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25 juin 2008

"Music is my hot hot sex" (Cansei de ser sexy)

Où on ne parlera pas soldes ici, c'est ringard les soldes je vous ai pas dit ?

Combien sommes nous ici là maintenant, ça va mesdemoiselles depuis la dernière fois, à connaître une fille dont le dernier album est vendu à la Fnac ? Connaître, je veux dire, appeler n'importe quand et boire des coups avec toujours au même endroit, en racontant toujours les mêmes âneries, et pas facebooker éventuellement avec de loin / des gants ? Calmées, je vous ai. Moi, j'ai cette chance (sourire sparkling mi-démoniaque, mi-innocent). Je connais une star. Music is my girlfriend.

Oui, on va parler a capella, staccato et tutti chianti ici, parce qu'on va causer repérages de soldes partout ailleurs et ça j'ai déjà donné, quand j'étais jeune et impressionnable. Bémol, la mode. Je suis une grande fille modèle maintenant, même que le soir de la Fête de la musique, je suis allée me coucher à 22H38. Je travaillais à 8h le lendemain (là, vous voyez nettement mon sourire sparkling démoniaque s'ammoniaquer de rage). Donc, j'ai fêté la musique avec ma platine brune, mes écouteurs de David Guetta du XXe, et une tenue de circonstance.

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Tunique Les Prairies de Paris

Hier pour compenser, j'ai fêté la musique à la Fnac. Au rayon "Indépendants", précise-je, vous ne me trouverez jamais à la lettre A de la variété française entre Tina Arena et Jean-Louis Aubert. Et en tête de gondole, lettre H, il y avait Helluvah. "Emotion pills", qu'il s'appelle son album qu'il est bien. C'est Camille, ma copine, qui se cache derrière ce sobriquet et ces airs PJ harviens ascendant Cat Power. Camille, on a étudié le journalisme ensemble, et son principal fait de gloire à mes yeux reste un article de toute beauté sur le point G dont je lui reparle souvent, je le connais par coeur, "Et vous, vous avez trouvé votre point G?" . J'ai eu du mal à croire que c'était bien la même nénette qui savait aussi bien écrire en anglais, composer, chanter. Mais c'était bien elle, en tête de gondole, à la lettre H, pas loin de Goldfrapp ou Hooverphonic. J'ai eu envie de taper sur l'épaule de mon voisin de rayon, avec sa pile de Snoop Dogg dans la mimine, lui dire que je la connais, la fille en face. Puis non. A la place, j'appelle Camille, répondeur, la félicite mais lui dis que faut pas pousser, je suis pas venue que pour elle, je voulais absolument le CD de Santogold aussi (CD que tout ce que Paris et New York compte de branchés possède depuis environ 7 mois). Rentrée à la maison, tout hype que Santogold soit, il y eut évidence. Dans ma brune platine, la star s'appelait Helluvah. Point (G) final.

Helluvah, Emotion pills, www.myspace.com/helluvah, Blog up Musique, dispo dans toutes les Fnac

12 mars 2008

"La fin du pétrole" (Ludéal)

Où comment vous serez bientôt faites comme des petits rats

Sur la pointe des pieds, et avec mes plus plates condoléances, je viens vous annoncer céans la mort prochaine et programmée de la ballerine. La nouvelle m'est parvenue violemment, un matin de Mars, mois guerrier s'il en est, en feuilletant catalogues et autres périodiques de gent féminine. Déjà, l'été dernier, la demoiselle avait été mise à pied par sa grande rivale du plat pays, la spartiate. Une warrior, comme son nom l'indique, faut-il rappeler ici que Sparte, ou Lacédémone pour les puristes, domina outrageusement le Péloponnèse au Ve siècle. Jacqueline de Romilly vous expliquera tout cela d'alpha à oméga, tandis que moi, dont le sujet de thèse "Les sacs en cuir de grande taille ou une passion française au XXIe siècle" n'a curieusement pas été repris chez PUF, je maîtrise plus la sandale que le vandale. Chacune son domaine.

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Revenons à nos petons. La ballerine est en grand danger, déjà cruellement affaiblie par la spartiate et la plus frivole tropézienne, popularisée par le désormais célèbre frère K. Jacques. Tombée en désuétude, merci le flare et autre patte d'éph, elle a vaillamment résisté, à coup de noeunoeud et autre décolleté de pied. Se relèvera t-elle, cet été, de l'ultime affront de la compensée? 5 kilos pièce, la plateforme, portée sous pantalon retroussé, se promet d'écraser son adversaire à plates coutures.

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Oui, j'ai trouvé la chaussure moche de l'été : la compensée espadrille Maloles.
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"Moi Galliane, 1m80, 59kg", parce que je suis une rebelle de la vie mais surtout, parce que je n'ai pas trop le choix avec mes cannes d'1m15, je lance un plan de sauvetage de la ballerine. Et mon arme de conservation massive, ce sera le talon. Pas trop haut, sinon l'escarpin guette, compensé ou non. La ballerine continuera d'être si elle sait prendre un peu de hauteur dans son débat. Comme ces Chie Mihara vintage, poudrées, arrachées sur Ebay pour une bouchée de pain :

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Comme ces H&M déjà moultement présentées, et idéalement compensées :
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Comme ces compensées bien pensées Mellow Yellow...
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Comme cette ravissante paire mentholée signée Diane von Furstenberg 
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Et pour finir, urbainement modernes, les dernières Gaspard Yurkievich
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Et tandis que le bien nommé Ludéal annonce de sa belle voix "volutes partent en fumée" La Fin du Pétrole, j'annonce subito Repetto que tel le bigorneau d'Etretat arrimé à son rocher, tel Nikos Aliagas à son prompteur rivé, la ballerine passera l'été à nos pieds.

Et vous ? Où sont passées vos ballerines? Sur Ebay?

free music
Merci Domino