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10 octobre 2011

"Let's twist again" (Chubby Checker)

Où j'ai mis du vent dans mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux

Et ça va vous faire rire. Ou peut-être pas, dirladi-dalida, mais quand même, les filles, je me demande, vraiment hautement satisfaite du degré de philosophie de ma question : est-ce que quand on se sent bien coiffée, tout peut nous arriver ? La coiffure, ça sauve tout, non ? Le bas troué, la voiture qui passe à 188 km/h en zone urbaine et nous éclabousse de sa plus belle flaque, on s'en fiche si on a la coiffure qui va bien ? Là, présentement, j'ai parfaitement réussi mon brushing et je me sens la reine du monde. Hier, en revanche ... Hier, j'ai appliqué le conseil que ma bonne Ava, la reine du rock en région PACA, me donnait avec sollicitude : "C'est trop "bien coiffé" je trouve... La même chose un peu plus ébouriffé, ce serait super. Il manque un twist, comme disent les gens de la modasserie !" Alors, sous vos yeux ébouriffés, ébaubis, ebony and ivory, je vais vous donner le mode d'emploi du twist que vous allez constater ci-dessous. 1) Vous grimpez dans la baignoire. 2) Vous pensez très fort à cette étagère d'angle qui vous permettrait d'aligner vos shampoings Saint-Algue Syoss, vos soins John Frieda, et votre canard coquin Sonia Rykiel (sacré équipage). 3) Vraiment, le canard Rykiel ? 4) Vous déclenchez la douche. 5) Vous vous rendez compte que vous n'avez pas remonté vos cheveux avec la pince, étagère d'angle mon amour et reine de mon esprit. Et que la moitié basse de votre chevelure dégouline. 6) Vous vous rendez compte que vous devez être partie dans 15 min, et qu'un lavage de cheveux + un séchage professionnel ne sont pas envisageables. 7) Vos cheveux décident de vivre leur vie, et vous la vôtre. TWIST.

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03 octobre 2011

"Cut my hair" (The Who)

Où j'ai l'impression d'avoir clairement coupé le cheveu en quatre

Vous ne pourrez rien dire, rien faire, rien tenter, vous ne trouverez pas les mots, vous ne verrez même pas les maux. Les images sont trompeuses, mais les faits sont bien là, devrais-je dire mes faits ou méfait : j'ai les cheveux courts. Courts, vous avez bien lu, à défaut d'avoir bien vu. Et c'est à chaque fois la même histoire, deux fois par an, une envie subite de "faire plus soignée, plus moderne", et je ramène ma façade et mon toit chez le coiffeur pour le ravalement bimestriel. "Coupez-moi les pointes, mais je veux garder de la longueur... Et je veux changer aussi ... Si on faisait une frange ?" La frange, accrochez-vous au bastingage, comble de la modernité quand toutes les fashionistas cèdent au dégradé tie and dye. En ces temps où il faut choisir son camp, capillairement parlant, j'ai le coeur à droite : je suis résolument conservatrice.

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Le jour du délit, le brushing masquait le drame

Comment expliquer ce sentiment totalement infondé que dès que les cheveux ne passent pas le cap de ma poitrine, j'ai le sentiment d'avoir une coupe courte ? Comment expliquer que, dès que la coiffeuse amène son ciseau et son sourire jean-louisdavidien, j'oppose mon plus beau regard noir inquisiteur en centimètres ? La séance chez le coiffeur tourne très vite au drame. Tout du moins quand, le premier brushing envolé, c'est à moi de redonner vie à sa création. Et là, moi qui partait dans l'idée de daphnéburkiser mon visage, je le fais redescendre vers une Chantal Goya des années 2000 perdue sans son pandi panda. Le monde est trop injuste, vraiment.

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Cheveux courts (Jean-Louis David), top It Hippie, sac Until July, sandales Jonak

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Les mêmes, plus un sourire forcé (Alacon)

Rassurez-moi : y en-a-t-il parmi vous soumises au même dérèglement psychique en ce qui concerne la longueur de leurs cheveux ? Non, parce qu'à presque trente ans, il serait temps que je me fasse aux coupes un peu plus "femme". Ma toison juvénile ne fera pas long feu quand mes belles années seront passées. Rassurez-moi donc, soyez indulgentes. Dites-moi que pour certaines, aussi extrémistes que moi, il s'en est longtemps fallu d'un cheveu.

02:42 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (17)

31 août 2011

"L'été indien" (Joe Dassin)

Où on suit le mouvement en fille indienne

L'été a filé, s'est défilé, en pente douce, et personne ne l'a vu passer. Pas un seul stop à Paris, juillet-août, il a tracé sa route. Brûlant les feux de la Saint-Jean, grillant toutes nos priorités (bronzer, merde, bronzer). Malin comme un sioux, il a filé à l'indienne. Je l'ai entraperçu une semaine en Corse, la belle affaire. L'été est censé durer trois mois, mais il a préféré jouer les filles de l'air. Alors, pour reprendre le chemin de la sainte trilogie (métro-boulot-dodo), j'ai enfilé mon uniforme d'automne : le jean, la petite veste cintrée, le sac camel. Tongs rangées, guère usées, sur la pointe des pieds. 

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Veste Isabel Marant (merci toi!), jean LTB, sandales Sigerson Morrisson

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Il faut bien s'y faire : l'été est parti sans même être venu. On n'en pas vu la couleur, le bleu et l'or éclatant, tandis qu'on voit déjà l'ocre des feuilles envahir le bitume. L'été n'a jamais été, la rentrée est bel et bien là. Il n'y a plus de saison, il faut vraiment se faire une raison.

PS : après tirage au sort de l'HDMV, les commentaires 12 et 17, soit Clémence et Adeline, vous irez accompagner vos hommes (ou l'enverrez comme un grand) voir Captain America (merci IKKS). Vos adresses par email, les filles !

00:59 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : isabel marant