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23 novembre 2011

"Gigolo aunt" (Pink Floyd)

Où je suis une mauvaise fille en aiguilles

Les petites annonces, c'est un art à part entière. L'art de dire tout et n'importe quoi en très peu de mots, ce qui n'est pas donné à tout un chacun. C'est souvent payant, d'ailleurs. Mais parfois, entre le tout et le n'importe quoi, la petite annonce balance très franchement pour la seconde solution. "Tout", c'est vite trop. On vend une "jolie maison avec mezzanine lambrissée", et pas avec un robinet qui coule. Pourtant, le robinet fait partie du tout, mais pour vendre sa camelote, c'est plutôt du tout au rien. On cherche "un beau jeune homme drôle et sérieux", mais sans préciser qu'il doit aimer Grey's Anatomy et les virées chez Merci. Merci, beaucoup. Bref, quand on se vend, on ment. Rien de que la qualité, ma bonne dame. Alors moi, aujourd'hui, je ne ferai pas la liste de mes qualités. D'abord, on n'a pas la journée devant nous (on ne sait jamais, si mon hébergeur décide comme hier de nous couper les vivres). Et puis, je ne suis pas comme ça. Alors Galliane, c'est une jeune femme qui ne sait pas : faire des rond avec sa langue. (Il n'y a pas de hiérarchie dans cette liste). Laver les petites gouttes de calcaire sur la paroi de la douche. (Sérieux, il y en a qui arrivent ?) Conduire à Paris. Ne pas faire de shopping à Paris. Partager son pop-corn au cinéma. Coudre. Peindre. Sauter à l'élastique. Tricoter.

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09 novembre 2011

"Me and my boyfriend" (Toni Braxton)

Où après le "jean petit-ami", le cousin

Les liens du PACS ont beau être ce qu'ils sont (c'est à dire impénétrables ailleurs que dans la froideur d'un tribunal), il y a des choses qu'avec l'HDMV, on ne partagera jamais. Sa passion pour la PS3 et les jeux de Formule 1. Son amour des quenelles de brochet (il y avait donc un enfant qui aimait en bouffer à la cantine, et je suis tombée dessus. Wouhou, lucky me). Ses goûts en matière de déco ("Ce lampadaire à trois boules chromées, vraiment ? On vit dans une salle d'attente de dentiste?") Et sa penderie. Ahhh, sa penderie. Des pulls col en V polyester, des chemises non repassées et des chaussures presque à ma pointure. Mais des Camper ou des Adidas. Donc pas de chaussures. Oublié, les théories fumeuses du "aujourd'hui, on partage la penderie", le vestiaire unisexe de The Kooples, la chemise d'homme qu'on porte ouverte au sortir du lit. Fini, la mythologie de Comptoir. Chacun son cachemire, et les chèvres seront bien gardées. Ceci dit, quand j'ai vu que la tendance, après le jean, était au manteau boyfriend, j'ai retroussé mes manches et la raideur de mes principes pour me convertir à ceux de l'école mixte.

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28 octobre 2011

"Vendredi, get shorty !" #41

Où le vendredi, c'est ni clou ni vis

LE RETOUR EN FORCE

C'est tweed again à Paris, mes amies. Le tweed a pris ses quartiers d'hiver dans les vitrines et dans nos magazines chéris. Dans ma penderie, il officie en manteau depuis au moins cinq ans, rafistolé à chaque solstice par un petit coup de pressing. J'ai donc ressorti ma vieille pelure pour un petit tour à Boulogne, histoire de faire prendre l'air à mon nouveau Jérome Dreyfuss : bye bye Jean marron, qui a trouvé une nouvelle propriétaire, bienvenue Jean bordeaux. Un "jean-ménage" bien de saison pour la nouvelle propriétaire que je suis.

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