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17 juillet 2008

"I'm a lady" (Santogold)

Où on ne choisit vraiment pas ses parents, vraiment pas sa famille, et si j'avais des vacances, j'irais bien faire un tour à Manille

L'Autre Jour, un jour heureux et ensoleillé d'où l'intimidante majuscule, jour où j'avais le pied, la main, le coeur, en éventail, ma bonne amie S. me demanda, un Ricola fruits de la forêt en bouche : "T'aurais pas été jounaliste, t'aurais fait quoi?" Ce n'est pas parce qu'on mange du Ricola fruits des Bois qu'on s'exprime en français grammaticalement correct, notons. Mais l'été, le soleil, le débardeur mou aidant, on en vient à perdre son latin, son Bescherelle, et surtout le sens de la conversation. Pareille question ne se pose pas par 27°C.

Ma première réponse fût "Femme de footballeur". Un Autre Jour, quand vous saurez définir un hors-jeu de position et me donner le montant du transfert de Ronaldinho au Milan AC, je vous expliquerai ce côté obscur de ma force. Ma seconde réponse, donnée en remontant mes lunettes Nicole Richie et pas Wayfarer sur mon nez, fût : "Ou Margherita Missoni, ptêtre". Et j'ai pris un Ricola.

En plus d'un an et demi de blabla sur la botte plate et les hauts talents, je n'ai jamais parlé de Margherita Missoni ici. Va falloir que j'introduce, donc, ladies and gentlemen mais surtout ladies, la Lady Missoni. Quand je pense que ses parents l'ont appelée comme la plus cheap des pizzas de la carte du Rital, je me dis que y'a des baffes qui se perdent, et même dans la haute. Heureusement, la belle enfant a su rattraper ça au vol. Et là voilà, depuis, ma pizza préférée sur la carte des fashion it-girls. Vous voulez voir le menu ?

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Voilà, la blogo, Margherita, Margherita, la blogo. Margherita Missoni, héritière, mannequin, actrice, bref bonne a tout faire et qui sait tout faire pour être "bonne". D'une fraîcheur assez redoutable. Un mélange de Maggie Gyllenhall et Katie Holmes, qui a étudié la philosophie à Columbia. Vous croyez que c'est dans la caverne de Platon qu'elle a vu la fashion-lumière? Je ne sais pas, on a lu les mêmes bouquins mais je ne porte pas les grosses lunettes comme elle. J'ai dû sauter un chapitre.

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Photos Greg Kessler

Bref, ambassadrice d'une maison de couture avec un physique de top-model qu'on a même pas Bac + 12 sur le civi ou bossé l'été pour se le payer, moi je dis, c'est un métier d'avenir. J'ai d'ailleurs dit à ma bonne amie S., qui était plus portée calzone & mozza après ma réponse que haute couture. Vous vous rappelez, vous vous rappelez j'ai dit, de ce post sur les chanteuses énervantes ? Margherita elle chante pas, elle boit pas (ben évidemment, regardez ce teint Velouté de Danone), elle fume pas (vous avez vu ce teint ?) mais elle pose. Et avec sa soeur, Teresa, aussi, les gênes de la grâce et du style ont été équitablement distribués dans la famille.

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J'ai eu beau chercher sur la carte du restaurant Napoli du coin, j'ai pas vu de Teresa.

07 janvier 2008

"Vogue" (Madonna)

Ou comment il faut enterrer 2007, ses low-boots, les tailleurs blancs de Ségolène Royal et les colliers macarons

En 2007, j'ai appris à parler chypriote, j'ai low-booté, j'ai foulardé, me suis enrobée, mise à plat et prise au débotté, tête de mortifiée, encabannée, encanaillée avec d'autres dures à cuir, et j'ai cru aux fées.
En 2008, come on, Vogue, let your bodies groove to the music. Parce que Carine Roitfeld-dite "funny girl" dans les milieux autorisés- ne me l'a pas demandé, je lui ai accordé une interview exclusive pour bien commencer l'année et honorer la précédente. On se calme dans les back-rooms, cette analyse sans concession et sans tabou de l'année mode 2007 ne sera pas en kiosque.

