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10 septembre 2008

"Move in" (Texas)

Où interruption momentanée des programmes, mais vous allez survivre

A l'heure où nous reprenions juste nos petites habitudes, vous, moi, Kirsten and Katie, il va falloir qu'on fasse un break. Un break, le temps que je remplisse mon Traffic de mes 20 + 3 (oui, j'ai shoppé ce week-end, j'ai également une vie) paires de chaussures, mes 15 maxibags, mes CDs précieusement empaquetés et mes quelques tonnes de vêtements prêts à (em)porter, en route vers un nouveau chez moi. Le temps que Free installe cette Magic Box qui nous reliera à nouveau, vous, moi, Kirsten and Katie. And Gaspard. Il n'y a pas de raison.

Je le sais, vous allez revenir frénétiquement actualiser - F5, F5, la touche en restera collée à vos doigts - cette page. "Quand c'est qu'elle revient, la Galliane", tous les matins, même que ça va en causer devant le macchiato à la machine, et que vous aurez raison parce que Galliane, c'est mieux qu'Edvige.

Et tous les matins, je veux que vous ayiez une vision de joie même si, toutes tremblantes, vous ne découvrez pas une de mes brillantes analyses du retour en force de la cape d'hiver (so trendy, notez sur vos cahiers) en chinchilla retourné. Une vision de bonheur, une vision esthétique. Alors voilà, toc toc badaboum, c'est cadeau :

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Campagne Longchamp, hiver 2008 - Kate Moss & Gaspard Ulliel

Je prends mon collant adhésif, mission Paquetage, et je vous laisse en bonne compagnie, les filles. Mais on reste dans le thème, finalement : ce gars-là, il fait toujours un carton.

PS : des jolies choses très Marant, très Maloles, très Sessun, très American Vintage sur l'Ebay de ma grande soeur à la grande penderie.

01:55 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (23)

08 septembre 2008

"Making plans for Nigel" (Nouvelle Vague)

Où on boucle la boucle façon quadrature du cercle, et Py dans tout ça?

Je ne suis pas allée au Salon du Prêt-à-porter, Who's Next, tout ça tout ça. Qu'aurais-je eu à y faire, entre nous, comme si j'aimais la mode et mourrais d'envie de découvrir de nouveaux créateurs plein de talent, d'avenir, et de problèmes de financement "parce que sans dec', on galère pour financer notre 3e collection et les boutiques elles nous prennent les vêtements en dépôt, elles les achètent pas, tu saisis la différence?" J'ai tellement bien saisi que je n'ai rien entendu de tout ça.  Non, j'ai préféré me lever à 6h du matin pour aller travailler, bien docilement, c'était plus enviable et il faisait tellement beau que j'aurais eu tort de ne pas bousiller mes bottes plates sous l'averse qui se déclenche à 6h31, l'heure où je foule mon perron. La pluie est mon amie. Celle de mes cheveux qui ont tendance à crépiter, aussi.

Je ne suis pas allée écouter Keziah Jones dans le métro. D'abord, parce que quand ma copine E. me smse samedi matin "Cocotte, y'a 80% de chances qu'il joue à Auber à 14h30", je me dis que 20%, soit une chance sur 5 (ouaw, ça suit les littéraires), ça fait quand même beaucoup, et que de toute façon, 14h30 devant les grands magasins, autant tenter la traversée des Alpes avec les éléphants d'Hannibal. J'vous dis pas la proportion de gentils centurions écrasés. A la place, dimanche, j'ai vu un jeune mec dans le métro - vive la République - qui s'est dit "Si je me mets torse poil avec un chapeau, et que je fais vaguement du rythm is life, ptête que comme Keziah, ça va marcher pour moi". C'que ça m'a juste fait, à moi, c'est rythm is gone, à la limite fredonner "Hey, Mr Tambourine man" voire "Hey Monsieur l'homme-orchestre" (l'adaptation d'Hugues Aufray, pour les puristes). Vous pensiez qu'il la connaissait?

