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22 août 2008

"Everybody wants me" (The Pigeons Detectives)

Où je voudrais remercier mes parents, mes amis, et la grande famille du cinéma

Naguère, Serge Gainsbourg dédia une chanson à Brigitte Bardot. Initials BB, que ça s'appelait, et c'était un bon morceau, y'a pas à dire, le bon morceau pour la Femme créée par Dieu (Vadim avait dit). Elle a dû être drôlement contente, la Brigitte, tellement qu'elle a dû en bouffer ses épingles à cheveux et ses robettes vichy.

Mais Brigitte Bardot n'était pas une chanteuse. Naguère encore, j'avais 20 ans, je caressais le temps et profitais de la vie (Charles Aznavour featuring), et le bijoutier Edouard Nahum baptisait une bague pavée de diamants noirs du nom d'Isabelle, la dame aux camélias et aux yeux petit pull marine. Mais Isabelle Adjani n'a rien d'une femme en or (elle va sortir un album avec Pascal Obispo).

Il y a quelques temps, j'ai découvert par hasard que mon nom avait été utilisé de la sorte. Galliane, ce fameux prénom que mon père avait inscrit à contrecoeur au registre de l'état civil, en seconde position pour me sauver de l'opprobe populaire, croyait-il alors. Mon père, ce héros, ne se doutait pas que 26 ans plus tard, un merveilleux sac, créé par de merveilleux créateurs, portait lui aussi ce nom, Galliane, et si il y avait un Merlin, on se serait presque cru dans un conte d'Andersen. Andersen n'a pas écrit sur Brocéliande, je m'égare, car j'ai évidemment été très heureuse et honorée - mon père par ricochet - que Matières à Réflexion en ait fait ainsi.

Parce que Brigitte Bardot n'a jamais été une chanteuse, parce qu'Isabelle Adjani n'est pas une femme en or, et parce que je suis une fille à sacs. On peut me saquer comme on veut. En daim, en cuir, à bandoulière, et avec des pois.

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Rock, vintage. Beau. Comment ça, tout moi ? Je ne suis pas Brigitte, encore moins Isabelle. Galliane. Tout au plus Barbara (Gould).

18 août 2008

"Time to pretend" (MGMT)

Où il faut reprendre pied, et c'est mieux en Madame Butterfly

L'été a déjà déserté, et moi sur la pointe des pieds, je reviens vous embêter. Un été où la cigale n'a pas chanté, trop occupée à travailler, cogiter, essayer tant bien que mal de faire dorer ses poignets.

Cet été, j'ai ...

Oublié mes bloomers
Oublié ma sublime robe longue de vestale dans le placard
Oublié que Zadig & Voltaire, c'était le quatrième sous-sol (en travaux) du vêtement de qualité
Oublié de vivre (Johnny Hallyday, éponyme)
Oublié mon blog, mea culpa
Oublié Carine R.
Oublié qu'il faut arrêter d'acheter des sacs quand on ne sait plus où les pendre
Oublié de pendre mes jambes à mon cou, à défaut de pendre mes sacs
Oublié de compter les framboises sous la chantilly
Oublié de refermer la bombe de chantilly
Oublié que je n'avais pas qu'une seule paire de chaussures, mes sandalettes Maloles, dans ma penderie

Bref, vous l'avez compris, cet été, la cigale n'en a fait qu'à sa tête. Elle a vu la vie en rose framboise, et elle a survolé le 100m en papillons.

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Robe Gat Rimon, sandales Maloles

Mais dans ce monde, le cruel summer ne se vit que chez Bananarama, et Mademoiselle Butterfly ne se taillade pas le poitrail de désespoir. Elle rebranche son antenne Wifi, ouvre ses Elles ... La revoilà.

01:03 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (50) | Tags : gat rimon, maloles

25 juin 2008

"Music is my hot hot sex" (Cansei de ser sexy)

Où on ne parlera pas soldes ici, c'est ringard les soldes je vous ai pas dit ?

Combien sommes nous ici là maintenant, ça va mesdemoiselles depuis la dernière fois, à connaître une fille dont le dernier album est vendu à la Fnac ? Connaître, je veux dire, appeler n'importe quand et boire des coups avec toujours au même endroit, en racontant toujours les mêmes âneries, et pas facebooker éventuellement avec de loin / des gants ? Calmées, je vous ai. Moi, j'ai cette chance (sourire sparkling mi-démoniaque, mi-innocent). Je connais une star. Music is my girlfriend.

Oui, on va parler a capella, staccato et tutti chianti ici, parce qu'on va causer repérages de soldes partout ailleurs et ça j'ai déjà donné, quand j'étais jeune et impressionnable. Bémol, la mode. Je suis une grande fille modèle maintenant, même que le soir de la Fête de la musique, je suis allée me coucher à 22H38. Je travaillais à 8h le lendemain (là, vous voyez nettement mon sourire sparkling démoniaque s'ammoniaquer de rage). Donc, j'ai fêté la musique avec ma platine brune, mes écouteurs de David Guetta du XXe, et une tenue de circonstance.

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Tunique Les Prairies de Paris

Hier pour compenser, j'ai fêté la musique à la Fnac. Au rayon "Indépendants", précise-je, vous ne me trouverez jamais à la lettre A de la variété française entre Tina Arena et Jean-Louis Aubert. Et en tête de gondole, lettre H, il y avait Helluvah. "Emotion pills", qu'il s'appelle son album qu'il est bien. C'est Camille, ma copine, qui se cache derrière ce sobriquet et ces airs PJ harviens ascendant Cat Power. Camille, on a étudié le journalisme ensemble, et son principal fait de gloire à mes yeux reste un article de toute beauté sur le point G dont je lui reparle souvent, je le connais par coeur, "Et vous, vous avez trouvé votre point G?" . J'ai eu du mal à croire que c'était bien la même nénette qui savait aussi bien écrire en anglais, composer, chanter. Mais c'était bien elle, en tête de gondole, à la lettre H, pas loin de Goldfrapp ou Hooverphonic. J'ai eu envie de taper sur l'épaule de mon voisin de rayon, avec sa pile de Snoop Dogg dans la mimine, lui dire que je la connais, la fille en face. Puis non. A la place, j'appelle Camille, répondeur, la félicite mais lui dis que faut pas pousser, je suis pas venue que pour elle, je voulais absolument le CD de Santogold aussi (CD que tout ce que Paris et New York compte de branchés possède depuis environ 7 mois). Rentrée à la maison, tout hype que Santogold soit, il y eut évidence. Dans ma brune platine, la star s'appelait Helluvah. Point (G) final.

Helluvah, Emotion pills, www.myspace.com/helluvah, Blog up Musique, dispo dans toutes les Fnac