et a plutôt bon goût : la rivedroitière peut donc profiter de ses surplus les yeux fermés. Les allergiques de la fripe, surtout, puisqu'ici, tout est soigneusement classé par couleur dans une agréable boutique aux poutres apparentes et déco rococo (Valérie Damidot ne traverse pas la Seine, qu'on se le dise):

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Les prix restent assez élevés, équivalents à ceux des pièces en soldes, sans doute parce qu'elles sont en excellent état. La preuve? J'ai failli repartir avec cette robette poudrée Isabel Marant, que vous trouverez peut-être, entre deux Sandreries et autres Cotonnades :

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Dernière précision : on peut essayer, on peut blaguer avec les deux gentilles tenancières, on peut dénicher une jolie pochette ou du chèche bien épais pour 28 euros. Et surtout, retrouver toute tremblante cette fameuse blouse American Retro qu'on aurait dû acheter, il y a deux ans, puis il n'y avait plus la taille, puis il y avait eu les soldes, puis l'automne était arrivé, et c'est le temps qui court, court, et nous rend sérieux (Alliage, R.I.P). Vous chantiez ? J'en suis fort aise, et bien casquez maintenant.
Les Ginettes, ou la dernière roue du carrosse pour les cendrillons qui ont des fourmis dans le porte-monnaie.

Les Ginettes, 4 rue du Sabot 75006 Paris

* Very important blogueuse, selon Hautetfort

15 janvier 2008

"The limit to your love" (Feist)

Ou comment les non-Parisiennes vont encore m'en vouloir mais bon, tous mes voeux les plus cordiaux

Puisqu'aujourd'hui, il faut vivre ou survivre, pour reprendre la philosophe de nos cours de récré Star Club Nadiya,  j'ai décidé de continuer à vivre dangereusement.  Depuis un mois (et ma découverte de la fripe), vous le savez. Depuis hier (mon escamotage d'orteil enbotté), vous le mesurez. Donc samedi, en grande baroudeuse qui met du 40 alors qu'elle chausse du 41, j'ai délaissé mon traditionnel Haut-Marais (cage). Direction, Pigalle, Abbesses, risky business.

Monter une petite rue ensoleillée. Trottoir droit. Devanture flashy. Derrière cette porte, normalement, le keffieh que s'arracheraient toutes celles qui, comme moi, n'en ont pas, dixit Cyrille. Ici, certaines se demandent comment j'ai pu passer à côté de cette tendance lourde de la saison et je réponds que "ce n'est ni le lieu, ni le moment, et que ce n'est sûrement pas le JDD qui va fixer la date de mon mariage". Cinq minutes plus tard, là-bas comme ici, il n'était plus question de keffieh, déjà par des ultramodèles arraché. Il était juste question de découvrir une charmante boutique dont bientôt, vous aussi passerez la porte. Trottoir droit, devanture flashy, allez c'est parti.

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Chouette, y'a du bleu sur les portants. Y'a surtout du DDikate, du Virginie Castaway, et de l'Eros by Erotokritos, qui est suffisamment difficile à trouver pour qu'on se réjouisse deux secondes en choeur et en chypriote, tiens.

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En matière de sacs, vous ne serez pas déçues, puisque les baguettes Matières à réflexion (ah, la belle bleue...) se disputent l'espace avec les plus maousse de Virginie Castaway, encore.

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Chouette, y'a des accessoires (Charlotte Sometime) et du bijou aussi. Les pendentifs Bambi et tout plein de délicates merveilles à pampilles, du Eva Gozlan, bref, de la verroterie de premier choix.

Puis, y'a les vendeuses. Mag & Val, Val & Mag. A qui, en cette période de peopolisation excessive, j'ai délicatement laissé l'anonymat. M'enfin, elles ont du goût, elles ont du temps pour vous conseiller et vous conter fleurette, par exemple, sur cette délicieuse créatrice grecque qui monte et que même Sofia Kokosolaki, elle en fera toute une feta bientôt. La prochaine fois, retenez son nom pour moi.

Ah, j'oubliais : outre les soldes, elles ont un portant braderie avec qui il faudra rapidement faire amie-amie.

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Vous n'y trouverez plus ce fuschissime top Erotokritos, enlevé par mes soins pour le mettre en lieu sûr et aimant (ma penderie), mais il y reste du sacrément beau linge.
Moralité de l'histoire : quand y'en a marre du Marais, aux Abbesses raboule tes fesses.

Séries Limitées, 20 rue Houdon, 75018 Paris, tél : 01 42 55 40 85