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04 mars 2013

"Everything old is new again" (The Barenaked Ladies)

Où on porte un regard neuf

Elle a pris le pas sur moi. Petit à petit, encore dans son nid, elle se taille une place de choix. La part de (l'enfant) roi, ou devrais-je dire, de la princesse, la princesse aux petits pois qui vont consteller la déco de sa chambre. Maintenant, quand mon regard croise un sweat, une paire de ballerines, une veste, je réfléchis à deux fois : j'aurais donc soigné ma coquetterie dans l'oeil. A Noël, à mon anniversaire, j'ai pensé à elle quand on me parlait de moi. C'est comme ça, ça ne s'explique pas, c'est plus fort que soi. La mode restera toujours une marotte, mais j'apprends à m'en jouer. Il y aura sans doute moins de nouveautés ici, et on va apprendre à combiner. Ma penderie deviendra l'aire d'un nouveau jeu d'assemblage. Ludique et stylistique : on va essayer de faire du beau, avec un peu de neuf et beaucoup de vieux, pour consommer mieux. 

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11 février 2013

"Long long long" (The Beatles)

Où quand c'est bien haut, c'est perfecto

Il y a des obsessions qui vous retournent tellement l'esprit qu'elles méritent que vous braviez le réveil un dimanche, le froid, le quai du tram (où vous avez froid), le centre commercial de la Défense (où c'est toujours dimanche, donc vous imaginez l'affluence moyenne per minute) et votre conscience (tout ça pour une fringue, franchement, pauvre de toi). (Surtout que tu entraînes ta fille innocente et gigotante dans ce périple dominical). Oui, mais pas n'importe quelle fringue : le perfecto pour grandes. Cette considération vous passe sûrement par dessus de la tête, notamment si vous mesurez moins d'1m75, mais permettez-moi de lui accorder une certaine hauteur ici. Le perfecto, une des pièces les plus indétrônables de nos garde-robes depuis plusieurs saisons. Et depuis plusieurs saisons, un vrai casse-tête pour votre serviteuse, qui a allègrement rebaptisé ce blouson "brassière en cuir", tant trouver un modèle qui ne lui titille pas les aisselles s'est avéré problématique. Un modèle H&M Trend, il y a deux hivers, m'était déjà passé sous le nez, que je porte pourtant haut. Pas question que ce Zara, qui a brutalement disparu de l'eshop la semaine dernière alors que je le contemplais quotidiennement, avec amour, comme une rassurante photo de famille, en fasse autant. C'est pourquoi le réveil, le froid, le tram, le dimanche... Et Défense de se moquer. 

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04 février 2013

"Céline" (Hugues Aufray)

Où tout n'est que luxe, calme et volupté

Il y a les filles parfaitement coiffées, aux ourlets parfaitement tombés, aux sourires parfaitement ourlés, à la posture parfaitement placée, ces mêmes filles que l'on chasse, grand objectif dehors, à la sortie des défilés. Et à leurs bras, il y a souvent un parfait sac griffé. Qui un Chanel, qui un Alexander Wang, qui un Valentino, qui un Proenza Schouler, de jolis petits bras plein d'honneur. Et puis il y a moi, avec mes boots pas cirées, mes cheveux pas peignés, mon collier pas emporté, ma pose pas travaillée, ma lumière pas calculée, et qui prend quand même le luxe à mon bras. Presque du gâchis, je me dis, parce que ce si beau sac mériterait d'autres vies que la mienne. Il mériterait qu'on le bichonne, qu'on l'entretienne, comme une belle femme objet, et qu'on le montre dans les plus beaux endroits. Il mériterait une musique d'Air, pas une seule goutte d'eau, la belle vie, des flashes, un Face Hunter qui lui court après en gesticulant, une veste Chanel, une fille à la peau parfaite qui se retourne en pouffant (oui, bon, elle serait riche et belle, elle peut aussi être un peu conne. Pas toujours les mêmes, hein). Au lieu de ça, il pend à l'épaule d'une grande godiche au gros ventre, qui ne fait même pas gaffe si sa chemise tombe bien. Allez, mon mini trapèze de rêve, tu peux vider ton sac.  

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Sac Céline (via Vestiaire Collective), chemise Urban Outfitters (old),
jean H&M Mama, veste Vanessa Bruno Athé (coll. actuelle, soldes),
boots Zara (old)

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(Oui, vous voyez bien, il y a des pois sur cette chemise. Encore). 

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Des mois, depuis que Céline a sorti ce modèle, que je le reluque dans mon coin, guère habituée des modèles de ce genre. Des boutiques dans lesquelles je ne suis JAMAIS entrée, même pour un vernis. Je n'aime pas les Chanel, pas les Dior, pas vraiment les Vuitton, je ne m'extasie pas sur les mustaves du moment, et je dois fièrement aligner 6 sacs en tout dans ma penderie. Petite joueuse, la blogueuse mode. Mais quand je décide d'y aller, c'est que c'est le bon. Le sac de ma vie, le mariage d'amour (des mois de cour) et de raison (la bandoulière "mummy-friendly", m'a t-on dit). Alors, ce trapèze de haute voltige n'a pas le red carpet, mais le bitume des Hauts-de-Seine, il n'a pas les flashes, mais les éclairs de la météo, il n'a pas la veste Chanel mais du gros tricot Vanessa Bruno. Cependant, il a moi. Et quand on n'a que l'amour... 

PS : Il y a eu du réassort (un super slim Ba&sh bordeaux) et de la baisse de prix (le manteau Iro !) sur le new vide-dressing ... 
PS : J'ai depuis recoupé ma frange comme une grande, car marre de la mettre sur le côté ...