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27 août 2009

"Don't look back in anger" (Oasis)

Où je préfère ne pas tourner sept fois ma langue de vipère dans ma bouche

Les apparences sont souvent trompeuses. Tenez, en cette belle matinée de rentrée, où vous êtes si heureuse de remettre des bas dans vos ballerines parce qu'il fait frais, à 9h30, vous venez ici, pensant trouver la bonne humeur du jour de votre chère Galliane. Celle-là même qui est partie par la Côte basque, puis la Côte bleue, sonder sa cote d'amour (marée haute, merci) ces dix derniers jours. Mais aussi celle qui, la tête blondie par les rayons et les embruns, ceci expliquant sans doute celà, a massacré sa robe préférée Vanessa Bruno, en soie noire, grâce à son fer à repasser. Le curseur sur lin. La robe en soie. Et Galliane hors de soi, cela va de soi.

Alors, de Bernadette Chirac à Bernadette Soubirous, en passant par la femme de Jean-Marie Bigard qui s'est fait plaquer cette semaine c'est dans Voici, on comprendra céans que je ne vais pas vous présenter le dernier spot fashion de Boulogne-Billancourt, ni vous chanter les louanges d'une créatrice trop sympa et trop belle et qui sent trop bon. Non, la tendance lourde de la rentrée, c'est le noir. Black is back, sur les podiums, dans les vitrines, et ma robe défunte itou. Je broie du noir, que dis-je, je crame du noir, donc, aujourd'hui, j'aime pas, na. J'aime pas ma créatrice de chaussures favorite, la mal nommée Chie Mihara, qui nous a sorti cet hiver une collection des plus... importables.

 

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Chie Mihara, collection automne-hiver 2010

Par égard pour cette artiste égarée, je n'en montrerai pas plus. Des images insoutenables (et si les bataillons anti-fourrure pouvaient m'oublier, sur ce coup-là, ce serait au poil). Chie, si je puis me permettre de t'appeler ainsi, il est de mon devoir , en tant qu'amie-fan-acheteuse de longue date, de te remettre dans le droit chemin. Il m'arrive peut-être, un après-midi Vaporetto, de tourner de l'oeil quand je repasse la robe de ma vie-noire-Vanessa-Bruno-en-soie-collection 2008-donc introuvable-maman je pleure. Mais le reste du temps, je sais garder l'oeil ouvert. Et le bon.

06 juillet 2009

"Together again" (Janet Jackson)

Où je ne tue pas il, je pense nous

L'accord parfait n'existe pas. Même pas dans les comédies allemandes de 13h30, sur M6, où on lave les dents plus blanc. En mode comme ailleurs, je n'y crois pas, je le jure sur ma dernière paire de Chie Mihara. (Arrivées de Londres aujourd'hui, et elles parlent déjà parfaitement le français à mes orteils. De vraies merveilles). L'accord parfait. Deux pièces qui cohabitent idéalement, sans la moindre contradiction? Pfff. Et Mickaël Jackson, il n'est pas mort, il s'est juste expédié fissa via fusée sur Mars. Cette méfiance sur l'harmonie dans une tenue, je dois la tenir de ma chère mère. Ma reine mère de l'ensemble. Vous savez, ces deux pièces vendues séparément pour ne faire qu'une sur le ticket de caisse. Raccord total, et total ennui, pour ma part. Mais à 27 ans, il est grand temps de revoir ses préjugés. Alors, quand j'ai vu cet ensemble Vanessa Bruno sur son cintre, j'ai tourné sept fois de l'oeil devant le portant, sans le regard détourner. Un petit tour en cabine, et j'ai compris qu'un accord à l'amiable était tout à fait possible.

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Ensemble Athé Vanessa Bruno

L'uniforme, finalement, voilà qui a du bon. A l'heure où, grande fille singulière, je me mets à penser au pluriel. A oublier le "je", à aimer le "on", à adorer le "nous". A accorder mes sujets de prédilection avec mon verbe. L'harmonie dans ma vie, dans ma penderie. Cui-cui les petits pinsons à fond, façon Anna Gavalda : ensemble, c'est tout.

22:45 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : vanessa bruno

04 mai 2009

"Last of the English roses" (Pete Doherty)

Où je mets une veste à presque Mary-Kate Olsen

Le moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la grenadine, c'est ... (Coupée dans mon élan. Par honnêteté intellectuelle, je vais dire la vérité vraie) le jour de son mariage. (OK, je reprends, puisque ce n'est pas le propos et, qu'accessoirement, je n'ai pas de Mauboussin ultime à l'annulaire gauche). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la vanille, ça n'est pas le jour où elle découvre, sur sa feuille de paie, une augmentation à trois décimales. Ca n'est pas non plus le jour où elle apprend que Luke, qui l'a larguée par SMS six mois avant, se fait planter par une blondie écervelée. Non (suspense hitchcockien). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une vraie fille, c'est quand une autre vraie fille fonce sur elle dans un rayon et lui demande : "La veste que vous essayez, là, vous l'avez trouvée où?"

Et, cerise confite sur la fille déconfite, c'est quand l'enquêtrice est plus lookée que Mary-Kate Olsen sortie acheter son pain. Qu'elle ne porte pas un tee-shirt léopard et des sabots, en quelque sorte. (Mince, l'imprimé léopard est fashion). (Ca reste moche). Face à cette dive brebiche égarée, pas de sourire sur mon visage, non. La jouer habituée. Condescendante. Mais humaine. Pointer du doigt, l'index précisons, la direction du portant où il ne reste plus qu'une taille L dans laquelle l'infortunée ne rentrera jamais son 36. La suivre, tout de même, pour bien vérifier que cette retardataire du blazer se mord les lèvres en maudissant cette petite étiquette taille. Le moment ultime d'un samedi soir sur la terre, chez Zara, avec cette veste-là.

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Blazer Zara sur tee-shirt Zara

Petite précision : cette veste, réalisée en molleton sweat, représente tout ce qui a toujours manqué à la collection Athé de Vanessa Bruno (cette marque est un peu à ma penderie ce que le rayon pâtes d'Unico est à votre placard. Mon essentiel, dirait le grand philisophe allemand Emmanuel Moire). Ah, j'oubliais : il en reste en couleur noire, taille XS, au Zara Montparnasse. Promis, je ne vous les montre pas du doigt. Restons sweat & polies.

PS : c'est pas tout ça, ça se porte avec quoi d'autre, ce machin-là?

00:30 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : zara, athé, vanessa bruno