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03 octobre 2011

"Cut my hair" (The Who)

Où j'ai l'impression d'avoir clairement coupé le cheveu en quatre

Vous ne pourrez rien dire, rien faire, rien tenter, vous ne trouverez pas les mots, vous ne verrez même pas les maux. Les images sont trompeuses, mais les faits sont bien là, devrais-je dire mes faits ou méfait : j'ai les cheveux courts. Courts, vous avez bien lu, à défaut d'avoir bien vu. Et c'est à chaque fois la même histoire, deux fois par an, une envie subite de "faire plus soignée, plus moderne", et je ramène ma façade et mon toit chez le coiffeur pour le ravalement bimestriel. "Coupez-moi les pointes, mais je veux garder de la longueur... Et je veux changer aussi ... Si on faisait une frange ?" La frange, accrochez-vous au bastingage, comble de la modernité quand toutes les fashionistas cèdent au dégradé tie and dye. En ces temps où il faut choisir son camp, capillairement parlant, j'ai le coeur à droite : je suis résolument conservatrice.

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Le jour du délit, le brushing masquait le drame

Comment expliquer ce sentiment totalement infondé que dès que les cheveux ne passent pas le cap de ma poitrine, j'ai le sentiment d'avoir une coupe courte ? Comment expliquer que, dès que la coiffeuse amène son ciseau et son sourire jean-louisdavidien, j'oppose mon plus beau regard noir inquisiteur en centimètres ? La séance chez le coiffeur tourne très vite au drame. Tout du moins quand, le premier brushing envolé, c'est à moi de redonner vie à sa création. Et là, moi qui partait dans l'idée de daphnéburkiser mon visage, je le fais redescendre vers une Chantal Goya des années 2000 perdue sans son pandi panda. Le monde est trop injuste, vraiment.

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Cheveux courts (Jean-Louis David), top It Hippie, sac Until July, sandales Jonak

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Les mêmes, plus un sourire forcé (Alacon)

Rassurez-moi : y en-a-t-il parmi vous soumises au même dérèglement psychique en ce qui concerne la longueur de leurs cheveux ? Non, parce qu'à presque trente ans, il serait temps que je me fasse aux coupes un peu plus "femme". Ma toison juvénile ne fera pas long feu quand mes belles années seront passées. Rassurez-moi donc, soyez indulgentes. Dites-moi que pour certaines, aussi extrémistes que moi, il s'en est longtemps fallu d'un cheveu.

02:42 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (17)

31 août 2011

"L'été indien" (Joe Dassin)

Où on suit le mouvement en fille indienne

L'été a filé, s'est défilé, en pente douce, et personne ne l'a vu passer. Pas un seul stop à Paris, juillet-août, il a tracé sa route. Brûlant les feux de la Saint-Jean, grillant toutes nos priorités (bronzer, merde, bronzer). Malin comme un sioux, il a filé à l'indienne. Je l'ai entraperçu une semaine en Corse, la belle affaire. L'été est censé durer trois mois, mais il a préféré jouer les filles de l'air. Alors, pour reprendre le chemin de la sainte trilogie (métro-boulot-dodo), j'ai enfilé mon uniforme d'automne : le jean, la petite veste cintrée, le sac camel. Tongs rangées, guère usées, sur la pointe des pieds. 

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Veste Isabel Marant (merci toi!), jean LTB, sandales Sigerson Morrisson

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Il faut bien s'y faire : l'été est parti sans même être venu. On n'en pas vu la couleur, le bleu et l'or éclatant, tandis qu'on voit déjà l'ocre des feuilles envahir le bitume. L'été n'a jamais été, la rentrée est bel et bien là. Il n'y a plus de saison, il faut vraiment se faire une raison.

PS : après tirage au sort de l'HDMV, les commentaires 12 et 17, soit Clémence et Adeline, vous irez accompagner vos hommes (ou l'enverrez comme un grand) voir Captain America (merci IKKS). Vos adresses par email, les filles !

00:59 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : isabel marant

25 août 2011

"Mama Corsica" (Patrick Fiori)

Où il faut comme l'île, boucler ces vacances en beauté

"Divine idylle sur une île", ça s'appellerait. Sept jours d'absence, au cours desquels on ne m'a pas vue dans le Vercors sauter à l'élastique. Non, j'ai plutôt cherché à voler des amphores au fond d'une crique corse, sans succès. Alors, je suis revenue de cette semaine passée sur l'île qui porte si bien son nom et si haut ses couleurs (émeraude, ocre, turquoise, corail). La Corse, tout un poème, mais je ne vais pas en faire tout un fromage. Tout un brocciu. (Ca, c'est fait). Au générique de fin, en lettres sablées, par ordre d'apparition : le ciel, le soleil et la mer ; la soupe de fraise au sorbet de myrte ; les dorades à mes pieds ; les palmes à mes pieds ; les radios italiennes ; le civet de sanglier ; les maisons en pierres sèches ; la soupe de fraise, je vous en ai parlé ? ; les étoiles corail à mes oreilles, cadeau de l'HDMV (une tradition en Corse : on offre un bijou en corail à une femme à chaque occasion de sa vie) ; le mojito de fin les pieds dans le sable.

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(Around Bonifacio)

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(Lendemain de notre arrivée, d'où l'absence de bronzage)

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(La plage privée)

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(Encornets grillés à la plancha sous nid de poivrons et pommes persillées)

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(Pippa Middleton.) (Ou seulement son short Maje, c'est selon)

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Quelques clichés pour boucler cette parenthèse enchantée, avant de piquer le nez dans les cartons de déménagement. Aïe, ça se corse.

PS : Vide-dressing mis jour ! Du Sandro, Eple & Melk, Marc Jacobs, Lynn Adler, des baisses de prix ... Et un cadeau pour chaque commande groupée !

PS : Dites, pour faire péter mon retour, j'aimerais bien passer les 100 followers sur Twitter ?

01:00 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (19)