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18 mars 2009

"Coffee AND cigarettes" (Michelle Featherston)

Où géométrie, poésie et tannerie font finalement bon ménage

Le cercle des poètes disparus s'est élargi cette semaine. Un grand amateur d'Angora, qui regardait Madame rêver, quand il ne mentait pas la nuit, en a étendu la quadrature. Alain Bashung envolé, allez savoir, ma plume s'est effilochée, pas envie de faire trop rimer les mots. Les photos, pourquoi pas, surtout que la petite découverte hebdomadaire que je m'en vais vous confier coïncide pleinement avec mon actuel manque de tout : de temps, de pêche, de fric, de frocs (véridique). Alors, quand au détour d'un vieux stand de soldes chez Biba, rive gauche, j'ai croisé le cuir de ce sac Malababa, estampillé 3 en 1, tous mes petits problèmes de fille à peau blême se sont évanouis.

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Sac camel tendre Malababa porté en bandoulière, chemise Sandro, boléro Iro

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Les mêmes protagonistes, porté épaule

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Encore nous, porté pochette

A l'origine de ce petit miracle de praticité, une anse réglable, en laiton, qu'on peut doubler, allonger, enlever à sa guise. Une véritable aubaine, simplement briser sa chaîne et Mademoiselle rêve, ad libitum ...

00:43 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : malababa

18 février 2009

"True colors" (Ane Brun, Cindy Lauper cover)

Où "personne dans la vie ne choisit sa couleur", sauf moi

Paraît que l'été va être multicolore, paraît qu'il va donner la pêche, l'abricot, le vert menthe ou kiwi, paraît que de la tête aux pieds, on va être habillées flashy les coloris. Même que chez Comptoir des Cotonniers, ils ont sorti mon bel et bleu uniforme pour les beaux jours, comme un air de vestale grecque sortis des flots outremer sous les ardents rayons de Paros. La ceinture, le soleil, les oiseaux et sa mer, je prends tout.

 

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Collection printemps-été Comptoir des Cotonniers

Egarée dans ces promesses bigarrées, j'attends tout cela de pied ferme, et de pied gris. Car depuis des lustres, le gris régit ma vie, tyrannise ma penderie, sans le moindre centimètre de tissu de répit. Non content par pure grivoiserie, de m'empêcher de voir la vie en rose, voilà maintenant qu'il met tout le monde à sa botte.

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Bottes Blondie Sessun grises

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Faudrait peut-être que je vois un psy, que je contacte le courrier des lecteurs de Biba, que je sollicite une audience auprès du médiateur de la République, faudrait peut-être. Et si ça cachait des choses, et si je n'étais pas faite pour le rouge valentin, le bleu du ciel, le vert muguet, bref la vie en technicolor ? Le noir et blanc Chanel n'a pourtant jamais été mon fort, alors? Alors, éternelle optimiste, je le dis, me le promets, l'écris en lettres calligraphiées au fronton de mes envies : gris souris, ma vie.

Et vous? Quelle est la couleur dominante dans votre penderie?

00:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (40)

26 janvier 2009

"Oh my god" (Mark Ronson feat. Lily Allen)

Où il faut quand même bien revenir un jour, même un lundi de janvier

De prendre le souffle nouveau, dirait Jean-Louis A., il est temps à nouveau. Inspire, expire, écrire. Mais avant d'écrire, j'ai bien lu. Consciencieusement, avec mes petites Prada du diable sur le nez, tous vos commentaires et vos emails. Que j'ai classés en deux catégories : d'abord, les "Fan de", délicieusement repulpants, les "quand c'est que tu reviens, dis?", "tu nous manques", "je n'ai pas d'amie comme toi..." Mieux qu'une session de Gossip Girl avec des Louboutin aux pieds et George qui nous amène un Nespresso. Et puis, la deuxième série, outrageusement marrante : les "Tu vends ta paire de bottes?", "Je trouve plus ta jupe sur le post du 16 juin, tu veux pas t'en séparer alors que c'est un cadeau de ta mère pour tes 25 ans et me la revendre?". Il fallait absolument que je revienne mettre les clothes au poing : quand je vends, mesdemoiselles, c'est ici que ça se passe. Point. Quoique devant le ton alangui d'une jeune fille égarée dans ma Prairie de Paris  j'ai consenti à lui céder une robette. Depuis, je me la figure sous verre, chez elle, au-dessus d'un autel dédié à ma grâce, ma générosité et mes photos sans tête.

Avant d'écrire, j'ai bien vu, aussi. A Barcelone, que les Espagnoles n'étaient pas très olé olé, avec leurs slims et leurs Converse étoilées aux pieds. A Paris, qu'Isabel Marant était bien chiche de solder la robe Goldorak, mon dessein très animé, à -30% à peine. Dans Voici, que Michelle Obama et ses robes sac allaient faire la couv' du Vogue. Dans les boutiques Kookai, que le tour de cou n'existait plus, que je le recherche en gris à prix d'amie, que non che n'ai pas chanché d'adresse (email) et que toute offre en ce sens sera accueillie avec grand sourire.

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Malababa, collection hiver 2008, ouverture de la boutique en ligne pour la collection été

On termine avec quoi, pour ces retrouvailles? Avec un snapshot de cette sublissime pochette Malababa que je n'ai vue sur aucun poignet barcelonais, c'est un comble. Un petit clin d'oeil à mon dernier week-end en amoureux, doublé d'un symbole : mon blog, en 2009, je vous le dis, ce sera in the pocket.

00:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : malababa