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12 mai 2008

"Toffee pop" (Damian Rice)

Où j'ai l'impression d'avoir attrapé la Janis

Mes jours, à l'heure actuelle, l'heure d'été, sont plus beaux que vos nuits. Mes jours sont fauves, jamais je ne m'ennuit. Mes jours sont fauves, diablement chauds, mes jours sont folk, totalement boho.

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L'autre jour, je flânais, nez au vent, Xavier Darcos venait d'annoncer qu'il brisait le droit de grèves des profs et on fêtait en même temps les 40 ans de mai 68, je me disais qu'on vivait en plein paradoxe, et puis j'ai vu ça :

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Un gilet en peau Ba&sh de couleur parfaite, de coupe parfaite, qui vivait tout seul. Il allait rester seul, aussi, vu son prix (350 euros, où est passé l'esprix 68, vraiment ?) Mais il y a plein d'autres façons de vivre camel, bonbons et chocolats. Une broche tout cuir signée Diane, un sac aux coutures dorées Matières à réflexion, sur une robe moutarde Marant, et me voilà dans le vent :

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Et l'an prochain, on fêtera les 40 ans de Woodstock, alors j'ai pris un peu d'avance, vous permettez :

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La taille est haute, la bouche joyeuse, la fille se réjouit. Avec ce pantalon aussi sexy qu'un jambon, ses fesses dans le métro ne materont pas les garçons.

30 avril 2008

"Minor detail" (Sondre Lerche)

 Où je trouve que vos lunettes vont très bien avec votre pull, ce matin

Il est des choses immuables. La rayure sur un tricot Rykiel, par exemple. Vous laisserez votre frange repousser et vous revendrez vos compensées, qu'elle sera là, encore, et vous en redemanderez. La boucle Dior sur l'oreille de Rachida Dati, aussi, que même la femme de Michel Denisot avait appelé son chéri chéri pour qu'il demande à la dame d'où venait son pendant. Madame avait eu un gros penchant. Dans ma vie, il y a quelque chose dont je n'arrive malheureusement pas à me guérir. Un casse-tête, parfois un crève-coeur. Soit, une maladie, une manie, tout ce que vous voulez, je suis faible, vous voyez bien. Allez, je me jette, allô : je m'habille en mode "rappel automatique". Commencez pas à analyser le rapport éventuel avec France Telecom, y'a pas, y'a juste jeu de mots pourri. Le rappel, chez moi, ce n'est pas le détail qui tue, mais le détail qui rend plus fort. Mon armure. J'explique. Je ne sors jamais sans un accessoire en rappel de couleur évident avec un élément majeur de ma tenue. J'ai un pull Bruno rouge ? Mon sac Erotokritos frétille dans son casier, il sait qu'il va être de sortie. Une robe bleu électrique ? Et voilà que le foulard fleuri outremer se pend à mon cou, le sautoir Malababa à son tour (de cou). Un tee-shirt violine, et voilà les plates Marant, aubergine, qui se mettent en rang.

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Oui, les chaussures de la dame font écho à sa veste, madame est malade comme moi.
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La moutarde est visiblement montée aux pieds et au bras de cette dame.
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Oui, le foulard H&M vit en parfaite harmonie chromique avec le sac Anna Corinna

Vous le voyez sur la photo, ça ne m'épanouit pas forcément, cette histoire. Et partout dans la rue, on se moque de moi (l'homme, en général : tiens, t'as assorti ton sac à tes godasses? Et toi, t'as assorti ta connerie à ta cravate, j'ai l'impression). Puis, ce n'est pas très simple & funky, simple & funky au quotidien, il y d'autres crèmes à fouetter (pitié pour les chats). Au lieu de perdre dix minutes à combiner façon Mastermind accessoire et essentiel, j'adorerais empoigner au hasard dans mon armoire, poser sur moi, poseuse spontanée, mélanger allègrement les couleurs et les matières, tchi tcha, et sortir de ma chambre telle une chamarrée chalala qui défilerait en Lacroix. Même que je gagnerais du temps, dans l'histoire, du temps pour enfin faire des trous dans mes murs, ou aller rendre visite à Marie-Antoinette, au Grand Palais, avant qu'elle ne perde la tête, la pauvre. Mais non. Y'en a qui collectionnent les capsules des bouchons de champagne, placomusophiles les appelle t-on et cela vous en débouche un coin, et moi, je collectionne les rappels. Prière de laisser un message.

01:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)

16 avril 2008

"Dance little sister" (Terence Trent d'Arby)

Où la greffe de souris dans ma main droite a parfaitement pris, je vous remercie 

M'en est arrivé une belle, l'autre jour. Mais permettez que je digresse, avant de glisser mon anecdote, et que le foulard tombe, et que vous ne reveniez plus jamais ici. On se doit bien ça, entre ondes virtuelles, quand y'a d'la gêne y'a plus d'amour. Donc, depuis le temps que j'ai ouvert ce blog, soit l'ère glaciaire moins un jour, la lectrice me demande comment je peux acheter tant, porter joli, bla bla, en gros, elle se fait indiscrète sur mon niveau de vie. Ma réponse tient en quatre lettres et quelques euros : E.B.A.Y. Je suis peut-être bac +6 en science politique (et vlan), mais je suis aussi thésarde en enchères. Je ne suis pas fiancée à Pierre Sarkozy dit "Mosley" dans les milieux hip-hop, je suis maligne. Je sais repérer la petite pièce de créateur que personne n'a vue, mise en vente pour trois fois rien, ma règle de trois, trois exemples pour que vous compreniez :

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Leçon 1 : du basique tu préfèreras à ce bibi créateur en tartan moutarde. Prise de rique zéro. L'exemple : la parfaite petite veste noire, de longueur homologuée, signée par le créateur du Marais CH IND pour... 8 euros. Oui, ça fait mal, et ça continue.
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Leçon 2 : ne pas se fier aux photos de l'objet. Si photo moche, peu d'acquéreurs, donc petit prix.
L'exemple : une robe Isabel Marant neuve achetée... 16,50 euros.
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Leçon n° 3 : regarder l'historique du vendeur pour voir combien il a lui-même acheté la pièce et s'il la refourgue. En cas de coup de foudre total, ne pas la payer plus.
 L'exemple : un top APC rayé, 35 euros

Donc, mes certitudes, mes caquetages, ceux que je vous sers ce matin en un vrai baratin, je les ai également livrés à ma grande soeur. Qui a du goût pour trois et de la jugeote pour six. Qui reluque mon top APC que je lui vends, comme Sarko les airbus, avec un entrain tout méditerranéen, look look ma fille les volants et les fils de lurex. Elle me prend mon butin des mains, regarde les coutures de la poitrine, me le tend et, stoïque : "Evidemment qu'elle est belle ta tunique, je vais pas te dire le contraire. C'est la mienne, je l'avais fait reprendre au décolleté et je l'ai vendue y'a un mois." Yala, perdu le bagou. J'ai peut-être une thèse en Ebay, mais j'ai mention passable en sociologie de la famille.

PS : pour finir, une petite perle vue sur Ebay hier, morceau choisi : "Je précise que cette tunique est véritablement authentique, il ne s'agit pas d'une contrefaçon, et que j'ai parfaitement le droit de la vendre".

01:19 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (50) | Tags : ebay, apc, isabel marant, ch ind