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03 novembre 2008

"URA fever" (The Kills)

Où on va créer une gigantesque penderie avec des babies Miu Miu, des jupes Van Noten, et même une robe de mariée Max Azria si Big se décide à

Mon mot d'excuses à votre égard, il en faut un je sais bien, il ressemblerait à ça : "Mesdemoiselle, notre fille n'a pu assurer le suivi de son blog la semaine passée, et donc donner les résultats du concours, car elle a enchaîné huit jours de travail d'affilée. Veuillez comprendre son absence, cordialement, Papa et Maman Galliane". Normalement, je suis excusée, là, c'est bon, et on repart comme en quarante, 5° en moins et toujours pas cette fichue paire de bottines Blondie bleues Sessun en taille 40 dans ma penderie (ceci est un appel). (Quelqu'un aurait-il un gyrophare?)

Trêve de blablas, mes pieds sans bottes Sessun ne sont pas les héros du billet d'aujourd'hui. Aujourd'hui, on ne parle que de vous, et de vos pièces chéries. Vous me les avez racontées, je ne les ai pas vues, mais je les imagine bien. Merci à toutes, en tout cas, d'avoir joliment joué le jeu. Il y a eu de la robe de mariée, du pull Zadig & Voltaire qui tient la route - on aura tout vu -, plein de bottes vintage et autres de sept lieues pour me désespérer de mes requêtes personnelles, de la robe Comptoir, des babies Miu Miu que j'en suis jalouse par procuration devant mon poste de télévision.

Et puis il y a eu ...

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"Une écharpe en laine grise. Oui, dis comme ça c'est vraiment banal et pour tout le monde c'est juste une écharpe en laine chenille gris anthracite. Mais c'est une pièce unique. Pour moi elle a toute une histoire. Parce que dans la famille, il y avait des gens doués pour la couture et fabriquer des chapeaux qu'on n'a pas eu le temps de connaître. Que j'admire d'autant plus que j'ai deux mains gauches. Et ma mère m'a un jour tricoté, entre autres, un gilet en laine. Puis elle a fait l'écharpe assortie. Comme elle ne sait pas faire du crochet et les points qui y ressemble, elle a demandé à ma grand-mère de faire les franges de l'écharpe. J'ai donc l'impression d'avoir un peu de la famille avec moi à chaque fois que je la met et elle n'en est que plus douillette. Ma grand-mère n'est plus. Et j'ai vu il y a deux ans que les franges de l'écharpe commençaient à se détacher et à tomber. Si vous avez croisé une allumée ramasser religieusement des bouts de laine par terre, maintenant vous savez... Et des mailles commencent à s'écarter. Alors je laisse l'écharpe bien au chaud dans le tiroir, en ne la sortant que rarement. Je crois que ma mère se demande pourquoi je ne la met quasiment plus: je n'ai pas encore osé lui dire que j'avais peur qu'elle s'abîme..."

Mon petit palpitant sous son pull Please Don't en a été tout retourné. Marieth, un sublime tee-shirt H&M sous ton écharpe, ça te réconfortera un peu ?

Et puis il y a eu ...

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"Elle est en soie.
De couleur prune.
Avec des fleurs noires imprimées en ombres chinoises.
Dans le bas, un volant de mousseline.
Imprimé de fleurs dorées.
En ombres chinoises elles aussi.
Je l'ai portée.
Je ne la porte plus.
Je l'ai déménagée.
Re-déménagée.
Toutes ces dernières années.
Jamais je ne pourrai m'en séparer.
Mais pourrai-je un jour la reporter ?
Je me souviens encore du parfum de la boutique où je l'avais achetée.
Elle est signée Dries Van Noten
Elle était ma première vraie jolie pièce.
Elle demeurera à ce titre la plus belle.
De mon petit musée personnel.
"

Je n'ai aucune pièce Dries Van Noten dans mon dressing, je quitterais Marat Safin sur le champ pour en avoir une, et pourtant Frieda, te voilà sur la 2e marche du podium. Si ça se trouve, le rouge à lèvre Clarins que je vais t'envoyer, il aura la même couleur.

Et puis il y a eu ...

