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22 février 2008

"Le pire et le meilleur" (FFF)

Ou comment les jolies choses ne seraient rien sans leurs meilleures amies, les fautes de goût

Depuis 2002, un certain "Xaviere", sa copine Martine, les cours à la "fuck" et les lancinants No Alarms and No Surprises, on sait à peu près toutes ce qu'est une auberge espagnole. On aurait aimé y vivre même, avec le Duris si possible, dans la chambre Duris tant qu'à faire. On n'a pas fait. Mais tout ce qui a un minimum le sens des castagnettes et la couleur paëlla, aujourd'hui, on aime. Et en entrant chez Zara, l'autre jour, j'eus la très nette impression d'avoir pénétré une auberge espagnole typique, où le pire côtoyait le meilleur dans une joyeuse humeur. Vous en voulez la preuve?

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Comment ça, ce sont juste des bottes camel ? Soit vous avez trempé vos tartines de camembert dans du château Petrus ce matin, soit je ne m'appelle plus Gisele Bündchen. Alors vous collez votre naseau à l'écran, et vous verrez de quoi il retourne :

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Ca y est, les synapses se sont correctement enclenchées? Des bottes trouées au bout, des bottes gruyères, sont-ce même encore des bottes, faudrait voir, et sur l'étiquette, 129 euros. Mes yeux plus vraiment en face des trous, et la désagréable impression d'avoir tout le mauvais goût du monde à mes pieds.

Note de milieu de page : Notez que telle James Nachtwey, je me balade avec mon appareil-photo désormais. Même quand je vais chez le boucher, c'est fou un blog, on se prend pour un grand reporter des fois.

Mais plus loin, plus loin c'était déjà mieux. Je passe sur les jolis trenchs parce que c'est mon obsession du moment (le trench camel de base, à porter avec du blanc mou dessous, c'est bête comme chou - et non trou) et parce que ça passionne moins les filles que l'horoscope du Parisien, et je remarque du camel, encore. Halte-là. Après le pire, le meilleur, enfin. Mes soeurs camelites (rouquines, chez Bashung), que je les baptise urbi et orbi : courtes, molles, confortables, 59 euros pour les intimes, dont Lilie, qui les a adoptées depuis longtemps.

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Mais quel était le message de ce post, au fond ? Herméneutiquement parlant, j'aurais pu invoquer Martin Heidegger et le Dasein de ces chaussures, voire le Discours sur l'origine des inégalités de Jean-Jacques Rousseau dit "Gold Man". Mais tout le monde pourrait le faire, comme vanter "le dernier téléphone portable qu'on nous a envoyé la pub par email en nous promettant un agenda si on le glissait entre deux tuniques". Alors, thèse-antithèse-foutaise, je vais me contenter d'en tirer une leçon : Galliane, tu arrêtes d'essayer tout ce qui est de couleur camel autour de toi, sinon tu risques de ressembler à un Quality Street géant. Et ouais. Remarque, ça me rabattrait un peu le Klapisch.

* Pour financer mes nouvelles camelites, c'est ici que ça se passe. Marant, Bruno, Maje et la fine fleur de la fringue y sont déjà, et rien que pour deux petits jours.

04:25 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (55)

19 février 2008

"Size too small" (Sufjan Stevens)

Ou si ça m'arrive, pourquoi pas vous  

Hier, Michèle Alliot-Marie essayait de colmater ses fuites, hier Frank Cammas n'y est pas parvenu non plus, hier je suis rentrée dans un 36. Sans crier gare, ni Montparnasse d'ailleurs. Sans perte ni dégât corporel, une vraie expérience digne de Confessions Intimes. Ou "Vis Ma Vie de 38-40", pour les Flament Roses. Nonobstant ces considérations téléramiennes, situons plutôt l'événement : un portant dans une boutique lambda. Mettons, le toujours très bien fourni French Trotters, rue de Charonne. Une pièce qui vous plaît vraiment sur ce portant. Mettons, un tee-shirt Burfitt. Comme ça. A moitié prix. Numéroté. Y'en a que 500 à la surface du système solaire et le n°190 est là. En 36. Et alors? Et alors, vous y rentrez, dans le 36, malgré votre 38 autoproclamé et pleinement épanoui. Vous rentrez vos demi-seins une seconde, et s'ils veulent pas ressortir après c'est pas grave, je vous l'ai déjà enseigné. Vous faites comme si vous voyez pas qu'à la taille ça coince légèrement, vous dites la longueur est bonne, la carrure aussi, il y a du soleil sur la France et le reste n'a plus d'importance (Stone et Charden, éponyme).

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Jupe Comptoir des Cotonniers, tee-shirt Burfitt, collant New Look
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Alors, puisque on est dans le 36 15 ma vie, aujourd'hui, j'avais initialement envie d'adresser un very special thanks à ces marques qui nous font croire deux minutes que le 36 est l'accomplissement de toute une vie et qui nous le donnent une fois, histoire de nous encourager : merci H&M, merci à toi Burfitt, merci Maje. Puis je me suis ravisée, après une journée passée dans mon XXSivement normal ticheurte. A l'intérieur, la même fille. Celle qui grignote ses bonbons au coca passé minuit donc il faut pas, celle qui suspend ses sacs sur la poignée de la fenêtre, celle qui se plaît à vanter la culture d'Eric Zemmour comme sa mysoginie à peu près revendiquée, celle qui hurle pour parler au vulgus pecum du RER quand elle a son casque de chantier sur les oreilles.  Galliane, quoi, y'a pas 36 manières de le dire, une fille qui au fond se fout pas mal de l'étiquette.

14 février 2008

"My moon, my man" (Feist)

Ou vous croyiez quand même pas que j'allais parler de mode un jour pareil

Il met du parfum vers 23h30, avant d'aller se coucher. Pour moi, qu'il dit. Il fait chaque jour la vaisselle avec son Dégraiss'Boy vert fluo. Il attend toujours que je sois rentrée du boulot, souvent à 1H15 du matin, pour s'endormir. Il entasse ses pièces de monnaie dans un bol que j'essaie de cacher le mieux possible mais qui réapparaît toujours dans notre salon. Il se lève chaque dimanche matin pour aller chercher le pain et mes chouquettes. Il achète toujours les nouveaux CD de mes artistes préférés qui deviennent les siens, "mais tu peux pas avoir tes propres goûts", j'hurle, il rit. Il ressemble un peu à Gaspard Ulliel, un peu à Adrian Brody, un peu à Ashton Kutcher, dans mes yeux, ceux de mes copines, et c'est déjà bien.

Le 1er février, il m'a emmenée là. Parce qu'il m'a dit que la Saint-Valentin, c'est de la merde et qu'on célèbre pas l'amour à une date fixe comme des cons.

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Il m'a laissée prendre mon bain en premier, même. Et il a ri, aussi fort que moi, quand il a vu le portrait d'André (le mec trop hype qui graffe et sort avec Melle de Caunes) totalement à poil dans les toilettes de la chambre.
Il a aussi promis de me prendre en photo pour "mon con de blog". Alors, un peu de Valli pour mon funny Valentin, the more I see you, the more I want you, see how this feeling, just grows and grows... lalala la la... lalala... lalalaa

04:47 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (41)