Parce que je n'aurai jamais la réponse, je vais plutôt finir ce que j'ai commencé. J'aime bien mettre des points finaux, ranger mes pantoufles perpendiculairement à mon lit, aligner les verres, et par là-même, boucler les boucles. Je vous parlais de carreaux? J'ai acquis moi-même du carreau peu cher et tout à fait digne d'intérêt. La preuve, vite fait bien fait :

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Robe Zara, gilet Les Prairies de Paris, besace (parce qu'elle fait son retour, figurez-vous) vintage Sandro, sautoir Malababa

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Tunique Avant-Première, 19 euros si je me souviens bien

Là, vous avez lu entre les petites lignes : "la besace revient en force", bravo, je me demande si ce n'était pas la seule info de ce billet (même si j'en soupçonne quelques-unes d'aller télécharger "Hey Monsieur l'homme-orchestre" en douce, petites Chantefrance, va). Mais dans le genre" sac à carreaux ultime", il reste le must des must :

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Comme vous le voyez, et comme je l'ai déjà dit, je déménage, et tout est bon pour envelopper ma vingtaine (1 chance sur 5 que ce chiffre soit exact) de boîtes de chaussures pour le grand voyage. Figurez-vous que j'ai débarqué chez Tati pensant en acheter avant que la vendeuse me rit au nez : "je ne sais pas pourquoi on appelle ça les sacs Tati, on n'en a jamais vendu!" Vla'ti'pas de l'info de première main en chute de billet. J'en croyais pas mes yeux, mais je l'ai pris au pied de la lettre. Manquerait plus que Rachida Dati soit enceinte, et qu'on ne connaisse pas le père.

00:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : avant-première, zara, tati

22 août 2008

"Everybody wants me" (The Pigeons Detectives)

Où je voudrais remercier mes parents, mes amis, et la grande famille du cinéma

Naguère, Serge Gainsbourg dédia une chanson à Brigitte Bardot. Initials BB, que ça s'appelait, et c'était un bon morceau, y'a pas à dire, le bon morceau pour la Femme créée par Dieu (Vadim avait dit). Elle a dû être drôlement contente, la Brigitte, tellement qu'elle a dû en bouffer ses épingles à cheveux et ses robettes vichy.

Mais Brigitte Bardot n'était pas une chanteuse. Naguère encore, j'avais 20 ans, je caressais le temps et profitais de la vie (Charles Aznavour featuring), et le bijoutier Edouard Nahum baptisait une bague pavée de diamants noirs du nom d'Isabelle, la dame aux camélias et aux yeux petit pull marine. Mais Isabelle Adjani n'a rien d'une femme en or (elle va sortir un album avec Pascal Obispo).

Il y a quelques temps, j'ai découvert par hasard que mon nom avait été utilisé de la sorte. Galliane, ce fameux prénom que mon père avait inscrit à contrecoeur au registre de l'état civil, en seconde position pour me sauver de l'opprobe populaire, croyait-il alors. Mon père, ce héros, ne se doutait pas que 26 ans plus tard, un merveilleux sac, créé par de merveilleux créateurs, portait lui aussi ce nom, Galliane, et si il y avait un Merlin, on se serait presque cru dans un conte d'Andersen. Andersen n'a pas écrit sur Brocéliande, je m'égare, car j'ai évidemment été très heureuse et honorée - mon père par ricochet - que Matières à Réflexion en ait fait ainsi.

Parce que Brigitte Bardot n'a jamais été une chanteuse, parce qu'Isabelle Adjani n'est pas une femme en or, et parce que je suis une fille à sacs. On peut me saquer comme on veut. En daim, en cuir, à bandoulière, et avec des pois.

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Rock, vintage. Beau. Comment ça, tout moi ? Je ne suis pas Brigitte, encore moins Isabelle. Galliane. Tout au plus Barbara (Gould).