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12 septembre 2012

"Feeling good" (Nina Simone)

Où je me fais prendre comme une bleue 

Il y a celles qui se lèvent à pas de loup, presque en avance sur leur réveil, elles jettent un oeil à leur penderie, et, longuement, méticuleusement, passionnément, vont choisir ce qui les habillera des pieds à la tête, presque une science, il y a celles-là. Elles tiennent parfois des blogs, on les lit en se disant tout bas ou en leur écrivant tout haut "bon sang, mais tu aurais dû faire styliste", on se regarde avec notre sweat et notre paire de sneakers, on re-regarde leur blog, on part s'envoyer une crème dessert saveur nougat pour oublier. Sinon, il y a moi. L'arnaque sur pattes (ou plutôt, sur cannes, vu la longueur de mes compas). Qui, en prenant de l'âge, vais au plus simple, au plus vite, au plus complet. C'est de cette flemmardise / incapacité qu'est née, il y a plusieurs mois, ma passion pour "les blouses toutes faites". On les pose sur soi, et on ne fait plus rien. Marche aussi avec les chemises et tuniques imprimées. Un bon slim, et c'est fini. Puisque je n'ai pas le don pour accessoiriser les basiques, je me tourne vers le chic. Un peu ennuyeux tout de même, cette paresse... Parce que le chic, c'est fric. 

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Blouse disponible ici chez Place des Tendances

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10 septembre 2012

"We used to vacation" (Cold War Kids)

Où j'ai remis mon tablier, et taillé mes crayons 

Devant mon miroir, avant de partir au boulot. Il se passe quelque chose, là. Il se passe que j'ai laissé les sandales nu-pieds à paillettes au placard, la petite jupette tournoyante aussi, le sourire au saut du lit qu'on dirait (ou alors, devant mon bol de Chocapic, dernier moment d'extase répertorié depuis 30 minutes), et me voilà, droite comme un I. Au pied de ma lettre, une grande fille modèle avec son blazer marine, ses souliers vernis et son nouveau cartable qui sent fort le cuir. Ne manque que la tresse, ou le petit chignon serré bas sur la nuque. Pas le temps, pas le jour pour un retard. La clé dans la porte, je suis sortie. C'est la rentrée. 

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05 septembre 2012

"Most girls" (Pink)

Où je me connais du bout des doigts

Dans la vie, j'ai toujours été plutôt vernie. La fille qui gagne des concours, du type un voyage en Australie pour monter sur scène avec les Red Hot Chili Peppers, ou une Playstation en boîte de nuit qui m'attira subitement un essaim de mâles intéressés. La fille qui réussit ses concours, Sciences-Po, le bon sujet au grand O, l'école de journalisme, la bourse pour mon premier CDD dans le fabuleux monde de la presse, qui m'ouvrit le droit d'interviewer Flavie Flament et autres obscurs gagnants de la Starac' (en vrai, j'ai passé un aprèm' très sympa avec Julien Doré, aussi). La fille qui ne court plus à trente ans, parce qu'elle a trouvé l'homme de sa vie. Voilà, vernie. VerniE, mais pas vernis. Tout ça pour en arriver là, à cette particularité si rare dans le beau monde bien polishé de la blogueuse mode. Au bout de mes doigts, il y a le clavier et la plume. Sur mes doigts, une ou deux bagues. Cela s'arrête là. Plus par flemmardise que par dégoût. J'en veux pour preuve ma chiche collection de vernis à ongles, péniblement amassée depuis plusieurs années. Non, je ne suis pas un garçon manqué. Je m'en défends bec et ongles. 

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Ceci dit, je ne sais pas ce qu'il m'a pris l'autre jour en tombant sur ce vernis Chanel aux couleurs abysses. Blue Rebel, qu'il s'appelle, presque une chanson de Bryan Ferry quand j'y pense. Je n'avais jamais mis autant d'argent dans un vernis, mais étant en pleine période bleue (une veste Zara bleue, un cabas Vanessa Bruno bleu, et des sneakers APC / Nike à venir... bleues), je me suis sentie couleur locale. (Bleu) canard laquée. 

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