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28 janvier 2008

"High Down" (Helluvah*)

Où j'ai pas le syndrome du corn-flake, mais où je comprends mieux Josiane Balasko

Et des States elles sont arrivées, en un coup de vent et de sonnette. Moi, un sourire au facteur dans mon foireux pyjama Hello Kitty, un coeur qui bat la chabadabade. Elles, un grand carton, une grande boîte dans un grand carton, deux exquisités dans une grande boîte. Aubergine et 41. Isabelles comme pas possible.

bottesmarantaubergine

Bottes Isabel Marant aubergine

Après? Après, on les regarde. On les passe même pas. On  les laisse en évidence pour les éventuels passants éventuellement pas de passage. Ma classique mode de fonctionnement. Selon Martha Freud Junior Junior, cela porte un nom : le syndrome "Trop belles pour moi". "Tu les mets tes bottes, elles traînent par terre et je m'embronche !" (Le Brun). Moi, selon l'heure, l'humeur, et l'âge du capitaine, je brode. C'est un peu court jeune homme, on pourrait dire bien des choses, en somme. Pratique : "Peux pas, il pleut " ; esthétique : "Ca va pas avec ma robe, putaing !" ; caustique : "Quelles bottes?" ; synallagmatique "Gfgdsdfdfzf...." .

Ce syndrome me prend aussi pour certains sacs et autres manteaux. Martha Freud Junior Junior a séché sur le sujet, mais selon une étude du Cevipouffe, il y aurait deux facteurs déterminants :
- Un instinct de conservation surdéveloppé. Chez moi, pas de grêle, pas de boue, donc le sac en python se sait en sécurité. (voir "Petites notes sur l'instinct de conservation", par le Docteur Charles Fiessinger).
- Un rapport à son image tout à fait sain. Certains jours, avec ma gueule de métèque pas tonique, j'mérite pas ma blouse bleue Please Don't, ni mon sautoir Corpus Christi. Je mérite le pyjama Hello Kitty du facteur.
(Voir Image -sans Emile pour les puristes -, "Les démons de Minuit").

Tout cela, c'est bien marrant et souvent joli, mais cela ne peut plus durer. Faut que je me soigne, car la mode chez soi, sur son tapis, ça n'a jamais fait rêver les foules. Ni Gaspard Ulliel (qui opère un retour très remarqué, faudrait voir à lui créer une rubrique pour 2008. Yurkievich ta face, Ulliel en force. Concept.) Bérangère la fameuse, nouvelle propriétaire de mes ex - Marant fauve, est bien dans ses bottes, alors pourquoi pas moi ?

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A gauche, Bérangère et son mini-model Magellan, avec les Marant fauve
A droite, Galliane et sa main dans la poche brevetée à l'INPI, avec les Marant violine aubergine

Soit, le grand saut j'allais accomplir. "Trop belles pour moi", d'accord, mais pas pour le Beau Monde. Les Marant, j'ai finalement baptisé ... lors du Salon du Prêt-à-Porter.

* Pour celles qui aiment le bon rock, les morceaux du EP de cette grande demoiselle, c'est ici.

06:36 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (47)

24 janvier 2008

"On High Heels" (Motley Crue)

Ou essai sur le port du talon, même petit, par une fille bien dans ses baskets

8h. La France se lève.
9h. Le reste de la France se lève.
10h. Galliane se lève.
10h15. Galliane se lève vraiment, y'a Beverly Hills à la télé.
11h. Il est temps quand même de travailler. Ordi allumé. Document word ouvert. Fenêtres de blogs divers ouvertes.
11h30. Il est temps de commencer à travailler. Emails à des attachées de presse, demandes photos, rédaction de brèves à intérêt variable sur le dernier frigidaire qui sert aussi un expresso.
11h31. Comment ça, un sac Vanessa Bruno bleu klein sur Ebay? Galliane fait ce qu'il faut pour régler cette histoire.
12h00. Galliane réfléchit à acheter une fontaine Culligan et un distributeur de Twix, comme ça, elle aussi aurait droit aux pauses. Elle regarde son jean large, un vieux Zara élimé qu'elle aurait pu porter à Woodstock car elle y serait allée, si elle avait été née, franchement.
13h20. Pause-déjeuner. Rien de vraiment affriolant à raconter sur le sujet, à part que j'ai l'impression que Jack va retomber amoureux de Phyllis (Les Feux de l'Amour).
14h20. On se prépare, on va au 2e travail (pigiste cumularde). On a toujours son jean élimé et on a la flemme de l'enlever, et on peut pas porter ça avec des ballerines, alors... alors... On sort ses petits talons, troqués à la penderie de sa mère contre le chèque habituel des étrennes.

