Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26 janvier 2010

"My obsession" (The Rolling Stones)

Où il n'y a rien de plus obsessionnel qu'une obsession

En me baladant, tralalalala, sur un joli blog, lalalalala, j'y ai vu une jolie fille, lalalalala, avec un joli gilet, lalalala (au carré). Un mail plus tard, la jolie fille du joli blog me vendait le joli gilet. Noir, long, avec des épaules en cuir parce que du cuir, je n'en ai jamais assez. Cuirassée, moi jamais, d'où mon culot, pour aller démarcher le gilet de la jolie fille. Vous suivez ?

008.JPG

Gilet Asos Revive, collier Sabrina Dehoff, top Eple & Melk

009.JPG

Moralité de l'histoire : n'hésitez pas à demander à la blogueuse si elle ne souhaite pas se déparer d'un de ses atours. Vous pouvez tomber à une période du mois où elle n'aime plus le noir. Où son horoscope l'invite à réaliser une BA. Où son banquier l'incite à "trouver de nouveaux modes de revenus substantiels et réguliers". En revanche, ne vous fatiguez pas, ce top plastronné Eple & Melk, pour le moindre penny jamais je ne céderai.

012.JPG
Vive la blogosphère donc, ses jolies filles, ses banquiers, ses horoscopes, sa solidarité tant décriée. Non parce que franchement, je dois vous l'avouer : quand j'ai envoyé à Estelle le mail pour lui demander de me vendre son gilet, j'attendais plus tôt une veste.

06 janvier 2010

"Beautiful" (Pharell Williams)

Où je règle le solde de mon conte

Ai-je été subitement touchée par la sagesse céleste, divine ? Ai-je atteint la plénitude de la quarantaine sereine à 27 ans et plus toutes mes dents ? Ai-je tout simplement succombé à la mornitude (néologisme bien commode - cf. "bravitude") de Boulogne-Billancourt ? Toujours est-il qu'en ce mercredi 6 janvier, date d'ouverture parisienne des soldes, j'ai "besoin de rien" (envie de toi) (Hmmm). Ma wish-list est aussi longue que l'espérance de vie d'un éphémère. Non, rien de rien, non, je n'ai besoin de rien. J'ai tout ce qu'il faut, dans ma penderie et dans ma vie. Rien ne me manque. Le matin, je sais quoi mettre, quoi chausser, quoi enfiler au bras. Donc, ce toujours même mercredi, je ne serai pas à piétiner devant un grand magasin, à espérer que cette paire de bottes Ash soit soldée dans ma taille ou que ce gilet Paul & Joe Sister soit tout simplement encore disponible. Mercredi, je vais juste espérer qu'il fasse beau, qu'on rigole au boulot, que mes proches aillent bien, que Johnny Hallyday aille bien, que l'HDMV m'inonde de ses sourires et qu'il reste du coca-light au frigo. Ca me suffit. En philosophie antique, on appelle ça l'ataraxie. Anne-Sophie, sophia, la sagesse ... Mes fesses. Je fuis l'envie, mais je fuis aussi l'ennui. Alors, parce qu'il ne faut pas me torturer deux heures pour que je craque, si je suis obligée-forcée-la vie du docteur Mamour en dépend-, je veux bien me sacrifier et trouver deux potentiels fashion plaisirs :

soldesessun.jpg
soldesessun2.jpg

Magnifique robe Sessun (les pattes sur les épaules, raaah)

sabrinadehoff2.jpg

Sautoir Sabrina Dehoff, en vente chez Eple & Melk rue Charlot

Et voici, en quelques lignes, la démonstration que les blogs (leur auteurs, leurs lectrices) suscitent bien des besoins indésirables mais irrésistibles. Alors demain, après-demain, dans uen semaine, certainement pas à l'aube ou à l'heure où blanchira la campagne, j'irai peut-être glâner cette robe, ce sautoir, et ce sera bien tout. Pas par besoin, non. Juste pour le plaisir*.

*Herbert Léonard : 1, Zénon de Citium : 0.

02 août 2009

"This modern love" (Bloc Party)

Où Souviens-toi l'été dernier, le retour

Quand j'étais petite, disons moyennement grande, que je mâchonnais mon stylo plume Creeks en dessinant des coeurs sur mon cahier de textes, mon professeur d'histoire-géo me répétait que ma génération serait amenée à changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle. Treize ans et quatre paires de bottes Isabel Marant plus tard, il me faut me rendre à l'évidence : Monsieur Chaput s'est trompé. C'est moche, monsieur Chaput, vraiment. Mais il ne s'est pas trompé de beaucoup, le beau bougre. Je n'écris plus au stylo plume Creeks, les coeurs, je les brise et je les enflamme, et les métiers, je ne les enchaîne pas. Non, moi j'enchaîne les appartements, chacun son truc, Monsieur Chaput. Pas Française moyenne un brin, pas petite Française non plus, juste une grande pro du rouleau de scotch et de l'état des lieux. Je vous le fais vite, d'ailleurs : en six ans sur Paris, six appartements. (Clap clap de la foule ébaubie par mes beaux bobards). Dans mon entrée, donc, des cartons vides, prêts à l'emploi, pour m'emmener dans leur pliage vers l'Homme de ma vie. Comme à la même époque l'an dernier, pile poil, mon horloge géopaslogique tourne bien rond. Ma vie, jusqu'au 30 août, c'est donc du marron kraft, du carton pâte, du beige mou, et ça a même déteint sur mes habits.

004.JPG

Top Eple & Melk, jupe Maje, sac Malababa

Il n'y a pas que moi qui déménage d'ailleurs. Il y a cette bien jolie Fleur qu'est Flore, la créatrice d'Eple & Melk, qui ouvrira boutique en septembre rue Charlot, hip hip hourra. D'ici là, on enrubanne, on enveloppe, on papillonne, on cartonne. Et surtout, à mon blog, on reste bien scotchées.