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12 janvier 2011

"Dummy" (Portishead)

Où l'acheteur compte pour du (petit) beurre

Joëlle Goron reprend du service, mes petites pépées. Et elle est remontée comme un coucou, la Joëlle, à l'heure - ding dong - où s'ouvrent les soldes. Motif de son courroux, au coucou ? Les soldes privées. Ces espèces d'attrape-nigaud pré-soldes, survendues à grand renfort de mails alléchants et sms top VIP. Où on nous promet nos obscurs objets du désir fashion à prix soldés une semaine avant l'heure H. Où on nous prend surtout pour des dindes avec un grand F (pour fuck) : -20%. Merci mais non merci. Mon cerveau d'oiselle, bête de mode impatiente d'enfiler sa nouvelle parka, va tenter de résister au besoin irrépressible de l'acheter 148 heures plus tôt. Cela va être très dur, madame Comptoir, monsieur Sandro, mais je vais tâcher d'être forte. Au moins un peu plus que vous.

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Mon repérage soldes : jupe et débardeur Vanessa Bruno, cardigan Des Petits Hauts,
écharpe et bonnet Sandro, ballerines Repetto et Zara.

De ces rabais je me suis donc facilement privée. Depuis début décembre, ma carte bleue a pris des vacances. Mais inutile de prolonger plus longtemps son congé ... sans soldes.

L'info en plus : Vanessa Bruno solde direct à -50%.

PS : Le tirage au sort de l'HDMV a parlé. Les commentaires n°12 et 40, soit Laeti et Citizen, j'attends vos adresses dans ma boîte email pour recevoir vos gloss Lanolips. 

24 novembre 2010

"Come as you are" (Nirvana)

Où c'est règlement de comptes à OK Podium

Après Glamour, Grazia. En attendant GQ, tiens, la malédiction pourrait encore frapper. Les magazines en G ont les blogueuses dans le nez. En témoigne une chronique signée Patrick T., cette semaine, dans le nouvel hebdomadaire féminin. La même rengaine, peu ou prou, que celle déjà proposée dans le fameux édito de Glamour : beaucoup de blabla, rien dans la bobine, ces blogueuses. Toutes vendues, et pas une pour racheter l'autre. Ben voyons, en conviens-je, après m'être tartiné 34 publicités A4 avant d'arriver à ce billet dur, page 80. 34 pages, compté juré.

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Patrick T., le juge du jour, aussitôt googlisé (fallait pas bosser dans un magazine en "G") : "journaliste chroniqueur", du Grazia du Têtu du Nova (rien contre ça), mais pas franchement versé dans le joyeux monde de la blogueuse sans tête et du vide-dressing casse-tête. Patrick s'interroge : "On ne sait plus où leur sacro-sainte indépendance éditoriale est passée". Patrick a pourtant travaillé au magazine Trax, où les billets monnayés par la pub ne manquaient pas à une certaine période. Patrick s'indigne : "Prêtes à tout pour troquer leurs statuts de girls next door pour celui des VIP."  Attendez, je dois m'interrompre un instant, le service presse de Chanel m'appelle pour m'inviter au prochain défilé. "Oh, merci beaucoup, non, je dois décliner, ça ne me dit vraiment pas ... (Embêtée) Imaginez qu'il me faille dire que la collection est magnifique, damned. Je n'ai jamais assisté à un défilé de ma vie, c'est le rêve de toutes les filles de la terre entière, mais non, la provinciale que je suis ne saurait se corrompre de la sorte." Ca va, c'est crédible, là, Patrick ? L'étendard de l'indépendance éditoriale est porté assez haut ?

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Passons sur le "nombre d'entre elles ont perdu ce qui faisait leur charme : un ton frais et intime", partant du principe qu'on ne s'attarde que sur les trains qui n'arrivent jamais à l'heure. Insistons plutôt sur cette chute du plus bel effet : "Dix Garance Doré ne feront jamais le poids face à une parution mensuelle. (...) La blogosphère mode serait bien inspirée de balayer devant sa porte (...) et de mettre son arrogance au placard si elle ne veut pas avoir autant d'influence qu'un vulgaire spam". Comme j'ai rangé ma vulgarité avec mon arrogance, c'est à dire au placard, je vais éviter un bon gros F... de girl next door mal élevée (voilà ce qui arrive quand on refuse des invitations VIP). En tant qu'ex-journaliste de presse magazine, je suis bien placée pour savoir que les contraintes de blog n'ont rien à voir avec celles du papier glacé. La fameuse histoire du roquefort qui dit au camembert "tu pues". Allez nous expliquer pourquoi tel journal met sur pied un fil de blogueuses, ou tel autre un prix récompensant leur créativité. C'est peut-être, Patrick, parce qu'Internet, pour dépasser la simple question des blogs, pose de sérieux soucis à la presse en général. Peut-être parce que les ventes des magazines stagnent au mieux, dégringolent au pire. Le progrès, que les éditorialistes de mode le veuillent ou pas, est de notre côté. Il va donc falloir arrêter de nous titiller le point G. Grazia mille !

PS : Au fait, je me suis abonnée à Grazia pour recevoir la trousse Petite Mendigote "It-girl" en cuir, et j'ai reçu un ersatz gnangnan en tissu à la place. Si je réclame auprès du service abonnements, suis-je trop arrogante ?

19 juillet 2010

"Black & white" (Mickaël Jackson)

Où je lave le linge plus blanc

A l'heure où on nous dit, dans le monde de la mode, de casser les codes, mixer les imprimés, sortir du Sentier battu, il fallait bien, à un moment donné, que je jette un pavé dans la mare. Dans le mariage, plus exactement, allons-y gaiement. La question du jour, non pas "Voulez-vous prendre Xxxxx comme épouse", mais "qui a décrété qu'on ne pouvait pas se rendre à un mariage en blanc ou en noir"? Répondez "Fichtre, je n'en sais rien", vous n'avez pas le choix (comme le jour J). Parce que j'ai compulsé toutes les annales de la littérature des noces, je n'y ai rien trouvé. Le noir, c'est chic, et pas forcément morbide, nous sommes toutes d'accord. Le blanc, c'est tendance, et à part la robe longue à traîne, je ne vois pas comment on peut faire de l'ombre avec à la mariée. Donc ? Donc, téméraire mais pas kamikaze, invitée à des noces ce week-end, je me suis lancée dans le compromis : l'écru.

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Robe Bel Air, sandales Mellow Yellow, sac Louis Vuitton, bracelet Pieces

Voilà donc la tenue que je me suis combinée pour l'occasion. Espérons que la mariée ne me crêpe pas le chignon, ne renverse pas le vin d'honneur sur ma robe, ne drague pas l'HDMV dans la sacristie, ne me bannisse pas des photos officielles. Non, je ne serai pas une oie blanche, mais une vraie crème. Non, je ne cherche pas à lui faire de l'ombre, je n'ai jamais nourri de si noirs desseins. Mais une fois dans la cabine d'essayage, cette robe et moi, c'était une évidence, c'était elle, c'était moi, c'était nous, quoi. Un mariage d'amour, de raison, et d'intérêt (-50%, le taux), sûrement pas un mariage blanc. Défense d'ivoire autre chose.