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02 août 2009

"This modern love" (Bloc Party)

Où Souviens-toi l'été dernier, le retour

Quand j'étais petite, disons moyennement grande, que je mâchonnais mon stylo plume Creeks en dessinant des coeurs sur mon cahier de textes, mon professeur d'histoire-géo me répétait que ma génération serait amenée à changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle. Treize ans et quatre paires de bottes Isabel Marant plus tard, il me faut me rendre à l'évidence : Monsieur Chaput s'est trompé. C'est moche, monsieur Chaput, vraiment. Mais il ne s'est pas trompé de beaucoup, le beau bougre. Je n'écris plus au stylo plume Creeks, les coeurs, je les brise et je les enflamme, et les métiers, je ne les enchaîne pas. Non, moi j'enchaîne les appartements, chacun son truc, Monsieur Chaput. Pas Française moyenne un brin, pas petite Française non plus, juste une grande pro du rouleau de scotch et de l'état des lieux. Je vous le fais vite, d'ailleurs : en six ans sur Paris, six appartements. (Clap clap de la foule ébaubie par mes beaux bobards). Dans mon entrée, donc, des cartons vides, prêts à l'emploi, pour m'emmener dans leur pliage vers l'Homme de ma vie. Comme à la même époque l'an dernier, pile poil, mon horloge géopaslogique tourne bien rond. Ma vie, jusqu'au 30 août, c'est donc du marron kraft, du carton pâte, du beige mou, et ça a même déteint sur mes habits.

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Top Eple & Melk, jupe Maje, sac Malababa

Il n'y a pas que moi qui déménage d'ailleurs. Il y a cette bien jolie Fleur qu'est Flore, la créatrice d'Eple & Melk, qui ouvrira boutique en septembre rue Charlot, hip hip hourra. D'ici là, on enrubanne, on enveloppe, on papillonne, on cartonne. Et surtout, à mon blog, on reste bien scotchées.

06 juillet 2009

"Together again" (Janet Jackson)

Où je ne tue pas il, je pense nous

L'accord parfait n'existe pas. Même pas dans les comédies allemandes de 13h30, sur M6, où on lave les dents plus blanc. En mode comme ailleurs, je n'y crois pas, je le jure sur ma dernière paire de Chie Mihara. (Arrivées de Londres aujourd'hui, et elles parlent déjà parfaitement le français à mes orteils. De vraies merveilles). L'accord parfait. Deux pièces qui cohabitent idéalement, sans la moindre contradiction? Pfff. Et Mickaël Jackson, il n'est pas mort, il s'est juste expédié fissa via fusée sur Mars. Cette méfiance sur l'harmonie dans une tenue, je dois la tenir de ma chère mère. Ma reine mère de l'ensemble. Vous savez, ces deux pièces vendues séparément pour ne faire qu'une sur le ticket de caisse. Raccord total, et total ennui, pour ma part. Mais à 27 ans, il est grand temps de revoir ses préjugés. Alors, quand j'ai vu cet ensemble Vanessa Bruno sur son cintre, j'ai tourné sept fois de l'oeil devant le portant, sans le regard détourner. Un petit tour en cabine, et j'ai compris qu'un accord à l'amiable était tout à fait possible.

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Ensemble Athé Vanessa Bruno

L'uniforme, finalement, voilà qui a du bon. A l'heure où, grande fille singulière, je me mets à penser au pluriel. A oublier le "je", à aimer le "on", à adorer le "nous". A accorder mes sujets de prédilection avec mon verbe. L'harmonie dans ma vie, dans ma penderie. Cui-cui les petits pinsons à fond, façon Anna Gavalda : ensemble, c'est tout.

22:45 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : vanessa bruno

04 juin 2009

"The sea" (Morcheeba)

Où avis de tempête au château des oliviers

Jamais le titre d'un billet n'aura été aussi approprié. C'était hier, "Elle panique, à l'idée d'être de trop, de s'ennuyer un instant. Elle flippe qu'on ne l'aime plus, elle balise de s'aimer un jour, ça pressure, ça la tue, ça lessive dans son tambour." (Olivia Ruiz, Elle panique). Elle, c'est moi. Avis de tempête dans ma p'tite tête ces derniers temps, d'où mes infidélittérraires. Y'a d'la rumba dans l'air, le smoking de travers, les grandes marées, les grandes questions, et non, pas le naufrage. Je surnage.

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Jupe et marinière Dedikate, ma bouée mode de sauvetage
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La mer est basse, mais je garde la tête la tête haute. J'aimerais bien être aussi forte que Popeye. Pour l'instant, je ne suis qu'Olive.

14:54 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25)