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09 février 2009

"Hot'n'cold" (Katy Perry)

Où cheveux très longs, manches très courtes

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, si on est une fille ? Moi et mes incohérences, nous ne voyons pas. (Soupir). (Re-soupir, je me rends compte que j'ai fait quasiment la même attaque de post, il y a une semaine. 27 ans, J-18, la sénilité Cosmopolitan me guette). Le calendrier n'est pas mon ami, irrémédiablement bloqué au mois de février, le thermomètre immémorialement coincé en dessous de 10, et ma penderie inconditionnellement fournie en ... manches courtes. Je n'y peux rien, je suis une fille de l'été, une Beach Girl sans les cheveux bouclés et les doo-wap aigus qui vont avec (Surfin USA, enfin), heureuse le bras nu, la pore qui respire, l'aisselle en liberté. Vous imaginez alors mon malheur, en ces heures indues et douces, où le gel me surprend au réveil comme une bonne vanne d'Ariel Wizman. Ajoutez à cela les heures sup' de la clim' de ma boîte, qui se met en marche dès 8h au cas où, vraiment, nos neurones seraient en surchauffe, et vous obtenez une Galliane qui bosse en manches courtes mais garde ses mitaines.

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Chemisier Dedikate, jupe Avant-Première

Et si encore mon désarroi s'arrêtait aux dessous, la blogosphère continuerait de tourner comme si de rien neigeait. Mais non, dessus aussi, je m'y prends comme un(e) manche, et c'est sans dessus-dessous que je sors dans la rue, à rattraper mon blouson manches courtes par un pull XXL.

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Manteau French Connection, pull Vanessa Bruno

L'intérêt de ce post n'est, je me rends compte, que très léger sur les bords. Border-line, à vous raconter mes tracas de fille du Sud perdue dans les frimas du Grand Nord, à dégainer le bonnet blanc dès que le blanc manteau recouvre le bitume. Mais au fond, on en est toutes là, à vouloir du thermomètre rouge braise, de la bretelle, du bras nu. Mes manches courtes, même par 2°C, ne cherchez pas plus loin : ce n'est pas de l'inconscience, c'est de la résistance.

PS : Glamour a élu Garance meilleur blog mode, comme les internautes du site et ... comme moi. Félicitations, c'est amplement mérité.
Et merci aussi Glamour d'avoir répertorié La Solderie dans ses pages.

25 avril 2008

"Working together" (Gonzales)

Où paradoxalement, je suis une fille plus si bien que ça dans sa ville

A droite, les shampoings, et les serviettes hygiéniques aussi, un peu plus loin les Kleenex et le coton. A gauche, le papier toilette, l'eau de Javel et le Paic citron. Au fond, la charcuterie, les laitages et la purée en flocons. Et là, à l'entrée, cette fameuse collection Autre Ton, bientôt aussi célèbre sur les blogs que les Isabel Marant et autres Anna Corinna.

S'il existait un fan-club du Monoprix, telle que vous me lisez, j'aurais déjà ma carte de membre et je rédacteurerais en chef le fanzine. Monomaniaque, I'm a maniac, maniac on the mall floor. Parce qu'on y trouve toujours ce qu'on n'est pas venu chercher. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan, par exemple, d'une utilité assez relative. Ou ces petits batouns de chèvres, dégoulinants d'huile, mmmh. Des rondelles de polenta. Le rayon traiteur. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan. Puis y'a Radio Monop', aussi. Raddddio Monop', cette voix flûtée qui te fait sursauter en palpant la tomate cerise. Mademoiselle Agnès qui te raconte que cet été, tu mettras de la robe à pois, et toi tu te dis que l'été dernier aussi, y'a rien de nouveau sous le soleil du rayon fruits & légumes, franchement. Mais t'aimes bien, et y'a le jingle qui te remet d'aplomb, Radio Monop', un rayon plus loin, des scones avec des raisins dedans.

Eprise du Monoprix, donc, mais il y eut vite méprise. L'existence de ce fameux rayon vêtements. Joli au demeurant, et hyper bien fourni en taille 44.

