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14 novembre 2011

"These shoes are made for walking" (Nancy Sinatra)

Où "that's just what they don't"

86 emails, j'ai envoyé. 86 emails, de la Turquie à la Norvège, de l’Ukraine à la Californie, j'ai virtuellement parcouru le monde de long en long, je n'en menais pas large, et elles sont là. 22 coups de fils, j'ai passé. 22 coups de fil, en France uniquement, car ses si chères à mon coeur l'étaient tout autant à mon portefeuille, alors mon compte bancaire ne pouvait pas céder sous les coups. Mes Betty crème, j'ai sacrifié. Même pas eu le temps de s'apprivoiser, de se tester, de se désaimer, car il fallait les nouvelles financer. Et contrairement à certaines, je ne veux pas me permettre deux folies, car il s'agit bien de folie ici. Alors, question de chiffres, j'ai suivi mes principes à la lettre. Betty, Page tournée. 2 mois, j'ai patienté. Deux mois, c'est bien, le délai est raisonnable, je ne suis pas une fille facile, on ne m'a pas au premier coup d'œil. Comme dans une vraie histoire, c'était qui menait l'autre par le bout du nez, le bout du pied, voire du porte-monnaie. Deux lectrices, ou devrais-je dire deux anges-gardiens, s'en sont mêlé, deux mails, deux secondes, deux nouvelles dans ma penderie.  Fin de l'histoire, on ne compte plus les points, les Dixies ont gagné.

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Crédit Maryam Nassir Zadeh Store

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Mais ces Dixie Chic n'ont pas tout gagné, encore. Deux mois qu'on s'est tournées autour, et maintenant qu'elles sont là, elles me font peur. Trop belles pour moi, trop chères, 'fait trop moche dehors. Je les mettrais sous cloche, ces bécasses, sous cloche ce beau gibier pour le garder à ma sauce. Ca me fait toujours ça, d'ailleurs, avec les pièces que j'ai longtemps cherchées. Elles me tiennent en respect. A bonne distance, la fan. Une dernière fois, se faire désirer. Bien joué, mes belles. Mais croyez-moi : on a mis du temps à se chercher, on va bien finir par se trouver.

PS : Hey, j'aimerais bien passer la barre des 200 Twittos d'ici dimanche. J'ai besoin d'aide. Help.

26 septembre 2011

"Summer wine" (Nancy Sinatra)

Où rien de sert de courir, il faut partir à point

Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

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Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters

Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

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(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)

Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.

PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.

05 septembre 2011

"In the grace of your love" (The Rapture)

Où ma moitié et moi, ça fait deux

L’autre jour, portable en mode vibration effrenée, on a reçu une invitation pour une soirée costumée. "On", soit l’HDMV, mais on est pacsés, alors « lui est on», pour le meilleur et pour le pire. Et les soirées costumées, en l’occurrence, c’est le pire. Thème des réjouissances : «Twins». Jumeaux, pour les anglais troisième langue. Dotés d’une imagination et d’un temps libre dévolu à cette imagination très relatif en cette période actuelle (cartons tous courts plutôt que cartons d’invitation), on a cherché le dénominateur commun de notre garde-robe. Et il fut vite trouvé, ma moitié ne partageant guère mon goût pour les minijupes à volants et les blouses romantiques : la chemise à carreaux. Une pièce que j’ai introduite dans ma penderie l’hiver dernier, et qui a redoublé au printemps avec l’acquisition d’un modèle Loft Design by. Avec un tel modèle, parfait en tous points, la chemise à carreaux n’est pas prête d’être à la marge de ma penderie.

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