Chiemihara1 jeanlarge2

Salomés talons hauts (4 cm, tout de même) Chie Mihara, jean Zara 6 ans d'âge

15h. Galliane déconseille de marcher sur les bouches d'égout en talons par temps de pluie. Son jean n'en est que plus élimé, et il avait rien demandé.
15h15. Elle déconseille également le port du jean large trop long par temps de pluie, à moins de vouloir aider les services de la voirie à déblayer les trottoirs.
15h18. Tiens, avec des talons, on peut pas dévaler les escaliers à toute vitesse pour choper le métro. Les talons mettent en retard. Le code du travail devrait le prévoir. En parler à Nicolas S. Carla. B. quand on la croisera à Shopi.
16h03. Et on marche aussi moins vite. Trois minutes de retard. Sourire "Dati, le contrat de confiance", pour faire comprendre que ça se reproduira plus.
17h10. Je suis plus grande que mes collègues de boulot masculins qui, visiblement, ne goûtent pas tellement le derrière féminin dans le jean large. Noter cela dans la colonne "points positifs".
20h. Au moins, la réputation de Chie Mihara n'est pas usurpée : ses chaussures = des pantoufles à prix pas de pantoufles. Galliane les garde aux pieds, du coup.
00h30. Retour à la maison. On ôte le jean, on s'apprête à retirer ses chaussures not so made for walking, on réfléchit deux minutes, quand un Brun surgit et dit "Roooww, c'est beau, ça fait d'encore plus belles jambes, les talons, t'en mets jamais". On pense plus trottoir, ni voirie et encore moins Nicolas S. On pense à dormir en talons hauts, après tout, les Chie Mihara ce sont des pantoufles.

06:40 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (58)

11 janvier 2008

"Blue period" (The Smithereens)

Ou comment j'inaugure avec force cérémonie ma période bleue (fin 2007-2008 unlimited)

Monomaniaque, monochrome, tout ce que vous voulez après tout, comment vous dire tout est bleu. L'envie du moment. Du vif, du dragée et surtout du marine car si en vraie neuneu, j'ai jamais rien compris au faux-noir, je sais que le marine en est un, c'est Marie-Claire (janvier 2008, p 145) qui l'a écrit et je fais toujours confiance à Marie-Claire. Un prénom bien rassurant, digne de confiance, pas comme Isa ou Lolie ou Julie.
Et quand je lis ci et là que nous allons copieusement mariner cet été, jusqu'au bout des ongles même (Bleu Satin pour Chanel), je me réjouis.
Depuis quelques semaines, le bleu est roi dans ma penderie :

BLUEOKbleumoi

Avant ma frangisation excessive, manteau Maje bleu, blouse Swildens bleue, ballerine Maloles bleues et blouse Please Don't bleue, amen

Maintenant, si la Banque européenne voulait bien me financer, cette robe Manoush serait déjà sur mon dos :

bleumanoush

Disponible chez www.poopoopidoo.fr

Cette monomanie se poursuit dans mon coffret à bijoux qui, en un klein d'oeil, prend des airs de bluette romantique :

cam_egrosplanm_daillongrosplan

Sautoir camée Nadine Delépine (Boutique Rue Princesse, Paris), et sautoir Mes grigris chéris, dispo sur www.lapenderie.fr

Et bientôt, leur petit frère de sang bleu, si j'arrive à le trouver car il a l'air assez indisponible, le vilain dur à cuir :

malababa

Le sautoir Malababa chez Maje, à gauche

Une fille jamais facile, à toujours quérir ses Graal jusqu'à épuisement (des stocks). Mais même le bleu à l'âme, à coeur gallian rien d'impossible.

Et vous? Allez-vous vous laisser submerger par cette vague bleue ?

EDIT : merci Dolorès, une preuve que même les spartiates s'y mettront :

spartiatesbleue
Modèle Mellow Yellow, déjà disponible sur www.laredoute.fr

 

00:00 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (55)