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02 août 2009

"This modern love" (Bloc Party)

Où Souviens-toi l'été dernier, le retour

Quand j'étais petite, disons moyennement grande, que je mâchonnais mon stylo plume Creeks en dessinant des coeurs sur mon cahier de textes, mon professeur d'histoire-géo me répétait que ma génération serait amenée à changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle. Treize ans et quatre paires de bottes Isabel Marant plus tard, il me faut me rendre à l'évidence : Monsieur Chaput s'est trompé. C'est moche, monsieur Chaput, vraiment. Mais il ne s'est pas trompé de beaucoup, le beau bougre. Je n'écris plus au stylo plume Creeks, les coeurs, je les brise et je les enflamme, et les métiers, je ne les enchaîne pas. Non, moi j'enchaîne les appartements, chacun son truc, Monsieur Chaput. Pas Française moyenne un brin, pas petite Française non plus, juste une grande pro du rouleau de scotch et de l'état des lieux. Je vous le fais vite, d'ailleurs : en six ans sur Paris, six appartements. (Clap clap de la foule ébaubie par mes beaux bobards). Dans mon entrée, donc, des cartons vides, prêts à l'emploi, pour m'emmener dans leur pliage vers l'Homme de ma vie. Comme à la même époque l'an dernier, pile poil, mon horloge géopaslogique tourne bien rond. Ma vie, jusqu'au 30 août, c'est donc du marron kraft, du carton pâte, du beige mou, et ça a même déteint sur mes habits.

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Top Eple & Melk, jupe Maje, sac Malababa

Il n'y a pas que moi qui déménage d'ailleurs. Il y a cette bien jolie Fleur qu'est Flore, la créatrice d'Eple & Melk, qui ouvrira boutique en septembre rue Charlot, hip hip hourra. D'ici là, on enrubanne, on enveloppe, on papillonne, on cartonne. Et surtout, à mon blog, on reste bien scotchées.

18 mars 2009

"Coffee AND cigarettes" (Michelle Featherston)

Où géométrie, poésie et tannerie font finalement bon ménage

Le cercle des poètes disparus s'est élargi cette semaine. Un grand amateur d'Angora, qui regardait Madame rêver, quand il ne mentait pas la nuit, en a étendu la quadrature. Alain Bashung envolé, allez savoir, ma plume s'est effilochée, pas envie de faire trop rimer les mots. Les photos, pourquoi pas, surtout que la petite découverte hebdomadaire que je m'en vais vous confier coïncide pleinement avec mon actuel manque de tout : de temps, de pêche, de fric, de frocs (véridique). Alors, quand au détour d'un vieux stand de soldes chez Biba, rive gauche, j'ai croisé le cuir de ce sac Malababa, estampillé 3 en 1, tous mes petits problèmes de fille à peau blême se sont évanouis.

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Sac camel tendre Malababa porté en bandoulière, chemise Sandro, boléro Iro

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Les mêmes protagonistes, porté épaule

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Encore nous, porté pochette

A l'origine de ce petit miracle de praticité, une anse réglable, en laiton, qu'on peut doubler, allonger, enlever à sa guise. Une véritable aubaine, simplement briser sa chaîne et Mademoiselle rêve, ad libitum ...

00:43 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : malababa

26 janvier 2009

"Oh my god" (Mark Ronson feat. Lily Allen)

Où il faut quand même bien revenir un jour, même un lundi de janvier

De prendre le souffle nouveau, dirait Jean-Louis A., il est temps à nouveau. Inspire, expire, écrire. Mais avant d'écrire, j'ai bien lu. Consciencieusement, avec mes petites Prada du diable sur le nez, tous vos commentaires et vos emails. Que j'ai classés en deux catégories : d'abord, les "Fan de", délicieusement repulpants, les "quand c'est que tu reviens, dis?", "tu nous manques", "je n'ai pas d'amie comme toi..." Mieux qu'une session de Gossip Girl avec des Louboutin aux pieds et George qui nous amène un Nespresso. Et puis, la deuxième série, outrageusement marrante : les "Tu vends ta paire de bottes?", "Je trouve plus ta jupe sur le post du 16 juin, tu veux pas t'en séparer alors que c'est un cadeau de ta mère pour tes 25 ans et me la revendre?". Il fallait absolument que je revienne mettre les clothes au poing : quand je vends, mesdemoiselles, c'est ici que ça se passe. Point. Quoique devant le ton alangui d'une jeune fille égarée dans ma Prairie de Paris  j'ai consenti à lui céder une robette. Depuis, je me la figure sous verre, chez elle, au-dessus d'un autel dédié à ma grâce, ma générosité et mes photos sans tête.

Avant d'écrire, j'ai bien vu, aussi. A Barcelone, que les Espagnoles n'étaient pas très olé olé, avec leurs slims et leurs Converse étoilées aux pieds. A Paris, qu'Isabel Marant était bien chiche de solder la robe Goldorak, mon dessein très animé, à -30% à peine. Dans Voici, que Michelle Obama et ses robes sac allaient faire la couv' du Vogue. Dans les boutiques Kookai, que le tour de cou n'existait plus, que je le recherche en gris à prix d'amie, que non che n'ai pas chanché d'adresse (email) et que toute offre en ce sens sera accueillie avec grand sourire.

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Malababa, collection hiver 2008, ouverture de la boutique en ligne pour la collection été

On termine avec quoi, pour ces retrouvailles? Avec un snapshot de cette sublissime pochette Malababa que je n'ai vue sur aucun poignet barcelonais, c'est un comble. Un petit clin d'oeil à mon dernier week-end en amoureux, doublé d'un symbole : mon blog, en 2009, je vous le dis, ce sera in the pocket.

00:15 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : malababa