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11 février 2013

"Long long long" (The Beatles)

Où quand c'est bien haut, c'est perfecto

Il y a des obsessions qui vous retournent tellement l'esprit qu'elles méritent que vous braviez le réveil un dimanche, le froid, le quai du tram (où vous avez froid), le centre commercial de la Défense (où c'est toujours dimanche, donc vous imaginez l'affluence moyenne per minute) et votre conscience (tout ça pour une fringue, franchement, pauvre de toi). (Surtout que tu entraînes ta fille innocente et gigotante dans ce périple dominical). Oui, mais pas n'importe quelle fringue : le perfecto pour grandes. Cette considération vous passe sûrement par dessus de la tête, notamment si vous mesurez moins d'1m75, mais permettez-moi de lui accorder une certaine hauteur ici. Le perfecto, une des pièces les plus indétrônables de nos garde-robes depuis plusieurs saisons. Et depuis plusieurs saisons, un vrai casse-tête pour votre serviteuse, qui a allègrement rebaptisé ce blouson "brassière en cuir", tant trouver un modèle qui ne lui titille pas les aisselles s'est avéré problématique. Un modèle H&M Trend, il y a deux hivers, m'était déjà passé sous le nez, que je porte pourtant haut. Pas question que ce Zara, qui a brutalement disparu de l'eshop la semaine dernière alors que je le contemplais quotidiennement, avec amour, comme une rassurante photo de famille, en fasse autant. C'est pourquoi le réveil, le froid, le tram, le dimanche... Et Défense de se moquer. 

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04 février 2013

"Céline" (Hugues Aufray)

Où tout n'est que luxe, calme et volupté

Il y a les filles parfaitement coiffées, aux ourlets parfaitement tombés, aux sourires parfaitement ourlés, à la posture parfaitement placée, ces mêmes filles que l'on chasse, grand objectif dehors, à la sortie des défilés. Et à leurs bras, il y a souvent un parfait sac griffé. Qui un Chanel, qui un Alexander Wang, qui un Valentino, qui un Proenza Schouler, de jolis petits bras plein d'honneur. Et puis il y a moi, avec mes boots pas cirées, mes cheveux pas peignés, mon collier pas emporté, ma pose pas travaillée, ma lumière pas calculée, et qui prend quand même le luxe à mon bras. Presque du gâchis, je me dis, parce que ce si beau sac mériterait d'autres vies que la mienne. Il mériterait qu'on le bichonne, qu'on l'entretienne, comme une belle femme objet, et qu'on le montre dans les plus beaux endroits. Il mériterait une musique d'Air, pas une seule goutte d'eau, la belle vie, des flashes, un Face Hunter qui lui court après en gesticulant, une veste Chanel, une fille à la peau parfaite qui se retourne en pouffant (oui, bon, elle serait riche et belle, elle peut aussi être un peu conne. Pas toujours les mêmes, hein). Au lieu de ça, il pend à l'épaule d'une grande godiche au gros ventre, qui ne fait même pas gaffe si sa chemise tombe bien. Allez, mon mini trapèze de rêve, tu peux vider ton sac.  

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Sac Céline (via Vestiaire Collective), chemise Urban Outfitters (old),
jean H&M Mama, veste Vanessa Bruno Athé (coll. actuelle, soldes),
boots Zara (old)

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(Oui, vous voyez bien, il y a des pois sur cette chemise. Encore). 

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Des mois, depuis que Céline a sorti ce modèle, que je le reluque dans mon coin, guère habituée des modèles de ce genre. Des boutiques dans lesquelles je ne suis JAMAIS entrée, même pour un vernis. Je n'aime pas les Chanel, pas les Dior, pas vraiment les Vuitton, je ne m'extasie pas sur les mustaves du moment, et je dois fièrement aligner 6 sacs en tout dans ma penderie. Petite joueuse, la blogueuse mode. Mais quand je décide d'y aller, c'est que c'est le bon. Le sac de ma vie, le mariage d'amour (des mois de cour) et de raison (la bandoulière "mummy-friendly", m'a t-on dit). Alors, ce trapèze de haute voltige n'a pas le red carpet, mais le bitume des Hauts-de-Seine, il n'a pas les flashes, mais les éclairs de la météo, il n'a pas la veste Chanel mais du gros tricot Vanessa Bruno. Cependant, il a moi. Et quand on n'a que l'amour... 

PS : Il y a eu du réassort (un super slim Ba&sh bordeaux) et de la baisse de prix (le manteau Iro !) sur le new vide-dressing ... 
PS : J'ai depuis recoupé ma frange comme une grande, car marre de la mettre sur le côté ...  

23 janvier 2013

"All that you can't leave behind" (U2)

 Où il y a des moments où tout est passé de mode

L'autre soir, ça sentait le gaz. Non, nous ne nous étions pas disputés une énième fois avec l'HDMV pour savoir qui aurait le privilège de gérer la télécommande. Ce soir-là, par la magie du petit écran, nous étions d'accord, il y avait comme des hirondelles blanches qui voletaient au-dessus du canapé, harmonie et fusion dans la télédiffusion. Ca sentait le gaz, au sens propre, dans le salon dans la chambre, dans la cage d'escalier sur le parking. Il était 1h30 du matin, et clairement, on n'était pas bien. On était surtout à se dire que la chaudière de l'immeuble était juste au-dessous de notre chambre, et qu'il fallait détaler avant de finir en nuggets ou pire. Et là, la question que je me suis toujours posée depuis que je suis petite, sans doute ce sens de la dramaturgie hérité de mes longues après-midis à regarder des téléfilms catastrophe aggripée à un coussin : si tu quittes ta maison, tu pars avec quoi ? Plus jeune, il n'y avait même pas à mégoter : mon nounours préféré Gaston, et c'était tout. Là, en 10 minutes, tu regardes amoureusement ton chéri, tu regardes vainement ton Imac chéri, tu regardes ton fauteuil à bascule, tu attrapes vite ton Ipad mini même pas encore déballé (non, là, ce serait bête, tu peux rester une geek même en petit format), et tu t'habilles. 

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Avec un peu de réflexion, j'aurais enfilé ma belle veste Isabel Marant sous ma parka favorite, mes Dickers à 350 boules, pris mon sac et mon bonnet fétiches, empilé deux ou trois épaisseurs de sweats. L'évidence, les plus belles pièces. Sauf qu'il n'y a pas à réfléchir, dans ces moments-là. Le prix des boots que tu sauves, tu t'en fiches. J'ai enfilé la tenue que je portais ce jour-même, un pull élimé Comptoir, un jean de grossesse, des baskets, et c'était fini, on claquait la porte. Sûre de moi. Comme dans cette belle chanson de U2, Walk on : "The only baggage you can bring is all that you can't leave behind". Tout ce que je ne pouvais pas laisser derrière, je l'avais simplement devant moi. Un bout de ventre si précieux, qui pointait sous un pull élimé. 

PS : Je vous rassure, ma chaudière va bien, c'était juste le fameux nuage venu de Rouen qui avait envahi notre quartier car on vit près de la Seine.
PS 2 : Et vous, dites-moi, qu'emporteriez-vous, dans l'urgence ? 

01:14 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (24)