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03 avril 2008

"Welcome to my life" (Simple Plan)

Ou comment, finalement, rien de mieux qu'une belle-mère

Elle nous a servi du thé dans des tasses roses porcelainées, un gâteau chocolaté - un peu- praliné - beaucoup - aussi épais qu'une anthologie de BHL, puis elle a glissé plusieurs paquets sous mes yeux. Dont un livre, assez fin. "Elle me fait tellement penser à toi l'héroïne, elle a une frange et se fait souvent un chignon, puis elle met des robes à manches ballon", qu'elle m'a expliqué. Alors, parce que c'était ma belle-mère, et parce qu'il fallait faire diversion rapport au gros gâteau praliné que j'arrivais pas à finir, et y'avait pas de chien à qui le filer,  j'ai ouvert.

Et j'ai vu une fille qui mendie un chaton à son copain brun mal rasé, qui refuse, catégorique, malgré les yeux gouleyants de la fille. Une nana qui saute sur le même Brun, le plateau du Mc Do à la main, pour savoir s'il a bien pris du Coca ... Light. Une ptite meuf qui doit acheter un lampadaire chez Iquea et repart avec tout ce qui est présenté entre les pages 48 à 69 du catalogue. Une belette qui parle aux sacs qu'elle adoptera pas parce que sa penderie est déjà bien pleine (et son compte en banque, bien vide).

J'ai drôlement remercié ma belle-mère, qui m'avait en plus trouvé la suspension murale de Concetta pour Habitat que j'avais délicatement coché dans le catalogue. Je suis moi aussi une Pénélope, et j'ai une vie tout à fait fascinante, même qu'il m'est arrivé une chose pas banale, rapport à la mode, il y quinze jours*. Revenez à l'occasion, qu'on en parle, mais apportez pas du praliné, vous serez bien aimables.

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Pénélope Bagieu, Ma vie est tout à fait fascinante, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 94 pages
* Ou ouvrez Madame Figaro samedi, si vous passez chez Grand-Mère.

01 avril 2008

"The winner takes it all" (Abba)

Où je fais trois heureuses, un 1er avril, et c'est pas une blague

Le jour où j'ai eu l'idée de lancer un concours sur la mode, j'aurais sûrement dû faire tourner sept fois ma souris sur son tapis. Préféré manger trois gousses d'ail frais avant de sortir. M'enfiler l'intégrale de Paulo Coelho. Proposer, mea maxima culpa, une virée shopping à ma mère. Tout, plutôt que de me rendre compte que mes lectrices sont bien plus spirituelles que moi. Erase, rewind, cos I've been changing my mind, avec ma question choc, je me suis pris une belle claque, bang bang. Donc, soit je fermais ce blog, je me tartinais avec mon rouge à lèvres Clarins encotonnée dans le So Sweat, et je m'enquillais le Plus Grand Cabaret du Monde, soit je tenais ma promesse.

Je tiens toujours mes promesses. Même un premier avril, surtout un premier avril, où tout le monde raconte des conneries, on va vous augmenter le pouvoir d'achat, Stella Mc Cartney recollabore avec H&M, Elvis est mort mais c'était une femme. Moi, la vérité, toute la vérité, même un avril premier. Alors parmi vous toutes, mes Petites Robertes (ou mes Larouss'o, comme vous préférez), sous l'effet de deux Efferalgan, en retenant quatre, ajoutant six, fermant les yeux et mangeant du Ritter Sport, j'ai retenu trois définitions qui me parlaient beaucoup. Qui me parlaient autant, par exemple, que cette série de mannequins snapshots proposée par le Sartorialist pour Vogue, intermède parfait à nos élucubrations sur la Mode avec un grand Aime :

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Maryna Linchuk par Scott Schuman, pour Vogue, j'aime sa veste blazer, ça s'achète où ses cheveux ?

La numéro 3 du concours, elle l'a pris au pied de la lettre, et moi les lettres aux grands pieds, j'aime ça. Elle a donc sûrement chaussé ses lunettes, enchignonné sa tignasse, ouvert un dico pour voir comment c'était dedans, ça fait si longtemps, elle a fermé les yeux et elle a écrit. A écrit ça, mademoiselle Ori :

La mode : n.f [mod] et non [mǒ = o ouvert d] comme dans certaines régions sudistes, sinon ça fait Maud.
1. Tendance temporaire adoptée par une grande partie de la population… (féminine).
2. Maladie moderne associée au gène « Vas-y ouvre ton porte-monnaie », touchant essentiellement les sujets féminins, présentant les symptômes suivants :
- dépenses immodérées.
- Tocs cintresques.
- Problèmes visuels, faussant les proportions. Les sujets voient, par exemple, une armoire, et une pile de vêtements avec des proportions réduites.
Exp. Etre à la mode : avoir des habits même moches que tout le monde porte ou avoir le truc à la mode un peu différent. (Personne n’a dit que c’était facile !)
Tripes à la mode de Caen : phénomène de mode limité à Caen qui consiste à se faire des colliers de tripes et autres boyaux.
Mots dérivés : Modiphile Femme qui s’intéresse à la mode. N.B. Dans certains dictionnaires une erreur fait appliquer ce terme aux hommes.
Mode zzzzz : expression qui signifie bon j’ai fini je vais me coucher.

