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25 avril 2008

"Working together" (Gonzales)

Où paradoxalement, je suis une fille plus si bien que ça dans sa ville

A droite, les shampoings, et les serviettes hygiéniques aussi, un peu plus loin les Kleenex et le coton. A gauche, le papier toilette, l'eau de Javel et le Paic citron. Au fond, la charcuterie, les laitages et la purée en flocons. Et là, à l'entrée, cette fameuse collection Autre Ton, bientôt aussi célèbre sur les blogs que les Isabel Marant et autres Anna Corinna.

S'il existait un fan-club du Monoprix, telle que vous me lisez, j'aurais déjà ma carte de membre et je rédacteurerais en chef le fanzine. Monomaniaque, I'm a maniac, maniac on the mall floor. Parce qu'on y trouve toujours ce qu'on n'est pas venu chercher. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan, par exemple, d'une utilité assez relative. Ou ces petits batouns de chèvres, dégoulinants d'huile, mmmh. Des rondelles de polenta. Le rayon traiteur. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan. Puis y'a Radio Monop', aussi. Raddddio Monop', cette voix flûtée qui te fait sursauter en palpant la tomate cerise. Mademoiselle Agnès qui te raconte que cet été, tu mettras de la robe à pois, et toi tu te dis que l'été dernier aussi, y'a rien de nouveau sous le soleil du rayon fruits & légumes, franchement. Mais t'aimes bien, et y'a le jingle qui te remet d'aplomb, Radio Monop', un rayon plus loin, des scones avec des raisins dedans.

Eprise du Monoprix, donc, mais il y eut vite méprise. L'existence de ce fameux rayon vêtements. Joli au demeurant, et hyper bien fourni en taille 44.

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Robe Monoprix esprit Isabel Marant, 29,90 euros
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Knicker bio, 39,90 euros, sac Anna Corinna, gilet La Fée, foulard H&M

C'est bien bio, mais ces deux pièces représentent sans doute mes deux derniers achats dans cette enseigne. Pourquoi? Vous allez dire, c'est la modeuse qui se fout de la vendeuse. Peut-être. Mais ce jour-là, j'étais venue pour acheter du p.cul. Pour accéder au rayon papier toilette, il faut bien passer par l'entrée, et dans l'entrée, y'a des portants de jolies fringues. Bingo (Mia), la gogo, radio gaga. Qui repart avec une robe, un knicker et la désagréable sensation d'avoir suivi le chemin de la bonne petit consommatrice, chemin minutieusement balisé par des gens dans des bureaux qui font produire en Chine. OK, je me suis fait avoir pour les cookies Chocolate Chunk. Mais les vêtements, je dis stop. Comme elle, d'ailleurs. Les blouses, les vestes, ce sera dans de petites boutiques, chez des jeunes créateurs qui font produire en France, et surtout quand je l'ai décidé. Easy, sellers. Puisque je suis une fille facile, qu'on me laisse aller choisir mon déjeuner en paix. Autre ton, autres moeurs.