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20 mai 2008

"The streets of London" (The Beatles)

Où je reprends contact avec la mode, le monde, petit à petit

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Boutique vintage, Portobello Road

Prise dans le tourbillon de la vie, cette semaine, des bagues à chaque doigt et des tas de bracelets autour des poignets, j'en avais oublié que j'avais un blog. Tout arrive. Lucile quitte la Nouvelle Star, le sort des 35 heures divise au sommet de l'UMP, j'en oublie que j'ai un blog. Outre mes six jours de travail d'affilée, j'avais une bonne raison : je suis allée en week-end à Londres.

Et à Londres, j'en ai tout simplement oublié la mode. Sous un temps de chien, 6°C et une atmosphère fade to grey, des cheveux qui hurlent "Fuck the humidity", et des bottes qui reprennent en choeur, sans aucun talon. J'en ai oublié le port du sarouel et celui de la compensée de liège face à des Londoniennes qui sortaient en bustier et tong sous l'averse, même pas peur, aversion assurée, effarrement répété, des British Turkeys décérébrées par dizaine j'ai compté. Alors, vite fait, un petit passage chez Topshop tout de même, entre copines, parce qu'il fallait bien :

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 Top bleu, foulard rouge et blanc, sandale bleue Topshop

Oui cocorico, je me suis débrouillée pour acheter du bleu blanc rouge chez nos ennemis héréditaires, on va pas rester 100 ans et une guerre là-dessus. J'ai aussi zieuté vite fait de la fripe, ramené une broche de Portobello Road qu'on dirait juste un joyau de la couronne, et découvert que la pinte de cidre frais, c'est aussi bon que de la bière. Mais là-bas, non contente d'avoir oublié la mode, j'ai également oublié le rock. Il fallait le faire, et tous les minets méchés du pays en slims carrelés n'en croiront pas leurs écouteurs, mais une soirée au Rumba Bar à Piccadilly, et me voilà H.I.P achoppée. Une démonstration par une troupe en goguette, du freestyle entre amis, des grands tee-shirts délavés et du legging lamé, de la old-school sans ghetto blaster, et me voilà intronisée membre officielle de la Fonky Family. Dans mes rêves. On verra bien si je tiens parole et honore le bandeau éponge et la Nike Dunk pailletée. D'ici là, hip hip, hop hop, hourra, parmi vous, me revoilà.

12 mai 2008

"Toffee pop" (Damian Rice)

Où j'ai l'impression d'avoir attrapé la Janis

Mes jours, à l'heure actuelle, l'heure d'été, sont plus beaux que vos nuits. Mes jours sont fauves, jamais je ne m'ennuit. Mes jours sont fauves, diablement chauds, mes jours sont folk, totalement boho.

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L'autre jour, je flânais, nez au vent, Xavier Darcos venait d'annoncer qu'il brisait le droit de grèves des profs et on fêtait en même temps les 40 ans de mai 68, je me disais qu'on vivait en plein paradoxe, et puis j'ai vu ça :

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Un gilet en peau Ba&sh de couleur parfaite, de coupe parfaite, qui vivait tout seul. Il allait rester seul, aussi, vu son prix (350 euros, où est passé l'esprix 68, vraiment ?) Mais il y a plein d'autres façons de vivre camel, bonbons et chocolats. Une broche tout cuir signée Diane, un sac aux coutures dorées Matières à réflexion, sur une robe moutarde Marant, et me voilà dans le vent :

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Et l'an prochain, on fêtera les 40 ans de Woodstock, alors j'ai pris un peu d'avance, vous permettez :

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La taille est haute, la bouche joyeuse, la fille se réjouit. Avec ce pantalon aussi sexy qu'un jambon, ses fesses dans le métro ne materont pas les garçons.

30 avril 2008

"Minor detail" (Sondre Lerche)

 Où je trouve que vos lunettes vont très bien avec votre pull, ce matin

Il est des choses immuables. La rayure sur un tricot Rykiel, par exemple. Vous laisserez votre frange repousser et vous revendrez vos compensées, qu'elle sera là, encore, et vous en redemanderez. La boucle Dior sur l'oreille de Rachida Dati, aussi, que même la femme de Michel Denisot avait appelé son chéri chéri pour qu'il demande à la dame d'où venait son pendant. Madame avait eu un gros penchant. Dans ma vie, il y a quelque chose dont je n'arrive malheureusement pas à me guérir. Un casse-tête, parfois un crève-coeur. Soit, une maladie, une manie, tout ce que vous voulez, je suis faible, vous voyez bien. Allez, je me jette, allô : je m'habille en mode "rappel automatique". Commencez pas à analyser le rapport éventuel avec France Telecom, y'a pas, y'a juste jeu de mots pourri. Le rappel, chez moi, ce n'est pas le détail qui tue, mais le détail qui rend plus fort. Mon armure. J'explique. Je ne sors jamais sans un accessoire en rappel de couleur évident avec un élément majeur de ma tenue. J'ai un pull Bruno rouge ? Mon sac Erotokritos frétille dans son casier, il sait qu'il va être de sortie. Une robe bleu électrique ? Et voilà que le foulard fleuri outremer se pend à mon cou, le sautoir Malababa à son tour (de cou). Un tee-shirt violine, et voilà les plates Marant, aubergine, qui se mettent en rang.

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Oui, les chaussures de la dame font écho à sa veste, madame est malade comme moi.
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La moutarde est visiblement montée aux pieds et au bras de cette dame.
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Oui, le foulard H&M vit en parfaite harmonie chromique avec le sac Anna Corinna

Vous le voyez sur la photo, ça ne m'épanouit pas forcément, cette histoire. Et partout dans la rue, on se moque de moi (l'homme, en général : tiens, t'as assorti ton sac à tes godasses? Et toi, t'as assorti ta connerie à ta cravate, j'ai l'impression). Puis, ce n'est pas très simple & funky, simple & funky au quotidien, il y d'autres crèmes à fouetter (pitié pour les chats). Au lieu de perdre dix minutes à combiner façon Mastermind accessoire et essentiel, j'adorerais empoigner au hasard dans mon armoire, poser sur moi, poseuse spontanée, mélanger allègrement les couleurs et les matières, tchi tcha, et sortir de ma chambre telle une chamarrée chalala qui défilerait en Lacroix. Même que je gagnerais du temps, dans l'histoire, du temps pour enfin faire des trous dans mes murs, ou aller rendre visite à Marie-Antoinette, au Grand Palais, avant qu'elle ne perde la tête, la pauvre. Mais non. Y'en a qui collectionnent les capsules des bouchons de champagne, placomusophiles les appelle t-on et cela vous en débouche un coin, et moi, je collectionne les rappels. Prière de laisser un message.

01:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (45)