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Robe Monoprix esprit Isabel Marant, 29,90 euros
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Knicker bio, 39,90 euros, sac Anna Corinna, gilet La Fée, foulard H&M

C'est bien bio, mais ces deux pièces représentent sans doute mes deux derniers achats dans cette enseigne. Pourquoi? Vous allez dire, c'est la modeuse qui se fout de la vendeuse. Peut-être. Mais ce jour-là, j'étais venue pour acheter du p.cul. Pour accéder au rayon papier toilette, il faut bien passer par l'entrée, et dans l'entrée, y'a des portants de jolies fringues. Bingo (Mia), la gogo, radio gaga. Qui repart avec une robe, un knicker et la désagréable sensation d'avoir suivi le chemin de la bonne petit consommatrice, chemin minutieusement balisé par des gens dans des bureaux qui font produire en Chine. OK, je me suis fait avoir pour les cookies Chocolate Chunk. Mais les vêtements, je dis stop. Comme elle, d'ailleurs. Les blouses, les vestes, ce sera dans de petites boutiques, chez des jeunes créateurs qui font produire en France, et surtout quand je l'ai décidé. Easy, sellers. Puisque je suis une fille facile, qu'on me laisse aller choisir mon déjeuner en paix. Autre ton, autres moeurs.

28 mars 2008

"Foundations" (Kate Nash)

Où il y a concours, et lot à gagner, mais aussi discussion spirituelle et Melrose Place

Le ciel, les oiseaux, et ta mère me sont tombés dessus la semaine dernière. Moi, un canapé de cuir noir, un livre de Kundera négligemment ouvert sur le genou pour me réconcilier avec le romantisme, et mon interlocutrice, le stylo en bouche et l'oeil laborantin : "Non mais Galliane, ça représente quoi, la mode, pour toi?" La Chute du Kundera sur le Gerflex, même Albert Camus l'aurait pas vue venir. Autant me demander, à une heure où le seul questionnement existenciel me préoccupant se résume à "Billy va t-il vraiment quitter Allison (Melrose Place, TF1, 10h)?", si je préfère mon père ou ma mère. Vanessa Bruno ou Isabel Marant (en ce moment, et contre le mouvement ambient, je suis plus Marant). Le chocolat noir ou la fleur d'oranger. Géraldine ou Garance.

Cherchant un modus vivendi qui n'arrive pas, je bafouille une généralité aussi grosse que mon ego de blogueuse VIB : genre "la mode, c'est recréer sa personnalité chaque jour, c'est se sentir belle" gna gna gna, trois p'tits chats, même Rachida Dati au soir des municipales s'était montrée plus spirituelle. J'imagine que si on m'avait laissé quelques heures de réflexion, une copie double et un Waterman qui coule pas, j'aurai pu citer l'inénarrable Coco Chanel et son fameux : "La mode se démode, le style jamais."

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Photo DR

J'aurai pu dire que je n'en ai pas de définition immuable, puisqu'elle varie au rythme des saisons, que dis-je, des collections. A l'instant X, bien après JC, mais surtout fatal à Mika (Milan Kundera, bande d'illettrées), j'aurais simplement dit que la mode, c'est beau comme une casaque fleurie de Balenciaga :

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Photo Alain Aubert / Le Figaro

Bref, du haut de mes frêles 26 ans, de mes yeux qui s'écarquillent devant le moindre sac en cuir et n'importe quel petit gilet qui coupe une silhouette, de ma chevelure so little Wintour, so really boulgour, j'étais sûrement la moins bien placée pour livrer une grande vérité modesque à la face du monde. Mais quand même... Quand même. Quand m'aime. Je me dis qu'il y a encore de forts jolies choses à dire et à écrire sur la mode, et si j'en perds ma plume, peut-être pas vous. Alors, toc toc badaboum, j'ouvre céans un concours super intellectuel que même à la revue Esprit, on aurait pu le sponsoriser. Donnez moi en cinq lignes maximum votre définition de la mode.

Je choisirai entre vous toutes, et sans favoritisme ni passe-droit - on est pas à Balkanyland ici - celle qui m'a le plus séduite. Et en cadeau...
La première recevra rien de moins qu'un ravissant So Sweat noir L'Atelier d'une Fée.
La seconde
, un Tajine Terracotta de Guerlain printemps-été 2008.
La troisième, un rouge soleil Summer Fever de Clarins printemps-été 2008.

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Vous avez jusqu'à dimanche soir pour me livrer vos définitions dans les commentaires, et je veux de l'esbroufe, du clinquant, du Haletant & Marrant, du Gaspard Yurkievich, du vécu, du vintage, du vrai, du vous, du moi. Du grand, filles modèles, je veux du grand. Co-modément vôtre, Galliane.