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04 décembre 2007

"The sound of your name" (Charles Aznavour)

Ou comment on se rend compte que Micheline Dax, finalement, est une grande dame courageuse

*EDIT : les liens fonctionnent, yipee*

Vanessa Bruno n'aurait sans doute jamais fait carrière si elle s'était appelée Micheline Martichou. C'est terrible, mais c'est comme ça. Le destin ne tient pas à grand chose, une grand-mère autoritaire à qui il faut absolument faire plaisir, un pari entre potes un soir de Cinzano Party, et un être même pas né (Gudule, Micheline, Schlomo) paie les pots (de vin) cassés. Résumons nous, car j'en ai perdu la moitié au Cinzano : Isabel Marant, ça le fait plus que Monique Ranou. L'une vend des merveilles de robes, l'autre du jambon même pas star. CQFD.

Hier, j'ai découvert une créatrice au doux patronyme : Charlotte Sometime*. Ses pièces, disponibles chez Matières à réflexion notamment, sont à son image : délicates (Sometime) et malicieuses (Charlotte).
  Peu de photos disponibles, malheureusement (Charlotte, faudrait sometime and very soon penser à actualiser ton internet website, if you see what I pense?)

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Mitaines disponibles chez Matière à réflexion,
tricotées main en laine d'agneau non roulée sous les aisselles, 35 euros

Mais comme pour toute vérité scientifique, il existe le contre-exemple parfait, que je livre ici, aussi sûre de moi qu'Helmut Newton-John. Au détour de la rue de Lappe, une visite chez La Penderie, une boutique "cosy-girly" à coloniser aussi tôt que possible, quelques modèles m'appellent sur leurs portants cintribillés. La marque? Touch Luxe*. Un nom qui ne m'évoque rien, sinon le mariage assez foireux entre Armor Lux et Tutti Tutti Touch me (The Rocky Horror Picture Show, dis-moi que tu suis, Frieda), voire Touch me, Touch me, I wanna feel your body (Samantha Fox, dis-moi que tu suis, Marie Sue), bref, un patronyme aussi glamour qu'un brushing sur Christine Boutin.
Mais, à y regarder de plus près...

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Des robes courtes, comme La Fée les aime, de la maille tricotée, de couleur, entrelacée, très Erotokritos (et je suis difficile en la matière), de la fantaisie : une jolie collection, qui mérite qu'on ne s'arrête pas à l'étiquette. To put it in a nutshell, Monique Ranou, Mamie Nova et Corinne Charby, si vous vous lancez dans les frusques, j'irai voir avant de faire ma grande snob. Promis, juré, blogué.

* Liste des points de vente sur leurs site Internet

PS : demain, de la vente presse ou y'a déjà crise de foi?

22 octobre 2007

"High and low" (A-HA)

Où il est beaucoup question de "genre" parce que je n'arrive pas à caser "à la bien"

Enfin, j'les ai. Genre. Genre je faisais la fille qui ne s'intéressait pas au sujet, tout simplement parce que je n'avais pas trouvé chaussure à mon pied. Il n'aura pas échappé aux plus assidues d'entre vous - allez, on s'aligne et je distribue les bons points, Melle E toi t'es une régulière et tu sens bon t'as la grosse image - qu'il est un sujet de cette fashion saison non évoqué jusqu'à présent sur mon post-it (comme it bag, sauf que t'enlèves le bag et tu lis mon post) : la low boot. Genre. Parce que sujet maintes fois abordé, porté, disséqué, diviné par la plupart d'entre vous. Totalement larguée et légèrement débootée, je me suis juré alors, la main sur mon dernier Okapi, que je ne vous entretiendrais jamais de la low boot.