Ori, tu garderas tes lunettes que j'imagine à grosse monture quand tu mettras ton joli rouge à lèvres Clarins.

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Sasha Pivovarova, par Scott Schuman pour Vogue, ça pourrait être moi, le mannequin en moins

La numéro 2 du concours, au contraire, a fait court, brut de pomme, soif de mordre. Elle a un peu cité tous mes meilleurs amis, et quand on me prend par les sentiments, et quand on mêle l'amour à ça, moi je dis bien joué, Catherine :

La mode, c'est un adultère.
Jerôme, Isabel, Gaspard, Karl, Hedi, Alexander, Vanessa, Phoebe, Alber, Sonia, Michel, Viktor, Ann, Tom, Marc, Kris, Martin.

Catherine, si tu veux le remercier pour le Terracota Tajine, Guerlain s'appelait Pierre-François-Pascal.

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Coco Rocha par Scott Schuman pour Vogue, littéralement number one

La numéro 1, elle a mis la barre si haut, que j'ai eu bien du mal à la décrocher, après. Un peu comme Coco Rocha torturée sur la photo, elle a mûri son coup, posé les mots ça et là presque en écriture automatique. Tique et poétique, un cadavre exquis plein de vie, j'ai tiqué, j'ai aimé, Pierre de Lune, tu as gagné.

Entre ville et ville après nuit rousse arrachée de plainte amoureuse,
6h30, mode mineur(e) spéciale bambins pour femme sans bras avec jambe de bois – qu’on les baîllonne ! - coton 90°, ça se vend vraiment ?
9h00, facile d’être fauve quand on est affamée, du créateur en vois-tu en voilà, je redeviens femme, maman est partie, chou !
16h30, uppercut d’amour dans ma tronche, vite du cracra en veux-tu en voilà, chocolat, bonbons haribo et bisoux assortis
20h, The Sublime is Now, Erotokrito-maniaque, -phage, -vore, tellement désirable, tellement déconcertant,
1h, nue, on Night : overdose d’amour dans les Roues noires.

Pierre de Lune, pour le cracra et le shopping affamé, rien de mieux qu'un So Sweat de la Fée.

Ema, Aneth, Hélène, vous êtes passées à un demi-poil de gnou de la victoire, les filles. Les académiciennes du jour, envoyez-moi votre adresse par email. Les participantes, de Bénétie à MH, de Vanessa à Ballynd, etc, merci. Vous êtes simplement de vrais chous, à la Mode de chez Nous.

14 mars 2008

"Last Day of Magic" (The Kills)

Ici, le vendredi n'a rien de la vie sauvage. Il y est question de RTT pour certaines, chanceuses ; de "c'est déjà le week-end dans les têtes", pour beaucoup, les piliers de la fontaine Culligan qu'on les appelle ; de "le Friday wear, y'a que ça de vrai, vive la Converse basse et le gilet capuché", pour les dernières. Il est surtout question pour moi de ne pas vous laisser rentrer chez vous sans savoir. Sans savoir que dimanche, Rama Y. et Xavier D. vont batailler dur tandis que François B., lui, marchera seul dans les rues qui se donnent. Mais surtout, sans savoir qu'à partir d'aujourd'hui, à la galerie Nikki Marquandt, plein de jeunes créateurs vont exposer leur talent à la face du monde. Backstage - Mode and the City (Pourquoi pas "les grandes filles modèles" tant qu'on y est) , voilà pour le communiqué de presse. Je ne cautionne pas le nom sur l'emballage, loin s'en faut, mais uniquement ce qui se trouve à l'intérieur.

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A l'intérieur, notamment, une demoiselle dont je vous avais déjà parlé et dont je vous reparle au cas où vous ayiez mal compris la première fois. Vanina Escoubet, exagérément talentueuse sinon on ne serait pas vraiment là en train d'en causer ashes to ashes, screen to screen, fait partie de cette belle famille "Matières à réflexion - Eple and Melk - Haut Marais - On gère un max". Dans sa petite boutique rue de Picardie, la demoiselle propose ses créas certes, mais sélectionne aussi d'autres jolies choses, chez Tassia Canellis ou Emmanuelle Bienassis, par exemple.

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Vanina? Elle ne jure que par la dentelle, la manche ballon, la djellaba, les tons poudrés, le grand blanc comme le grand bleu, c'est donc une fille bien. "Please Don't", vous aimiez déjà beaucoup, vous allez adorer, please please love her.
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Seront également présents House of Done (chouettes bijoux), Eva Gozlan, Claire Pain, Louise Hendricks, Pauline Collin et peut-être un futur coup de coeur, à vérifier in situ, Margo Milin :

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Et parce que y'en a marre de mes soliloques sur des choses que mes dix doigts seraient incapables de concevoir, même sous absinthe - San Pé, vous irez désormais là pour savoir au quotidien ce que Please Don't devient. Quant à moi, ère de la transparence et de la Rolex poignet oblige, vous savez où je vais traîner mes bottes aujourd'hui.

Backstage
Galerie Nikki Diana Marquardt
10 rue de Turenne 75004 Paris
vendredi 14 : 15h/20h
samedi 15 : 11h/20h
dimanche 16 : 11h/20h

03:04 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (35)