Vogue

Photo Nikon Coolpix, my kitchen in situ, mise en beauté John Manolete
Mais oui, c'est bien ma robe cow-boy Isabel Marant
Si vous voulez plagier l'idée, bande de moutonnes, c'est sur www.magmypic.com que ça se fait

Carine Roitfeld. Bonjour Galliane, et merci de ne pas m'accorder cette interview.
G.
Je vous en prie, Carine, vous pouvez me tutoyer.
C.R. Très bien. J'avais envie de revenir avec vous, pardon tu, ce n'est pas facile (visiblement intimidée), sur cette année 2007 sur la planète mode.
G. (presse la main de Carine pour la détendre). Constructive, chérie, l'année 2007, constructive. Et déstructurée à la fois. Politique. Le keffieh, la robe Amnesty de Sara Forestier à Cannes, la revanche de la secrétaire syndicaliste en jupe crayon taille haute et le militantisme Dior de Rachia Dati... Une année résolument engagée.
C.R. Et ton coup de gueule?
G.
J'accuse, Carine, (Emile Zola, l'Aurore, 13 janvier 1898) les magazines feminins, j'accuse les couturiers, j'accuse l'industrie du prêt-à-porter toute entière d'avoir endoctriné les foules, le Lumpenproletariat qui va chez H&M, et ourdi un funeste complot ... Non, on ne peut pas porter la pochette en pleine journée pour aller au boulot.
C.R. Le dernier venu dans ton dressing?
G.
Un manteau French Connection, boule, manches trois-quarts. J'aurais bien pris le modèle Chanel, mais leur laine d'épagneul birman me file de l'eczema sous-cutané.

frenchconnectionsara

Modèle bientôt soldé sur www.monshowroom.com

C.R. Ton idole fashion de l'année 2007?
G. Florence Foresti, indéniablement. Coupe Katie Holmes, robe rouge les Prairies de Paris ou "ça comme" quand elle va chanter à TF1, allure rock et audacieuse Sharleen Spiteri non revendiquée mais bien évidente. J'adore, et elle est l'auteur de mon modo-mojo*, n'est-ce pas? 
C.R. Pour finir, ta ligne directrice pour ce blog en 2008?
G. De la mode, de la mode, de la mode, sans le sérieux qui va avec. De jolies choses, enrubannées de ma plus jolie plume. (Coupe le magnéto, tombe son carré Hermès et renverse son Cosmopolitan). Contente de vous revoir, les filles. Et Carine, à l'occasion, hésite pas à passer par là, laisser tes bons plans ... ou tes Chloé qui te servent plus.
 

*"2008 sera l'année du verbe "buder" ou ne sera pas" Alain Finkelkraut, Les Temps Modernes, décembre 2007.

00:04 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (59)

31 décembre 2007

"Obsession" (Aventura, jusqu'à présent la pire réf. musicale de ce blog c'est dire mon humeur)

Ou comment, sans avoir vraiment prémédité mon coup, je fais grève le jour de l'ouverture des soldes

En ce moment même, des cartes bleues frétillent, des jeunes femmes suent, des vendeuses hurlent et le patron du Printemps Hausmann, dans son grand bureau, fait les 100 pas, faut faire mieux que l'an dernier quand même. Les soldes. Et je ne vous en ai pas parlé. De mes repérages, vous n'avez rien vu. Certes, on a demandé mes conseils dans Elle, j'ai docilement donné, et quand la charmante journaliste m'a glissé "et la pièce que vous voulez absolument cet hiver?", ma réponse a fusé. Evidente. Eventuelle. Trois semaines de soldes de presse ont tari presque tous mes désirs, sauf ... les bottes en cuir Isabel Marant. Taupe violet. Hautes. 41 sinon rien.

bottes

Celles de droite, là ! (Photo Betty Jackson)

En cinq coups de fils chez tous les revendeurs de la Marant plus si drôle, espoir évanoui, espoir évanoui, espoir enseveli.

En ce moment même, alors que des filles sortent des boutiques les joues rosies et les sacs en papier bourrés, je bude. Bienvenue, mesdemoiselles, dans mon gigantesque budoir.

Vous aussi, marre des soldes?
Et moi, vais-je m'avouer vaincue si facilement?

00:01 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (50)