...
Donc, les filles. Vous connaissez la botte basse? Paraît qu'c'est vachement trendy c'te saison. Au détour d'une virée dans mon cher haut de Marais, rue de Saintonge, je me suis rallié à sa cause. J'étais tranquille, j'étais peinarde, j'entrais chez Pretty Box* continuer mon exploration de la fripe chic. Et vas-y que je bade ce blouson noir cuir était beau, cuir sentait bon  le bison chaud (90 euros), ces pochettes vintage absolument mazette, ces bottes si carotte (j'avais le choix avec pleurote, allez chercher une rime en "ote", gourgandines).

Pretty_Box

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Donc là, j'vais la faire courte, on n'est pas chez Camille ici, pas de thèse antithèse synthèse mon bon Blaise. L'équation se résumera à : un grand bac fourre-tout à 45 euros + un modèle taupe à talons moyens + un essayage rapide et concluant et personne pour me retenir = une grande fille contente avec ses bottes basses.

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Alors, oui, c'est de la low boot, oui, j'arrive 52 ans après le débarquement et oui, c'est du gris.  On en parle plus?

Si, en fait, on en parle ? Comment qu'elles sont, les vôtres?

*46, rue de Saintonge, 75003 Paris

17 octobre 2007

" The unquestionable truth " (Limp Bizkit)

Comme d'autres ont voulu voir si la Terre était ronde, comme d'autres ont voulu voir si Karl Lagerfeld était "sympa-au-fond?", j'ai voulu voir si Elle nous mentait. C'est bien joli le coup du sac doudoune (sic) et du jodhpur pour tout le monde, cet angélisme we-are-the-world-we-are-the-children-united-colors of-benethon. Bene nuts, oui. On m'la fait pas. On m'la fait plus (depuis qu'à 10 ans, Télé Star a lâchement menti sur mes rediff's de Princesse Sarah). Alors, j'ai chaussé mon plus beau trench façon Inspectrice Gadget sponsorisée Comptoir, et je suis allée tester les adresses vintage du Elle à Paris.

Après quelques haltes sur mon chemin à l'autre bout de la capitale (la vente Vanessa Bruno chez NGR), j'ai échoué rue de Saintonge. Au n°57, plus précisément. "Esprit Vinyle", qu'elle s'appelle cette boutique et forcément, moi ça m'parle le vinyle. Que même je les mets en déco chez moi, les disques, tellement j'aime ça. Donc, je pousse la porte et là : une bonbonnière, bien agencée, grand lampadaire eighties et platine d'époque chinée avec soin. Au comptoir, une gravure de mode, et sympathique pour ne rien gâcher.

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Le concept de cette boutique? Les chaussures (Yurkievich, M. Jacobs) vintage, parce que comme le dit la vendeuse, "les modèles neufs restent encore trop chers". Les vêtements, neufs, de jeunes créateurs, des pièces de Stella Cadente et les sacs issus du commerce équitable signés Zaza Factory.

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A la base, j'y allais pour vous, les filles. Une incorruptible dans son imper'. Puis j'ai vu ces portants de bijoux, là. Ces Bambis boucles d'oreille, oui. Puis ces sautoirs Bambi, aussi en laiton, cuivre, noir. Parce que je cherche toujours l'info, je sollicite le nom de la créatrice. On me répond qu'elle est japonaise et qu'elle s'appelle Murakami Zu. Hitomi Tarata. Hihihi Chépluki, en gros.

Cinq minutes plus tard, on tombe l'imper et on sort le chèquier

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Nonchalamment, je suggère que le pendentif Bambi, pailleté ocre d'un côté, peut aussi se porter à l'envers pour un effet noir bakélite. Trop inventive, la fifillle. La vendeuse, Sophie, opine, vachement sympa. C'est sûr, elle doit aimer Valérie Damidot comme moi.  Ca me rassure un peu. Elles ont oublié de le dire, dans Elle.

Esprit Vinyle
57, rue de Saintonge, 75003 Paris - Du lundi au samedi 13h-20h.

PS : bon là, y'a pas d'adresse Internet pour commander... On est urbaines et civilisées, on m'en veut pas, d'accord?