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31 janvier 2008

"Red Lipstick" (Arno)

Ou comment on ne m'y reprendra plus, à jouer la Gwen Stefani du XXe

A force de voir nos stars chéries (Victoria Beckham, Katie Holmes... OK, Pénélopé et Nicole) arborer des manteaux tons sur tons sur les tapis rouges, à force de voir l'équipe de France taquiner  du ballon en maillot de corps écarlate, à faire pâlir tous les marquis de Sade, à faire rougir les putains de la rade (Michel S., "Je vais t'aimer"), j'ai commencé à développer une petit rougeole printanière. Rien de bien grave, mais l'envie d'une pointe de rouge dans mon océan bleu actuel, quoi de plus naturel.

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Robe Isabel Marant, sac Erotokritos, pendentif New Look

OK, il y avait déjà tout ce qu'il fallait pour me soigner dans ma penderie. Mais titillée par les cherry lips d'Alix ou de Jeune Demoiselle, je me suis dit que ma façade aussi, j'allais la repeindre en rouge. Les lèvres, j'entends. Red Lipstick, ma révolution porte ton nom, moi la "nude girl" de l'Est parisien. Gwen S.,  Chloé S., à vos plantés de bâtons, la femme fatale arrive avec ses sautoirs Bambi.

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A gauche, la situation purement fantasmée par Galliane et son outil de dessin
A droite, la dure réalité du miroir

Parce qu'on n'est pas dans les pages beauté de Bien dans ma Vie, je vous passe les détails de la première application de ce truc qui est sensé vous glamouriser à mort. Allez non, je ne vous passerai pas que ce machin sur les lèvres crée un joli ensemble bien harmonieux avec les boutons que vous essayez d'oublier et qui se sentent tout de suite en confiance. Le rouge à lèvres ne pardonne rien, c'est Gilda qui toise le monde et ses détracteurs, c'est Danton sur l'échafaud face à la foule, c'est vous- m'avez-bien-vu-vous-ne-m'oublierez-pas. Rouge terreur.

Y'en a un qu'est pas près de m'oublier, en tout cas, c'est mon Brun quand il m'a vue débarquer rougie du bout des lèvres. Marmonnant, "surtout, garder un air dégagé, mais quoi je suis comme tous les jours, hop, je n'ai pas vu que tu avais remarqué quelque chose je range mes affaires voilà. "
- "Qu'est ce que t'as fait à tes lèvres?"
- "Ah? Oh, j'essaie le rouge à lèvres, je trouve que ça te crée une personnalité en un rien de temps, ça rend mystérieuse..." (pas eu le temps de finir ma théorie de la sensualité selon Jean-Charles Bourjois).
- "Ah, j'aime pas. Ca te donne dix ans de plus. Tu fais vieille."

Bleu + rouge, ni une ni deux, mon Brun y a tout de suite vu ultraviolet. Moi, j'ai abdiqué. Red carpette.

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05:30 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (43)

28 janvier 2008

"High Down" (Helluvah*)

Où j'ai pas le syndrome du corn-flake, mais où je comprends mieux Josiane Balasko

Et des States elles sont arrivées, en un coup de vent et de sonnette. Moi, un sourire au facteur dans mon foireux pyjama Hello Kitty, un coeur qui bat la chabadabade. Elles, un grand carton, une grande boîte dans un grand carton, deux exquisités dans une grande boîte. Aubergine et 41. Isabelles comme pas possible.

bottesmarantaubergine

Bottes Isabel Marant aubergine

Après? Après, on les regarde. On les passe même pas. On  les laisse en évidence pour les éventuels passants éventuellement pas de passage. Ma classique mode de fonctionnement. Selon Martha Freud Junior Junior, cela porte un nom : le syndrome "Trop belles pour moi". "Tu les mets tes bottes, elles traînent par terre et je m'embronche !" (Le Brun). Moi, selon l'heure, l'humeur, et l'âge du capitaine, je brode. C'est un peu court jeune homme, on pourrait dire bien des choses, en somme. Pratique : "Peux pas, il pleut " ; esthétique : "Ca va pas avec ma robe, putaing !" ; caustique : "Quelles bottes?" ; synallagmatique "Gfgdsdfdfzf...." .

Ce syndrome me prend aussi pour certains sacs et autres manteaux. Martha Freud Junior Junior a séché sur le sujet, mais selon une étude du Cevipouffe, il y aurait deux facteurs déterminants :
- Un instinct de conservation surdéveloppé. Chez moi, pas de grêle, pas de boue, donc le sac en python se sait en sécurité. (voir "Petites notes sur l'instinct de conservation", par le Docteur Charles Fiessinger).
- Un rapport à son image tout à fait sain. Certains jours, avec ma gueule de métèque pas tonique, j'mérite pas ma blouse bleue Please Don't, ni mon sautoir Corpus Christi. Je mérite le pyjama Hello Kitty du facteur.
(Voir Image -sans Emile pour les puristes -, "Les démons de Minuit").