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"Mon objet fétiche dort au fond de mon armoire depuis mes 14 ans. C'est mon premier jean large Marthité & François Girbaud. J'ai saoulé ma mère pour l'avoir, lui expliquant à coup de larmes et d'arguments en quoi cet objet était indispensable à la jeune femme tendance que je devenais. Son prix de l'époque (exorbitant) me valait toujours la même réponse. Puis le ciel m'a tendu la main. Ma camarade de classe Marie-Albane est passée en quelques mois d'1m65 à 1m73. Son merveilleux jean Marthité & François Girbaud, ne lui allant plus elle me l'a cédé pour une somme modique.Depuis je crois en Dieu ! ... enfin celui de la mode :)"

D'habitude, je fais gagner les poétiques, et là, un grand éclat de rire quand j'ai lu les mésaventures de Marie-Albane. The Célinette, mi-ange mi-démon en Givenchy, tu pourras vite aller chez Brontibay te faire plaisir avec -20% sur la nouvelle collection.

 

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Sur ce, on reprend les choses sérieuses, car la chemise de bûcheronne n'attend pas. Mais pour le gyrophare, je suis toujours preneuse.

01:00 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (20)

24 octobre 2008

"The lovers are losing" (Keane)

Où chouette, un concours philosophique

Quand on était jeunes et belles, on écoutait de la musique sur des K7 dans notre lecteur Sony gris, avec le petit micro attaché, et y'avait un type dedans, un type moustachu qu'on se disait qu'on l'épouserait jamais plus tard, un type qui professait et ça avait l'air vrai, que quand on aime une fois, on aime pour toujours. Francis Cabrel, ne me demandez pas pourquoi, avait l'air de dire toujours vrai, sur l'encre des yeux, sur les taureaux qui patientent dans la chambre noire, un peu moins je l'accorde sur la cabane au fond du jardin. Mais sur l'amour inconditionnel, le philosophe des ondes était sans pareil, et j'en convenais encore, il y a peu, en regardant mon gilet Comptoir des cotonniers élimé. Elimé et moi, qui l'adule toujours autant, malgré ces mailles qui partent de partout.

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Gilet Comptoir, top Vanessa Bruno, jupe Gat Rimon et sac Erotokritos

Les jours raccourcissent, les gorges s'enflamment, et les feuilles mortes me rappellent à son beau souvenir. Je ne verrai pas cette manche qui se déboîte, ni ce bouton qui se dépareillera, je ne verrai pas, comme le petit Ecureuil n'a pas vu 600 millions d'euros quitter son nid. (Ca habite dans quoi, un écureuil?) Ah si j'étais riche, digigigigigido, chantait Catherine Ringer et reprend Galliane la bouche en c(h)oeur, j'aurais acheté ledit gilet en 2 exemplaires, histoire de. Histoire d'ose', toujours.

Il en va de même pour ce jean Used, celui qui me fait la silhouette de Gisele Bundchen mais qui du grand bleu vire au petit gris. Plus loin, de cette robe Isabel Marant, que je laisse flotter sans frotter dans son bain de peur de la fâner. De ces bottes imperméabilisées qui ne voient l'extérieur qu'en cas de grand soleil, soit à Paris une fois par mois. Bref, de toutes ces pièces qui me sont chères, des êtres, mes avoirs, et dont j'ai peur que l'âge, le temps, les gens, la guerre et l'apocalypse me privent un jour. Irremplaçables.

Vous et moi, c'est pareil. Alors, parce que j'aime bien lire vos histoires, parlez-moi de cette pièce que vous protégez comme le numéro perso de Julien Doré. Qui, quoi, où, comment, en commentaires évidemment. Un concours de belles histoires, bien Kleenex ou bien Florence Foresti, on prend tout ici jusqu'à lundi soir.

- La numéro 1 remportera : une eau de toilette Ange ou Démon de Givenchy + un carton avec 20% de réduction sur la nouvelle collection Brontibay
- La numéro 2 : un rouge à lèvre Clarins
- La numéro 3 : un tee-shirt H&M trop cool trop rock'n'roll

J'ai pris mes lunettes, mon paquet de cookies, un ou deux mouchoirs, mon encyclopédie de la mode. Dites, dites. Je piaffe.

01:06 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)

09 octobre 2008

"Back for good" (Take That)

Je reviens.

Demain.

Non, ce ne sera pas dans le 20h de Laurence Ferrari, ne cherchez pas.

Ne cherchez pas, mais soyez-là.

00:26 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (13)