Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 mai 2008

"Hurry up and wait" (The Stereophonics)

Où je donne signe de vie

Je vais bien, ne t'en fais pas, internaute. Je respire normalement, j'ai juste deux fois moins de temps pour le faire, j'écoute toujours de la musique qu'elle est bonne en croquant du Chocolate Chunk Cookie, je mets des sandales sous l'averse même pas peur. J'ai fait les soldes presse Isabel Marant, j'en suis revenue les mains pleines et les poches vides, j'ai ma mère en squatt dans mon 35m carrés sans balcon, je vais au boulot pendant le week-end, je regarde mon blog chaque jour qui ne s'actualise pas. La mode n'attend pas, mais pour moi, une exception elle fera.

1893788480.JPG
Robe tee-shirt Les Prairies de Paris

12:42 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (47)

22 mai 2008

"Sexy motherfucker" (Prince)

Où je dis qu'au printemps, les filles en fleur bourgeonnent et connaissent une certaine montée de sève

Serait-ce la faute de la montée des températures, du revival "Duel au soleil" dans mon Ipod (Etienne, Etienne, Etienne), de mes 26 printemps ou de la sortie prochaine du Sex and the city movie, je n'en sais fichtre rien, mais quelque chose a changé dans ma vie : je veux être sexy. Bang, bang, le mot est lâché. Pas sexy oui oui, mais little sexy. Oyez, voyez la différence. Sexy sans avoir l'air de, sexy mini, sexy jolie. Pas Ludivine Sagnier dans Swimming-Pool, non, vous n'y êtes pas là. Sexy Pénélopé, oui, un peu, la choucroute en moins, la saucisse n'est plus de saison.

6283616.JPG

Il faut dire que j'évolue professionnellement dans un milieu chargé en testostérone, en voix rauques et bouts de pizza désséchés sur coins de bureaux. Il faut dire également que j'ai comme proche voisin de bureau-pizza le sosie de Docteur Mamour (Grey's Anatomy) : même âge, même dégaine, même petite touche poivre et sel dans les cheveux. Donc quand je débarque dans cet univers avec mes blouses manches ballon, mes sacs assortis aux chaussures ou mes foulards sur sautoirs, on dit "OK, peut mieux faire". Voire, les mauvais jours, on appelle mes low-boots Isabel Marant des "botilions" (sic, le "i" en trop), et elles se pelotonnent rouge (cuir) de honte.

Mon seul remède : le décolleté Vanessa Bruno, la reine du "matez la naissance de mes seins mais pas plus, je suis dans de la fringue chic quand même". Avec le collier sur la peau nue. J'aime aussi assez la chemise empire avec les trois boutons ouverts juste comme il faut. Imparable. Mais cela est bien peu. Alors, j'avais envie de demander à nos amis les créateurs : vous pourriez pas me créer une pièce sexy non vulgaire ? Rien que pour moi, et mes "botilions" Isabel Marant ?

1048810501.JPG
Robe Isabel Marant, chaussures Chie Mihara, ceinture vintage, gilet Surface to Air

01:16 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (49)

20 mai 2008

"The streets of London" (The Beatles)

Où je reprends contact avec la mode, le monde, petit à petit

77267999.JPG
Boutique vintage, Portobello Road

Prise dans le tourbillon de la vie, cette semaine, des bagues à chaque doigt et des tas de bracelets autour des poignets, j'en avais oublié que j'avais un blog. Tout arrive. Lucile quitte la Nouvelle Star, le sort des 35 heures divise au sommet de l'UMP, j'en oublie que j'ai un blog. Outre mes six jours de travail d'affilée, j'avais une bonne raison : je suis allée en week-end à Londres.

Et à Londres, j'en ai tout simplement oublié la mode. Sous un temps de chien, 6°C et une atmosphère fade to grey, des cheveux qui hurlent "Fuck the humidity", et des bottes qui reprennent en choeur, sans aucun talon. J'en ai oublié le port du sarouel et celui de la compensée de liège face à des Londoniennes qui sortaient en bustier et tong sous l'averse, même pas peur, aversion assurée, effarrement répété, des British Turkeys décérébrées par dizaine j'ai compté. Alors, vite fait, un petit passage chez Topshop tout de même, entre copines, parce qu'il fallait bien :

1027590352.JPG
2057286144.JPG
 Top bleu, foulard rouge et blanc, sandale bleue Topshop

Oui cocorico, je me suis débrouillée pour acheter du bleu blanc rouge chez nos ennemis héréditaires, on va pas rester 100 ans et une guerre là-dessus. J'ai aussi zieuté vite fait de la fripe, ramené une broche de Portobello Road qu'on dirait juste un joyau de la couronne, et découvert que la pinte de cidre frais, c'est aussi bon que de la bière. Mais là-bas, non contente d'avoir oublié la mode, j'ai également oublié le rock. Il fallait le faire, et tous les minets méchés du pays en slims carrelés n'en croiront pas leurs écouteurs, mais une soirée au Rumba Bar à Piccadilly, et me voilà H.I.P achoppée. Une démonstration par une troupe en goguette, du freestyle entre amis, des grands tee-shirts délavés et du legging lamé, de la old-school sans ghetto blaster, et me voilà intronisée membre officielle de la Fonky Family. Dans mes rêves. On verra bien si je tiens parole et honore le bandeau éponge et la Nike Dunk pailletée. D'ici là, hip hip, hop hop, hourra, parmi vous, me revoilà.