Tout cela, c'est bien marrant et souvent joli, mais cela ne peut plus durer. Faut que je me soigne, car la mode chez soi, sur son tapis, ça n'a jamais fait rêver les foules. Ni Gaspard Ulliel (qui opère un retour très remarqué, faudrait voir à lui créer une rubrique pour 2008. Yurkievich ta face, Ulliel en force. Concept.) Bérangère la fameuse, nouvelle propriétaire de mes ex - Marant fauve, est bien dans ses bottes, alors pourquoi pas moi ?

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A gauche, Bérangère et son mini-model Magellan, avec les Marant fauve
A droite, Galliane et sa main dans la poche brevetée à l'INPI, avec les Marant violine aubergine

Soit, le grand saut j'allais accomplir. "Trop belles pour moi", d'accord, mais pas pour le Beau Monde. Les Marant, j'ai finalement baptisé ... lors du Salon du Prêt-à-Porter.

* Pour celles qui aiment le bon rock, les morceaux du EP de cette grande demoiselle, c'est ici.

06:36 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (47)

24 janvier 2008

"On High Heels" (Motley Crue)

Ou essai sur le port du talon, même petit, par une fille bien dans ses baskets

8h. La France se lève.
9h. Le reste de la France se lève.
10h. Galliane se lève.
10h15. Galliane se lève vraiment, y'a Beverly Hills à la télé.
11h. Il est temps quand même de travailler. Ordi allumé. Document word ouvert. Fenêtres de blogs divers ouvertes.
11h30. Il est temps de commencer à travailler. Emails à des attachées de presse, demandes photos, rédaction de brèves à intérêt variable sur le dernier frigidaire qui sert aussi un expresso.
11h31. Comment ça, un sac Vanessa Bruno bleu klein sur Ebay? Galliane fait ce qu'il faut pour régler cette histoire.
12h00. Galliane réfléchit à acheter une fontaine Culligan et un distributeur de Twix, comme ça, elle aussi aurait droit aux pauses. Elle regarde son jean large, un vieux Zara élimé qu'elle aurait pu porter à Woodstock car elle y serait allée, si elle avait été née, franchement.
13h20. Pause-déjeuner. Rien de vraiment affriolant à raconter sur le sujet, à part que j'ai l'impression que Jack va retomber amoureux de Phyllis (Les Feux de l'Amour).
14h20. On se prépare, on va au 2e travail (pigiste cumularde). On a toujours son jean élimé et on a la flemme de l'enlever, et on peut pas porter ça avec des ballerines, alors... alors... On sort ses petits talons, troqués à la penderie de sa mère contre le chèque habituel des étrennes.

Chiemihara1 jeanlarge2

Salomés talons hauts (4 cm, tout de même) Chie Mihara, jean Zara 6 ans d'âge

15h. Galliane déconseille de marcher sur les bouches d'égout en talons par temps de pluie. Son jean n'en est que plus élimé, et il avait rien demandé.
15h15. Elle déconseille également le port du jean large trop long par temps de pluie, à moins de vouloir aider les services de la voirie à déblayer les trottoirs.
15h18. Tiens, avec des talons, on peut pas dévaler les escaliers à toute vitesse pour choper le métro. Les talons mettent en retard. Le code du travail devrait le prévoir. En parler à Nicolas S. Carla. B. quand on la croisera à Shopi.
16h03. Et on marche aussi moins vite. Trois minutes de retard. Sourire "Dati, le contrat de confiance", pour faire comprendre que ça se reproduira plus.
17h10. Je suis plus grande que mes collègues de boulot masculins qui, visiblement, ne goûtent pas tellement le derrière féminin dans le jean large. Noter cela dans la colonne "points positifs".
20h. Au moins, la réputation de Chie Mihara n'est pas usurpée : ses chaussures = des pantoufles à prix pas de pantoufles. Galliane les garde aux pieds, du coup.
00h30. Retour à la maison. On ôte le jean, on s'apprête à retirer ses chaussures not so made for walking, on réfléchit deux minutes, quand un Brun surgit et dit "Roooww, c'est beau, ça fait d'encore plus belles jambes, les talons, t'en mets jamais". On pense plus trottoir, ni voirie et encore moins Nicolas S. On pense à dormir en talons hauts, après tout, les Chie Mihara ce sont des pantoufles.

06:40 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (58)