26 octobre 2009
"On my shoulders" (The Do)
Où "une nuit sur mon épaule", bientôt, ce ne sera plus possible
Passons en revue les tendances de l'hiver, si vous le voulez bien. Crayons HB, petites cases à cocher, façon test d'été Biba, les questions cons en moins. Les sequins ? C'est bon. La veste officier ? Et oui, et même en cuir, parce qu'un officier il a la peau dure (vous notez ma logique sans faille au moment de justifier un blouson à plus de 200 boules). Les cuissardes ? Euh, non, définitivement pas. Les épaulettes ? Ahhhh, les épaulettes. Dilemme. C'est là que je voulais en venir, je ne vais pas vous la faire. Et c'est aussi là que je place ma petite référence à Tata Yoyo, hop, ni vu ni connu : "J'voudrais bien... Oin Oin Oin... Mais j'peux point ... Oin Oin Oin" (Annie Cordy, La Bonne du Curé). Sérieusement, ladies, on gère comment le renforcement d'épaules quand on mesure 1m80 et, qu'accessoirement, on ne veut pas ressembler à Alain Bernard en combinaison non homologuée ?
Top Sandro nouvelle collection, jupe Sandro en soie sauvage dénichée sur Ebay
Parce que je ne m'avoue jamais battue, et parce que je pense être de taille à relever le défi, j'ai commencé petit, avec ce top à ma carrure qui m'a permis de contrecarrer le problème. Mais c'est comme pour tout : on me donne ça, je veux ça² et en plus l'écharpe de Philippe. En cachemire afghan. Donc, me voilà à lorgner sur des pièces plus audacieuses :

Collection automne-hiver 2010 Athé de Vanessa Bruno

Collection Vanessa Bruno

Collection automne-hiver 2009-2010 Isabel Marant (photos Madame Figaro)

Idem !
Alors, à vous, mes chères modeuses modèles, dites-moi tout sur les coussinets de clavicule. La pièce absolue, le "petit prix maxi envie", le ras-le-bol ou ras-le-cou ? Je suis un peu perdue, là. Epaulez-moi !
01:20 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : sandro, maje, vanessa bruno, isabel marant
23 octobre 2009
"Ice on the wing" (Nada Surf)
Où "Envole-moi", ça veut vraiment dire quelque chose (pas comme chez Jean-Jacques Goldman)
Valentine Gauthier m'a donné des ailes un samedi après-midi, comme ça. Sans le savoir, car Valentine, fille de l'air, c'est tout un art, avait mis les voiles de sa boutique le jour de sa vente privée. Alors, c'est sans elle, mais avec d'autres ailes aux épaules, que j'ai découvert sa collection automne-hiver 2009. Une collection nette, précise, sans bavure, inspirée des Vikings, belle à en porter du casque à corne et à boire dans des crânes. C'est simple, je voulais tout.
Des couleurs poudrées, des touches givrées, des coupes "Ragnar ascendant Ivanhoé" avec des épaulettes et des clous, de la laine volantée en tunique, du cuir féminin, des ceintures imposantes et souples ... Ma petite sélection parmi sa vraiment grande collection :




Un parcours sans faute, d'autant que la Marseillaise (deux "l" dans le nom, ceci explique sans doute cela) culmine quasiment à ma hauteur, et propose donc des robes courtes pour les grandes comme moi. Un vrai bonheur, qui provoquera sûrement la faillite de plusieurs créateurs de leggings, treggings, yoggings et autres guignolades :
Et puis, elle est drôle, encore ce "l", la Valentine, le mot de passe pour sa braderie c'était "Baleine". C'est bien simple, ma grande, à la prochaine vente privée, j'enbotte mes fourrées, j'entête mon casque corné et je dévalise tout. Baleine bleue, Drakkar noir, ma chère, on va bientôt se (re)voir.
Valentine Gauthier
58, rue Charlot, 75003 Paris
Ouvert du lundi au samedi
00:38 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : valentine gauthier
20 octobre 2009
"Bubble toes" (Jack Johnson)
Où le plancher des vaches de Boulogne-Billancourt en bottes Zara, y'a que ça de vrai
Depuis des années, ma vie est d'une platitude désarmante. Le pire, c'est que j'aime ça. La platitude est une attitude, attention, concept : la plattitude*. Alors, je vous en bouche un coin, je sais, il est 19h09, Radio Nova s'égosille dans ma chaîne, il pleuviotte, des moules marinière Picard m'attendent et moi, je conceptualise, je fillosophe et ça me botte. Les bottes plates, donc, vous le savez, ça a commencé avec des bottes de pluie caoutchouc enfant (syndrome Mimi Cracra, l'eau elle aime ça, et plotch, à pieds joints dans la flaque, hihihi hohoho), ça a continué deux SMIC plus tard avec les merveilles d'Isabel Marant et depuis, ça cherche des ersatz. Pour faire simple, tout ce qui peut me permettre de ne pas prendre de la hauteur.

Les bottes Delphine Conty, classieusement classiques, et chères, ça va avec

Les bottes Petite Mendigote, pas pour une mendiante non plus celles-là

Les bottes André, à 59 euros celles-ci, donc bien plus amicales

Les bottes Tatoosh, pour les Koh-Lanta filles

Les bottes Blue Wax chez les 3 Suisses

Les fameuses Pablo de Gérard Darel sur Monshowroom, tellement belles qu'en rupture de stock
Normalement, tout cela doit vous faire une belle jambe. Et moi, j'espère que ça va aussi m'en faire, et deux tant qu'on y est, puisque je ne sais pas résister quand on me fait du plat du pied. Il faut dire que je culmine à la même hauteur que l'HDMV, donc j'essaie de cacher mes incroyables talons le plus possible. Mais entre ces merveilles, j'ai évidemment trouvé chaussure à mon pied. Saurez-vous, vous aussi, la deviner ? Réponse en photo tout bientôt. Vous aviez une haute estime de moi? Pfff. Je suis basse et fille, c'est bien connu.
* Déposé à l'INPI depuis 12 minutes
00:28 Publié dans My press selection | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : andré, tatoosh, petite mendigote, pablo darel, delphine conty



